30/09/2011
POUR LA DIGNITE / NON A L'OUVERTURE DES CENTRES COMMERCIAUX LE DIMANCHE
A l'occasion du conseil municipal d'Evry celui-ci a demandé officiellement au Préfet l'autorisation d'ouvrir le centre commercial d'Evry 2 tous les dimanches. Cette proposition a été votée à la majorité par tous les élus socialistes et une élue Verte Ecologie, maire adjointe. Les autres élus Verts se sont abstenus ou on voté contre, ainsi que un élu NPA, et la totalité des élus communistes. Le groupe communiste a fait la déclaration suivante par la voix de son Président Christian Pigaglio :
En venant soutenir les salariés du magasin ED Dia d’Albertville qui venaient de fêter le 100 ème dimanche de lutte pour le droit au repos dominical le maire socialiste d’Albertville, Philippe Masure a déclaré : « Je viens renouveler avec détermination mon soutien à cette belle lutte qui honore la dignité ».
Oui agir contre l’ouverture des centres commerciaux le dimanche c’est agir pour la dignité des salariés qui à 80 % sont des femmes, mères de famille, vivant dans la précarité et ne pouvant s’opposer à la demande des employeurs s’ils exigent d’elles le travail ce jour là sous peine d’un licenciement quasi-immédiat. Les femmes mères de familles seront obligées ainsi d’abandonner les enfants et leurs éducations ce jour-là. Décidemment le 08 mars est déjà loin.
Agir contre l’ouverture dominicale c’est aussi agir pour la dignité des consommateurs à qui le seul loisir proposé sera ainsi « la sortie dominicale culturelle » dans les temples de la consommation.
Le repos dominical doit rester un moment privilégié, un moment commun pour vivre ensemble, se consacrer à la famille, aux loisirs, aux sports, ou l’on peut faire ce qu’il nous plaît, même se reposer. Ce jour de repos commun est plus que jamais nécessaire dans notre société où le lien familial est fragile, surtout dans nos banlieues.
Est-ce un progrès que de sacrifier la famille, l’accès aux loisirs, aux sports, à l’éducation, à la culture, à la consommation et à l’exploitation ?
La proposition faite se justifie par la rude concurrence de la Zone Commerciale de la Croix Blanche à Ste Geneviève qui ne date pas d’aujourd’hui. Avec de tels justificatifs, après Evry et Villabé, en cascade, ce sont tous les centres commerciaux de l’Essonne et de l’Ile de France qui devront ouvrir le dimanche dans un premier temps, et ensuite ce sera (rêve de la droite), l’ouverture la nuit entière.
Tout cela se fera sans la création d’un seul emploi, bien au contraire. Les emplois seront transférés de la semaine au dimanche et en prime la suppression d’emplois sera décidé pour compenser les heures supplémentaires (si elles le sont) payées légalement aux salariés.
La hausse du prix des produits sera également dans cette même logique rapidement constatée au détriment des consommateurs.
C’est une logique infernale qui va être mise en place pour une capacité de consommation globale à la baisse depuis plusieurs années et non extensible, même en cas d’ouverture le dimanche, le pouvoir d‘achat ne change pas.
Ces ouvertures, c’est une certitude, détruiront tous les commerces de proximité que nous trouvons dans nos quartiers, et si demandés par nos habitants.
Ces ouvertures se feront également au détriment de la sécurité de nos habitants. Le centre commercial d’Evry sans la présence forte de la police nationale ne peut fonctionner. Le redéploiement des forces de l’ordre le dimanche se fera au détriment des habitants de nos villes, ce jour-là et les autres jours de la semaine.
C’est pour ces raisons et bien d’autres que nous sommes totalement opposés à cette proposition, opposition partagée par les organisations syndicales représentantes des salariés.
Nous sommes au cœur même avec ce débat du choix de société rejoignant ainsi les combats pour la retraite à 60 ans, le maintien des 35 h, le droit à la santé, à l’éducation, à la dignité humaine.
Les communistes, avec leurs élus et le Front de Gauche s’engagent et s’engageront pleinement dans ce combat contre les profits des grandes surfaces qui déshumanisent notre vie et se mettent ainsi au service de l’humain et non du capital.
PS : La municipalité de Villabé et son maire socialiste, ainsi que la communauté d'agglomération d'Evry-centre ont également adopté le principe de l'ouverture du centre commercial de Villabé tous les dimanches.
10:24 Publié dans ACTUALITES, ELUS COMMUNISTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : centre commercial, evry, municipalité |
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25/09/2011
ELECTIONS SENATORIALES, ELUS COMMUNISTES, RESULTATS DANS L'ESSONNE
Le Sénat a renouvelé la moitié de ses représentants. Les sièges de plusieurs sénateurs communistes n’étaient pas renouvelables. Il le seront en 2014. Il s’agit de Guy Ficher représentant le Rhône, Pasquet Isabelle des Bouches du Rhône, Sharch Mireille du département de l’Allier, Foucaud Thierry, Seine Maritîme, Le Cam Gérard, Côte d'Armor, Gélitata Hoarau, La Réunion (qui remplace Paul Vergès démissionnaire).
Les sénatrices et sénateurs communistes Annie David (Isère), Nicole Borvo (Paris), Eliane Assassi (Seine St Denis), Nicole Demessine (Nord), Evelyne Didier (Meurthe et Moselle), Michel Billout (Seine et Marne), Brigitte Gonthier-Maurin (Haut de Seine), Marie France-Beaufils (Indre et Loire), Robert Hue (Val d'Oise) ont été réélus.
Les nouveaux sénateurs communistes élus sont : Cécile Cukierman (Loire), Laurence Cohen et Christian Favier (Val de Marne), Eric Bocquet Nord, Dominique Watrin (Pas de Calais), Michel Le Scoured (Morbihan)
LES RESULTATS DANS L’ESSONNE
Notre camarade Bernard Véra, 3 ème sur la liste de l’Union de La gauche n’a pas été réélue. Une liste dissidente menée par l’ancien Président du Conseil Général, Michel Berson et soutenu ouvertement par de nombreux responsables socialistes ne l’a pas permis.
Résultats et élus :
Jean Vincent Placé (Vert), Claire Lise Campion (PS) : 733 voix
Michel Berson (DVG) : 460
Vincent Delahaye (DVD) : 352
Serge Dassault (UMP) : 294
19:28 Publié dans ACTUALITES, ELUS COMMUNISTES | Lien permanent | Commentaires (0) |
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20/09/2011
HOPITAL SUD FRANCILIEN : BARRAGE CONTRE L’ETRANGLEMENT !
A l’appel des organisations syndicales Sud Santé, CGT et FO du personnel du Centre Hospitalier Sud Francilien plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à l’hôpital Louise Michel de Courcouronnes pour dénoncer les mesures budgétaires imposées par Claude Evin directeur de l’Agence Régionale de Santé.
Face au désastre de la politique de santé de notre pays, à la catastrophe financière liée à la construction du nouveau hôpital sud francilien à Corbeil dans le cadre d’un partenariat public-privé avec le groupe Eiffage les représentants syndicaux ont constaté que l’hôpital est ainsi étranglé avec :
- 2 millions d’€ d’économie supplémentaires demandé d’ici la fin de l’année,
- la menace de fermeture de lits,
- la fermeture des urgences à Corbeil la nuit,
- la privatisation de plusieurs services,
- l’arrêt de tous recrutements et la remise en cause de la titularisation de contractuels…
Les syndicats avec l’accord du personnel ont décidé de mettre en place des actions de grève et de blocage des hôpitaux.
Plusieurs dizaines d’élus étaient présents avec une forte délégation communiste composée notamment de Bruno Piriou, conseiller général, Philippe Camo, conseiller régional, Christian Pigaglio conseiller communautaire et municipal d’Evry, Diego Diaz, Maire adjoint. Le PS était représenté par Francis Chouat et Carlos Da Silva conseillers généraux, et Marianne Louis conseillère régionale.
Bruno Piriou au nom des élus communistes a apporté un total soutien aux salariés en grève et demandé que l’hôpital soit sous gestion totalement publique en demandant au groupe Eiffage d’abandonner ses créances injustifiées.
COMMUNIQUE DE LA FEDERATION DU PCF DU 91
La Fédération de l’Essonne du Parti communiste français, les communistes, apportent leur soutien sans réserve aux personnels et praticiens, aux organisations syndicales du Centre Hospitalier Sud Francilien qui à l’issue de leur Assemblée Générale, ont voté la grève reconductible.
Nous dénonçons avec eux le Partenariat Public – Privé et le bail emphytéotique accordé au groupe Eiffage conduisant aujourd’hui à faire payer aux personnels et aux usagers les graves manquements dans la réalisation du nouvel établissement et la charge des loyers inhérente pesant sur le budget hospitalier.
Nous soutenons qu’un service public de santé doit être pourvu d’établissements 100% publics. Nous exigeons la sortie du Partenariat Public-Privé et refusons catégoriquement que ce soit aux frais des usagers ou pris sur les finances de l’hôpital.
Nous rejetons avec les personnels et l’intersyndicale, la suppression programmée de plus de 150 emplois dans divers secteurs et services de l’hôpital Sud Francilien, entrainant à terme la suppression de services ou des urgences la nuit. Ni les personnels ni les usagers ne doivent payer la logique politique à l’œuvre instruite par la Loi HPST et la RGPP.
Nous soutenons la volonté des personnels et leurs syndicats, d’associer les usagers à la défense d’un service de santé public de qualité et accessible à toutes et tous. Les communistes et leurs élus prendront toutes les initiatives concourant à la mobilisation citoyenne.
Les communistes et leurs élus à l’origine des Assises Départementales pour la Santé, et dans la perspective des Assises Régionales qui se dérouleront courant octobre, porteront une autre logique politique en matière de démocratie sanitaire dans laquelle le droit à la santé pour toutes et tous, quelque soient sa résidence et sa situation sociale, soit dans les faits reconnue comme un droit intangible.
C’est en cela aussi que nous disons dans le projet du Front de Gauche : « L’Humain d’abord ».
18:31 Publié dans ACTUALITES, ELUS COMMUNISTES, SECTION DU PCF D'EVRY | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hôpital, sud francilien, syndicats |
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NON AU DELIT DE SOLIDARITE !
Serge Guichard, président de l'Association de Solidarité aux familles Roumaines, Roms, association adhérente au réseau Romeurope, a reçu début juillet une assignation à comparaître en pénal le 22 Septembre à 14h00 au Tribunal de proximité,1 rue de la patinoire, a Evry pour le délit de "dépôt d'immondices sur la voie publique". Les faits remontent au 26 mars dernier quand, avec les Roms du bidonville de Moulin Galant, l'Association de Solidarité aux familles Roumaines, Roms, a organisé une action de "solidarité propreté" afin que les ordures ménagères y soient ramassées.
Cette action de nettoyage et d’exigence de ramassage des ordures ménagères, a été annoncée aux pouvoirs publics concernés, menée en toute transparence, proprement et efficacement, avec le soutien de nombreuses autres organisations du département, avec la participation large de citoyennes, de citoyens, et des familles roms elles-mêmes.
Cette action s'inscrivait dans la journée "Essonne propre" organisée par le Conseil Géneral de l'Essonne.
Depuis le ramassage des ordures est effectif. L’action a été utile.
Comment admettre que, trois mois plus tard, une convocation au tribunal, soit remise au président de l’ASEFRR.
Parce que la solidarité est une valeur citoyenne, un principe fondamental de la République, nous, citoyens, associations, syndicats, organisations politiques exigeons que soit annulée la procédure pénale lancée à l’encontre de l’Association de Solidarité en Essonne aux familles Roumaines, Roms, via son président actuel Serge Guichard.
Depuis huit années l’ASEFRR, affiliée au réseau Romeurope, s’efforce d’apporter un peu de soutien, d’aide sociale et morale dans les bidonvilles et squat Roms de l’Essonne. Ses actions sont reconnues, appréciées.
Non au délit de solidarité humanitaire.
L’action de « Solidarité-propreté », menée le 26 mars au bidonville dit de Moulin Galant, sert de prétexte à l’assignation de serge Guichard au pénal. Nous revendiquons le droit, le devoir, de nous indigner et de mener ce type d’action humanitaire quand nécessité s’en fait jour.
L’intimidation, l’assignation en pénal, ne peuvent être acceptées.
Nous demandons l’arrêt de ces poursuites
Notre blog….http://soutienasergeguichard.over-blog.fr/
Avec le soutien de….Alternatif 91, Association de Solidarité aux Familles Roumaines, Roms (ASFRR), (ATTAC ) centre Essonne, Association des Communistes Unitaires (ACU), Collectif D’ailleurs nous sommes d’ICI, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Gauche Antilibérale Unie (GALU), Ligue des droits de l’Homme, Ligue des Droits de l'Homme Essonne , Mouvement Contre le Racisme et Pour l'Amitié entre les Peuples Essonne (MRAP 91), Nouveau Parti Anticapitaliste Essonne Essonne (NPA 91), Parti Communiste Français Essonne (PCF 91), Parti de Gauche Essonne (PG 91), RESF-91, Observatoire Citoyen du Centre de Rétention Administrative de Palaiseau, Romeurope, Secours Catholique………
09:28 Publié dans ELUS COMMUNISTES, SECTION DU PCF D'EVRY | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guichard, solidarité, roms |
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07/09/2011
LA SOUMISSION A LA DICTATURE DES MARCHES DOIT PRENDRE FIN
Pour Jean-Claude Sandrier, "la soumission à la dictature des marchés doit prendre fin"
mercredi 7 septembre Intervention de Jean Claude Sandrier lors de la discussion générale, le 6 septembre à l’Assemblée nationale.
Débat sur "Projet de loi de finances rectificative pour 2011" :
En soumettant ces deux textes en urgence à l’Assemblée nationale, vous avouez l’ampleur de vos échecs. Sous couvert d’une lutte vertueuse contre les déficits publics – que vous avez vous-même creusés – vous tentez de masquer que votre politique a abouti à ce qu’en France, pays riche, le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté ne cesse d’augmenter alors que la fortune du 1 % des Français les plus riches ne cesse de progresser.
Ce projet de loi de finances rectificative est l’aveu d’au moins quatre échecs.
C’est d’abord l’échec de vos prévisions. À vous entendre, en 2009, nous étions déjà en sortie de crise et, à la fin de 2010, la crise était quasiment finie. Or, aujourd’hui, se vérifie ce que de très nombreux économistes avaient alors déclaré. Non seulement, disaient-ils, nous ne sommes pas en sortie de crise, mais nous n’avons pas vu le pire.
C’est ensuite un échec sur la Grèce. S’il faut un deuxième plan d’aide, c’est que le premier a échoué. Et le second risque de ressembler au premier car vous ne proposez pas tant d’aider la Grèce que d’aider les banques, ce qui est pour le moins une confusion dangereuse.
Il y a aussi échec de la relance économique. Les résultats parlent d’eux-mêmes : repli de la croissance, augmentation du chômage, baisse du pouvoir d’achat du plus grand nombre, poursuite de la désindustrialisation.
Enfin, il y a échec à maîtriser les marchés financiers. Alors que le Président lui-même avait prévenu : on allait voir ce qu’on allait voir… C’est aujourd’hui pire qu’avant. Les marchés financiers font la loi. Leur bras armé, les agences de notation, distribue les médailles, et nous sommes à genoux devant elles. Ce projet de loi de finances rectificative en est un exemple, alors même que vous osez enfin avouer que vous avez sacrifié la retraite à soixante ans pour obtenir une bonne note des maîtres du monde. Quelle déchéance !
Oui, vous êtes en échec parce que vous êtes dans l’erreur. Et l’excellent rapport de l’ONU sur la crise, dit « rapport Stiglitz », signé par vingt et un des plus grands économistes au monde l’énonce clairement : « C’est une habitude du discours contemporain que d’appeler l’économie mondiale que nous avons aujourd’hui l’économie et, plus insidieusement, de la présenter comme un phénomène naturel dont les lois supposées doivent être respectées au même titre que celles de la physique. Mais dans la situation d’aujourd’hui, cette conception n’est rien d’autre qu’un artifice rhétorique, une insidieuse stratégie politique pour détourner l’attention et les responsabilités loin de ceux qui ont pris les mesures et conçu les institutions qui ont échoué lamentablement. »
Le problème est que vous persévérez dans l’erreur. Les mesures de ce projet de loi de finances rectificative sont totalement inadaptées car elles compromettent toute relance économique en comprimant le pouvoir d’achat. Quant à celles qui pourraient être positives, elles sont administrées de façon si cosmétique qu’elles s’apparentent plus à un faux-semblant qu’à une véritable orientation politique nouvelle et efficace pour sortir de la crise.
Or tout combat pour sortir de la crise et réduire les déficits publics passe par une seule voie : il faut s’attaquer à ce qui est parasitaire dans la société à savoir le secteur financier au lieu de s’en prendre aux crédits pour l’école, à la santé, aux collectivités locales, à la sécurité ou à la justice.
Il est inconcevable de laisser entre les mains d’intérêts privés le destin de nations entières. Il convient donc en urgence, et il n’y a pas besoin de règle d’or pour cela, d’interdire aux banques de spéculer sur les marchés financiers, d’affranchir les État de la tutelle de ces mêmes marchés en utilisant la BCE, de réduire unilatéralement les taux d’intérêt exorbitants des titres émis par les pays en difficulté, de supprimer les agences de notation, de s’attaquer aux causes réelles des déficits publics, c’est-à-dire aux cadeaux fiscaux aux plus riches qui coûtent plusieurs dizaines de milliards d’euros au budget de la nation.
Il faut encore faire une réforme juste de l’impôt sur le revenu que les riches ne paient qu’à 17 % au lieu de 41 %, rétablir le taux marginal de 54 %, mener une réforme juste de l’impôt sur les sociétés que les entreprises du CAC 40 ne paient qu’à 3 % au lieu de 33 %, et rétablir l’ISF.
Il faut taxer le capital comme le travail et les salaires, faire de la lutte contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux, qui coûtent à la France 2 à 3 % de son PIB, un enjeu européen. La taxe sur les transactions financières doit cesser d’être l’Arlésienne qui fait rire tout le monde. Un pôle financier et bancaire public doit être créé en France et en Europe pour impulser le développement économique, le crédit au PME et un plan de relance européen.
Oui, la soumission à la dictature des marchés doit prendre fin ; les hommes et les femmes, citoyens, doivent prendre la main sur l’économie afin qu’elle serve l’humanité et non quelques nantis et leurs serviteurs.
Votre projet de loi de finances rectificative n’a absolument pas cet objectif. Les députés communistes et du parti de gauche voteront contre.
18:06 Publié dans ACTUALITES, ELUS COMMUNISTES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : parlement, budget |
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04/09/2011
EDUCATION : L’HECATOMBE ET LA LUTTE !
L'Association nationale des élus communistes et républicains appelle à une semaine d'actions à travers toute la France à partir du 5 septembre pour dénoncer la détérioration du service public dans l'éducation.
Pour Marie-Hélène Amiable, député-maire PCF de Bagneux (Hauts-de-Seine) ce sont 16.120 suppressions de postes supplémentaires" pour cette rentrée 2011–2012, ce qui porte à plus de 65.000 le nombre de suppressions de poste programmées par les budgets successifs de l'Education nationale depuis 2007.
Au sein du collectif budgétaire qui sera examiné le 6 septembre à l'Assemblée, Mme Amiable a comptabilisé 10 millions d'annulation de crédits pour l'enseignement scolaire et quelque 50 millions pour l'enseignement et la recherche.
Mme Amiable et la sénatrice communiste des Hauts-de-Seine Brigitte Gonthier-Maurin ont annoncé que les élus communistes demanderaient la constitution d'une "commission d'enquête sur l'état de l'école et sur les conséquences de cinq ans de présidence de Sarkozy".
Outre la semaine d'actions du 5 au 11 septembre contre "la casse de l'école", l'association des élus communistes soutiendra l'appel à la grève lancé par les syndicats de l'éducation pour le 27 septembre.
L'école maternelle est particulièrement touchée en cette rentrée par les restrictions budgétaires.
Les suppressions de postes dans l’Education nationale entraînent en effet un effondrement de la scolarisation des enfants de deux ans, dont la part est passée de 34,5% en 2000 à 12,6% à la rentrée 2010 en moyenne nationale, avec de fortes disparités géographiques.
Sur les 16.000 suppressions d’effectifs prévues à la rentrée, près de 9.000 sont des postes d’enseignants dans les écoles publiques, qui accueilleront simultanément 4.900 élèves de plus.
Un tiers des 1.500 classes supprimées concerne les maternelles et ce sont les élèves de moins de trois ans qui servent en priorité de variable d’ajustement.
La formation initiale est aujourd’hui inexistante pour les futurs enseignants des maternelles.
Les suppressions de postes ont aussi pour effet d’augmenter les effectifs par classe.
A Evry par exemple les classes sont pratiquement toutes à effectifs maximum à 30 élèves avec un taux d’encadrement qui à fortement diminué avec la suppression d’enseignants et de postes d’aides maternelles et qui concerne plus de 7000 élèves.
19:04 Publié dans ACTUALITES, ELUS COMMUNISTES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : école, élèves, enseignants |
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04/08/2011
QUE VALENT CES DEUX MILLIONS D'ENFANTS ?
Que valent ces deux millions d’enfants, la plupart décharnés, souvent contre la poitrine tout aussi amaigrie de leur maman, sous un soleil de plomb, dans la poussière de la Somalie ou de l’Éthiopie en proie au bourdonnement de nuées de mouches ?
Combien valent, mesdames et messieurs les puissants de ce monde, douze millions d’êtres humains encerclés par la mort qui rôde pendant que vous tenez réunion après réunion à Rome, à Nairobi ou ailleurs ? Certes, vous faites de beaux discours avec des trémolos dans la voix, mais vous ne faites rien ! Il vous arrive même de visiter la désespérance, les douleurs, l’horreur, l’agonie dans vos costumes trois pièces pour quelques minutes dans les camps de réfugiés. Puis, vous parlez. Vous parlez encore et toujours pour les télévisions, de manière proportionnelle à votre inaction concrète.
Oui, dites nous, combien valent-ils ces enfants, ces femmes, ces hommes qui, en perdant leurs troupeaux, morts de faim et de soif, ont tout perdu et sont devenus eux aussi la proie de cette atroce mort ? Combien valent-ils ? Dix millions d’euros a répondu le gouvernement français. Honteux ! C’est le montant de la contribution de la France à la solidarité.
Dix millions ! C’est beaucoup moins élevé que le prix de n’importe quel hôtel particulier de Neuilly qui abrite n’importe lequel de ces maîtres de l’oligarchie française. Certes, on va encore nous rétorquer, sur le ton de ces donneurs de leçon qui mangeront langouste et caviar le weekend prochain sur leur yacht, que c’est la crise.
De quelle crise parle-t-on ? La France dépense chaque jour plus de deux millions d’euros dans d’inutiles et imbéciles guerres en Libye ou en Afghanistan. Le budget militaire des Etats-Unis dépasse les 600 milliards de dollars. Mais, cette famine pour eux, ça vaut vingt millions de dollars ! Alors qu’ils viennent de décider qu’ils peuvent s’octroyer 2100 milliards de dollars supplémentaires de dette. Or, l’Organisation des Nations-Unies réclame moins de deux milliards de dollars pour augmenter l’aide d’urgence à ces populations.
Alors, que valent douze millions d’êtres humains pour la nouvelle aristocratie mondiale dont les noms figurent au palmarès des plus grandes fortunes de la terre ? Les trois premières d’entre elles sur le podium de l’ultra-richesse disposent à elles seules d’un patrimoine plus élevé que la richesse totale des 50 pays les moins développés.
Que valent alors ces douze millions d’êtres humains qui agonisent dans la suffocante chaleur africaine ? Certes, il y sévit la plus grande sécheresse depuis 60 ans. Mais comment peut-on aller sur la lune, explorer la planète Mars à la recherche de traces d’eau et être incapable de construire des usines de dessalement de l’eau de mer pour douze millions d’êtres humains ?
Cette famine n’est pas d’origine essentiellement technique. Elle prend sa source, comme les multiples maux qui minent désormais les équilibres et la vie sur notre planète, dans des décisions politiques au seul service de la finance. Oui, des décisions, des choix qui refusent de constituer des stocks publics mondiaux de céréales contre la spéculation sur les matières premières agricoles. Qui laissent des pays entiers mourir à petit feu pour satisfaire les institutions financières internationales qui se nourrissent de la dette de ces pays et de ses intérêts, sans pouvoir produire.
Qui préconisent et organisent le libre-échangisme intégral et cette concurrence prétendument libre et totalement inégale et faussée, ces deux mamelles du capitalisme mondialisé. Ce système favorise l’agriculture des terres fertiles au détriment des terres moins riches et soumises aux aléas climatiques. Au nom d’on ne sait quelle écologie, il privilégie la production d’agro-carburants au détriment de cultures vivrières en Afrique pour alimenter demain les réservoirs de nos voitures.
Il oblige des paysans d’Éthiopie ou du Kenya devenus esclaves modernes à produire des fleurs qui sont réexportées en Europe. Un système, le capitalisme mondialisé et financiarisé, incapable de concevoir que l’argent dilapidé dans la course aux armements et dans la guerre soit consacré à la recherche sur le climat, l’agronomie, l’eau ou les semences pour nourrir durablement une population mondiale qui va encore considérablement augmenter.
Tout aussi incapable de concevoir un monde dans lequel l’eau, l’énergie et la production agricole seraient, comme l’air que l’on respire, des biens publics mondiaux, avec la possibilité pour chaque peuple de décréter les moyens de sa souveraineté alimentaire. L’urgence est l’aide à apporter. Saluons et félicitons les organisations de solidarité, les bénévoles qui se dévouent pour aider ces populations. En même temps, une réflexion sur l’avenir s’impose.
La crise de ce système et le niveau atteint par la civilisation appellent partout coopération et partage. Mais, la course à la rentabilité capitaliste s’y oppose. Parce qu’il s’agit d’enjeux planétaires, parce qu’il s’agit de chaque être humain, de son environnement, il faut sortir de cette loi de la jungle, de la concurrence de tous contre tous, au profit de la solidarité et de la coopération. Coopération entre équipes de chercheurs et partage des savoirs. Coopération, réorientation et partage des richesses ; nouvelle manière de produire celles-ci.
Coopération internationale et droits des peuples à disposer de leur souveraineté économique, politique, énergétique, alimentaire ; droits des peuples à penser un autre avenir, plaçant l’humain au cœur de tous les choix et gérant ensemble par de nouvelles institutions démocratiques, la planète au service de tous et non plus pour l’argent de quelques-uns qui détruit tout et sème la misère, la pauvreté, la mort partout.
Le monde aujourd’hui a besoin de ce nouvel humanisme, de ce communisme de liberté, de solidarité et de partage à inventer, dans un processus démocratique inédit qui permette de redonner leur immense valeur humaine aux douze millions d’êtres humains qui agonisent dans la canicule africaine.
Patrick Le Hyaric, député au parlement Européen, directeur du journal l'Humanité
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12:14 Publié dans ACTUALITES, ELUS COMMUNISTES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : patrick le hayric, somalie, enfants |
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