Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/02/2018

HOPITAUX : TOUR DE FRANCE DES PARLEMENTAIRES COMMUNISTES

hôpitaux,tour de france,parlementaires pcf

A l’hôpital psychiatrique du Vinatier (de g. à d. au 1er plan) : Jean-Paul Lecoq, Dominique Watrin, Pierre Laurent, Laurence Cohen, Alain Bruneel. Rolland Quadrini / KR Images Presse

Les députés et sénateurs communistes ont lancé, lundi, leur tour de France des établissements hospitaliers. Une première étape d’un circuit destiné à construire une nouvelle loi pour l’hôpital public avec les professionnels de santé et les patients. Ils arrivent un à un devant Le Vinatier, comme l’appellent familièrement les Lyonnais, l’un des plus grands hôpitaux psychiatriques de France implanté dans la capitale de la région Auvergne-Rhône-Alpes depuis des décennies. D’abord, les deux députés, Jean-Paul Lecoq, élu de la Seine-Maritime, et Alain Bruneel, dans le Nord. « Lors de la campagne électorale, raconte ce dernier, j’avais promis aux hospitaliers de Douai (sa circonscription – NDLR) de revenir les voir, si j’étais élu. »

Devenu député pour la première fois en juin dernier, il tient donc sa promesse en l’élargissant à tous les hôpitaux de France, avec l’ensemble des parlementaires communistes qui, dans les semaines et les mois à venir, vont sillonner les régions pour visiter « des dizaines d’hôpitaux, Ehpad compris ».

Ce tour de France des hôpitaux, débuté ce lundi par la visite des établissements de Lyon, fait d’ailleurs une ravie : la vice-présidente de la commission des Affaires sociales du Sénat, Laurence Cohen, élue du Val-de-Marne. Accompagnée de son collègue du Pas-de-Calais, Dominique Watrin, et de Pierre Laurent, sénateur de Paris et secrétaire national du PCF, l’élue de la Haute Assemblée explique : « Notre démarche est simple. Nous voulons écouter tous les professionnels de santé de toutes catégories, les syndicalistes, les patients, pour construire avec eux une nouvelle politique de santé », à l’heure où le premier ministre a annoncé une réforme « globale » du système de santé d’ici trois mois (lire ci-contre).

Au Vinatier, on a l’habitude de la « bagarre ». Les syndicalistes sont là, prêts à la rencontre avec la représentation nationale. Le collectif de défense de la pédopsychiatrie est également présent. Justement, un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), daté de la semaine dernière, pointe ce secteur en urgence absolue. Les uns et les autres s’opposent depuis des années aux suppressions de services, de postes dans l’établissement, à la disparition des centres médico-psychologiques (CMP) – ces structures de proximité qui, en ville, permettent d’assurer le suivi des patients hors de l’hôpital. C’est d’ici, du Vinatier, qu’est également parti un appel de 168 médecins à sauver l’hôpital public.

« La libération de la parole des médecins a libéré celle de tout le personnel »

Leur lettre à Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, a essaimé. Plus de 1 000 praticiens hospitaliers l’ont signée à ce jour. « La libération de la parole des médecins a libéré celle de tout le personnel », estime Mathieu, secrétaire du syndicat CGT et représentant du personnel à la commission médicale de l’établissement (CME). Il pose rageusement les chiffres sur la table : « Les annuités des emprunts contractés par l’établissement auprès des banques s’élèvent à 8,7 millions d’euros. Les intérêts frisent les 3 millions d’euros. Cinquante-deux emplois ont été supprimés l’an dernier. Et l’on nous demande encore de réaliser 2,5 millions d’euros d’économies en 2018. » Les patients y seront d’ailleurs de leur poche puisque les chambres individuelles leur coûteront désormais plus cher. « Les hôpitaux ne devraient-ils pas bénéficier d’emprunts à taux zéro ? » interroge Jean-Paul Lecoq. Lui n’a aucun doute. « Les banques empruntent à 0 % à la Banque centrale européenne. Ce devrait être la même chose pour les établissements publics », lance-t-il. Autour de lui, on opine de la tête.

Direction le service des urgences psychiatriques, créé en 2015. Sa responsable, le docteur Françoise Pillot-Meunier, annonce qu’il manque 50 % des effectifs. Le métier est difficile, peu attractif. Les médecins ne viennent pas facilement malgré la réputation d’excellence de l’hôpital. À ses côtés, l’un de ses collègues déplore l’absence de pérennité des financements assurés par l’agence régionale de santé (ARS). Cinq à six millions sont ainsi sur la sellette chaque année. « Il faut continuer à défendre le secteur », conclut-il. « C’est plus qu’une priorité pour nous. Nous avons décidé de consacrer notre mandat à la défense de notre système de santé publique et à son financement solidaire par la Sécurité sociale », assure Laurence Cohen. En fin de visite, la présidente de la CME, le docteur Blandine Perrin, reçoit les parlementaires : « Notre travail est basé sur l’humain. Il faut donc que nos malades puissent rencontrer des humains, souligne-t-elle, évoquant les budgets qui se restreignent. »

« Les patients sont citoyens jusqu’au bout, qu’ils aient 20 ou 102 ans »

La matinée a largement débordé sur l’après-midi, alors que la délégation rejoint l’hôpital gériatrique Pierre-Garraud et son Ehpad de 48 places, propriété des Hospices civils de Lyon. Une phrase résonne encore, entendue quelques heures plus tôt de la bouche d’une ex-assistante sociale : « Les patients sont citoyens jusqu’au bout, qu’ils aient 20 ou 102 ans. » Même si, contrairement à l’immense majorité des Ehpad, une infirmière est présente la nuit, les résidents ne peuvent compter que sur des effectifs très serrés. Les parlementaires ne cachent pas leur émotion lorsqu’ils croisent dans les couloirs « de toutes jeunes aides-soignantes, déjà très affectées par l’impossibilité dans laquelle elles se trouvent d’exercer leur métier ». Et de rappeler leur soutien à la revendication d’un agent pour un résident.

Le temps manque pour aborder plus avant la question du financement des maisons de retraite. De l’impact de la réforme de la tarification sur leur budget. Et plus encore, de ce que pourrait être l’Ehpad de demain. Il faudra poursuivre. « Pourquoi pas à l’occasion d’états généraux régionaux consacrés à la santé ? » propose Alain Bruneel. Le député du Nord réitère sa proposition quelques kilomètres plus loin aux membres du comité de défense de l’hôpital de rééducation Henry-Gabrielle. « Un modèle de ce qu’il faudrait avoir partout », observent les élus. Son immense espace vert semble convoité. Le centre est, en effet, menacé de déplacement à l’autre bout de la ville dans un ancien établissement militaire.

Sans verdure et moins adapté. « Plutôt que de déplacer les murs, il faudrait nous donner des infirmières. Pensez-vous que, quand je sonne et qu’elles ne peuvent venir qu’une heure plus tard, ce soit normal ? Parfois même, elles sont fâchées, stressées contre nous. » Le garçon qui a pris la parole après bien d’autres n’a pas 20 ans. Il est tétraplégique. « Quand la ministre de la Santé nous dira : “Je suis médecin, je sais ce qu’il se passe à l’hôpital”, nous lui répondrons que nous aussi savons, parce que nous avons vu et entendu », promet Laurence Cohen, tandis que ses collègues acquiescent : « Vos témoignages, nous les emmenons dans les hémicycles. » 

Sylvie Ducatteau, l'Humanité

15/02/2018

À la St Valentin, le bac ne vaut plus rien

bac-coeur.png

PARTI COMMUNISTE FRANCAIS

« Alléger le baccalauréat » : le gouvernement Blanquer enfourche un vieux cheval de bataille de la droite. Sous prétexte de modernité, il s’agit de franchir une nouvelle  étape dans la construction d’une école du tri social. Pour répondre aux défis de l’avenir, nous n’avons pas besoin d’ « alléger » l’éducation de nos enfants, mais de la rendre plus ambitieuse pour toutes et tous ! 

Contrôle continu, parcours individuels… On ne cherchera  plus à avoir le bac, mais à monnayer un bac : à chaque lycée sa cote, à chaque bac sa valeur. 

Les nouvelles épreuves envisagées privilégient plus que jamais les codes d’expression des couches aisées. Comment le service public d’éducation nationale pourra-t-il assurer la réussite de tous quand partout on manque de temps, de moyens et d’enseignants ? On fait en ce moment le compte des postes, des classes, des options supprimées. Des pans entiers de formation sont abandonnés au privé par le biais de l'apprentissage. 

Particulariser chaque bac, c'est autoriser chaque établissement à faire avec les moyens du bord, et sa formation, et sa sélection. Pour les élèves, c'est, à chaque étape de la scolarité, un tri injuste et anxiogène.

Et qu’on ne nous parle pas de « mérite » ! Il suffit de se pencher sur les résultats des réformes précédentes - qui ont déjà introduit une dose de contrôle continu au baccalauréat et individualisé les parcours - pour constater que la sélection est sociale.

Dis moi quel est ton bac, je te dirais quelle société tu veux. 

De la réforme du bac aux attaques contre le code du travail, Macron et son gouvernement construisent une société de concurrence généralisée. Privés de diplômes et de qualifications communes, soumis à la menace du chômage, les salariés de demain seront isolés face au patronat. Chacun pour soi et tous contre tous. 

Nous avons besoin d’une école plus ambitieuse : une scolarité obligatoire prolongée jusqu’au baccalauréat, structurée par des disciplines cohérentes, valorisant et développant aussi bien la culture scientifique que les cultures littéraires, artistiques, sportives, techniques ou professionnelles, et préparant tous les élèves aux études supérieures.

Nous avons besoin d’une école de l’égalité : un grand service public national construisant une culture commune à tous les citoyens de demain, et garantissant qu’une formation commune débouche sur une qualification égale.

Nous avons besoin d’une école qui libère, non pas les initiatives privées des marchands de réussite, mais les aspirations de la jeunesse: une école au service de l'épanouissement personnel de toutes et tous, d'une participation éclairée à la vie collective, d'une maîtrise du travail permettant de mettre celui-ci au service de l'intérêt commun. 

Enfin, nous avons besoin d’un budget à la hauteur de ces ambitions : il est bien plus utile de recruter et de former des enseignants et des personnels de l’éducation que de supprimer l’ISF.

C'est ce projet que le PCF porte dans les luttes qui s’organisent partout pour faire reculer le gouvernement et battre en brèche ses réformes réactionnaires.

16:44 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bac, université, pcf | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

02/07/2017

DES FINANCEMENTS POUR LES TRANSPORTS PUBLICS, NOUS SAVONS EN TROUVER

pass navigo.jpg

PETITION

Valérie Pécresse agite dans la presse la menace d’augmenter le Pass Navigo de 70 à 85 euros et affirme le besoin de financements, mais fait bien peu de propositions de recettes pour assurer le financement des transports publics en Ile-de-France. Un pass unique à 85 euros serait une catastrophe pour le pouvoir d’achat des Franciliens, en particulier les moins aisés, et constituerait un choix anti-écologique caricatural.

Non, les usagers ne doivent pas payer plus.

Il y a d’autres solutions de financements. Depuis des années les élus Communistes-Front de gauche portent des propositions concrètes de financement des transports publics, et l’expérience prouve qu’en 2010, 2012 et 2014, nous avons su faire adopter par trois gouvernements nos propositions.

Pour l’heure ni Manuel Valls, ni Valérie Pécresse ne font de propositions à la hauteur des besoins.

2 propositions pour financer le Pass Navigo à 70€ et développer l'offre de transports

  • Un retour de la TVA à 5,5% pour les transports publics : depuis 2010, plusieurs gouvernements n’ont cessé de l’augmenter pour la porter à 10%, ce qui est complètement contre-productif en termes de développement durable ;
  • Une augmentation du versement transport de 2,85% à 3,5% dans les zones les plus favorisées en termes de développement économique de l’Ile-de-France, soit l’ouest parisien et les secteurs les plus aisés des Hauts-de-Seine.

Ces deux recettes permettraient d’obtenir plus de 500 millions par an.

L’augmentation du versement transport représente la plus grande partie. Qu’on ne nous dise pas que c’est impossible : nous avons réussi à obtenir trois hausses successives en 2010 (madame Pécresse était ministre à ce moment), 2012 et 2014. Les entreprises des secteurs les plus favorisés peuvent payer : 500 millions pour les transports publics, c’est une goutte d’eau par rapport aux 10 milliards de cadeaux annuels aux entreprises d’Ile-de-France que représente le CICE.

Il faut faire contribuer l’activité économique, mais uniquement dans les secteurs les plus favorisés, qui concentrent les créations d’emplois au détriment de l’est de l’Ile-de-France et de la grande couronne.

#ElleVaVousPrendreBeaucoupPlus

21/03/2017

La France de l’égalité, contre le racisme et les discriminations

pcf,racismeDéclaration de Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti Communiste français

21 mars 2017 - Construire la France en commun,

Le 21 mars est devenu depuis 1960, en mémoire d'une répression policière sanglante du régime d'apartheid à Sharpeville en Afrique du Sud, la journée internationale de lutte contre la discrimination raciale. Aujourd'hui en France, comme en Europe et dans le monde, cette journée est d'une brûlante actualité.

Face aux discriminations et aux violences racistes, qui se développent en idées comme en actes, face aux discours qui les banalisent, j'appelle, au nom du PCF, à faire du 21 mars une journée de mobilisation populaire et citoyenne portant notre volonté d'une République solidaire et fraternelle, débarrassée du racisme et des discriminations, et à inscrire ce combat avec une nouvelle ampleur dans la durée. La France de l'égalité, la République nouvelle que nous voulons n'a de sens qu'engagée dans cette lutte quotidienne contre tous les racismes et la xénophobie, contre l'antisémitisme, l'islamophobie et tous les actes de discriminations liés à l'origine et à la nationalité, à la couleur de la peau, à la religion, à la situation de minorités.

Le racisme est plus que jamais l'instrument de politiques d'exploitation, de domination, d'humiliation. Il divise ceux qui devraient être unis pour mieux évacuer la responsabilité des politiques libérales profondément inégalitaires et des grands groupes capitalistes dont elles servent les intérêts.Nourri par toutes les frustrations, les souffrances, les inégalités et les déchirures que provoque notre société en crise, le racisme ordinaire rabaisse, humilie, déshumanise, menace le vivre ensemble.

Le racisme prend de multiples visages et les discriminations sont souvent cumulatives. Il montre du doigt les travailleurs étrangers pour exonérer le capital de sa responsabilité dans la montée du chômage, comme le fait Trump aux États-Unis et l'hypocrite « clause Molière » de la droite française. Il stigmatise les musulmans de France pour détourner le sens profond de la laïcité et en combattre les principes d'égalité et de respect de la loi de 1905.

Il attise une nouvelle guerre des nationalismes. Il réactive l'antisémitisme pour mieux justifier des actes barbares de terrorisme. Il réécrit l'histoire de notre pays pour faire oublier que la France n'a grandi que dans le brassage, le métissage et l'ouverture aux cultures du monde.

Il exalte une identité repliée et fantasmée quand l'identité émancipatrice n'est en vérité que mouvement et altérité. Il contrôle au faciès, banalise les violences racistes et les discriminations, à commencer par celles que reproduisent nos institutions. Il ferme les yeux quand Théo est violé lors d'un contrôle policier musclé.

Il justifie le traitement inhumain des migrants et l'indignité de nos politiques d'accueil.Le racisme est un poison qui mine à nouveau dangereusement nos sociétés et que nous ne pouvons accepter de banaliser ou de relativiser.

En cette journée, le Parti communiste, fidèle au combat quotidien qui est le sien depuis sa naissance, réaffirme que le racisme n'a pas sa place dans notre société et que face aux discours de l’extrême droite et de la droite, des mesures concrètes, des politiques publiques d'ampleur doivent être engagées. Plus que jamais, face à tous les fauteurs de guerre, les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, la laïcité et la solidarité sont les clés du monde futur.Plus que jamais, une VIème République avec l'égalité au cœur est à bâtir. Il y a urgence d’en finir avec toutes les discriminations en portant le combat pour le droit à l’égalité dans tous domaines de la société, sur tout le territoire de la République, en retrouvant le vrai sens de la laïcité et de la République sociale, garantes du vivre ensemble, en conjuguant du même pas lutte contre le racisme et lutte pour le progrès social.

Cela veut dire choisir des politiques publiques qui investissent dans les quartiers, dans les territoires ruraux pour leur développement, qui se tournent vers la jeunesse pour lui offrir des débouchés en matière de formation et d'emploi, des politiques publiques qui restaurent l'égalité des droits des citoyens sur tout le territoire en matière d'école, de logement, de santé, d'accès à la culture ; des politiques publiques dédiées à la relance du pouvoir d'achat, à la création d'emploi, à une nouvelle industrialisation de notre pays. Cela veut dire concrétiser partout et pour tous l'exigence d'égalité.

J'appelle, au nom du PCF, l'ensemble de la population à s'unir et à agir, au cours de cette journée et au-delà, pour : La mise en œuvre effective de l’arsenal juridique en matière répressive contre toutes les discriminations, en particulier en matière d’embauche et d’accès au logement ;

Le renforcement de l’éducation antiraciste à l’école et développement d’actions pour la transmission de la mémoire des génocides, de l’esclavage et de la colonisation ; La délivrance d’un récépissé lors des contrôles d’identité ;

La reconnaissance de la citoyenneté de résidence et du droit de vote de résidents étrangers ; Le respect de l'égalité des droits au travail entre Français et immigrés, la stricte application du principe « à travail égal, salaire égal », et la sanction des pratiques patronales discriminatoires ;

La refonte des politiques locales de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie et établissement de plans territoriaux avec les moyens dédiés pour les associations ;

La mise en place de délégués départementaux de l’Observatoire national de la laïcité pour la médiation, l’apaisement des tensions, le règlement des conflits dans un esprit républicain.

20:31 Publié dans PARTI COMMUNISTE FRANCAIS, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pcf, racisme | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

24/01/2017

Fermeture de FESSENHEIM : une aberration sociale, économique, industrielle et environnementale !

fessenheim.jpg

COMMUNIQUE DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS

À la demande de l'Etat, le Conseil d’administration d’EDF doit se prononcer, le 24 janvier, sur la fermeture anticipée de la centrale nucléaire de Fessenheim et fixer à 400 millions d'euros l’indemnisation que l’Etat devrait verser alors que le préjudice a été estimé à 4 milliards d’euros par un rapport d’information parlementaire.

Le gouvernement, sous prétexte que Fessenheim est "la plus vielle centrale du parc", souhaiterait en finir avec cette usine qui compte 800 salariés permanents et autant d’intérimaires et prestataires, sans compter les emplois induits.

La centrale a pourtant récemment bénéficié d'investissements de plusieurs centaines de millions d’euros améliorant sa sûreté, conformément aux exigences de l'Agence de Sûreté Nucléaire (ASN) qui a d'ailleurs confirmé qu’il n’y a aucune raison, du point de vue de la sûreté, de la fermer.

Faut-il rappeler que notre pays a frôlé la pénurie d'électricité ces derniers jours ? En effet, l’épisode de froid de la semaine dernière a montré que tous les moyens de production électrique utilisables étaient nécessaires pour faire face aux besoins de consommation.Fessenheim est très largement amortie et fournit une électricité à faible prix de revient.

Elle contribue, au sein du mix énergétique bas carbone, à l'approvisionnement dont la France a besoin.

C'est pourquoi le PCF s'oppose à cette fermeture, véritable aberration sur le plan économique, social, industriel et environnemental. Il réaffirme sa volonté d'un nucléaire sûr, sous contrôle public et citoyen, et decarbonée . Il apporte tout son soutien aux salariés de la filière nucléaire, particulièrement ceux de Fessenheim.

La Maison des Syndicats n’est pas à vendre !

cgtexpulsion.jpg

Pétition intersyndicale CGT, CFDT,FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, UNSA contre l’expulsion des syndicats de la Bourse du Travail d’Evry

Le Président du Conseil Départemental a annoncé sa décision d’expulser les syndicats de la Bourse du Travail d’Évry, leur proposant de se reloger dans des locaux trop petits pour accueillir du public, organiser des réunions mais aussi de nombreuses formations syndicales. Cela fait 33 ans que les syndicats du département disposent des locaux de la Bourse du Travail.

Les Bourses du Travail sont indissociables du combat des salariés pour leur émancipation. Les salariés y viennent pour « acquérir la science de leur malheur », pour être conseillés et défendus. Dans le contexte où les attaques contre les droits des salariés n’ont jamais été aussi nombreuses, comment ne pas voir dans cette décision la volonté de reprendre aux salariés les moyens de s’organiser pour faire respecter leurs droits et en conquérir de nouveaux ?

Aujourd’hui, il est demandé à nos organisations syndicales de libérer ces mêmes locaux alors que rien ne le justifie. La Maison des Syndicats appartient à la population de l’Essonne qui l’a financée. Elle n’est pas la propriété des élus départementaux qui souhaitent l’utiliser pour d’autres fonctions.

La Maison des Syndicats est le bien commun de tous les salariés de l’Essonne pour la défense leurs droits et garanties collectifs et individuels.
Nous exigeons le maintien des syndicats dans les locaux de la Bourse du Travail à Évry.

La Maison des Syndicats n’est pas à vendre.
Tous ensemble, nous nous battrons pour la garder.

signez la pétition en ligne ICI

Les élus communistes d'Evry sont totalement solidaires avec les organisations syndicales signataires de cette pétition

11:28 Publié dans ELUS COMMUNISTES, Pétition, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cgt, syndicat, pétition, essonne | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

19/01/2017

PRIORITE A L'INDUSTRIE

industrie.jpgPIERRE LAURENT

Il y a quelques jours, j'ai co-signé une tribune "Priorité à l'industrie" aux côtés notamment de Philippe Martinez, Arnaud Montebourg, Jacques Généreux, Roland Gori, Bernard Thibault ou Eric Coquerel...

Priorité à l’industrie !Ce chiffre là glace d’effroi. Et même en pleine campagne électorale, où les discours doivent donner de l’élan, il faut bien le citer. Peut-être même le crier : depuis 2001, l’industrie française a perdu chaque jour, en moyenne, 165 emplois. Une ville comme Lourdes ou Fontainebleau « rayée » chaque trimestre, et cela pendant quinze ans. Au total, près d’un million d’emplois directs perdus. Ca suffit !

Si enclin à fustiger de « démagogue » tout discours à rebours de ses idées austéritaires, le patron des patrons, Pierre Gattaz, promettait effrontément de créer « 1 million d’emplois » si le coût du travail baissait suffisamment. Selon la même magie de l’appauvrissement, François Fillon, assure lui de diviser par deux le taux de chômage. Ils trompent les Français ! Pour retrouver le sentier du développement et de l’emploi, le pays ne doit pas jouer les pères fouettards du salariat mais s’appuyer sur la mère de toutes les batailles productives : l’industrie. Même à l’heure du numérique et de la robotique, l’industrie entraîne avec elle toute l’activité, la recherche, l’investissement et, au final, l’emploi.

Réorienter les activités industrielles et productives
Dans une dynamique nouvelle de développement, les activités industrielles devront être vigoureusement stimulées et réorientées de manière à répondre aux besoins fondamentaux tels qu’une alimentation saine, respectueuse de la rareté des ressources naturelles (terre, eau, air), une santé protégée et des logements économes en énergie … Cette réorientation s’inscrit pleinement dans la perspective de la nécessaire transition écologique et ne pourra être opérée qu’avec des travailleurs mieux formés.

Changer la place du travail et favoriser un nouvel entrepreneuriat dans l’économie et la société
La place du travail dans notre société et dans notre économie est très fortement questionnée aujourd’hui. Le chômage et le mal-emploi se répandent, les compétences sont globalement mal valorisées. Or l'innovation n’est pas le fruit spontané des nouvelles technologies mais bien le résultat des interactions humaines.
Le développement industriel a besoin de salariés innovants, aux compétences reconnues, bien rémunérés, occupant des emplois stables et prenant une part active aux décisions. Seuls des salariés compétents et impliqués sont, en effet, en mesure de donner aux entreprises les capacités d’innover. Ici réside le compromis fondamental entre le capital et le travail sans lequel aucun développement n’est possible.

De concert avec une organisation du travail fortement rénovée, de nouvelles formes de travail et d’entrepreneuriat devront être stimulées. L’innovation ouverte, l’externalisation ouverte, les tiers lieux, les « fab lab », les très jeunes entreprises devront être soutenus. L’économie sociale et solidaire devra être encouragée et l’économie collaborative promue et protégée afin de ne pas devenir un avatar « ubérisé » du capitalisme financiarisé.

Remettre la finance à sa place
La finance continue d’étouffer l’industrie. Le temps des marchés financiers et celui des publications de résultat trimestriel ne sont pas ceux de l’entreprise et des projets industriels. Sans parler des exigences excessives de rendement des capitaux propres qui privent les entreprises de nombreuses opportunités industrielles et commerciales. Le principe même de cette finance folle est profondément inégalitaire puisque il rémunère les « facteurs » selon leur propension à la mobilité.

Ancrer les activités dans les territoires
C'est un autre enjeu essentiel de la nouvelle dynamique de développement. Un tel ancrage repose sur les différentes dimensions de la proximité territoriale : compétences, ressources et valeurs. Si le renforcement des différentes dimensions de la proximité trouve naturellement sa place dans une dynamique nouvelle de développement, il en va de même de l’économie circulaire ou encore de l’économie de la fonctionnalité. L’économie circulaire élimine la notion de « déchet » en considérant, dès la conception des produits, leur recyclage et leur réparabilité dans une perspective opposée à l’obsolescence admise, voire programmée. L’économie de la fonctionnalité met, elle, l’accent sur une utilisation raisonnée et le plus souvent partagée des services que peuvent rendre les biens, plutôt que leur propriété individuelle.

Nous ne croyons pas que la politique d’austérité suivie depuis des années soit de nature à donner à la France la perspective et le dynamisme dont elle a besoin. Les coupes claires budgétaires ne peuvent que provoquer la récession et la contraction des débouchés des entreprises.

Seul un développement des activités productives soutenu par une politique publique de relance et des dispositifs financiers tournés vers l’investissement dans l’industrie (et non au versement de dividendes accrus) permettra de retrouver le chemin de la prospérité. Il s’agit d’un enjeu collectif qui engage tous les Français, et qui doit être au cœur des débats qui vont animer les campagnes électorales à venir.