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12/04/2018

Macron sur TF1 : "Merci à ceux qui n'ont rien..."

macron dessin2.jpgCommuniqué du PCF.

Une heure d’interview dans une salle de classe, pour expliquer aux Français, sur un ton professoral et condescendant, qu’il ne changerait rien à sa politique. Telle est la seule leçon à retenir de l’interview présidentielle.

Macron assume : il confirme qu’il est bien le président des riches et persiste dans son analyse de la société qui se divise entre « les premiers de cordée et les autres ».

Conséquence directe : il ne voit ni n’entend rien des mouvements sociaux en cours, ni des cheminot-e-s, ni des étudiant-es, ni des personnels hospitaliers, ni des retraité-es, ni des salarié-es de la fonction publique.

Il passe son temps à enchaîner mensonges ou déclarations vertueuses d’intention que sa politique dément chaque jour.

"Merci pour les efforts consentis", dit-il à ceux qui n'ont rien... Le mépris, encore le mépris.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

16/01/2018

Gauche. Le PCF mise sur de « nouvelles audaces »

Pierre Laurent voeux.jpg

Julia Hamlaoui, L'Humanité

Place à la contre-offensive. Le PCF, dont le secrétaire national Pierre Laurent présentait ses vœux hier soir place du Colonel-Fabien, est décidé, après une année 2017 marquée par les premières victoires du macronisme, à tout mettre en œuvre pour donner vie à la riposte. « Nous formons le vœu, et c’est le sens même de notre combat, du droit au progrès pour chaque être humain », a lancé Pierre Laurent, fustigeant le creusement des inégalités, le pouvoir démesuré d’une « si petite poignée d’actionnaires »… En somme, « le cambriolage de la maison France ».

« Il ne faut pas laisser se développer l’œuvre de destruction du macronisme », alerte, de son côté, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, qui occupera une partie de son emploi du temps des deux prochains mois avec une trentaine de débats autour de son dernier ouvrage, Macron, entreprise de démolition. Face à la « régression spectaculaire » déjà à l’œuvre, le dirigeant communiste croit en la nécessité d’une « démystification du macronisme dont la stratégie de communication marque des points ». « La modernité d’Emmanuel Macron, c’est la version colorisée des vieux scénarios d’exploitation au service de la finance. Et ça se verra, de plus en plus », insiste de son côté Pierre Laurent, prenant l’exemple de la rupture conventionnelle collective censée prévenir le « traumatisme du licenciement ».

« Résister ne suffit plus, il faut une contre-offensive »

Après l’échec du mouvement social et politique à faire reculer le gouvernement sur les ordonnances de casse du Code du travail à l’automne, « l’unité des ripostes » sera une condition essentielle pour arracher des victoires, ajoute Olivier Dartigolles. « Il ne faut pas reproduire le schéma des derniers mois avec un premier opposant qui distribue les bons et les mauvais points et qui, à la fin, se retrouve comme tout le monde » face aux réformes qui passent, assure-t-il, en référence à Jean-Luc Mélenchon.

Évasion fiscale, hôpitaux, Ehpad, université, égalité homme-femme, solidarité avec les migrants… « Le problème de la France, c’est que le travail du grand nombre fait la richesse d’une poignée d’autres, et que ce gouvernement, pas plus que les autres, ne met l’argent où il le devrait pour développer notre pays », dénonce le sénateur de Paris, faisant de chacun de ces thèmes une bataille à mener. « Résister ne suffit plus, il faut créer les conditions d’une contre-offensive », ajoute Igor Zamichiei, le responsable de la fédération parisienne du PCF, en charge des états généraux du progrès social organisés en Île-de-France le 3 février prochain. « Mettre fin à la prédation de la finance, réinvestir dans le développement des capacités humaines, reconquérir le pouvoir de décider dans l’entreprise et dans la cité, voilà comment nous voulons agir concrètement pour transformer le monde. Nous voulons que dans chacun de ces domaines les états généraux du progrès social fournissent des clés pour l’action », a également détaillé, hier, Pierre Laurent.

L’année à venir sera aussi celle du congrès du PCF, dans un paysage encore secoué par l’ouragan de la dernière présidentielle. « Pas de question taboue », avait annoncé Pierre Laurent lors du lancement de la préparation de ce rendez-vous qui doit se tenir en novembre prochain. « Cinquante ans après 1968, a-t-il résumé hier, nous proposons de reprendre le chemin de nouvelles audaces sociales et démocratiques contre tous les présupposés idéologiques qui prétendent s’y opposer. Et dix mois après l’élection d’Emmanuel Macron, dans laquelle c’est vrai il a en partie réussi le hold-up sur l’aspiration de notre peuple à faire du neuf, nous reprenons l’écriture d’une vraie modernité. »

11:36 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pierre laurent, voeux, gauche | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

11/11/2017

L'EUROPE AUTREMENT

Pierre Laurent forum.jpeg

Entretien avec Pierre Laurent : « Nous devons nous comporter comme des forces solidaires engagées dans une bataille commune »

Secrétaire National du Parti Communiste Français, vice-président du Parti de la Gauche Européenne, et Sénateur de Paris, Pierre Laurent a rencontré L’Europe Autrement lors du Forum Européen de Marseille.

L’Europe Autrement : Lors de ce forum européen de Marseille, deux actions en solidarité avec les migrants sont menées, quel message voulez-vous faire passer avec ces deux actions ?

Pierre Laurent : C’est pour nous très symbolique, dans cette ville de Marseille, qui est au bord de la Méditerranée, que nous tenions à la clôture de nos séances de travail des initiatives de solidarité avec les migrants. L’une de ces initiatives se tient sur le Vieux Port de Marseille, comme un symbole de notre ouverture à la Méditerranée et aux migrants. Nous voulons que la Méditerranée ne soit non pas un cimetière où meurent chaque année des milliers de ces migrants, mais soit un symbole de la paix et de l’ouverture de l’Europe.

Pourquoi avoir choisi Marseille pour lancer ce Forum Européen, qui se veut être la première édition d’un Forum permanent, à l’image du Forum de São Paulo ? 

Quand nous avons discuté avec les forces de gauche européennes de la nécessité de créer ce nouvel espace politique que va devenir le Forum Européen de Marseille, le choix de Marseille, ville tournée vers le Sud de l’Europe, qui a été très traumatisé par la violence des politiques d’austérité ces dernières années, et qui se trouve, Marseille, en France, un pays à la croisée du Nord et du Sud de l’Europe, ce choix a fait consensus. C’est une ville populaire, une ville de brassage, et une ville qui a beaucoup de signification dans l’Europe entière.

L’année prochaine se tiendra le Congrès du PCF, Congrès qui a été avancé d’un an par rapport à sa date initiale. Les questions européennes seront-elles intégrées dans la réflexion lors du Congrès, et quelle place occuperont-elles ?

Je pense que je vais proposer très probablement  à l’Assemblée Nationale des Animateurs de sections que nous allons tenir le 18 novembre prochain, de faire de la question européenne un des principaux  chantier de travail de préparation du Congrès, pas seulement parce qu’il y a les élections européennes, même s’il faut préparer cette échéance, mais il faut la préparer en travaillant sur le fond les réponses que nous apportons, et il faut préparer cette échéance en travaillant la convergence des forces progressistes européennes. Je crois donc que le Forum de Marseille sera utile pour nous, dans notre réflexion, sur la manière de préparer les futures batailles européennes, et j’espère que l’Europe sera un des grands thèmes de travail de préparation du Congrès.

« Mon objectif serait justement de réussir, comme nous le faisons aujourd’hui au Forum Européen de Marseille, à élargir le spectre des forces avec lesquelles nous travaillons »

La question de l’Euro est une question cruciale parmi les questions européennes, mais elle fait l’objet de nombreux débats au sein même des gauches européennes. Quelle est votre position sur ce sujet ?

Je crois que le véritable objectif que nous devrions nous donner n’est pas la sortie de l’Euro, mais la reconquête du pouvoir sur la monnaie en Europe, parce que s’il s’agit de sortir de l’Euro pour laisser à ceux qui gouvernent la zone Euro tout le pouvoir et toute la puissance monétaire, ce serait une illusion de croire que la sortie nous allègerait des problèmes. Il faut disputer le terrain du pouvoir sur la question monétaire aux forces capitalistes les plus puissantes, et  je pense que c’est sur la manière  de reconquérir ce pouvoir, de transformer la zone euro et ses objectifs, qu’il faudrait qu’entre forces européennes on pousse le débat, parce qu’au fond, entre ceux qui sont pour la sortie et moi,  il y a un objectif commun, qui est de se dégager des logiques financières actuelles. C’est le chemin qui doit être entrepris et l’objectif que nous devons nous fixer qui fait débat, mais justement, des espaces comme ceux d’aujourd’hui, ceux du Forum Européen de Marseille, devraient être utiles pour intensifier le débat entre forces européennes, plutôt que de laisser vivre je dirais, nos différences sans les approfondir, parce que cela nous empêche d’être offensifs dans l’action.

Si vous aviez un objectif en tant que vice-président du Parti de la Gauche Européenne, quel serait-il ?

Ce serait justement de réussir, comme nous le faisons aujourd’hui au Forum Européen de Marseille, à élargir le spectre des forces avec lesquelles nous travaillons, pour être capable de passer à la construction de rapports de force véritablement capables d’inverser la situation, parce que si nous marquons des points dans tel ou tel pays, nous sommes encore trop  faibles pour inverser les rapports de forces, et je crois, que c’est à cela que nous devons travailler, et cet espace politique doit aussi servir à être plus solidaire entre nous. Quand dans un pays une force, quelle qu’elle soit, mène une bataille, marque des points ou se trouve en difficulté, elle devrait trouver à ses cotés toutes les autres forces de la gauche européenne. Nous ne pouvons pas nous comporter entre nous comme des spectateurs ou des commentateurs respectifs. Nous devons nous comporter comme des forces solidaires engagées dans une bataille commune, et je pense que nous avons beaucoup de progrès à faire pour en arriver là.

Selon vous, qu’est-ce qu’être communiste aujourd’hui, et quelle place les communistes doivent-ils avoir en Europe ?

Pour moi, être communiste aujourd’hui, c’est faire prévaloir, progressivement, une logique du commun, une logique du partage, une logique de conquête concrète de l’égalité et de la justice sur tous les terrains de lutte possibles. Je crois que le communisme aujourd’hui, c’est d’abord un mouvement qui doit pousser en avant tous les potentiels émancipateurs qui se cherchent dans la société face à la crise du capitalisme, et qui ne trouvent pas le chemin de leur victoire. Je pense que cette idée là, cette idée communiste de la reconquête des pouvoirs face au capital, de la conquête citoyenne permanente, du développement continu des droits humains pour la démocratie, je crois qu’elle a beaucoup d’actualité aujourd’hui et qu’elle est d’ailleurs à mon avis portée par des gens qui continuent comme moi de se revendiquer de l’idéologie communiste, et par d’autres qui peut-être, ne mettent pas le même mot sur la même chose, mais qui au fond, sont engagés dans des combats qui sont très proches de ceux que nous essayons de mener. Je crois donc qu’il y a une place pour un communisme qui sache dire ce qu’il est aujourd’hui au 21ème siècle, une place importante à prendre en Europe, dans un continent où es idées de progrès et les idées révolutionnaires ont été très présentes au 20ème siècle.

Propos recueillis par Antoine Mézy

06/10/2017

Prix Nobel de la paix 2017 à ICAN

nobel_prix.jpgL'attribution du prix Nobel de la paix à Ican – Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires – est une récompense considérable pour toutes celles et tous ceux qui luttent pour un monde de paix où la solidarité entre les peuples et les nations est centrale.

Je me réjouis fortement du choix du jury car cela encourage par là même toutes les organisations partenaires de cette campagne, parmi lesquelles le PCF, pour leur engagement pour une sécurité humaine mondiale.

Face à la montée des tensions ces derniers mois en Asie et aux propos belliqueux du président des États-Unis qui ont fait renaître le risque d’un conflit nucléaire, la remise du prix Nobel de la paix à Ican traduit l'aspiration des peuples à un monde de paix, de solidarité, de liberté, un monde délivré de ces armes de destruction massive.

A présent, il est grand temps que la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, ratifie le Traité international d’interdiction des armes nucléaires qui a été adopté le 7 juillet dernier à l’initiative de l’ONU par 122 pays. La France doit également s'engager avec les 115 pays déclarés « zones exemptes d’armes nucléaires » dans un processus mondial de destruction des armes nucléaires.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

30/09/2017

Pierre Laurent face au Chrétiens

Pierre Laurent face aux chrétiens.jpg

Émission créée en 1997 par le quotidien La Croix en partenariat avec le réseau Radios Chrétiennes de France (RCF) et Radio Notre Dame, Face aux chrétiens est le forum politique des médias chrétiens. Chaque semaine une personnalité de la vie politique, économique, sociale, intellectuelle ou religieuse est interrogée pendant une heure par les journalistes représentants les rédactions partenaires, offrant une véritable mise en perspective de l’actualité.

Exceptionnellement cette émission sera diffusée en différé sur Chansons Rouges Mosaik Radio le dimanche 01 octobre dans le Top Magazine de midi, 18h, 23 h, le 02 octobre à 8h, dans le Magazine Reportage-Débat le mardi 03 octobre à 10h, mercredi 04 octobre à 20h }}}.

Attentif aux réactions syndicales contre les ordonnances, notamment du côté des fonctionnaires, Pierre Laurent estime que « ça va aller grandissant » . Face à cette vague, il estime que le PCF « doit entreprendre des changements importants et refonder sa capacité à accompagner les initiatives visant à transformer la société. » Quitte, éventuellement, pour le PCF, à changer de nom…
« Les migrations vont faire partie du monde du XXIème siècle » estime Pierre Laurent. Il appelle de ses voeux une « politique positive à l’échelle européenne », sachant qu’à ses yeux « ce sont les inégalités mondiales qui nourrissent les migrations. »
Attentifs aux militants et électeurs communistes qui l’ont quitté pour le FN, Pierre Laurent estime que « l’avenir est à la reconstruction d’une société de développement social partagé pour tous, et pas les uns contre les autres ». Pour lui, l’adversaire à combattre n’est pas le migrant, mais « l’accumulation des richesses de plus en plus inégalitaire ».

Migrants : « Accord avec le pape François »

« Les migrations vont faire partie du monde du XXI ème siècle » estime P. Laurent. Il appelle de ses voeux une « politique positive à l’échelle européenne », sachant qu’à ses yeux « ce sont les inégalités mondiales qui nourrissent les migrations. »

Populismes : « Ce n’est pas un phénomène allemand »

Attentifs aux militants et électeurs communistes qui l’ont quitté pour le FN, P. Laurent estime que « l’avenir est à la reconstruction d’une société de développement social partagé pour tous, et pas les uns contre les autres. » Pour lui, l’adversaire à combattre n’est pas le migrant, mais « l’accumulation des richesses de plus en plus inégalitaire ».

27/08/2017

Réunis à Angers, les militants du Parti communiste français préparent la rentrée sociale, appellent à l’union

université PCF 2017.png

Le PCF déplore le « manque de respect » de la France insoumise

LE MONDE | | Par Yves Tréca-Durand (Angers, correspondant)

Réunis à Angers (Maine-et-Loire) jusqu’à dimanche pour leur université d’été, les militants du Parti communiste français préparent la rentrée sociale, appellent à l’union et… pourfendent Jean-Luc Mélenchon.

Benoît Hamon a fait faux bon vendredi. David Cormand aussi. Mais ils ont envoyé des représentants du Mouvement du 1er juillet et d’Europe Ecologie-Les Verts. La France insoumise n’a pas pris cette peine. Aucun cadre n’était disponible pour venir faire acte de présence à l’université d’été des cousins du PCF.

« Il y a un manque de respect, c’est clair », relève calmement Pierre Laurent, le secrétaire national du parti, qui préfère ne pas insister sur cette absence. « Cela ne m’intéresse pas beaucoup d’entrer dans cette polémique. La France insoumise estime peut-être pouvoir incarner à elle seule l’ensemble des différentes oppositions, c’est une erreur. Nous, on va continuer de tendre la main à toutes les forces de gauche. » Un mantra qu’il a répété pendant près d’une heure samedi matin devant un amphithéâtre bondé.

Le patron de la fédération PCF du Maine-et-Loire est plus disert. « C’est terrifiant, lâche Alain Pagano. Que Jean-Luc Mélenchon ait une stratégie pour asseoir son hégémonie à gauche, je peux le comprendre. Mais il faudrait qu’il relise Mitterrand, son idole. Lui travaillait à rassembler la gauche. Ceux qui veulent faire cavalier seul contribuent au naufrage collectif. »

« Cette absence, c’est un manque d’intelligence »

Sur le campus universitaire de Belle-Beille, où ils sont rassemblés depuis vendredi, les 1 100 militants sont tous d’accord sur ce point. « Pour l’instant, son truc est neuf, c’est attirant, cingle Adrien, un Nantais de 25 ans coordinateur du Mouvement des jeunes communistes de France. Par contre, tout est construit autour de sa personne et de sa garde rapprochée, je ne suis pas sûr que ce soit sain pour construire une stratégie pérenne. On ne peut pas seulement faire les clowns à l’Assemblée pendant cinq ans en attendant que le fruit soit mûr. Il y a des choses à faire dès maintenant pour que les conditions de vie des gens s’améliorent. »

« Cette absence, c’est un manque d’intelligence », tacle encore Jacky Hénin, l’ancien député européen et maire de Calais venu parler de la délicate question des migrants. « S’il a été candidat à la présidentielle en 2017, c’est aussi parce qu’il a été soutenu par les communistes. On ne peut pas donner des leçons à tout le monde en refusant le rassemblement. Si on reste chacun de notre côté, on sera inutiles. »

Lire aussi :   A Marseille, La France insoumise se veut « la seule alternative » à Emmanuel Macron

Moins frontal, et visiblement lassé de cette opposition interne à la gauche, Pierre Laurent veut avancer. D’ailleurs, en cinquante minutes d’allocution, le nom de Jean-Luc Mélenchon ne sera prononcé qu’une seule fois, presque à la fin.

Le secrétaire national préfère se concentrer sur « la rentrée de combat et de riposte » qui se prépare contre le « président Macron » et ce pouvoir « qui se disait ni de droite ni de gauche mais qui ne frappe que d’une seule main, la droite ». Et d’ajouter, sourire aux lèvres, « 26 000 euros de frais de maquillage n’auront pas suffi à masquer le vrai visage du nouveau pouvoir. »

Il cite la baisse de 5 euros des APL, la suppression de 293 000 contrats aidés, la hausse de la CSG ou encore la mise en place des ordonnances et dénonce « un pouvoir libéral à forte tendance autoritaire au service des mêmes intérêts financiers ».

Le premier rendez-vous est fixé à la manifestation du 12 septembre. « Il faudra une mobilisation XXL. Le PCF est disponible pour construire une riposte nationale avec la ferme volonté d’imposer des reculs à ce gouvernement et de promouvoir le plus vite possible des propositions alternatives efficaces et crédibles chaque fois que ce sera possible », dit-il.

« Voici pourquoi je ne crois pas, personnellement, à la nécessité d’une parenthèse populiste, fut-elle baptisée de gauche. Non, le Parti communiste et notre projet de transformation sociale concrète ne sont pas solubles dans un populisme de gauche », ajoute Pierre Laurent, très applaudi, avant d’assurer qu’il ne dit « pas ça pour créer je ne sais quelle polémique » mais pour « souligner l’atout que représente le Parti communiste et l’originalité de sa démarche ».

L’enjeu des sénatoriales

Un PCF qui veut continuer à exister après une élection présidentielle où il a renoncé à présenter un candidat pour noyer son score dans celui de Jean-Luc Mélenchon le 23 avril (19,58 %) et des élections législatives au bilan très mitigé (2, 72 % des voix au premier tour, le 11 juin, pour 10 sièges de députés obtenus le 18 juin contre 17 pour la France insoumise). Au Sénat, où 16 sièges sur 18 occupés par des communistes sont renouvelables, l’élection du 24 septembre pose là aussi la question du maintien d’un groupe (10 élus minimum). « Les rapports de force se sont dégradés, mais on pense qu’on a la possibilité de maintenir un groupe », espère le secrétaire national et sénateur de Paris, directement concerné.

En attendant le congrès du parti, qui aura lieu en 2018 et où « toutes les questions seront mises entre les mains des militants », le prochain rendez-vous, incontournable pour les 120 000 adhérents revendiqués, reste la Fête de l’humanité qui aura lieu les 15, 16 et 17 septembre à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) et qui doit être, selon les mots de Pierre Laurent, « une immense caisse de résonance à l’effervescence sociale qui s’annonce ».

14/05/2017

« Faites entrer le peuple à l’Assemblée »

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Le PCF a lancé sa campagne pour les élections législatives lors d’un meeting au Gymnase Japy à Paris. Pierre Laurent y a appelé au combat et une nouvelle fois au rassemblement.

Faites entrer ces postières, ces artisans, ces employés, ces ouvriers, tous ceux qui construisent cette république sociale et démocratique. Faites entrer le peuple l’Assemblée». En ouvrant le meeting de lancement des élections législatives au gymnase Japy (Paris), Nicolas Bonnet-Ouladj, président du groupe PCF au conseil de Paris et candidat lui même a résumé l’une des ambitions majeures des communistes pour les élections législatives. 

« Ces élection législatives sont une bataille cruciale et rien n’est écrit d’avance, nous pouvons bousculer les scénarios préétablis » a affirmé pour sa part Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. André Chassaigne, président des députés Front de gauche, dans un message vidéo, a rappelé avec « gravité » le besoin pour le gens de « pouvoir compter sur de nombreux députés pour constituer un groupe parlementaire pour être la voix des travailleurs, la voix de ceux qui luttent. » Un engagement des parlementaires communistes salué par Pierre Laurent : « ils ont été l’honneur de la gauche pendant 5 ans ».

« Le courage c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ». (Jean Jaurès)

Au cour de la soirée, plusieurs candidats soutenus par le PCF ont pris la parole à la tribune. Parmi elles, Caroline de Haas, militante féministe et initiatrice de la pétition contre la loi travail, candidate dans le 18e arrondissement de paris. Pour elle, « il faut transformer radicalement les pratiques politiques. » En référence aux élus de gauche qui ont laissé passé la loi travail, elle affirme : « on ne va pas laisser l’assemblée à des gens qui ne sont pas capables de voter selon leurs convictions et d’empêcher que nous ayons la loi travail aujourd’hui ».

malik zidi.jpg Un appel en écho à l’ode au courage de Jaurès dans son discours à la jeunesse lu par le comédien Malik Zidi et notamment le fameux : « le courage c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ». Autre référence a l’actualité à gauche, Patrice Bessac, président des élus communistes et républicains et maire de Montreuil lance, « la grandeur d’un homme politique consiste à s’élever pour défendre un intérêt plus grand que lui-même ». Pour l’élu de banlieue « un grand combat social, politique et moral est engagé dans notre pays, un combat de classe qui est engagé pour savoir si vous voulons vivre libre ». Nicolas Cossange candidat à Béziers, la ville de Robert Menard, veut pour sa part éviter le pire entre l’ultra nationalisme de Marine le Pen et l’ultra libéralisme d’Emmanuel Macron. Tandis que Zara Boudjenaî, candidate à Nanterre dans le Hauts-de-Seine veut « défendre la place des quartiers populaires à l’Assemblée nationale. »

Une gauche « debout, une gauche de combat pour redonner force aux valeurs de la République. »

Après cette mosaïque, Pierre Laurent, a appelé à « barrer la route de l’entrée massive du FN à l’Assemblée nationale, principal obstacle à la conquête d’une nouvelle majorité politique progressiste. » Pour ce faire, le dirigeant communiste veut des candidatures de gauche suffisamment rassembleuses pour contester la victoire au FN » dans les circonscriptions où il menace. Plus largement, le dirigeant communiste, s’adressant notamment à la France insoumise, continue de vouloir le « rassemblement de toute les forces qui ont permis le résultat de Jean-Luc Mélenchon », dans le respect de chacun. Pour lui, « les intérêts populaires ont tout à y gagner » et c’est la meilleure manière « pour se donner la maximum de chances d’élire des députés de combat ». L’adversaire  du PCF dans cette campagne sera bien la politique d’Emmanuel Macron, « promu par les marchés financiers et le patronat » et celle de la droite dont le projet antisocial a « à peine été édulcoré depuis la purge promise par François Fillon ». La réforme du code du travail par ordonnances est dans le viseur des communistes «  seul le parlement peut permettre l’utilisation des ordonnances, il faut donc élire un maximum de députés qui l’empêcherons et proposerons des alternatives. »

Pendant cette campagne, courte, les communistes veulent une gauche « debout, une gauche de combat pour redonner force aux valeurs de la République.  »

Journaliste à l'Humanité dimanche