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02/11/2017

HYPOCRISIE

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La chronique de José Fort sur Radio Arts Mada, tous les lundi à 19h repris sur Chansons Rouges Mosaik tous les lundis une semaine après, dans le Top Magazine de 12h, 18h, 23h et le mardi à 8h

Avant l’élection présidentielle, un commentateur écrivait  à propos de M. Macron, je cite : « Il y a chez ce personnage une douceur trop sucrée, qui sent l’hypocrisie ».

Ces derniers jours, le président mal élu a rivalisé en matière de tartufferie, de fausseté, de jésuitisme, de fourberie, de chafouinerie.

Vous choisirez vous mêmes, tous voulant à peu de choses près dire la même chose qu’hypocrisie. Le père Noël des riches, vous vous en souvenez peut-être, avait reçu l’été dernier à l’Elysée une délégation de l’opposition vénézuélienne composée de représentants de la grande bourgeoisie de ce pays et d’un membre notoire d’une formation extrémiste fascisante liée à M. Trump.

A la fin de l’entretien, Macron déclarait, je le cite : «  Nos concitoyens ne comprennent pas comment certains ont pu être complaisants avec le régime qui se met en place au Venezuela. Une dictature qui tente de se survivre au prix d’une détresse humaine. » Depuis cette sortie martiale, des élections qualifiées « d’honnêtes » par les observateurs étrangers ont eu lieu dans ce pays donnant 18 gouverneurs au mouvement chaviste au pouvoir et 5 à l’opposition. Macron n’a rien dit laissant une sombre inconnue porte parole du Ministère des Affaires étrangères s’étonner des résultats.

Il y a une semaine, le pourfendeur des fainéants et autres jaloux recevait en grande pompe le «  président auto proclamé » égyptien, le général Sissi. Et que déclarait l’ancien administrateur de banque ? Je le cite : « Je crois à la souveraineté des Etats et de la même façon que je n’accepte pas qu’un dirigeant donne des leçons sur la manière de gouverner mon pays, je n’en donne pas aux autres. »  

Bref, ce président a une conception de la souveraineté à géométrie très variable.Macron, c’est comme boire du vin avant 11h. Au bistrot, ça fait poivrot. A 12h05,  ça fait bon vivant. Dans tous les cas, il veut faire vite, comme les alcoolos vidant les verres à un rythme express. Tous les mauvais coups sociaux sont adoptés à la vitesse supersonique.

Quant à la prétendue concertation avec « les forces vives de la nation », la tromperie atteint des sommets. En fait, il s’agit pour l’adepte du détournement de majeur de recevoir parfois autour d’un café, d’exposer le projet et bonjour-bonsoir, y a plus rien à voir et encore moins à discuter. Certains s’en contentent, d’autres pas.Macron est hypocrite. Il n’est pas le seul, c’est vrai. Mais chez lui, il y a aussi une bonne dose de perversité et de mépris à l’égard des sans dents, comme dirait son ancien employeur, le retraité Hollande.

Hypocrisie, tel est le titre de la chanson interprétée par Lartiste. Ecoutons.

Clivages Vous n’aurez pas manqué de noter les clivages qui s’amplifient chaque jour d’avantage dans la société française y compris à gauche, particulièrement dans ma famille politique : la Catalogne, Mélenchon, le mouvement social et la manière de mener la lutte, la juste action contre les violences faites aux femmes et «  balance ton porc », y compris même « l’affaire » Sonia Nour …

L’amplification de ces inquiétants clivages mériterait une réflexion sereine et constructive sur les raisons profondes de cette dérive. Est-ce encore possibles ?

Ce vendredi midi 27 octobre sur France Inter, Nicolas Soufflet présentant l’émission «  Le jeux des mille euros » a évoqué «  le soulèvement républicain » en Espagne.

Chacun sait que la République espagnole a été démocratiquement élue au suffrage universel et a dû affronter un « soulèvement » militaire mené par Franco soutenu par Hitler et Mussolini.  De deux choses l’une : mettre la faute sur le compte de l’inculture ou craindre une réécriture de l’Histoire… Je n’ose y croire.

Juan Manuel Nebot, photographe et communiste est mort.

Juan Manuel Nebot, célèbre photographe et militant communiste, « Asturien et Espagnol » soulignait-il, est mort ce lundi à Oviedo.

C’est une figure des Asturies qui disparaît à l’âge de 88 ans. Il était artiste et militant, courageux dans les pires moments du franquisme, soucieux de sa liberté de penser et d’agir. Il était d’une fidélité absolue à ses engagements mais savait hausser le ton au point, à plusieurs reprises, d’avoir été écarté par ses camarades.Sa femme Rosa et ses enfants Ana et Carlos peuvent être fiers de leur mari et père.   « Hors ma vie familiale, deux dates  ont marqué ma vie », disait-il.

En 1942, Nebot comme on l’appelle familièrement à Oviedo et à Gijon s’engage dans la photographie ; en 1965, il rejoint le Parti communiste d’Espagne clandestin.Après la mort de Franco, il a toujours refusé d’être élu alors qu’il aurait été un bon candidat car très populaire.

Il n’a jamais souhaité occupé des fonctions responsables dans le Parti car il voulait conserver sa liberté de «  renâcler, lorsque cela était nécessaire ».Il a pourtant occupé trois postes: celui de président des photographes espagnols, de président des commerçants d’Oviedoanimateur de la première organisation écologiste espagnole les «  Amis de la nature des Asturies ».

Pour lui la vie, la vraie, exigeait d’être  «  honnête, transparent et dire la vérité. »J’ai rencontré Nebot à plusieurs reprises car il était un très proche ami de Horacio Fernandez Inguanzo, le célèbre leader communiste asturien, le deuxième mari de ma mère. 

Nebot appréciait les bonnes tables et, avec Rosa, ils aimaient recevoir. C’est dans ces moments là où sur son bateau au cours d’une sortie de nuit « a pescar hombres », à la pêche ordonnait-il, qu’il se confiait et nous faisait rire à « carcagadas », à gorge déployée.

Son magasin, renommé, aurait suffi à faire cuire la favada, le plat traditionnel asturien. Mais il était si bon photographe que les fins de semaine étaient remplies notamment avec les mariages de la «  haute » société nationale et régionale.

Il avait  immortalisé le mariage du fils de Carrero Blanco, le premier ministre franquiste explosé par  des centaines de kilos de dynamite en 1973 sur une route de Madrid. Le chef de la police politique des Asturies, le sinistre Ramos, avait eu beau faire, Nebot avait pu immortaliser le couple et leurs familles dégénérées avant de s’attabler en compagnie du ministre de la Marine «  pour parler poissons et crustacés ». «  Il fallait bien éviter de trop renvoyer en cuisine les tonnes de viandes, de langoustes et de caviar venues par avion de Madrid », rigolait-il.   

 A la fin de sa vie, lors des dernières élections, des revanchards ont essayé de lui interdire son droit de vote prétextant son état de santé. Il ne parlait plus Nebot mais son regard pétillait de compréhension et d’amour pour ses proches. Grâce à sa femme et à sa fille, grâce à ses camarades, il a pu exprimer pour la dernière fois le combat de sa vie.

Le combat pour la liberté et la démocratie. Il n’y a pas si longtemps, le Venezuela faisait la «  une »  de l’actualité. Le système de propagande médiatique en France, en Europe et bien entendu aux Etats-Unis fonctionnait à plein  régime.

Il fallait faire entrer dans les têtes qu’une dictature régnait à Caracas, que la presse était bâillonnée alors que 80% des médias restent placés sous la coupe de la grande bourgeoisie locale.Ce pays sombrait donc dans l’incurie, la répression et comme le suggérait M. Trump, il fallait vite mettre fin à l’expérience chaviste qu’on annonçait à l’agonie.

On se souvient que M. Macron avait reçu à l’Elysée une délégation de l’opposition et s’était fendu lui aussi de propos relevant de l’ingérence dans les affaires d’une autre nation.Depuis plusieurs semaines, le Venezuela a disparu des radars médiatiques, la campagne électorale des régionales se déroulant trop «  normalement », sans incident notable. Bref, plus rien à vomir.Dimanche, les électeurs vénézuéliens ont voté en plus grand nombre que lors des régionales de 2012 et ont élu 17 gouverneurs affichant les couleurs du parti du président Maduro, 5 revenant à l’opposition.

Comme il fallait s’y attendre, les Etats-Unis et leurs représentants locaux mauvais perdants crient à la fraude alors que les observateurs étrangers soulignent le bon déroulement du scrutin. Scandaleusement, le ministère français des Affaires étrangères a relayé lundi après midi les accusations non fondées de l’opposition. Macron et son équipe ont choisi de se ranger derrière Trump pour tenter de déstabiliser le Venezuela.

Les résultats de ce vote ne gomment évidemment pas les difficultés que connaît le Venezuela, problèmes en partie liés aux sabotages économiques organisés comme au temps d’Allende au Chili et aussi par des insuffisances internes au pouvoir en place. Ils constituent toutefois un sérieux revers pour les forces de droite, pour les gouvernants étatsuniens et européens plus prompts à donner des leçons à Caracas qu’à Madrid.

Luis Silva chante le Venezuela. Ecoutons.

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20/09/2017

Le goujat, la tambouille et la plus grande fête populaire de France

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(La chronique de José FORT)

Le mal élu à la présidence de la République française, 8 Français sur 10 n’ont pas voté pour lui, le déjà défraichi  Macron, peut être assuré au moins d’une chose : il figurera au Guinness des records de la muflerie.

Souvenez-vous de quelques-uns de ses bons mots :

« Si j’étais chômeur, j’essaierai de me battre d’abord » ;

«  Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires » ;

Et encore «  femmes illettrées  », « libéralisme valeur de gauche », «  je n’aime pas ce terme de modèle social », «  la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler » et plus récemment « faignants et  cyniques ». Avec une petite dernière sur les «  grincheux ».

J’en arrive à penser qu’en sortant du ventre de sa mère, la première chose que Macron s’est demandé c’est combien de gens il pourrait emmerder au cours de sa vie. Macron est un expert en matière de goujaterie. Pas seulement.

 Il est aussi le produit de ces « gagneurs », ces «  compétiteurs », bref cette génération accouchée par les banques et la grande bourgeoisie qui lui ont confié trois objectifs : casser les conquêtes sociales au nom de la «  réforme » et du « modernisme », installer durablement l’ultra libéralisme, tenter une opération rassemblant les ventres mous du spectre politique français dans une formation « en Marche » qui bat, déjà, sérieusement de l’aile.

 Il est aussi le produit d’une stratégie du spectacle de la communication contrôlée au millimètre près frisant le ridicule comme récemment sur l’ile ravagée de Saint Martin. Son entourage avait laissé croire que le président avait dormi sur un lit de camp et s’était lavé avec un seau d’eau, alors qu’il avait  été hébergé et avait dormi dans la chambre d’ami d’une gendarmette.

  Il y a aussi les copains et les coquins à recaser. Dernier exemple, la nomination de  Stéphane Bern à la défense du patrimoine national. Un bouffon de la télévision venu du « Figaro », comme s’il n’y avait pas des spécialistes notamment les architectes des bâtiments de France pour assurer une telle fonction. Mais peut être existe-t-il un lien entre le lourd endettement contracté par M. Bern après l’achat d’un château en Eure et Loir et sa nouvelle mission.

Au beau milieu de ce marigot, un moment de fraternité : la fête de « l’Humanité ». Un beau succès cette année, malgré le temps incertain et des mesures d’organisation obligatoires par ces temps troublés. Du monde partout à La Courneuve le week-end dernier. La foule devant la scène centrale, la foule dans les avenues  de la fête, la foule aux dizaines et dizaines de débats. Et retenez bien un fait prometteur : une foule jeune, très jeune.

 Comment expliquer le succès de la fête de l’Huma  que certains veulent inscrire au patrimoine national. Il s’agit en fait d’un cocktail mêlant la lutte contre les injustices, pour le progrès social et la solidarité internationaliste ; un cocktail aux multiples ingrédients allant de l’envie de faire la fête aux besoins de se retrouver, de dialoguer, de confronter, de s’aimer. Bref, une folle envie de communisme, au sens plein du terme.

Avez-vous remarqué que dans ce rassemblement à plusieurs centaines de milliers de personnes aucun incident n’est à déplorer ? Avez-vous noté que le succès de cette fête repose sur le bénévolat de milliers de militants communistes ? Avez-vous observé que les sans-grades deviennent harangueurs de foules tandis que les intellos s’agrippent aux fourneaux des cuisines ? Avez-vous aussi regretté que d’une phrase banale de Pierre Laurent  sur le thème « personne n’a le monopole de la vérité », une vague médiatico-politico-mélenchoniste ait voulu réduire la fête à leur sport préféré : la tambouille politicienne ?

  Le succès de la plus grande fête populaire de France donne des couleurs aux communistes et plus généralement à toute la gauche. Ce qui aurait ravi un de ses fidèles, le regretté Jean Ferrat, dont on ne se lasse pas d’écouter la chanson  « Camarade ». Ecoutons.

 José Fort, sur Radio Arts-Mada tous les lundi en direct à 19h et sur Chansons Rouges Mosaik Radio en différé dans le Top Magazine du lundi de 12h, 18h, 23h et mardi à 8h

10/07/2017

APRES LES ELECTIONS, DES VACANCES BIEN MERITEES

ballon.jpgLa période électorale est terminée après l'élection du nouveau Président de la République et des députés qui nous représenterons à l'assemblée nationale.

Le Gouvernement annonce pour l'été une série de mesures inquiétantes comme l'augmentation de la CSG pour les retraités, une nouvelle attaque contre le code du travail, de nouveaux avantages fiscaux pour les plus riches.

Elus communistes et républicains d'Evry nous nous opposons à cette politique libérale qui déjà depuis 5 ans sous Hollande a démontré son inefficacité. Nous pourrons aussi compter sur un groupe de députés communistes à l'assemblée nationale pour s'opposer à tous ces «  mauvais coups de l'été  » et également pour faire des propositions sérieuses et porteuses d'avenir en particulier la loi formation-sécurité-emplois permettant de garantir à tous un revenu, une formation et un travail tout au long de sa vie professionnelle, et c'est une très bonne nouvelle.

A Evry cette période électorale à été ternie par des moments de violences inacceptables dont a été responsable une candidate qui n'a pas accepté sa défaite. Le plus grave est qu'elle a ainsi sali notre ville l'associant à la fraude et mis en cause l’honnêteté des centaines de bénévoles qui depuis des mois ont assuré la bonne tenue des bureaux de vote dans des conditions souvent difficiles sacrifiant leur vie familiale plusieurs dimanches, et de l'ensemble des services administratifs dont la probité a été contestée.

Depuis que notre ville existe jamais notre ville et ces habitants n'ont ainsi mis en cause à l'occasion d'une élection, jamais. Nous pouvons ou pas apprécier le candidat élu, mais salir notre ville en y jetant la suspicion sans apporter la moindre preuve pour ne pas accepter sa défaite est déplorable et consternant.

Pour notre part, élus communistes nous continuerons à rester au service des habitants et de l'intérêt général des habitants.

Nous vous souhaitons à tous de bonnes vacances et pour ceux malheureusement qui ne pourront partir de profiter pleinement des équipements, parcs et services culturels que la Municipalité mettra à disposition de tous cet été.

Les élus communistes d”Evry Elise Yagmur, Christian Pigaglio, Diaz Diego

Tribune publiée dans le bulletin municipal du mois de Juillet

PS - Dessin d'illustration de Saith Bautista artiste peintre, extrait de très belle fresque qu'il a réalisée au Quartier du Champtier du Coq à Evry sur les locaux du Coin du Monde et de l'UL CGT, écouter un entretien où il explique son parcours et cette fresque pour Radio Evry

03/05/2017

ENTRE LA PESTE ET LE CHOLERA CHOISIR SON DESTIN

PESTE ET CHOLERA.jpg

Oui, il nous faudra choisir entre la peste et le choléra pour le deuxième tour de l'élection présidentielle. Pour moi, ce choix sera certainement l'un des plus difficiles que j'aurais eu à faire mais l'abstention ou le vote blanc n'est pas une option acceptable. Ce serait au mieux de la naïveté, au pire de la complicité passive.

Je ne me réveillerai pas le matin du 8 mai, date d’ailleurs de la commémoration de la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie, en acceptant d'avoir laissé se répandre dans le pays de Robespierre et de Jaurès la peste brune. Il est de ces choses avec lesquelles il ne faut pas jouer. L'Histoire nous apprend que ce genre de jeu se paie en larmes de sang.

Penser que, choisir le bulletin du candidat à la présidentielle toujours banquier au service du capital vaut acceptation de son programme, il n'y aura que lui pour le croire au soir du deuxième tour ! Il essaiera de cacher derrière un vote sur son nom qui sera massif, espérons-le malgré tout, la difficulté politique qui sera la sienne. Ce suffrage de rejet du F-Haine ne lui garantira en aucune manière la constitution d'une majorité aux prochaines élections législatives. Il a sans aucun doute, comme nous, les résultats du 1er tour et constaté que la gauche, enfin la gauche telle que la conçoive les progressistes, est majoritaire !

Ne pas se tromper de combat ! Sans majorité au parlement, le président élu devra faire face à une cohabitation ou démissionner. Je doute du dernier choix et si cohabitation il y a, il devra appeler à Matignon un 1er ministre de la nouvelle majorité parlementaire qui mettra en œuvre la politique voulue par cette majorité !

Alors ne jouons pas à l'apprenti sorcier et n'ouvrons pas une boite de Pandore qu'il serait très difficile de refermer !

Le 7 mai, ne votons pas pour un candidat mais pour protéger notre République et notre démocratie.

Christian Pigaglio, Maire adjoint d'Evry

"... Aussi étroit soit le chemin

Nombreux, les châtiments infâmes

Je suis le maître de mon destin

 

28/09/2015

Macron : "sa modernité est un archaïsme, ses idées un bréviaire conservateur" (Olivier Dartigolles)

emmanuel_macron_3.jpgLe ministre de l’Économie a encore sévi. Du haut de sa grande expérience de banquier d'affaires qui lui donne une grande expérience de terrain, Emmanuelle Macron juge qu'accéder aux plus hautes fonctions par l'élection est "un cursus d'un ancien temps" et que le libéralisme « est de gauche ».

Rien de nouveau donc sous le soleil de la part d'un personnage qui avait déjà théorisé sur l’absence de la figure du Roi dans la vie politique française. 

En fait d'idée, Emmanuel Macron en est resté à la période de la pré Révolution française. Quand à son libéralisme de gauche, il n'est que l'habituel refrain d'une partie des conservateurs qui font mine d'oublier que la lutte des classes est une réalité vivace dans notre pays où une partie de la population, celle des amis d'Emmanuel Macron, domine l'autre, la grande majorité de nos concitoyens. Les idées d'Emmanuel Macron ont plus de deux siècles d'âge. Sa modernité est un archaïsme, ses idées un bréviaire conservateur.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

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19:55 Publié dans ACTUALITES, Economie, Pétition | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : macron, rois, libéralisme | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

27/01/2015

Loi Macron, loi des patrons - Tribune des députés Front de gauche

macron,députés front de gauche

Les dix députés Front de gauche estiment que la loi Macron, examinée ce lundi 26 janvier à l'Assemblée nationale, « porte un message clair et global reposant sur une doctrine cohérente: la remise en cause de l’État social à travers l’application de vielles recettes néolibérales ».

Chaque législature est traditionnellement marquée par quelques textes phares et emblématiques, des lois qui reflètent l’orientation économique et sociale et donc l’identité politique de la majorité au pouvoir. Pourtant, depuis le début du quinquennat de François Hollande, les textes réellement progressistes, synonymes d’avancées pour nos concitoyens, se font toujours attendre. Au contraire, le peuple de gauche assiste avec consternation à l’adoption d’une série de lois régressives. Après la triste loi de transposition de l’Accord national interprofessionnel (ANI), le projet de « loi de relance de l’économie » vient étoffer cette série noire.

macron,députés front de gaucheLe « projet de loi Macron » porte sur des domaines aussi différents que les professions réglementées, le droit du travail et le secteur du transport par autocar. Derrière son caractère formellement désordonné et sectoriel, ce texte porte en fait un message clair et global reposant sur une doctrine cohérente: la remise en cause de l’État social à travers l’application de vielles recettes néolibérales.

Les signes de régression ne manquent pas dès lors qu’on prête attention au contenu de ce projet de loi aux apparences de fourre-tout : abandon du ferroviaire au profit de sociétés privées d’autocars, abandon du service public de la justice au profit de banques, de cabinets anglo-saxons ou tous autres investisseurs qui voudront s’offrir le sceau de la République, abandon des commerces de proximité au profit des grands groupes, risque de marchandisation du corps humain (avec le retrait de l’Etat majoritaire dans le capital du Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies, LFB), privatisation de la gestion de nos aéroports au profit de sociétés étrangères domiciliées dans des paradis fiscaux, allègement des obligations patronales en matière de licenciements économiques, etc.

Autant de preuves de ce que représente foncièrement le projet de loi Macron, à savoir un acte de foi et de soumission aux injonctions d’un patronat obsédé par une volonté d’une déréglementation généralisée, qui frapperait tant des marchés des biens et services, que le marché du travail et la protection sociale. Les dispositions portant sur l’extension et la banalisation du "travail le dimanche" symbolise ce texte de déconstruction de notre droit social.

Le gouvernement ne s’en cache pas : ce projet de loi doit incarner et assumer le tournant libéral de la majorité pouvoir. L’idée de tournant demeure néanmoins discutable, tant la démarche suivie depuis son accession au pouvoir, s’est régulièrement inscrite dans le droit fil de la pensée libérale qui règne dans les marchés financiers comme dans les institutions de l’Union européenne. Certaines propositions s’inspirent directement du rapport commandé par le président Nicolas Sarkozy à la Commission pour la libération de la croissance française, au sein de laquelle Emmanuel Macron siégeait déjà comme secrétaire général.

D’autres propositions sont issues des recommandations faites explicitement par la Commission européenne, ce qui est de nature à rendre les Français toujours plus perplexe sur l’identification et la localisation du pouvoir politique en France : qui décide et au nom de quels intérêts ? La question est d’ordre démocratique et idéologique. A Bruxelles comme à Paris, réformer c’est libéraliser. Un crédo et une équation simple dont les éléments constitutifs s’accompagnent d’une régression sociale irresponsable pour un gouvernement de gauche. Le texte renforce toujours un peu plus l’entreprise de régression historique du droit des salariés en faisant sauter les digues du droit du travail, pourtant si précieuses en période de crise. Certains socialistes ne s’y sont pas trompés: Martine Aubry qualifie le texte de « régression » et Pierre Joxe se dit« éberlué » et « stupéfait » par un texte « ahurissant ». Preuve que le choc va au-delà des rangs des élus du Front de gauche.

Pour le Front de gauche, la régression sociale est antinomique avec la relance de l’économie. Nous croyons toujours dans les vertus de la croissance par l’augmentation des salaires. A l’inverse, le projet de loi Macron porte l’empreinte d’une insécurité sociale sans garantir la croissance économique, loin s’en faut. A travers cette volonté de déconstruire un droit du travail façonné de haute lutte, c’est une véritable pierre angulaire de notre modèle social qui se trouve aujourd’hui en danger.

François Asensi, député de Seine-Saint-Denis
Alain Bocquet, député du Nord
Marie-Georges Buffet, députée de Seine-Saint-Denis, ancienne ministre
Jean-Jacques Candelier, député du Nord
Patrice Carvalho, député de l’Oise
Gaby Charroux, député des Bouches-du-Rhône
André Chassaigne, président du groupe Front de gauche à l’Assemblée nationale, député du Puy-de-Dôme
Marc Dolez, député du Nord
Jacqueline Fraysse, députée des Hauts-de-Seine
Nicolas Sansu, député du Cher


Chassaigne (GDR) fait référence à Wolinski pour... par LCP

26/01/2015

Pour aider Syriza et la Grèce, les socialistes peuvent défiler à Paris contre la Loi Macron

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Après les premières déclarations de ministres et de dirigeants socialistes souhaitant puis se félicitant de la victoire de Syriza, Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée, déclare ce matin que « la gauche française au pouvoir jouerait un rôle de point d'appui» pour Syriza.

Un premier rendez-vous est inscrit à l'agenda, et cela commence dès aujourd'hui à l'Assemblée avec la discussion sur le projet de loi Macron. Tout ce qui inspire ce projet et tout ce qui en fait l'architecture principale est très précisément avec quoi Alexis Tsipras propose de rompre. Si, « après la belle victoire de Syriza », Bruno Le Roux vient défiler entre les grands magasins et l'Assemblée, il participera à la chaîne de solidarité et de luttes européennes contre les politiques de régression sociales et démocratiques.

La victoire de Syriza est une chance pour toute l'Europe car un pays, présenté comme un véritable laboratoire de l'austérité, vient de dire avec force et clarté sa volonté de prendre un autre chemin. Enfin, si le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale est sincère, alors il doit demander un collectif budgétaire pour mettre un coup d’arrêt aux 50 milliards d'euros d'austérité programmés d'ici 2017.

Si le gouvernement et les dirigeants socialistes veulent aider Syriza et la Grèce, qu'ils changent dès à présent de politique en France et en Europe.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF