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21/08/2026

Le nouvel exécutif national du Parti Communiste Français

CN PCF Toulouse.jpg

Le conseil national élu lors du congrès de Lille s'est réuni ce vendredi pour choisir 36 de ses membres afin de composer l'exécutif national.

Suite logique du 40e congrès qui s’est tenu début juillet à Lille, la direction communiste nouvellement élue s’est doté, lors de sa première réunion en marge de l’université d’été du PCF, d’un exécutif remanié. La liste proposée a été élue avec 108 voix pour (89%), 13 contre et 10 abstentions. Composé à parité, il compte 36 membres. Sa moyenne d’âge se situe à 48 ans. 16 membres sortants n’ont pas été reconduits et 16 autres changent de responsabilité.

Fabien Roussel (59) Secrétaire national Reconduit au CEN

Jérémy Bacchi (13) Projet communiste ; suivi Provence-Alpes-Côte d’Azur Reconduit au CEN

Charlotte Balavoine (93) International, déploiement des campagnes auprès des fédérations Entrée au CEN

Amar Bellal (35) Écologie Reconduite au CEN

Hélène Bidard (75) Relations avec le Parti de la gauche européenne (PGE) Reconduite au CEN

Stéphane Bonnéry (94) Coordination du CEN, lien au CN, suivi des commissions nationales et coordination des revues Reconduit au CEN

Vincent Boulet (75) Politique de paix, de défense et relations avec les partenaires internationaux Reconduit au CEN

Ian Brossat (75) Porte-parolat, suivi Île-de-France Reconduit au CEN

Fanny Chartier (75) Développement des pratiques militantes Entrée au CEN

Taylan Coskun (93) Coordinateur des moyens institutionnels et juridiques Reconduit au CEN

Cécile Cukierman (42) Élections, institutions et collectivités Reconduite au CEN

Léon Deffontaines (80) Communication et suivi des Hauts-de-France Reconduit au CEN

Sophie Delfino (05) Suivi des nouvelles adhésions Entrée au CEN

Bénédicte Dupont (59) Discussion à finaliser Entrée au CEN

Fabien Gay (93) Directeur de L’Humanité Reconduit au CEN

Clara Gimenez (34) Développement des cellules Reconduite au CEN

Marie-Jeanne Gobert (14) Médiation et règlement des conflits Reconduite au CEN

Christophe Grassullo (94) Trésorier national Reconduit au CEN

Gladys Grelaud (29) Ruralités et suivi Bretagne Reconduite au CEN

Fatima Khallouk (94) Handicap Entrée au CEN

Pierre Lacaze (31) Relations extérieures ; relations avec les groupes parlementaires et les partis ; suivi Occitanie et relations avec l’Outre-mer Reconduit au CEN

Céline Lecat (62) Campagnes de solidarité concrète Entrée au CEN

Véronique Mahé (44) Lien avec les fédérations Reconduite au CEN

Frédéric Mellier (33) Entreprises et lieux de travail Entrée au CEN

Yannick Monnet (03) Affaires sociales Reconduit au CEN

Özer Öztorun (94) Politique des cadres et quartiers populaires Entrée au CEN

Nadège Plaineau (50) Discussion à finaliser Entrée au CEN

Léna Raud (93) Jeunesse Entrée au CEN

Guillaume Roubaud-Quashie (92) Mouvement des idées ; Président de la Fondation Gabriel Péri Reconduit au CEN

Aymeric Seassau (44) Relations avec les syndicats Reconduit au CEN

Patricia Tejas (84) Économie, Finances publiques Reconduite au CEN

Muriel Ternant (90) Éducation et suivi Bourgogne-Franche-Comté Reconduite au CEN

Sylvie Vinceneux (83) Logement Entrée au CEN

Shirley Wirden (75) Droits des femmes et féminisme Reconduite au CEN

Bora Yilmaz (54) Lutte contre le racisme et l’antisémitisme et suivi Grand-Est Entrée au CEN

Igor Zamichiei (75) Vie du Parti Reconduit au CEN

Membres invités

Bastien Bonnargent (75) Secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF)

Stéphane Peu (93) Président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale

Philippe Rio (91) Président de la Coopérative des élu·es communistes, républicain·es et citoyen·nes

Camille Mongin (29) Secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes (UEC)

Source La Marseillaise

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Le nouvel exécutif national du Parti Communiste Français

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Le conseil national élu lors du congrès de Lille s'est réuni ce vendredi pour choisir 36 de ses membres afin de composer l'exécutif national.

Suite logique du 40e congrès qui s’est tenu début juillet à Lille, la direction communiste nouvellement élue s’est doté, lors de sa première réunion en marge de l’université d’été du PCF, d’un exécutif remanié. La liste proposée a été élue avec 108 voix pour (89%), 13 contre et 10 abstentions. Composé à parité, il compte 36 membres. Sa moyenne d’âge se situe à 48 ans. 16 membres sortants n’ont pas été reconduits et 16 autres changent de responsabilité.

Fabien Roussel (59) Secrétaire national Reconduit au CEN

Jérémy Bacchi (13) Projet communiste ; suivi Provence-Alpes-Côte d’Azur Reconduit au CEN

Charlotte Balavoine (93) International, déploiement des campagnes auprès des fédérations Entrée au CEN

Amar Bellal (35) Écologie Reconduite au CEN

Hélène Bidard (75) Relations avec le Parti de la gauche européenne (PGE) Reconduite au CEN

Stéphane Bonnéry (94) Coordination du CEN, lien au CN, suivi des commissions nationales et coordination des revues Reconduit au CEN

Vincent Boulet (75) Politique de paix, de défense et relations avec les partenaires internationaux Reconduit au CEN

Ian Brossat (75) Porte-parolat, suivi Île-de-France Reconduit au CEN

Fanny Chartier (75) Développement des pratiques militantes Entrée au CEN

Taylan Coskun (93) Coordinateur des moyens institutionnels et juridiques Reconduit au CEN

Cécile Cukierman (42) Élections, institutions et collectivités Reconduite au CEN

Léon Deffontaines (80) Communication et suivi des Hauts-de-France Reconduit au CEN

Sophie Delfino (05) Suivi des nouvelles adhésions Entrée au CEN

Bénédicte Dupont (59) Discussion à finaliser Entrée au CEN

Fabien Gay (93) Directeur de L’Humanité Reconduit au CEN

Clara Gimenez (34) Développement des cellules Reconduite au CEN

Marie-Jeanne Gobert (14) Médiation et règlement des conflits Reconduite au CEN

Christophe Grassullo (94) Trésorier national Reconduit au CEN

Gladys Grelaud (29) Ruralités et suivi Bretagne Reconduite au CEN

Fatima Khallouk (94) Handicap Entrée au CEN

Pierre Lacaze (31) Relations extérieures ; relations avec les groupes parlementaires et les partis ; suivi Occitanie et relations avec l’Outre-mer Reconduit au CEN

Céline Lecat (62) Campagnes de solidarité concrète Entrée au CEN

Véronique Mahé (44) Lien avec les fédérations Reconduite au CEN

Frédéric Mellier (33) Entreprises et lieux de travail Entrée au CEN

Yannick Monnet (03) Affaires sociales Reconduit au CEN

Özer Öztorun (94) Politique des cadres et quartiers populaires Entrée au CEN

Nadège Plaineau (50) Discussion à finaliser Entrée au CEN

Léna Raud (93) Jeunesse Entrée au CEN

Guillaume Roubaud-Quashie (92) Mouvement des idées ; Président de la Fondation Gabriel Péri Reconduit au CEN

Aymeric Seassau (44) Relations avec les syndicats Reconduit au CEN

Patricia Tejas (84) Économie, Finances publiques Reconduite au CEN

Muriel Ternant (90) Éducation et suivi Bourgogne-Franche-Comté Reconduite au CEN

Sylvie Vinceneux (83) Logement Entrée au CEN

Shirley Wirden (75) Droits des femmes et féminisme Reconduite au CEN

Bora Yilmaz (54) Lutte contre le racisme et l’antisémitisme et suivi Grand-Est Entrée au CEN

Igor Zamichiei (75) Vie du Parti Reconduit au CEN

Membres invités

Bastien Bonnargent (75) Secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF)

Stéphane Peu (93) Président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale

Philippe Rio (91) Président de la Coopérative des élu·es communistes, républicain·es et citoyen·nes

Camille Mongin (29) Secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes (UEC)

Source La Marseillaise

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L’Université d’été du PCF, pour aborder cette année avec ambition

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Guillaume Roubaud-Quashie, directeur de l'Université d'été du PCF et membre du Conseil national présente l'évènement qui débute ce vendredi à Toulouse

La Marseillaise : Quels seront les temps forts de cette université d’été du PCF à Toulouse ?

Guillaume Roubaud-Quashie : C’est une université un peu particulière parce qu’elle arrive juste après le 40e Congrès du Parti Communiste. C’est, pour nous, le premier événement public majeur, important, national, depuis. Il s’inscrit dans un contexte bien connu, qui est celui, du macronisme finissant mais qui n’est pas encore parti puisqu’ils sont dans la préparation d’un prochain budget et envoient des signaux assez inquiétants. Parmi les temps forts de cette année, on a voulu donner une place importante aux enjeux climatiques et environnementaux. Cela se traduira notamment par la présence dès l’ouverture d’un responsable syndical des Sdis. On a aussi voulu apporter un éclairage particulier sur la question des enjeux de l’intelligence artificielle. On aura toute une série de rendez-vous autour des questions internationales, avec le retour de la délégation du PCF qui s’est rendue au Proche-Orient, un temps fort aussi autour de Cuba face au danger trumpiste qui ne cesse de grandir, et une séquence consacrée à l’évolution de la domination états-unienne dans la période. Dans les temps forts politiques, Fabien Roussel donnera son allocution de rentrée ce samedi soir, un débat est organisé dimanche entre Léon Deffontaines et le Haut-Commissaire à la Stratégie et au Plan Clément Beaune sur la question de la planification démocratique. Nous avons également organisé une rencontre entre les différentes formations politiques de gauche, avec socialistes, écologistes, insoumis et communistes bien sûr, ainsi qu’une rencontre avec le monde du travail, en présence de Caroline Chevé secrétaire générale de la FSU et Fabienne Rouchy, secrétaire confédérale de la CGT.

Vous prendrez partà une conférence intitulée « Antifascisme et politiquede masse », pouvez-vousla présenter ?

G.R.-Q. : C’est une thématique qui est importante pour nous parce qu’il y a la question de la nature de la menace d’extrême droite qui est devant nous et beaucoup d’ateliers seront consacrés à cette question, avec, notamment, Bernard Pudal qui a sorti un livre très important sur le sujet. On a voulu construire avec la jeunesse communiste un projet d’échange qui marie leurs réflexions en cours d’un côté, et de l’autre, un ancrage historique. C’est à ce titre-là que je vais intervenir dans cet atelier, parce que cette question de l’extrême droite, il faut évidemment la regarder à la lumière précise du présent, mais elle n’est pas neuve. On a déjà été confrontés à cette question et à des moments d’affirmation de l’extrême droite, et il y a eu des réponses des communistes dont on peut juger qu’elles sont adaptées pour le présent, qu’elles ne le sont plus, qu’elles l’ont été, qu’elles n’ont pas été, peu importe. En tout cas l’idée est de proposer aux communistes de ne pas réfléchir comme si rien n’avait jamais été pensé et tenté par le passé, si je puis dire. Le propos qui sera le mien sera surtout centré sur les réflexions et les expériences des communistes dans les années 1930, au moment où justement l’extrême droite en France était aux portes du pouvoir. Et, finalement, il faudra la victoire de Hitler pour que l’extrême droite, qui a cessé de progresser et n’avait pas réussi à obtenir le pouvoir, l’obtienne dans le bagage de l’armée nazie par ce rapport de force là. Donc l’idée c’est de voir un petit peu des éléments de réflexion et de parallèles avec aujourd’hui.

Pourquoi ce moment est-il important pour le parti, les militants, les cadres et les élus ?

G.R.-Q. : C’est-à-dire qu’on sait tous qu’on va aborder une année importante et qu’on l’aborde avec esprit d’ambition absolument, mais tout en sachant qu’elle n’est pas facile d’avance. C’est-à-dire que le pire n’est pas du tout certain mais le meilleur n’arrivera pas par hasard. Donc, si on veut que le meilleur advienne et que le pire n’advienne pas, alors, il est impératif de prendre le temps de la réflexion au-delà des postures et des pensées courtes. Il faut creuser un certain nombre de sujets sur lesquels l’université va justement travailler à la veille de cette rentrée 2026-2027.

L’allocution de Fabien Roussel est prévue ce samedi soir. Est-ce un lancement de campagne présidentielle, tout en sachant que le vote des militants pour déterminer si oui ou non il sera candidat, est attendu le 6 septembre prochain ?

G.R.-Q. : évidemment, au Parti communiste, ce sont les adhérents qui décident de leur orientation. En même temps il est certain que le 40e Congrès, au terme d’un processus démocratique, a déjà donné une certaine orientation. Le discours de Fabien Roussel ne pourra pas être celui du candidat, puisque ça, c’est aux communistes de le décider souverainement début septembre. Néanmoins, il s’inscrira dans la perspective qui a été tracée démocratiquement par le 40e congrès. Il aura une tonalité offensive pour attaquer l’année dans le contexte présent.

Source La Marseillaise

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02/06/2026

« Empreinte 2050 » : programme du PCF pour la neutralité carbone

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Les rédacteurs du document « Empreinte 2050 », programme du PCF permettant d’atteindre la neutralité carbone d’ici la moitié du siècle, ont fait un bilan de leurs rencontres avec les citoyens, les industriels, les syndicalistes, lundi 1er juin, à Paris.

 

En mai 2023, les plans climat fleurissent de toutes parts, présentant des chemins conduisant la France à la neutralité carbone. « Nous en voulions un qui conteste tous ces plans climat s’inscrivant dans le système capitaliste », a exposé Amar Bellal, responsable de la commission Écologie du PCF lors d’une soirée au siège de la formation, lundi, consacrée aux deux ans du Plan climat « Empreinte 2050 ». Un point d’étape pour tirer le bilan de 105 réunions publiques, d’une cinquantaine d’auditions de syndicats, d’organisations professionnelles, de représentants d’entreprise du secteur de l’énergie, de scientifiques.

« Avec ce programme qui vise à annuler l’empreinte carbone, nous avons, à partir des besoins auxquels on souhaite répondre, déduit une planification des productions et des consommations », expose Michel Doneddu, ingénieur. « Il y aura des secteurs en croissance, d’autres en décroissance », souligne Amar Bellal.

« Empreinte 2050 » prévoit une forte réindustrialisation pour répondre aux besoins nationaux. Puisque 51 % des émissions françaises de gaz à effet de serre (GES) sont importés, la relocalisation pourrait permettre de réduire l’empreinte carbone cumulée de 900 mégatonnes de CO2 d’ici 2050, et créer des centaines de milliers d’emplois.

Deuxième axe fort : l’électrification massive du pays pour limiter le recours aux ressources fossiles. Le développement immédiat des énergies renouvelables et du nucléaire à partir de 2035 (20 EPR seraient programmés d’ici 2050) doit quasiment faire doubler la production électrique entre 2022 et 2050.

Une planification écologique

La planification fixerait des objectifs par secteur d’activité afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Ainsi, l’électrification, l’essor de l’hydrogène et des carburants de synthèse, le déploiement du fret ferroviaire, la baisse du trafic aérien chez les plus aisés, etc., doivent permettre une réduction des émissions de GES de 97 % dans le secteur des transports. L’évolution des pratiques agricoles et le développement des forêts comme puits de carbone doivent réduire de moitié les émissions. Au cœur du plan climat, on trouve un immense travail de modélisation des effets du plan sur les émissions de GES. « Cette expertise crédibilise nos propositions », salue Amar Bellal.

Depuis deux ans, la confrontation avec les acteurs des différents secteurs s’est avérée fructueuse et a fait évoluer « Empreinte 2050 », a relaté Michel Doneddu. Ainsi, alors qu’il est prévu une baisse drastique de la production de biogaz et biocarburants, les acteurs du secteur ont alerté sur le besoin de « réserver une part des biogaz et biocarburants à l’agriculture », même si celle-ci doit être électrifiée, car certaines de ces cultures sont « des coproduits qui servent à l’alimentation animale ».

D’autres rencontres ont servi à présenter la conception communiste des biens communs. Aux interlocuteurs qui jugeaient possible de comptabiliser la capture du carbone des océans, la France administrant le deuxième espace maritime au monde, Michel Doneddu fait valoir que « les océans appartiennent à tout le monde » et que des États sans accès maritime, tels que « la République tchèque ou la Mongolie », seraient lésés.

« Le climat et les Jours heureux »

Ce plan s’articule à la visée communiste, selon ses concepteurs. « C’est une question sociale que de s’occuper d’écologie. Faire du social sans écologie est un leurre. Nous tentons de démontrer qu’il est possible d’avoir et le climat et les « Jours heureux » », insiste Amar Bellal. « Empreinte 2050 » n’a pas opté pour des « changements individuels brutaux » en matière de consommation, et s’articule autour des moyens technologiques actuels.

Cela appelle à des transformations profondes. Les investissements dans la transition climatique se doivent d’être massifs : 186 milliards d’euros par an, soit 7,9 % du PIB. Le plan prévoit une nationalisation des grands groupes énergétiques, une réduction du temps de travail qui permettra d’absorber la baisse d’activité dans certains secteurs, la création d’une Sécurité emploi formation pour favoriser les nécessaires reconversions professionnelles, des droits d’intervention des salariés dans les entreprises.

En phase de mise à jour, « Empreinte » aura prochainement un petit frère. Une équipe planche sur un plan d’adaptation au réchauffement climatique, celui-ci étant déjà une réalité. Un plan, lui aussi « en rupture avec le capitalisme ».

Environnement, PCF

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14/04/2026

Énergie Face à la flambée des prix, les communistes proposent

PCF Hausse des prix.jpg

Carburants à plus de deux euros, gaz sous tension, menace sur l’approvisionnement. Pour le groupe CRCE-K du Sénat, la crise énergétique qui s’installe n’a rien d’une parenthèse. Lors d’une conférence de presse ce 14 avril, les sénateurs communistes ont présenté une proposition de loi pour bloquer immédiatement les prix, encadrer les marges et engager la création d’un grand pôle public de l’énergie.

« Nous sommes face à une crise durable, liée à l’enlisement du conflit au Moyen-Orient et aux menaces sur le détroit d’Ormuz », prévient Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE-K. Pour les communistes, la flambée relève autant de la spéculation que des coûts réels. Le pétrole distribué aujourd’hui a été acheté avant le pic de tension, mais il est revendu au prix fort.

Résultat, les ménages paient leur plein au prix fort. «  Un plein à plus de 100 euros par semaine, c’est près de 400 euros par mois, soit quasiment un tiers du SMIC », notent les élus communistes. Une situation qui touche, en premier lieu, les salariés dépendants de la voiture.

Trois mesures pour bloquer les prix

Face à l’urgence, le groupe CRCE-K propose un triptyque législatif. D’abord, le blocage des prix du gaz et des carburants en s’appuyant sur l’article L.410-2 du code du commerce, déjà utilisé lors de crises majeures. Ensuite, l’encadrement des marges avec transparence sur les coûts et taxation des superprofits. Enfin, la baisse de la TVA à 5,5 % sur l’énergie.

De quoi dénoncer une situation où « l’État engrange près de 4 milliards d’euros de recettes supplémentaires par mois lorsque les prix atteignent deux euros », tandis que les énergéticiens multiplient les bénéfices. TotalEnergies aurait ainsi réalisé près d’un milliard d’euros de profits sur le seul mois de mars.

Pour les sénateurs, les arguments sur un risque de pénurie ne tiennent pas. « Des pénuries existent déjà avec les prix libres. La France dispose de plus de cent jours de stocks stratégiques » avant d’ajouter que le blocage des prix est déjà appliqué dans certains territoires ultramarins, sans qu’il y ait de rupture d’approvisionnement.

Un pôle public pour sortir de la logique de marché

Au-delà de l’urgence, le groupe CRCE-K propose une refonte complète du système énergétique avec la création d’« Énergie de France ». Le projet repose sur la nationalisation et la fusion d’EDF, d’Engie et de TotalEnergies dans une structure publique organisée en trois entités consacrées à l’électricité, au gaz et aux carburants.

Objectif affiché : sortir l’énergie des mécanismes spéculatifs, garantir des prix stables et relancer une stratégie industrielle. Les communistes pointent la fermeture de six raffineries et la suppression de plus de 1 200 emplois depuis 2010.

La politique des chèques dans le viseur

Les élus critiquent vivement la stratégie gouvernementale fondée sur les aides ciblées. « En deux ans, 86 milliards d’euros ont été dépensés, sans effet durable sur les prix. Cet argent a surtout alimenté les profits des énergéticiens ». Pour le groupe CRCE-K, l’enjeu dépasse la seule question du pouvoir d’achat. Il s’agit désormais d’un choix politique entre la régulation publique et la poursuite d’un marché énergétique jugé incontrôlable. «  L’énergie est un bien essentiel. Elle doit être sortie de la logique de rente », conclut Cécile Cukierman.

Source Libertés Actus

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19:18 Publié dans ELUS COMMUNISTES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : prix energie, pcf | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

01/04/2026

Fabien Roussel hausse le ton et propose de nationaliser Total

Fabien Roussel essence.jpgInvité ce matin sur les ondes de France Inter, le secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel, a dénoncé la flambée des prix de l’essence et appelé à une intervention immédiate de l’État.

Au cœur de sa stratégie : une proposition de loi déposée par les sénateurs communistes pour bloquer les prix, encadrer les marges et nationaliser TotalEnergies. Une ligne politique qui assume une confrontation directe avec la logique de marché au nom de la protection des ménages.

Un appel à une intervention immédiate de l’État

La hausse rapide des prix des carburants, alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et la nervosité des marchés énergétiques, a replacé la question du pouvoir d’achat au centre du débat public. Dans de nombreuses stations, le litre de gazole a largement dépassé le seuil symbolique des deux euros, ravivant l’inquiétude des ménages et des professionnels dépendants de la route.

Fabien Roussel a choisi de porter l’offensive sur le terrain médiatique. Ce matin, sur France Inter, le dirigeant du PCF a dénoncé une « situation insupportable » pour les Français, accusant les grands groupes pétroliers de profiter de la crise. Selon lui, l’État dispose des outils juridiques nécessaires pour agir rapidement, mais refuse de les utiliser.

Au-delà du constat, il souhaite « faire de la question énergétique un marqueur de justice sociale ». Pour lui, laisser les prix s’envoler revient à accepter un transfert direct des richesses des ménages vers les entreprises énergétiques et les marchés financiers.

La proposition de loi des sénateurs communistes, un dispositif de régulation exceptionnel

Au cœur de cette offensive politique se trouve une proposition de loi déposée au Sénat par les élus communistes. Le texte vise à instaurer une régulation exceptionnelle des prix de l’énergie, en s’appuyant sur les dispositions du code de commerce permettant à l’État d’intervenir en cas de circonstances exceptionnelles.

La mesure principale consiste à plafonner temporairement le prix des carburants à un niveau considéré comme supportable pour les ménages, autour de 1,60 euro le litre. Le texte prévoit aussi un encadrement strict des marges sur l’ensemble de la chaîne énergétique, du raffinage à la distribution, ainsi qu’un renforcement des contrôles et des sanctions en cas d’abus.

Autre levier : la réduction temporaire de la TVA sur les carburants et l’électricité, ce qui aurait des effets immédiats sur la facture finale. Les sénateurs communistes proposent enfin une clause de sauvegarde permettant d’étendre le blocage aux prix de l’électricité si la crise devait s’aggraver.

Mais la dimension la plus politique de cette initiative réside dans la nationalisation évoquée par Fabien Roussel. Il a réaffirmé que, si les grands groupes énergétiques refusaient de limiter leurs marges, l’État devrait reprendre le contrôle des entreprises jugées stratégiques pour garantir la sécurité énergétique du pays.

Une bataille politique sur le rôle de l’État face aux crises

Au-delà des mesures concrètes, la prise de position du secrétaire national du PCF traduit une vision plus large du rôle de l’État dans l’économie. Pour les communistes, la hausse des prix de l’énergie révèle les limites d’un modèle fondé sur la dérégulation et la dépendance aux marchés internationaux.

Fabien Roussel défend ainsi la création d’un pôle public de l’énergie capable de stabiliser les prix sur le long terme et de garantir une énergie accessible à tous. Il pointe l’augmentation des Certificats d’Économie d’Énergie, accusée d’avoir renchéri indirectement le coût des carburants et du chauffage.

par Léa Triolen pour Liberté Actus

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30/03/2026

Pour 2027, le PCF veut un « communisme de conquêtes

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La direction du Parti communiste, réunie ce week-end, a approuvé le texte qui pourrait servir de base de discussion lors du 40e congrès, en juillet prochain. Proposition est faite d’une candidature « combative » pour 2027.

 

Le débat peut s’ouvrir. Ce dimanche à Paris, le Conseil national (CN) du PCF a approuvé à 77 % des voix le projet de base commune de discussion, « Un communisme de conquêtes », qu’il soumet aux adhérents à l’occasion du congrès du parti, qui se tiendra les 3, 4 et 5 juillet à Lille.

Les 38e et 39e congrès ont porté « l’ambition de rendre à nouveau visible notre parti dans le débat public » et « permis de renouveler notre projet et de préciser nos propositions », a rappelé en introduction Léon Deffontaines, responsable de la commission chargée de la rédaction du texte.

Cette fois-ci, « il s’agit de franchir une étape décisive : affirmer le rôle central du PCF dans la conquête de pouvoirs pour le monde du travail » et « recréer une base sociale forte en faisant progresser la conscience de classe », avance-t-il. À un an de la présidentielle, la question de la stratégie des communistes est également posée.

« Le 40e congrès propose aux communistes de prendre toute leur place lors de la prochaine élection présidentielle et de mettre en débat (…) ses propositions avec les citoyennes et les citoyens, avec les forces de gauche et écologistes, avec les militants syndicaux et associatifs, avec le monde du travail, de la culture et de la création. Les communistes sont donc en campagne dès aujourd’hui », expose le texte proposé par le CN, qui précise que « les communistes considèrent avoir toute légitimité pour porter une candidature de rassemblement issue de leurs rangs, pour l’élection présidentielle comme pour l’ensemble des scrutins nationaux et locaux du pays ».

Pour les élections législatives, il est proposé de « construire les rassemblements les plus larges, afin de faire élire le plus grand nombre possible de députés de gauche » à l’échelle des territoires et de discuter avec les autres forces de progrès pour déterminer les candidatures les mieux à même de l’emporter dans les circonscriptions « menacées d’un succès de l’extrême droite ou de ses alliés ».

« Nous ne voulons pas faire un choix entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann »

Minoritaires, plusieurs voix ont pris leur distance avec l’hypothèse d’une candidature communiste. « Notre obsession doit être de tout faire pour construire l’alternative à l’extrême droite et au capitalisme radicalisé, avance ainsi le conseiller de Paris Jean-Noël Aqua. Nous devons tout faire pour être utile en 2027, faire gagner une politique de progrès et d’émancipation. » Il rappelle l’aspiration unitaire de l’électorat de gauche et invite à « partir de l’existant pour l’améliorer », la « voie de victoire ouverte par le Nouveau Front populaire en 2024 ».

Il s’inquiète de ne pas voir dans le projet de base commune de « chemin concret pour battre l’extrême droite et ouvrir une victoire de la gauche ». « Le PCF peut faire entendre sa voix sans se placer d’emblée dans une perspective d’échec de la gauche face à la droite et l’extrême droite. On ne peut faire l’économie d’une réflexion sur un rassemblement de notre camp social et politique », alors que l’extrême droite est proche de 35 % d’intentions de vote, appuie le secrétaire départemental du Finistère, Ismaël Dupont.

D’autres, comme Muriel Ternant (Territoire de Belfort), se prononcent pour une candidature communiste « au service d’un projet révolutionnaire » et qui « pourrait éventuellement être retirée au bénéfice d’une stratégie de mise en échec de l’accession de l’extrême droite au pouvoir ». Nicolas Cossange (Hérault) rappelle, lui, que l’élection présidentielle est « un moment phare de la vie politique » et permet de présenter les propositions du PCF. Il ajoute qu’en 2017 le soutien à Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas traduit par un accord aux législatives.

« Nous ne voulons pas faire un choix entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann », souligne Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, pour qui « c’est en ayant une candidature combative à l’élection présidentielle, comme nous avons su le faire en 2022, que nous serons en meilleure position pour avoir le plus de députés possible ».

La présidentielle en ligne de mire

Pour 2027, expose le projet de base commune, l’objectif sera de porter une « politique de classe seule à même de reconquérir le monde du travail », sous la forme d’un « pacte » avec les Français qui « replace au centre du débat public le travail et l’emploi, la justice sociale et l’égalité réelle, la souveraineté populaire et la refondation de la République, l’édification d’un nouvel ordre mondial fondé sur la paix et la coopération entre les peuples ». Dans ce cadre, « il faudra insister énormément sur la désindustrialisation » qui nourrit la « montée de l’extrême droite dans les sous-préfectures », avance Pierre Lacaze, responsable aux élections.

Le congrès doit être l’occasion de mettre à jour l’analyse des communistes, mais aussi de redéfinir leur projet. L’un des principaux débats portera sur la réintroduction dans leur doctrine de la notion de « socialisme aux couleurs de la France » qui devrait leur permettre de mieux présenter leur ambition autour de cinq piliers fondamentaux : la planification démocratique et écologique, la socialisation massive des moyens de production, la coopération entre nations souveraines, la promotion des droits et libertés et l’émancipation culturelle. Un plan d’action devrait également être mis en place pour animer deux « campagnes structurantes » et permanentes, l’une pour une « nouvelle industrialisation et de nouveaux services publics », l’autre « pour la paix et l’autodétermination des peuples ».

D’ici le 3 mai, trois cents communistes au moins peuvent déposer un texte de base commune alternative. L’un d’entre eux, « Le communisme partout », a déjà été présenté par des contributeurs du site Nos révolutions. « Nous souhaitons réparer le lien entre le parti et l’ensemble des mouvements sociaux », explique à l’Humanité l’un de ses rédacteurs, Antoine Guerreiro. Ce texte se propose de renouer une alliance « prioritairement avec les insoumis ». Un autre texte, proche du blog Matérialisme et communisme, est en préparation.

Le membre de l’exécutif Frédéric Boccara a déclaré qu’« il y a besoin d’un texte alternatif reprenant l’ambition des 38e et 39e congrès », estimant que le document proposé par le Conseil national est en « régression sur les avancées marxistes » et qu’il ne pose pas la question « de l’articulation avec des éléments communs de programme face au danger d’extrême droite ». Les communistes détermineront le texte sur lequel ils plancheront par un vote les 6 et 7 juin, avant, dans le courant de juin, d’en débattre dans les sections et fédérations.

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11:27 Publié dans ACTUALITES, ELUS COMMUNISTES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : pcf, congrès | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!