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21/05/2017

ELECTIONS LEGISLATIVES 11 et 18 JUIN 2017

LES ELUS COMMUNISTES ET REPUBLICAINS D'EVRY : ELISE YAGMUR, DIAZ DIEGO, CHRISTIAN PIGAGLIO SOUTIENNENT CETTE PETITION

Première circonscription Essonne

Bondoufle – Corbeil-Essonnes – Courcouronnes – Evry – Lisses – Villabé

nouaille3.jpg

Tous ensemble pour Michel NOUAILLE et Mina FAYED

Nous sommes heureux que JL Mélenchon soit arrivé en tête avec 30 % des voix du premier tour des élections présidentielles dans notre circonscription !

Nous sommes fier.es de l’intense campagne que nous avons menée avec eux dans les six communes !

Nous, citoyens et citoyennes de la circonscription, appelons à nous rassembler autour de leur candidature pour les élections législatives.

Michel Nouaille et Mina Fayed seront des élu.es présent.es sur le terrain, à l’écoute des habitant.es, de leurs propositions et feront ensemble pour l’intérêt commun.

Michel Nouaille et Mina Fayed agiront pour une autre répartition des richesses, pour les services publics, pour d’autres modalités de consommation et de production soucieuses de l’environnement et seront attentifs à faire vivre la démocratie.

Leur candidature a été proposée par les militant.es du Front de Gauche, du PCF, les groupes d’appui de France Insoumise d’Evry et Corbeil et des citoyen.nes investi.es dans le monde associatif.

Il et elle sont connu.es pour leur honnêteté, leur intégrité, leur investissement dans le monde social et associatif depuis de nombreuses années.

Il et elle sont le rassemblement gagnant à gauche !  

Pour signer vous aussi cette pétition cliquez sur cette ligne

02/04/2017

L’AUSTERITE N’EST PAS UNE SOLUTION

 

bulletin municipal, élus communistes

TRIBUNE PUBLIE DANS LE BULLETIN MUNICIPAL DE CE MOIS D'AVRIL

Le conseil Municipal d’Evry a voté son budget sans hausse des impôts conformément à l’engagement des élus de la majorité et en maintenant malgré la rigueur imposé par l’Etat et la Commission Européenne des investissements importants pour améliorer la vie quotidienne des habitants ainsi qu'un budget de fonctionnement suffisant assurant un service au public de haut niveau et dans un cadre solidaire.

Néanmoins les élus communistes du parlement aux conseils municipaux estiment que l’austérité imposée n’est pas la solution mais bien au contraire le problème de notre société. Plusieurs candidats à la Présidence de la République proposent d’amplifier cette austérité en particulier en diminuant les moyens financiers de toutes les collectivités locales. C’est de la folie  !

La réduction des dépenses publiques nourrit le ralentissement de l'activité économique et la hausse du chômage. Prises dans un étau insupportable de nombreuses collectivités se voient contraintes de réduire les services offerts à la population, voire de les fermer ou de les privatiser, tout en augmentant les impôts locaux comme vient de le faire le conseil département de droite de l’Essonne avec une hausse de la fiscalité pour les ménages de 28 %.

Pourtant d’autres choix sont possibles. Les caisses sont vides nous dit-on alors que 80 milliards d’euros échappent à l’impôt en raison de l’évasion fiscale et que le montant des versements des dividendes versés aux actionnaires des entreprises du CAC 40 bat des records.

Nous demandons des moyens financiers et humains supplémentaires pour les collectivités locales pour un meilleur service aux habitants et des investissements qui assureront les emplois et amélioreront leur cadre de vie des habitants avec une fiscalité plus juste et progressive pour les ménages et pour les entreprises créatrices d’emplois et le développement écologique en imposant parallèlement les entreprises qui spéculent.

C’est cela aussi la vraie justice sociale  !

Les élus communistes d”Evry

Elise Yagmur, Christian Pigaglio, Diaz Diego

Notre site web : PCF Républicain Evry

http://pcfevry.hautetfort.com/

08/02/2017

DES DEPUTE-E-S AU SERVICE DE L’INTERET GENERAL ET DU PROGRES SOCIAL !

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Alors que les débats politiques s’enlisent dans les affaires politico-financières et judiciaires des candidats « Fillon » et « Le Pen », les députés communistes et Front de gauche font voter quatre propositions législatives au service du progrès social. 

 

► Organisation sous l’égide de l’ONU d’une « COP de la finance mondiale », pour l’harmonisation et la justice fiscale

► Revalorisation des retraites agricoles

► Allongement de la durée des congés maternité et paternité

► Proposition de résolution européenne demandant que le Parlement français soit consulté avant la mise en œuvre du traité de libre-échange  commercial entre l’Europe et le Canada (traité CETA)

 

En déposant de telles propositions législatives, et  en les faisant adopter , ils ont une nouvelle fois fait la démonstration de l’importance d’avoir à l’Assemblée Nationale un groupe de  députés communistes et Front de gauche qui agissent en permanence au service du plus grand nombre, loin des lobbies et des pression de toutes sortes.

 

Proposition de « COP de la finance mondiale » 

Cette proposition vise à lutter contre la fraude, l’évasion, et l’optimisation fiscale, qui représentent à l’échelle planétaire des milliards de dollars qui sont soustrait des politiques publiques au service du développement, en particulier dans les pays les plus pauvres. Cette « évaporation » fiscale est devenue un frein au développement. Une telle conférence internationale, à l’image de la COP environnementale, permettrait de réunir dans l’action les représentants des Etats, mais aussi les Banques, les syndicats, les ONG et les lanceurs d’alerte.

Proposition de revalorisation des retraites agricoles 

Cette proposition de loi vise à élever le niveau minimum de pension agricole, à rétablir l’équilibre financier du régime de retraite complémentaire obligatoire, à la revalorisation des pensions de retraite dans les outre-mer. La première mesure pose le principe d’une retraite à 85 % du SMIC net au 1er janvier 2018. Cette revalorisation sera rendu possible par un prélèvement de 0.1% sur les transactions financières.

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Allongement de la durée des congés maternité et paternité

Cette mesure était initialement contenue dans une proposition de loi relative à l’égalité femmes-hommes prévoyant notamment des pénalités renforcées pour les employeurs qui ne négocient pas d’accord de réduction des inégalités salariales et qui recourent abusivement au temps partiel. Malheureusement des amendements adoptés ont supprimé ces mesures, l’allongement du congés maternité à 18 semaines et paternité à 14 jours (initialement proposé à 4 semaines).

 

Proposition demandant la consultation du Parlement avant toute mise en œuvre de l’accord CETA 

La catastrophe économique, sociale et environnementale que nous promet ce traité de libre-échange entre l’Europe et le Canada est rendue possible par le mépris avec lequel les Parlements nationaux et l’opinion publique ont été traités. Une telle situation exige plus que jamais que cet accord soit débattu. Cette proposition de résolution invitait le Gouvernement à consulter le Parlement avant toute mise en œuvre.

20:31 Publié dans ELUS COMMUNISTES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lois, retraite, pcf, députés | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

24/01/2017

La Maison des Syndicats n’est pas à vendre !

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Pétition intersyndicale CGT, CFDT,FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, UNSA contre l’expulsion des syndicats de la Bourse du Travail d’Evry

Le Président du Conseil Départemental a annoncé sa décision d’expulser les syndicats de la Bourse du Travail d’Évry, leur proposant de se reloger dans des locaux trop petits pour accueillir du public, organiser des réunions mais aussi de nombreuses formations syndicales. Cela fait 33 ans que les syndicats du département disposent des locaux de la Bourse du Travail.

Les Bourses du Travail sont indissociables du combat des salariés pour leur émancipation. Les salariés y viennent pour « acquérir la science de leur malheur », pour être conseillés et défendus. Dans le contexte où les attaques contre les droits des salariés n’ont jamais été aussi nombreuses, comment ne pas voir dans cette décision la volonté de reprendre aux salariés les moyens de s’organiser pour faire respecter leurs droits et en conquérir de nouveaux ?

Aujourd’hui, il est demandé à nos organisations syndicales de libérer ces mêmes locaux alors que rien ne le justifie. La Maison des Syndicats appartient à la population de l’Essonne qui l’a financée. Elle n’est pas la propriété des élus départementaux qui souhaitent l’utiliser pour d’autres fonctions.

La Maison des Syndicats est le bien commun de tous les salariés de l’Essonne pour la défense leurs droits et garanties collectifs et individuels.
Nous exigeons le maintien des syndicats dans les locaux de la Bourse du Travail à Évry.

La Maison des Syndicats n’est pas à vendre.
Tous ensemble, nous nous battrons pour la garder.

signez la pétition en ligne ICI

Les élus communistes d'Evry sont totalement solidaires avec les organisations syndicales signataires de cette pétition

11:28 Publié dans ELUS COMMUNISTES, Pétition, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cgt, syndicat, pétition, essonne | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

01/01/2017

MEILLEURS VOEUX POUR 2017 ET VIVE LA SOCIALE

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Les élus communistes et républicains d'Evry vous souhaitent à vous et vos familles nos meilleurs vœux pour l'année 2017.

L'année 2017 sera placée sous le signe de la Sociale extrait du titre du film de Gilles Perret Vive Sociale diffusé avec beaucoup de succès actuellement et qui relate l'histoire de la création de notre sécurité sociale par le ministre communiste Ambroise Croizat en 1945.

Evry a d'ailleurs honoré sa mémoire en donnant un nom à une de ses rues, celle même comme un signe où se trouve le siège départemental de la sécurité sociale.

La Droite avec le programme de Mr Fillon, avec l’inhumanité sociale qui la caractérise a promis d'en faire disparaître son principe si elle revenait au pouvoir. La ministre de la santé a estimé que cela se traduirait pour ceux qui le pourraient par un surcoût de 3200 € par an au minimum.

Les autres plongeront dans la misère et l'insécurité sociale, d'autant plus qu'elle a promis dans le même temps aussi de ne plus aider à plus de 75 % du SMIC tous ceux qui seront sans travail. Le SMIC net aujourd'hui après une revalorisation scandaleuse du gouvernement de quelques centimes est de 1153 €, 75 % correspondant à moins de 870 €.

Qui peut vivre ou survivre avec cela  ? Les communistes proposent une revalorisation immédiate de 23 % du SMIC et d'aller vers les 1700 € net.

Cela est possible dans une France où les plus riches sont de plus en plus riches et où le profits explosent et où en moyenne le revenu des patrons du CAC 40 dépassent 500 fois le SMIC.

Plus de justice dans le monde aussi est possible dans le monde où les 500 les plus riches détenaient le 27 décembre dernier 4 400 milliards de dollars, soit 5,7% de plus qu'il y a un an. C'est d'une autre répartition juste des richesses dont la France et le monde ont besoin.

C'est pour porter ces justes revendications et permettre un vrai changement politique alternatif à celui mené par le gouvernement actuel et à celui proposé par la droite, et son extrême raciste que les élus communistes et républicains soutiendront en 2017 à la députation un militant communiste de conviction, sincère, honnête , lié à la vie sociale et associative de sa ville  : Michel Nouaille

Elise Yagmur, Christian Pigaglio, Diaz Diego

 Tribune publiée dans le bulletin municipal de Janvier 2017

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30/12/2016

Le bilan combatif des députés Front de gauche

députésFG.jpgAurélien Soucheyre, L'Humanité

Dans un rapport sur leur action au Palais Bourbon, les parlementaires du groupe GDR reviennent sur la longue série de lois régressives proposées par l’exécutif, qu’ils ont combattues dans l’Hémicycle, et sur les propositions de loi qu’ils ont défendues, qui auraient dessiné un tout autre quinquennat.

L’heure est au bilan. Loin de toute autosatisfaction, les députés élus sous l’étiquette Front de gauche en 2012 ont présenté leur rapport d’activité. « Avoir l’honneur de représenter le peuple souverain, c’est aussi l’obligation de rendre compte de son action », estime leur chef de file, André Chassaigne.

La XIVe législature et la position des élus du groupe GDR, hors députés ultramarins, a ainsi été décortiquée et étayée jusqu’à octobre 2016. Sidération, combativité et sentiment de grand gâchis se lisent au long des 37 pages du document. La fin est déjà connue : « le peuple de gauche a assisté avec consternation à l’adoption d’une série de lois régressives sur le plan des libertés comme sur le plan économique et social (…). Face à (ces) dévoiements et à (la) dérive idéologique, nous sommes restés fidèles à nos engagements, ceux d’une gauche mue par des valeurs de justice sociale, le développement durable et la solidarité internationale », écrivent les parlementaires.

Le groupe vote contre la deuxième loi de finances rectificative

Tout n’avait pourtant pas si mal commencé. En juillet 2012, les députés Front de gauche votent pour la première loi de finances rectificative. Sitôt élu, François Hollande s’attaque alors à une partie de l’héritage des années Sarkozy (TVA « sociale », heures supplémentaires défiscalisées, affaiblissement de l’ISF…). Ce positionnement sera de très courte durée. « Il s’agira du seul budget du quinquennat en faveur duquel nous nous prononcerons », précisent les députés.

Dès l’automne, ils s’abstiennent au sujet du projet de loi de finances pour 2013, à la suite de leur vote contre la ratification du TSCG européen qui lançait la France sur le chemin de l’austérité et de la réduction de la dette publique. En décembre de la même année, enfin, ils votent contre la deuxième loi de finances rectificative, qui porte déjà en elle le Cice à venir. D’un coût de 20 milliards d’euros par an, financé en partie par une hausse de 10 milliards d’euros de la TVA dès 2014 (« impôt le plus injuste qui occupe une place de plus en plus importante dans le budget d’un ménage »), ce dispositif sera « inefficace, en plus d’être injuste », tout en étant gracieusement accordé sans ciblage ni contrepartie, pour le plus grand bonheur du Medef. En 2013, les collectivités locales seront mises à contribution, avec une perte de 10 milliards sur trois ans.

chassaigneassemblee.jpgEn cinq ans, il y a eu des votes pour. « Quand cela allait dans le sens de l’intérêt général, de l’égalité et du progrès, nous avons tout naturellement soutenu, amendé, tenté d’améliorer au maximum et voté les lois », développe André Chassaigne.

Des exemples : loi Alur, loi relative à l’économie sociale et solidaire, loi pour une République numérique, pour la COP21, pour les emplois d’avenir, pour le statut des stagiaires, contre le harcèlement sexuel, pour le mariage pour tous, pour la transparence de la vie publique, contre le cumul des mandats, pour la refondation de l’école, pour l’égalité et la citoyenneté, contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière, ou encore la loi de modernisation de la justice, celle de reconnaissance par le Parlement de l’État palestinien, et même la première loi sur l’état d’urgence. « Dans des circonstances exceptionnelles pour la sécurité de chacun, argumente André Chassaigne. Nous nous sommes fermement opposés à toutes les prorogations suivantes, inefficaces, contraires à l’État de droit et aux libertés fondamentales. » Même son de cloche pour la liberticide loi sur le renseignement, qui place « un dispositif de surveillance massive dans les mains de l’exécutif », rompant, en outre, avec la nécessaire séparation des pouvoirs.

Une motion de censure de gauche après le 49-3 sur la loi El Khomri

Au-delà du projet de déchéance de nationalité, finalement abandonné, les votes contre l’emportent ainsi très largement, à travers des oppositions frontales sur des textes fondamentaux, comme la réforme ferroviaire ou territoriale par exemple, qui rompent avec l’exigence d’égalité entre les citoyens et les territoires, notamment assurée par les services publics. La loi Macron, évidemment, qui a banalisé via 49-3 le travail du dimanche et de nuit sans compensation salariale, amené à une « libéralisation antiécologique du transport » en plus d’une privatisation des aéroports. Idem pour la loi sur l’ANI, celle sur le dialogue social et l’emploi, et bien sûr la loi El Khomri, qui ont entériné une « précarisation des salariés pour sécuriser le patronat ».

Sur la loi travail, passée en force à coup de 49-3, les députés Front de gauche iront jusqu’à signer les deux tentatives de dépôt d’une motion de censure de gauche contre le gouvernement, après avoir proposé de nombreux amendements de suppression des mesures les plus iniques, et de réorientation du texte : réduction du temps de travail, sécurité sociale et professionnelle, encadrement des rémunérations des dirigeants, protection contre l’ubérisation.

Quelques propositions de loi ont finalement été adoptées

Les députés du Front de gauche ont également voté contre tous les projets de loi de financement de la Sécurité sociale, dénonçant la conservation des « mesures instaurées par la droite », « l’allongement de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein », et la prolongation durable de « la casse de notre système de santé », dont « les hôpitaux publics sont les premières victimes », jusqu’à se voir imposer un plan d’économie de 10 milliards d’euros sur trois ans.

La plupart des amendements du groupe GDR ont été repoussés, tout comme leurs propositions de loi, de l’amnistie syndicale à l’interdiction des licenciements boursiers, en passant par la tenue d’une conférence européenne pour la restructuration de la dette, la garantie du revenu des agriculteurs, la réhabilitation des fusillés pour l’exemple et le projet de droit de préemption des salariés. Quelques-unes ont été adoptées, comme la loi portant sur l’autonomie des femmes étrangères, celle de la suppression du mot « race » dans la législation, ou encore l’encadrement des rémunérations en entreprise, bien que vidé d’une grande partie de sa substance par un exécutif qui portera « une lourde responsabilité historique devant le peuple de gauche ».

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18/12/2016

LE NON DES ELUS COMMUNISTES D'EVRY A L'OUVERTURE A 12 DIMANCHES DU CENTRE COMMERCIAL

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centre commercial evry,élus communistes,evryLes trois élus communistes d'Evry ont été les seuls à voter contre l'extension de l'ouverture du centre commercial d'Evry de 5 à 12 dimanches à l'occasion du conseil municipal du 15 décembre. Ils se sont positionnés dans le prolongement des arguments avancés par les députés du Front de Gauche à l'assemblée nationale qui ont soulignées le danger que cela entraînera pour le commerce de proximité et les salariés.

Fraysse Jacqueline députée de Nanterre est ainsi intervenue le 24 novembre (extraits)

L’activité et l’égalité des chances économiques, les conditions d’ouverture des commerces les dimanches et les jours fériés ont été considérablement assouplies, voire généralisées. En effet, le nombre de dimanches pouvant être travaillés est passé de cinq à douze par an, auxquels s’ajoutent les dérogations permanentes accordées à certains secteurs ou zones géographiques spécifiques.

Cet assouplissement a eu pour effet de mettre en difficulté de nombreux commerces indépendants, ce qui était évidemment prévisible. À l’occasion des débats, nous avions d’ailleurs alerté sur la situation en l’Italie, qui a généralisé l’ouverture des magasins le dimanche en juillet 2012, généralisation qui s’est malheureusement traduite chez nos voisins européens par la fermeture de 60 000 commerces et la perte sèche de 90 000 emplois.

dimanche2.jpgAu regard du succès rencontré auprès des collectivités par l’augmentation du quota de « dimanches du maire », il y a lieu d’être inquiet pour les petits commerces de centres-villes. En effet, 43 % des grandes villes ont augmenté le nombre de dimanches ouverts en 2016 par rapport à 2015. Le rapport nous apprend que l’on est par exemple passé de cinq à sept ouvertures dominicales par an à Montpellier et à Toulouse, de cinq à huit à Lille et à Belfort ; près d’un quart des villes a choisi d’utiliser le potentiel maximal de douze dimanches d’ouverture...

Nous pourrions également évoquer la situation des salariés des grandes enseignes, les pressions et chantages qui s’exercent sur eux, les contreparties très relatives de la loi Macron, la tromperie que constitue la référence à la notion de « volontariat » quand notre droit du travail repose depuis l’origine sur le constat évident de l’existence d’un lien de subordination du salarié à son employeur.

Pour toutes ces raisons, nous continuerons d’agir aux côtés des salariés et des petits commerçants pour le droit de chacun à une vie personnelle, à une vie privée et familiale dont le dimanche est à la fois l’une des garanties et le symbole. Nous continuerons d’agir contre le cynisme qui conduit sans cesse à privilégier les grosses entreprises sur les salariés ou les petits commerces, la consommation sur la vie familiale et le lien social.

Un an après, les premiers ratés de la loi Macron

Travail du dimanche, Cécile Rousseau, Août, 2016, L'Humanité

Le ministre de l’Économie s’est livré à un bilan élogieux pour la première année de sa loi, mais force est de constater que les effets sur la croissance sont faibles et que le travail dominical produit des effets négatifs.

dimanche.jpgUn bilan dithyrambique. Emmanuel Macron ne cache pas sa satisfaction, un an après l’adoption de la loi éponyme. Dans les colonnes de la Dépêche du Midi, le 4 août, il s’est laissé aller à un exercice d’autosatisfaction : « Cette loi porte une série de mesures très concrètes qui ont commencé à changer le quotidien des Français. » Mais les économistes n’ont pas tardé à calmer ses ardeurs. Ludovic Subran, chef économiste de l’assureur Euler Hermes, estime à « un demi-dixième de point » l’apport de la loi sur la croissance du pays, soit 0,05 %, alors que le compteur affichait zéro au deuxième trimestre. Objectif raté pour un texte qui devait rebooster l’économie. Sur le travail du dimanche, autre mesure phare de la loi, les effets sont aussi discutables.

Au centre commercial Beaugrenelle, dans le 15e arrondissement de Paris, après une première ouverture dominicale très médiatisée en octobre 2015 à la suite de son classement dans l’une des 21 zones touristiques internationales (ZTI) nées de la loi Macron, l’expérimentation a pris l’eau. Comme le raconte Éric Scherrer, président du Seci-Unsa, « au début, les commerçants avaient reçu un mémo leur demandant d’ouvrir, mais il y a eu un contrôle de l’inspection du travail et ceux qui n’avaient pas d’accord d’entreprise (obligatoire dans les ZTI, – NDLR) ou organisé de référendum (dans les entreprises de moins de 11 salariés – NDLR) ont fermé le temps de le mettre en place. Sans compter qu’avec le classement en ZTI, les baux ont augmenté, les charges aussi. Résultat, aujourd’hui, environ un quart des magasins sont fermés le dimanche ».

« Depuis le début de l’année les résultats sont catastrophiques »

centre commercial evry,élus communistes,evryAu BHV Marais, ouvert tous les dimanches depuis début juillet, les résultats sont aussi difficiles à quantifier. Premier magasin à avoir mis en place les nouvelles dispositions de la loi Macron sur les ZTI, en se dotant d’un accord d’entreprise ratifié par SUD et la CFE-CGC en mai dernier, malgré un référendum en novembre où 52 % des employés s’étaient opposés à l’extension de l’ouverture dominicale, son directeur espère 6 à 8 % de ventes supplémentaires et réaliser 150 embauches. Des prédictions irréalisables pour Éric Scherrer : « Pour amortir le coût, il faudrait augmenter la rentabilité de 10 à 15 %. La moitié des salariés le dimanche ne sont pas des employés du BHV, mais des démonstateurs qui doivent être couverts par un accord ou une consultation, beaucoup de stands devraient être fermés. Quand aux 150 recrutements, c’est de la promesse de Gascon, le BHV ne s’est pas engagé sur la fixité du personnel. »

Aux Galeries Lafayette, boulevard Haussmann, dans le 9e arrondissement, après un imbroglio juridique, l’accord signé par la CFE-CGC et la CFTC s’appliquera d’ici à fin 2016. Mais paradoxalement, à l’heure où les jours d’ouverture se multiplient, le climat lourd dans le pays n’a jamais autant freiné les touristes étrangers. Fouzia Essalmi, secrétaire générale de la CGT, n’est pas très optimiste. « Depuis le début de l’année les résultats sont catastrophiques. On sait que le samedi et le lundi sont les deux jours phares pour le commerce. Avec l’ouverture le dimanche, les gens ne vont pas consommer plus, juste décaler les jours des achats. » Effectivement, Christopher Dembik, économiste de la banque danoise Saxo, confirme que « le retour dont nous disposons de la part des commerçants est qu’il n’y a pas d’augmentation significative du chiffre d’affaires. Les dépenses de consommation sont apparemment sur une durée plus longue ».

À la Fnac, si la CFTC, la CFDT et la CFE-CGC s’étaient prononcées en faveur d’un accord de ce type, le 5 juillet, les syndicats représentant plus de 50 % des suffrages, la CGT, FO et SUD, ont réussi à l’invalider. Les garanties étaient trop maigres et les dangers bien réels. Comme l’explique Catherine Gaigne, déléguée syndicale SUD Fnac Ternes. « Nous avons eu la pression de la DRH pour signer… Mais le texte était totalement misérable. Il prévoyait la création d’une vingtaine de postes sur tout Paris, uniquement des temps partiels, sans préciser s’il s’agissait de CDD ou de CDI. Depuis plusieurs années, la Fnac ne remplace aucun départ, sachant qu’on perd 10 % des effectifs par an depuis 5, 6 ans, nous n’avons plus confiance dans nos dirigeants. » D’autres zones d’ombre subsistaient dans le texte. « Il n’y avait pas écrit que le travail jusqu’à minuit ne serait pas mis en place, note Catherine Gaigne, nous n’avions qu’une seule certitude : être corvéables à merci ! » Les Fnac en ZTI ne pourront donc ouvrir que les douze dimanches dits du « maire » et non pas toute l’année.

« Le rythme était infernal, je me suis retrouvée isolée »

centre commercial evry,élus communistes,evry

Cet été, une nouvelle étude sur l’impact du travail dominical a encore apporté de l’eau au moulin de ses opposants. Selon l’Insee, il entraîne une perte de sociabilité familiale et amicale plus importante qu’un jour travaillé classique, manque qui n’est pas entièrement compensé par un jour de repos en semaine…

« Quand je vois le bilan positif dressé par le ministre de l’Économie, je ressens de l’amertume », lâche Claude, 50 ans, employé au Printemps Haussmann, où la négociation d’un accord a justement débuté en juillet. « Depuis 2011, je refuse de travailler le dimanche. Je suis présent tous les samedis et je me sens déjà exclu du tissu social. Le samedi soir, je suis fatigué. Ma femme se lasse de cette situation… » Quant à la notion de volontariat, utilisée à outrance par Emmanuel Macron pour faire passer la pilule, elle est toute relative. « On sait que si on veut telle ou telle semaine de vacances, la direction peut nous dire non parce qu’on ne s’est pas porté volontaire le dimanche », précise Claude. Nezha voit aussi d’un très mauvais œil cette expansion du travail. Pendant huit ans, cette employée dans une enseigne de vêtements a ferraillé au moins deux dimanches par mois. L’entreprise était ouverte 363 jours par an, en toute illégalité. « Le rythme était infernal. Je me suis retrouvée isolée. Après un burn-out, je suis revenue. J’ai pris un mandat syndical et l’entreprise a fini par respecter la loi. » De quoi alimenter la résistance contre cette banalisation du travail du dimanche.

186 624 euros d’amende pour avoir fermé le 14 juillet  Une douzaine de marchands du centre commercial Grand Var, à La Valette-du-Var, près de Toulon, ont été sanctionnés par des amendes astronomiques pour n’avoir pas ouvert le 14 juillet. L’exploitant d’une brasserie a ainsi écopé de 186 624 euros de pénalités et un gérant de tabac de 72 576 euros à régler d’ici fin août. La direction du groupement d’intérêt économique (GIE) du Grand Var, exploitant du centre commercial, assumait pleinement cette lourde sanction dans les colonnes de Var-Matin, estimant « qu’il n’était pas normal que des commerçants ne respectent pas les jours d’ouverture qui ont été votés en assemblée générale ».

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