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09/11/2015

AUDREY PRIETO, CHAMPIONNE DU MONDE ET CANDIDATE FRONT DE GAUCHE EN ILE DE FRANCE

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Audrey Prieto, ancienne championne du monde de lutte, sera candidate sur les listes régionales du Front de gauche en Ile-de-France. Elle est également agent de sécurité à la RATP. Pourquoi s'engage-t-elle en politique ? Comment juge-t-elle l'insécurité dans les transports ?  Une ancienne championne du monde qui se lance en politique à l'occasion des régionales en Ile-de-France.

Bien sûr, on a eu envie d'interviewer Audrey Prieto pour le mauvais jeu de mot du titre. Parce que l'on aime le sport aussi et qu'il est toujours intéressant de voir ce que les anciens champions (titre mondial en lutte en 2007, catégorie 59kg) sont devenus. On a donc pris notre téléphone sans idée préconçue. Et là Audrey Prieto nous a mis une bonne clé de bras à nos oreilles. Pendant plus de 20 minutes, impossible de se délivrer de son emprise verbale.

Une candidate passionnée, sans langue de bois, à la fois lucide et utopiste.  Pleine d'espoir vis-à-vis de son nouvel engagement sans cacher ses craintes ou ses réticences. Elle nous parle du Front de gauche, de son travail à la sécurité de la RATP et de la confiance en soi que donne le sport.

Pourquoi avoir voulu rejoindre les listes du Front de gauche pour ces régionales en Ile-de-France ?

Audrey Prieto : "Moi ça fait très longtemps que je connais, en temps qu'ambassadrice du sport à la région, M. Parny (élu communiste ndlr) qui a crée ce dispositif. Ainsi que Nicolas Bonnet (monsieur sport au PCF et président du groupe Front de Gauche au conseil de Paris ndlr). Au fur et à mesure, ils m'ont invité à des débats où j'intervenais en tant qu'athlète de haut niveau. Il y avait plein de choses qui me reliaient à eux. Mais je n'étais pas trop intéressé par la politique.

C'est quelque chose qui ne m'inspire pas confiance. Ca ne me ressemble pas. Je ne suis pas la seule dans ce cas. Je me retrouve dans beaucoup de citoyens qui disent qu' il y en a marre et qu' il faut du renouveau. Il y a tellement de choses qu'on voudrait changer. J'en avais marre d'être chez moi et de râler devant ma télé. Au lieu de râler, je me suis engagée. Mes amis me disent que ce milieu est pourri. Alors peut-être mais peut-être pas. Je vais le savoir. Mon engagement est réel  et vrai. Je mets ma tête 

Je ne suis ni politisé, ni syndicalisé, je suis pour l'humain. Si le PC et le FDG partagent ces valeurs, je m'engage à leur côtés. Mais si je suis déçu, je le dirais aussi. Je l'ai dit à Pierre Laurent. Je veux être entourée de gens qui me ressemblent, de valeurs qui me parlent. Je ne veux pas être là pour faire juste de la politique. Je veux être là parce que j'en ai marre. La gauche n'est pas la gauche. Ce n'est pas la gauche qu'on croyait, pour laquelle on a voté. Je souhaite vraiment que les régionales soit le début d'une grande aventure humaine, d'une écoute citoyenne. C'est nous qui faisons la société

Pourtant vous aviez déjà des accointances avec la politique par votre milieu familial ?

Audrey Prieto : "Mon papa était communiste. Il a été entraîneur à l'ASM pendant plus de 30 ans. Il était ouvrier Michelin et ensuite il est parti pour créer sa salle de remise en forme. ll était patron, puis il a fermé la porte car il y avait trop de charges. Ce n'était plus possible.  Mais il ne m'en a jamais vraiment parlé beaucoup. Il ne disait pas moi je suis de gauche. Mes valeurs d'éducation, je les ai acquises en l'observant dans ses combats quotidiens à Clermont-Ferrand. Moi je ne savais pas que c'était des valeurs de la gauche. D'ailleurs, je ne suis pas d'accord sur tout.

Je pense qu'on peut travailler et apprendre des uns et des autres. J'ai toujours entendu l'image du parti communiste, des camarades, du monde ouvrier, j'ai grandi avec toutes ces choses là. Et à la fois j'ai découvert une entreprise, la RATP qui a été  à mes côtés en tant que sportive de haut niveau, qui est une entreprise citoyenne. Je suis vice-présidente déléguée de l'US Métro au conseil d'administration. Je me rends compte que l'on est obligé de faire des concessions.

On doit essayer de s'entendre. Pas forcément s'entendre avec tout le monde et perdre ses valeurs. Je ne sais pas si c'est un défaut de ma personne. Mais moi je suis plus dans l'empathie et dans l'écoute. On est complémentaire : les entreprises, les salariées, les syndicats. Certains partis politiques pour moi sont trop sectaires. On peut prendre des idées à tout le monde. C'est l'unité qui sauvera le monde. J'ai peur d'être un peu utopiste".

Vous êtes agent de sécurité à la RATP. Comprenez-vous que la sécurité arrive en premier dans les sondages sur les attentes des franciliens pour ces élections régionales ?

Audrey Prieto : "Bien sur. Les voyageurs sont dans un climat d'insécurité au quotidien. C'est un sujet primordial. Les franciliens ont besoin  de se sentir en sécurité. Dans les transports , dans la rue. L'humain change les choses.Les agents dans les gares, aussi, car il n'y a pas que les agents de sécurité. Nous sommes là pour rassurer les voyageurs.

Mais on n' a pas assez de moyens et d'hommes. La délinquance a trop augmenté. Et derrière la justice ne suit pas. Les agents se sentent frustrés. Moi, en tant qu'agent de sécurité à la RATP, je le vois au quotidien quand je forme des gens. Je les forme en juridique sur le titre légal. Je les forme au combat, sur la gestion des conflits ou sur le stress et l'émotion. Nos agents chargés de mission de service public sont fatigués. Ils n'en peuvent plus. Je le vois sur le terrain

Quelqu'un qui est agressé peut devenir un agresseur. Les gens ne comprennent plus ce qui se passe. Les gens se sentent perdus. Les agents au quotidien vivent un enfer. On a les machinistes en formation. Ils se font cracher dessus, ils se font outrager et ils ne peuvent rien faire. Ils sont seuls dans leur bus. Ils ont peur. J'ai connu une machiniste qui portait des lunettes de soleil parce qu'elle ne voulait pas regarder dans les yeux par peur de se faire insulter. 

Le Front de gauche va se battre pour cela. Remettre des postes à la RATP ou encore dans les hôpitaux. Bref de l'humain. Parler aux gens dans les transports, leur expliquer ce qui passe c'est déjà lutter contre l'angoisse ou l'insécurité. C'est un peu ce que je veux faire en me lançant dans la politique. Etre élue, peut-être, va me permettre d'expliquer les choses, de comprendre les choses de l'intérieur afin de répondre à ceux qui en ont marre".

Vous êtes ambassadrice du sport dans les lycées. Allez-vous vous servir de cette expérience pour la campagne ?

Audrey Prieto
: " Moi je rencontre beaucoup de jeunes en tant qu'ambassadeur du sport. On a une jeunesse qui est motivée, qui est ambitieuse mais d'un autre côté on a une jeunesse qui manque de confiance. Quand j'interviens dans des zones difficiles et que des jeunes filles me disent qu'elles ne peuvent  pas faire de sport parce que dans leur famille on leur dit que le sport rend stérile....Vous vous rendez-compte!

Je ne lâcherai pas l'affaire là-dessus. Pour faire grandir le citoyen de demain, il faut leur donner confiance en eux. Les jeunes ne savent même pas ce dont ils sont capables. Ils ont tellement peur de la société. Ils ont tellement pas confiance, même quand on leur dit grâce au sport vous allez créer des valeurs. Vous allez voir le mérite, le respect.

A la Ratp, je vois les contrat pro, les contrats d'avenir pour l'embauche. Les jeunes, ils arrivent la tête baissée tellement, ils n'ont pas confiance en eux. On ne leur a pas dit que la société comptait sur eux. Il faut aller vers eux. On peut compléter l'éducation des parents. Quand je vois des adultes dire à un jeune "non non ton rêve abandonne le, tu n'y arriveras jamais". Comment on peut dire cela à des jeunes ?

Comment voulez-vous qu'ils grandissent qu'ils ne deviennent pas haineux, qu'ils ne pensent pas que tout est noir ? Je renvoie cela au sport. Un entraîneur il doit faire croire à son athlète qu'il peut devenir champion olympique que ce soit vrai ou pas. On doit dire à ces jeunes qu'ils sont capables de réaliser leur rêves. C'est énorme de ce se dire qu'on peut réussir par le sport.


Soutenez-vous la candidature de Paris aux Jeux Olympiques ?

Audrey Prieto : "Bien sûr malgré quelques réticences. Comme tout le monde. Sur la construction du village olympique. Que vont devenir les infrastructures après les JO ? Ne va pas t-on se retrouver avec des dettes mirobolantes à payer ? Les Jeux Olympiques, je les ai vécu. Pour Pékin par exemple, on savait que le village olympique allait raser des quartiers entiers. Nous, on était là les sportifs de haut-niveau, on ne pouvait rien dire. Y a cela aussi. La moralité des sportifs de haut niveau.

Moi j'ai été choqué parce que si on disait quelque chose aux médias, on pouvait être pénalisé et ne pas participer aux JO. On a du choisir entre des habitants de Pékin et nous et notre rêve olympique. C'était horrible. Comment imposer cela à des sportifs ? On était endoctrinés. Pendant toute ma carrière de sportive, je n'aime pas dire cela, je me suis senti comme un mouton. Si tu rentres dans le schéma tout va bien se passer pour toi, si tu sors de ce schéma, tu vas être mis de côté. Le Front de gauche ces choses là,il veut les changer. Je me retrouve dans les idées qu'il défend au niveau du statut des sportifs de haut-niveau. 

Publié par France Télévision FR3 IDF

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04/11/2015

Exonération des impôts locaux pour les retraités

candelierjj.jpgCandelier Jean-Jacques

Monsieur le Premier ministre, la bombe à retardement a finalement explosé entre vos mains et ce sont nos retraités qui en font les frais aujourd’hui (« Oui ! » sur plusieurs bancs du groupe Les Républicains).

Des centaines de milliers d’entre eux ont vu bondir leurs impôts locaux, taxe foncière ou taxe d’habitation.

Auparavant exonérés, certains retraités aux revenus modestes et vivant dans des conditions parfois précaires doivent s’acquitter d’un montant qui peut aller jusqu’à un mois de retraite, situation tout aussi injuste qu’inacceptable et qui vous oblige aujourd’hui au bricolage fiscal.

Ainsi, pour faire en sorte que nos retraités ne soient plus dans le désarroi, vous nous proposez des mesures nécessaires mais cosmétiques et provisoires – jusqu’en 2016 –, loin de toute ambition de réforme fiscale d’ampleur.

Depuis 2008 et la suppression de la demi-part accordée aux personnes veuves élaborée par le gouvernement Fillon, voulue par Nicolas Sarkozy – vous la dénonciez à l’époque à nos côtés –, nous n’avons eu de cesse de tirer la sonnette d’alarme.

Depuis 2012, nous avons continué ce combat, déplorant votre manque de volontarisme et dénonçant certaines décisions injustes telle la fiscalisation de la majoration de pension de 10 % des retraités ayant élevé trois enfants ou plus, qui a lourdement pesé sur les ménages modestes.

Ainsi, budget après budget, vous avez fermé la porte à tous nos amendements qui proposaient de revenir sur ce hold-up – la dernière fois, c’était il y a deux semaines.

Monsieur le Premier ministre, comment expliquer un tel immobilisme ? Comment justifier que le Gouvernement fasse semblant de découvrir seulement maintenant cette question ?

L’heure n’est plus au rafistolage fiscal ni à la mise en scène médiatique. Ma question est simple : n’est-il pas temps de prendre des mesures pérennes et complètes pour que nos retraités ne se retrouvent pas dans la même situation en 2017 ? (Applaudissements sur les bancs du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.)

Mme la présidente. La parole est à M. le secrétaire d’État chargé du budget.

M. Christian Eckert, secrétaire d’État chargé du budget. Mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Jean-Jacques Candelier…

M. Philippe Meunier. Bonjour, Lucette !

M. Christian Eckert, secrétaire d’État. …je suis d’accord avec vous sur un certain nombre de points.

De quoi parle-t-on ? De la conséquence d’une décision prise en 2008, lorsque la précédente majorité a supprimé ce que l’on appelle de façon rapide la demi-part des veuves.

M. Jean-Claude Perez. Toujours les mêmes !

M. Christian Eckert, secrétaire d’État. Cette décision emporta deux conséquences, mesdames et messieurs les députés : un certain nombre de retraités modestes sont devenus imposables sur le revenu – la somme représentait plus d’un milliard d’euros – mais les réductions d’impôts que nous avons décidées l’an dernier et cette année ont annulé cette disposition.

Aujourd’hui, les conséquences de la suppression de la demi-part des veuves que vous avez votée ont été neutralisées dans l’impôt sur le revenu.

Nous passons maintenant à une deuxième étape : l’effet collatéral induit par cette disposition sur l’entrée dans les impôts locaux d’un certain nombre de contribuables pour lesquels le revenu fiscal de référence a augmenté.

M. Michel Herbillon. Reconnaissez votre erreur !

M. Christian Eckert, secrétaire d’État. Face à une telle situation, brutale et injuste pour un certain nombre de retraités, le Gouvernement vous propose à nouveau de neutraliser l’effet de cette décision…

M. Michel Herbillon. Assumez votre erreur !

M. Christian Eckert, secrétaire d’État. …en faisant en sorte que ceux qui étaient exonérés d’impôt en 2014 le demeurent en 2015. Mes services procéderont au dégrèvement dès le début de la semaine prochaine sur demande et de façon systématique dans les mois à venir.

Pour 2016, nous introduirons les dispositions législatives nécessaires afin de corriger cet effet pervers d’une décision antérieure aux nôtres.

J’aurai l’occasion d’en préciser le détail mais, mesdames et messieurs les députés, les dispositions que nous prendrons viseront à neutraliser des décisions que vous avez prises. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, républicain et citoyen et sur quelques bancs du groupe écologiste.)

25/10/2015

Une sénatrice communiste accuse !

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Une sénatrice communiste accuse de "grands groupes du CAC 40" de détourner le crédit impôt recherche à des fins d'optimisation fiscale. Le rapport de Brigitte Gonthier-Maurin a été rejeté, en juin, par la commission d'enquête sénatoriale à laquelle elle appartenait.

La sénatrice communiste en dévoile les conclusions dans "Le Parisien".l'élue communiste dénonce le manque de contrôle et d'efficacité du crédit impôt recherche (CIR), dispositif créé en 1983 et renforcé ces dernières années.

"Un dispositif pas ou très mal contrôlé"

Aujourd'hui, 20 000 entreprises bénéficient du CIR, destiné à soutenir les activités de recherche et de développement, rappelle le quotidien. "L'enquête a montré que le crédit impôt recherche est un dispositif pas ou très mal contrôlé, qui de surcroît ne fait pas la preuve de son efficacité, explique Brigitte Gonthier-Maurin. Sur le volume global, nous avons estimé que moins de 2% du CIR était contrôlé. Ce qui permet beaucoup d'abus. D'autant que les deux ministères en charge (la Recherche et le Budget) ne communiquent pas sur leurs dossiers respectifs. Beaucoup reste à faire !"

La sénatrice affirme que des entreprises détournent le dispositif, en sollicitant du CIR puis en exploitant les brevets déposés dans une filiale, "souvent localisée dans un paradis fiscal". "Je suis tenue au secret fiscal, je n'ai pas le droit de révéler de nom, commente Brigitte Gonthier-Maurin. Grâce au CIR, des très grands groupes du CAC 40 n'acquittent pas d'impôts en France. Tout ça est néanmoins légal, il ne s'agit pas à proprement parler de fraude, mais d'optimisation fiscale."

Un sujet "extrêmement sensible" ?

Brigitte Gonthier-Maurin souhaiterait "introduire une forme de moralisation dans le dispositif". Elle juge que son travail a été rejeté car le sujet "est extrêmement sensible" : "Les sénateurs PS se sont retrouvés pris entre le marteau et l'enclume dans la mesure où le président de la République avait affirmé que le CIR serait sanctuarisé quoi qu'il arrive."

En 2013, déjà, la Cour des comptes avaient formulé 17 recommandations et constatait que l'efficacité du CIR était "difficile à établir". Créé en 1983 pour augmenter les investissements des entreprises en recherche et développement, il a été modifié en 2008 pour pouvoir être plus largement accordé et coûte aujourd'hui 6 milliards d'euros à l'Etat chaque année.

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21/10/2015

Les députés Front de gauche votent contre la partie recette du budget 2016

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Le 20 octobre 2015, les députés ont adopté le volet recettes du projet de loi de finances pour 2016.

277 ont voté "pour", 247 se sont prononcés "contre" et 32 se sont abstenus. (Voir le scrutin public)

Les députés Front de gauche ont voté contre.

Dans un communiqué publié le même jour, ils expliquent que "ce budget, celui de la dernière chance pour la majorité avant 2017, s’inscrit dans la continuité de la politique économique menée depuis le début du quinquennat : réduire le prétendu « coût du travail » en opérant un nouveau tour de vis budgétaire.
Pour 2016, 33 milliards d’euros d’aides aux entreprises seront accordées, sans contreparties. Un chiffre à mettre en parallèle avec les 16 milliards d’économies sur les services publics, notamment la Sécurité sociale et les collectivités territoriales, pourtant asphyxiées financièrement.


Le chômage, l’augmentation des inégalités, l’état de notre tissu productif appellent pourtant à mettre en œuvre une autre politique économique et budgétaire.
Promise en 2012, la grande réforme fiscale restera lettre morte, alors que notre système fiscal est profondément injuste et illisible. Et la baisse d’impôts promise pour les ménages modestes n’est qu’un leurre. Un rattrapage, alors que la TVA, impôt le plus injuste, continue d’être payée quotidiennement et pèse lourdement sur les plus modestes. Parallèlement, les actes en matière d’écologie restent bien éloignés de l’urgence à laquelle nous devons faire face, alors que la COP 21 se tiendra dans 40 jours à Paris.
Au final, cette « dernière chance » n’a pas été saisie par le Gouvernement.
Une politique budgétaire de gauche, ambitieuse, volontariste, émancipatrice, juste, rassembleuse et tournée vers l’avenir : voilà la priorité !"

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Explication de vote du groupe par Nicolas Sansu :

"Nous voici au terme de la discussion de cette première partie de la loi de finances pour 2016, discussion courtoise mais vive, qui n’aura pas amené les inflexions que nous aurions souhaitées et que les députés du groupe GDR ont défendues durant tout le débat. Ainsi, avec ce budget, le Gouvernement aura acté la disparition de l’ambition de 2012. Finie, la nouvelle architecture fiscale si indispensable à la justice sociale et à l’efficacité économique. Finie, la confiance républicaine dans les élus du peuple qui œuvrent patiemment et passionnément dans tous nos territoires. Fini, le respect du peuple par la prise en compte des souffrances sociales et le soutien aux plus fragiles, qui sont soumis à un quotidien de plus en plus dur et violent.

Les faits sont têtus : plus de 5 millions de nos concitoyens sont privés d’emploi ; plus de 9 millions vivent sous le seuil de pauvreté ; et jamais, nous n’avons généré tant de millionnaires ; jamais, les dividendes versés n’ont été si conséquents, au service, d’abord, d’une caste sans scrupule ! Oui, l’égalité, si chère à la gauche, l’égalité constitutive de notre république a été abîmée. L’égalité retrouvée, c’est la fraternité assurée. L’égalité bafouée, c’est la porte ouverte aux divisions, à la haine, au repli. Or ce projet de loi de finances pour 2016 a oublié l’égalité.

Encalminé dans la dictature de l’oligarchie financière, celle qui rassemble les multinationales, les banques, la Banque centrale européenne, les banques centrales des États et les gouvernements, en faisant valser les hommes et les femmes d’un siège à l’autre, tels MM. Juncker, Draghi, ou Villeroy de Galhau, notre pays s’est soumis aux canons du libéralisme ! Tout se passe comme si vous aviez décidé de peaufiner les gammes et la partition d’orientations libérales, que les grosses caisses et les tromblons de la droite ambitionnent de jouer avec ardeur dans les prochaines années.

Pour 2016, ce qui est significatif n’est pas visible : c’est la montée en puissance du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi – CICE – et du pacte d’irresponsabilité, déjà votés et non amendables. Ce qui est significatif, ce sont les 9 milliards d’euros supplémentaires donnés aux entreprises sans contrepartie ni sélectivité. Ainsi, en trois ans, la part des entreprises à l’effort collectif s’est effondrée. L’impôt sur les sociétés est devenu une chimère, passant de 52 à 32 milliards d’euros, avec un taux élevé mais mité par tant de niches fiscales que les plus gros y échappent. La non-sélectivité du CICE, si décriée par Christian Eckert avant qu’il ne devienne secrétaire d’État, a conduit à un échec terrible : chaque emploi préservé ou créé est estimé à 100 000 euros annuels. Quel gâchis !

Alors, on nous oppose la baisse de l’impôt sur le revenu, qui profiterait à 7 millions de nos concitoyens issus des classes moyennes et modestes. Mais la question de l’impôt, celle des prélèvements ne saurait se limiter à l’impôt sur le revenu. Pour 2016, selon vos estimations, nos concitoyens paieront 4 milliards d’euros de TVA en plus, un montant bien supérieur à cette baisse d’impôt annoncée de 2 milliards ! Cette évolution de la TVA contribue à concentrer l’impôt sur les plus modestes, et non l’inverse, comme l’affirment à tort ceux qui, à droite, ont toujours voulu remettre en cause la progressivité des prélèvements.

Le renoncement à la promesse de 2012 d’engager une réforme fiscale d’ampleur, au service de la justice fiscale mais également à la hauteur des enjeux environnementaux et climatiques actuels, aura été un grand échec. C’est aussi un échec et un reniement de voir le sort réservé aux collectivités locales dans ce budget. C’est surtout une faute politique et une erreur économique. La diminution des dotations de 3,7 milliards d’euros, évolution poursuivie d’année en année, outre qu’elle entraînera des hausses de l’imposition locale, aura des conséquences sur l’activité des territoires, sur l’emploi local et nos PME, et sur les services publics de proximité. Les territoires, notamment les plus fragiles, sont encore plus mis en danger par une réforme de la DGF précipitée et pas forcément juste.

Aussi, tout en saluant la première avancée sur la taxe sur les transactions financières, à propos de laquelle les mots de M. Sapin restent ambigus, rien n’a bougé sur la question majeure de l’évasion et de la fraude fiscale des multinationales. C’est pourtant là que réside le gisement de recettes ! Ce vol organisé, avec la complicité de certains États, nous fait perdre ainsi chaque année 60 à 80 milliards d’euros. Telle est la violence des riches !

En définitive, la partie recettes de ce budget pour 2016 ne fait qu’accroître une austérité qui fait si mal à la majorité de notre peuple. Des choix inefficaces, injustes et qui amènent désillusion et colère. Les députés du Front de gauche auront porté le fer sur une nouvelle progressivité de l’impôt, sur le nécessaire soutien aux collectivités, sur la remise en cause de niches fiscales destructrices de notre modèle social. Ce combat continuera, n’en doutez pas.

Monsieur le ministre, monsieur le secrétaire d’État, à trop oublier les couches moyennes et modestes, à piétiner l’Histoire et l’ambition de la gauche, les récoltes de décembre devraient être proches de la disette, car non seulement vous avez trompé le peuple de gauche en vous tournant vers les libéraux, mais vous lui avez aussi demandé de payer la chambre. Les députés du Front de gauche se prononceront contre un volet recettes bien loin des exigences d’égalité."

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13/10/2015

Air France. Pierre Laurent juge "hallucinant" que Valls aille "s'excuser" en Arabie Saoudite

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A Ryad, le Premier ministre a exhorté les entreprises saoudiennes à investir en France. A propos d'Air France, il a notamment déclaré que "les images" de deux dirigeants agressés "ont fait le tour du monde (...) alimentant très vite une vieille idée, un vieux cliché qui voudrait que la France soit bloquée, entravée et parfois incapable de se réformer".

"Quand je vois Manuel Valls s'expliquer sur les conditions de la vie sociale en France, s'excuser de ce qui s'est passé chez Air France en Arabie Saoudite, je trouve cela hallucinant. C'est un pays où évidemment ils ne savent même pas ce que ça veut dire le dialogue social, et nous on a un Premier ministre qui va là-bas pour vendre quelques Rafale de plus et s'excuser de ce qui se passe au plan social dans notre pays", a déclaré M. Laurent sur iTELE.
 
"On trouve beaucoup d'excuses à ce régime saoudien qui est un régime assez féodal du point de vue politique et économique", a insisté le sénateur de Paris, qui rappelle que l'Arabie Saoudite "connaît des problèmes de droits de l'Homme très importants. Il y a eu toute une mobilisation citoyenne par rapport à un jeune qui va être décapité. C'est la 134e exécution depuis le début de l'année".
 
Au sujet d'Air France, le secrétaire national du PCF a estimé que les salariés interpellés lundi matin n'avaient "rien à faire en garde à vue" et que cet épisode était "indigne de la République".
"Il y a une plainte de la direction. Elle doit être instruite. Elle peut l'être dans de toutes autres conditions que celles-là. Tout en regrettant les violences de la semaine dernière, je pense que le rôle qu'on devrait avoir, c'est d'apaiser la situation et de revenir à la table des négociations", a-t-il dit.
 
"Quand j'entends Manuel Valls dire "il faut le dialogue social" et dire dans la même phrase "le plan de la direction est le seul possible", je trouve cela parfaitement anormal. Nous avons versé plus de cent millions d'euros à Air France de crédit impôt compétitivité, 66 millions l'année dernière, je ne sais pas de quel montant est le chèque de 2015. On verse cet argent soit-disant pour développer de l'emploi. Ils suppriment 3.000 emplois. Est-ce qu'on va continuer de verser de l'argent du CICE à Air France ?"
 
Article publié par l'Humanité
 
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07/10/2015

Air France : Pierre Laurent dénonce l’«attitude provocatrice insupportable» de la direction

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Alors que la majorité des politiques dénoncent les violences subies lundi contre le DRH d’Air France, le secrétaire national du PCF, le sénateur Pierre Laurent, souligne que le plan de licenciement de 2.900 postes annoncé « est une énorme violence sociale » pour les salariés.

« Evidemment, on peut condamner » affirme le candidat du Front de gauche aux régionales en Ile-de-France, qui a tenu son premier meeting lundi soir. Mais Pierre Laurent dénonce le « mépris total » de la direction. Il demande à « tout mettre sur la table », de retirer le plan de licenciement et de « rouvrir la négociation ». Entretien.

humaune.jpgLe DRH d’Air France a été brutalisé hier. Manuel Valls s’est dit « scandalisé », François Hollande a dénoncé des faits « inacceptables ». Condamnez-vous aussi ces actes ?
Je crois qu’on ne peut pas sortir ces actes de leur contexte. L’attitude de la direction d’Air France est une attitude provocatrice insupportable alors que les salariés demandent depuis des semaines qu’une véritable négociation s’ouvre. Alors même qu’il y avait une manifestation de plusieurs milliers de salariés du groupe devant le siège du CCE (comité central d’entreprise), la direction a fait preuve d’un mépris total. Ça a donné cette explosion de colère. Evidemment, on peut condamner, regretter les actes commis. Mais il faut mettre tout sur la table dans ce cas et aussi l’attitude scandaleuse et méprisante de la direction. Quant il y a une telle colère dans une entreprise, on ne peut pas ne pas s’interroger sur les causes. Si la direction d’Air France et le gouvernement veulent l’apaisement, qu’ils retirent le plan Air France et qu’ils rouvrent la négociation plutôt que de stigmatiser les salariés, ce qui ne fera que jeter de l’huile sur le feu.

Donc vous comprenez la colère des salariés d’Air France ?
Oui, ce plan de licenciement de 2.900 postes est une énorme violence sociale. On est dans une entreprise où on dit depuis des années qu’il faut faire des sacrifices, travailler davantage, renoncer à ses repos. On leur dit « ça ira mieux demain » et on leur fait toujours payer l’addition des erreurs stratégiques de l’entreprise. Et le gouvernement ne rend pas de compte sur la décision de déréglementation du ciel aérien. On ne peut pas se contenter de montrer du doigt des salariés qui ont laissé éclater leur colère.

Mais les événements d’hier ne sont-ils pas mauvais pour l’image d’Air France ?
Nous ne sommes pas face à un problème d’image ou un problème commercial d’Air France. Nous sommes face à un problème qui concerne la vie de milliers de salariés et leur famille. Il concerne aussi  l’avenir de la compagnie. Les salariés contestent le fait que les plans de licenciements successifs soient la meilleure manière de sauver l’entreprise. Je vois bien que certains cherchent à évacuer le débat de fond à la faveur des incidents d’hier. Il ne faut pas refermer le dossier des choix de fond mais l’ouvrir de manière démocratique.

Que pensez-vous de l’arrivée du directeur adjoint du cabinet de Manuel Valls, Gilles Gateau, au poste de DRH d’Air France en janvier ?
J’ai appris cette nouvelle très récemment. C’est peut-être que chacun comprend qu’il y a un très grave problème de relations humaines dans l’entreprise. C’est peut être un aveu sur le fait qu’il y avait un problème d’absence totale de dialogue à cet endroit. Je ne sais pas si ça changera quelque chose. Je vois dans cette arrivée le fait qu’il y avait un problème de dialogue. Je pense que l’Etat a un rôle à jouer en tant qu’actionnaire dans l’avenir de l’entreprise Air France. Ce n’est pas le fait que l’Etat se mêle des affaires d’Air France qui me choque, mais la manière et avec quel objectif.

François Vigna, LCP

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03/10/2015

Nos régions en commun, c'est parti !

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Les élections régionales auront lieu dans neuf semaines. Les communistes sont désormais partout en campagne. Comme l'avait décidé le conseil national du PCF en juin, les communistes ont travaillé dans les 13 régions avec le même objectif : constituer des listes citoyennes de large rassemblement à gauche, rassemblant toutes les forces du Front de gauche et toutes les autres forces de gauche et écologistes disponibles pour combattre l'austérité et promouvoir des politiques régionales de développement social, solidaires et écologistes. Partout, ils ont ratifié, ou sont en train de le faire, démocratiquement par leurs votes, les choix de listes et de candidatures auxquels leurs efforts unitaires ont abouti.

Dans deux régions, PACA et Midi-Pyrénées/Languedoc Roussillon, le rassemblement associe Front de gauche et EELV. Dans les 11 autres, les listes sur lesquelles s'engagent les communistes réunissent tout ou partie du Front de gauche et de nombreuses autres forces et citoyens selon les régions.

Dans les 13 nouvelles régions de France, découpées pour transformer notre État en une République fédérale, intégrée aux objectifs d'une Europe ultra libérale, s'affirme la volonté de battre la droite et l’extrême droite, et de mettre en place de réelles politiques de gauche utiles au quotidien de tous les habitant-e-s. Cette ambition s'appuie sur les nombreux acquis obtenus grâce à l'engagement des élus communistes dans les majorités régionales et leurs exécutifs durant le mandat écoulé.

Partout, les candidat-e-s et futur-e-s élu-e-s présenté-e-s et soutenu-e-s par le PCF ont à cœur de co-construire des propositions innovantes et réalistes pour chacune des régions dans le cadre de « fabriques coopératives », forums citoyens, réunions thématiques... Pendant les 65 prochains jours, la campagne va s'amplifier partout. Dans toutes les régions, des percées électorales sont possibles, comme le montrent les premiers sondages publiés régionalement ou nationalement. Ces percées électorales donneront des points d'appui à toutes celles et tous ceux qui souhaitent du neuf à gauche pour sortir de l'austérité. Elles donneront de la force à toute la gauche pour battre le droite et l'extrême-droite.

La situation région par région est aujourd'hui la suivante :

En région Aquitaine-Poitou Charente-Limousin, Olivier Dartigolles est le tête de liste d'une liste rassemblant le FDG, le MRC, Limousin-terre-de-gauche, un élu socialiste, des maires ruraux et de nombreux citoyen-ne-s engagé-e-s dans les luttes d'intérêt général.

En Bretagne, après le refus d'EELV, Xavier Compain pour le PCF et Sylvie Larue pour Ensemble conduisent une liste rassemblant le FDG et plusieurs collectifs citoyens.

En Bourgogne-Franche-Comté, Nathalie Vermorel a été désignée cheffe de file des communistes. Une liste Front de gauche, MRC, Nouvelle Donne, NGS se constitue.

Dans le Centre, Nicolas Sansu conduit une liste Front de gauche avec le MRC et plusieurs personnalités régionales du monde syndical, associatif, culturel.

En Champagne-Ardennes-Lorraine-Alsace, Patrick Perron a été choisi comme chef de file du PCF. Une liste Front de gauche se construit. EELV se prononce samedi sur une proposition d'alliance discutée avec le FDG.

En Corse, Dominique Bucchini, président sortant de l'assemblée territoriale, porte les couleurs du rassemblement.

En Ile-de-France, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF porte les couleurs du FDG dans un trio avec Clémentine Autain, porte parole d'Ensemble ! Et Eric Coquerel co-coordinateur du PG. La liste est présentée lundi 5 octobre à Paris à la Bellevilloise.

En Pays de Loire, Alain Pagano est chef de file des communistes. Les militants EELV ont finalement fait le choix de l'autonomie. Les communistes votent jusqu'à lundi sur les choix de la liste régionale.

En Midi Pyrénées-Languedoc-Roussillon, après un vote favorable des communistes à plus de 60 % dans les 13 départements. Gérard Onesta (EELV) conduira une liste de large rassemblement avec EELV, FDG, NGS, Parti occitan et des citoyens. Marie-Pierre Vieu pour le PCF-FDG coordonnera le porte parolat.

En Normandie, le maire de Dieppe, Sébastien Jumel est la tête de liste Front de gauche. Il rassemble syndicalistes, élus locaux, personnalités du monde de la culture.

Dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Fabien Roussel est tête de liste Front de gauche. Les responsables EELV ont choisi de rejeter la main tendue. La liste Front de gauche rassemble des personnalités régionales, syndicalistes, associatifs, élu-e-s locaux. Elle est présentée samedi 3 octobre, au grand Palais à Lille.

En PACA, Sophie Camard (EELV) et Jean-Marc Coppola (PCF) conduiront en binôme une liste de rassemblement inédite, intitulée «la Région coopérative, sociale, écologiste et citoyenne» pour les élections régionales de décembre 2015.

En Rhône-Alpes-Auvergne, Cécile Cukierman conduit une liste régionale Front de gauche, avec André Chassaigne comme porte parole, Sur les 12 départements de la région, 4 chefs de file sont des personnalités non membres d'un parti politique.

Parti communiste français,

Paris le 2 octobre 2015

 

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