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01/01/2017

MEILLEURS VOEUX POUR 2017 ET VIVE LA SOCIALE

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Les élus communistes et républicains d'Evry vous souhaitent à vous et vos familles nos meilleurs vœux pour l'année 2017.

L'année 2017 sera placée sous le signe de la Sociale extrait du titre du film de Gilles Perret Vive Sociale diffusé avec beaucoup de succès actuellement et qui relate l'histoire de la création de notre sécurité sociale par le ministre communiste Ambroise Croizat en 1945.

Evry a d'ailleurs honoré sa mémoire en donnant un nom à une de ses rues, celle même comme un signe où se trouve le siège départemental de la sécurité sociale.

La Droite avec le programme de Mr Fillon, avec l’inhumanité sociale qui la caractérise a promis d'en faire disparaître son principe si elle revenait au pouvoir. La ministre de la santé a estimé que cela se traduirait pour ceux qui le pourraient par un surcoût de 3200 € par an au minimum.

Les autres plongeront dans la misère et l'insécurité sociale, d'autant plus qu'elle a promis dans le même temps aussi de ne plus aider à plus de 75 % du SMIC tous ceux qui seront sans travail. Le SMIC net aujourd'hui après une revalorisation scandaleuse du gouvernement de quelques centimes est de 1153 €, 75 % correspondant à moins de 870 €.

Qui peut vivre ou survivre avec cela  ? Les communistes proposent une revalorisation immédiate de 23 % du SMIC et d'aller vers les 1700 € net.

Cela est possible dans une France où les plus riches sont de plus en plus riches et où le profits explosent et où en moyenne le revenu des patrons du CAC 40 dépassent 500 fois le SMIC.

Plus de justice dans le monde aussi est possible dans le monde où les 500 les plus riches détenaient le 27 décembre dernier 4 400 milliards de dollars, soit 5,7% de plus qu'il y a un an. C'est d'une autre répartition juste des richesses dont la France et le monde ont besoin.

C'est pour porter ces justes revendications et permettre un vrai changement politique alternatif à celui mené par le gouvernement actuel et à celui proposé par la droite, et son extrême raciste que les élus communistes et républicains soutiendront en 2017 à la députation un militant communiste de conviction, sincère, honnête , lié à la vie sociale et associative de sa ville  : Michel Nouaille

Elise Yagmur, Christian Pigaglio, Diaz Diego

 Tribune publiée dans le bulletin municipal de Janvier 2017

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30/12/2016

Le bilan combatif des députés Front de gauche

députésFG.jpgAurélien Soucheyre, L'Humanité

Dans un rapport sur leur action au Palais Bourbon, les parlementaires du groupe GDR reviennent sur la longue série de lois régressives proposées par l’exécutif, qu’ils ont combattues dans l’Hémicycle, et sur les propositions de loi qu’ils ont défendues, qui auraient dessiné un tout autre quinquennat.

L’heure est au bilan. Loin de toute autosatisfaction, les députés élus sous l’étiquette Front de gauche en 2012 ont présenté leur rapport d’activité. « Avoir l’honneur de représenter le peuple souverain, c’est aussi l’obligation de rendre compte de son action », estime leur chef de file, André Chassaigne.

La XIVe législature et la position des élus du groupe GDR, hors députés ultramarins, a ainsi été décortiquée et étayée jusqu’à octobre 2016. Sidération, combativité et sentiment de grand gâchis se lisent au long des 37 pages du document. La fin est déjà connue : « le peuple de gauche a assisté avec consternation à l’adoption d’une série de lois régressives sur le plan des libertés comme sur le plan économique et social (…). Face à (ces) dévoiements et à (la) dérive idéologique, nous sommes restés fidèles à nos engagements, ceux d’une gauche mue par des valeurs de justice sociale, le développement durable et la solidarité internationale », écrivent les parlementaires.

Le groupe vote contre la deuxième loi de finances rectificative

Tout n’avait pourtant pas si mal commencé. En juillet 2012, les députés Front de gauche votent pour la première loi de finances rectificative. Sitôt élu, François Hollande s’attaque alors à une partie de l’héritage des années Sarkozy (TVA « sociale », heures supplémentaires défiscalisées, affaiblissement de l’ISF…). Ce positionnement sera de très courte durée. « Il s’agira du seul budget du quinquennat en faveur duquel nous nous prononcerons », précisent les députés.

Dès l’automne, ils s’abstiennent au sujet du projet de loi de finances pour 2013, à la suite de leur vote contre la ratification du TSCG européen qui lançait la France sur le chemin de l’austérité et de la réduction de la dette publique. En décembre de la même année, enfin, ils votent contre la deuxième loi de finances rectificative, qui porte déjà en elle le Cice à venir. D’un coût de 20 milliards d’euros par an, financé en partie par une hausse de 10 milliards d’euros de la TVA dès 2014 (« impôt le plus injuste qui occupe une place de plus en plus importante dans le budget d’un ménage »), ce dispositif sera « inefficace, en plus d’être injuste », tout en étant gracieusement accordé sans ciblage ni contrepartie, pour le plus grand bonheur du Medef. En 2013, les collectivités locales seront mises à contribution, avec une perte de 10 milliards sur trois ans.

chassaigneassemblee.jpgEn cinq ans, il y a eu des votes pour. « Quand cela allait dans le sens de l’intérêt général, de l’égalité et du progrès, nous avons tout naturellement soutenu, amendé, tenté d’améliorer au maximum et voté les lois », développe André Chassaigne.

Des exemples : loi Alur, loi relative à l’économie sociale et solidaire, loi pour une République numérique, pour la COP21, pour les emplois d’avenir, pour le statut des stagiaires, contre le harcèlement sexuel, pour le mariage pour tous, pour la transparence de la vie publique, contre le cumul des mandats, pour la refondation de l’école, pour l’égalité et la citoyenneté, contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière, ou encore la loi de modernisation de la justice, celle de reconnaissance par le Parlement de l’État palestinien, et même la première loi sur l’état d’urgence. « Dans des circonstances exceptionnelles pour la sécurité de chacun, argumente André Chassaigne. Nous nous sommes fermement opposés à toutes les prorogations suivantes, inefficaces, contraires à l’État de droit et aux libertés fondamentales. » Même son de cloche pour la liberticide loi sur le renseignement, qui place « un dispositif de surveillance massive dans les mains de l’exécutif », rompant, en outre, avec la nécessaire séparation des pouvoirs.

Une motion de censure de gauche après le 49-3 sur la loi El Khomri

Au-delà du projet de déchéance de nationalité, finalement abandonné, les votes contre l’emportent ainsi très largement, à travers des oppositions frontales sur des textes fondamentaux, comme la réforme ferroviaire ou territoriale par exemple, qui rompent avec l’exigence d’égalité entre les citoyens et les territoires, notamment assurée par les services publics. La loi Macron, évidemment, qui a banalisé via 49-3 le travail du dimanche et de nuit sans compensation salariale, amené à une « libéralisation antiécologique du transport » en plus d’une privatisation des aéroports. Idem pour la loi sur l’ANI, celle sur le dialogue social et l’emploi, et bien sûr la loi El Khomri, qui ont entériné une « précarisation des salariés pour sécuriser le patronat ».

Sur la loi travail, passée en force à coup de 49-3, les députés Front de gauche iront jusqu’à signer les deux tentatives de dépôt d’une motion de censure de gauche contre le gouvernement, après avoir proposé de nombreux amendements de suppression des mesures les plus iniques, et de réorientation du texte : réduction du temps de travail, sécurité sociale et professionnelle, encadrement des rémunérations des dirigeants, protection contre l’ubérisation.

Quelques propositions de loi ont finalement été adoptées

Les députés du Front de gauche ont également voté contre tous les projets de loi de financement de la Sécurité sociale, dénonçant la conservation des « mesures instaurées par la droite », « l’allongement de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein », et la prolongation durable de « la casse de notre système de santé », dont « les hôpitaux publics sont les premières victimes », jusqu’à se voir imposer un plan d’économie de 10 milliards d’euros sur trois ans.

La plupart des amendements du groupe GDR ont été repoussés, tout comme leurs propositions de loi, de l’amnistie syndicale à l’interdiction des licenciements boursiers, en passant par la tenue d’une conférence européenne pour la restructuration de la dette, la garantie du revenu des agriculteurs, la réhabilitation des fusillés pour l’exemple et le projet de droit de préemption des salariés. Quelques-unes ont été adoptées, comme la loi portant sur l’autonomie des femmes étrangères, celle de la suppression du mot « race » dans la législation, ou encore l’encadrement des rémunérations en entreprise, bien que vidé d’une grande partie de sa substance par un exécutif qui portera « une lourde responsabilité historique devant le peuple de gauche ».

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18/12/2016

LE NON DES ELUS COMMUNISTES D'EVRY A L'OUVERTURE A 12 DIMANCHES DU CENTRE COMMERCIAL

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centre commercial evry,élus communistes,evryLes trois élus communistes d'Evry ont été les seuls à voter contre l'extension de l'ouverture du centre commercial d'Evry de 5 à 12 dimanches à l'occasion du conseil municipal du 15 décembre. Ils se sont positionnés dans le prolongement des arguments avancés par les députés du Front de Gauche à l'assemblée nationale qui ont soulignées le danger que cela entraînera pour le commerce de proximité et les salariés.

Fraysse Jacqueline députée de Nanterre est ainsi intervenue le 24 novembre (extraits)

L’activité et l’égalité des chances économiques, les conditions d’ouverture des commerces les dimanches et les jours fériés ont été considérablement assouplies, voire généralisées. En effet, le nombre de dimanches pouvant être travaillés est passé de cinq à douze par an, auxquels s’ajoutent les dérogations permanentes accordées à certains secteurs ou zones géographiques spécifiques.

Cet assouplissement a eu pour effet de mettre en difficulté de nombreux commerces indépendants, ce qui était évidemment prévisible. À l’occasion des débats, nous avions d’ailleurs alerté sur la situation en l’Italie, qui a généralisé l’ouverture des magasins le dimanche en juillet 2012, généralisation qui s’est malheureusement traduite chez nos voisins européens par la fermeture de 60 000 commerces et la perte sèche de 90 000 emplois.

dimanche2.jpgAu regard du succès rencontré auprès des collectivités par l’augmentation du quota de « dimanches du maire », il y a lieu d’être inquiet pour les petits commerces de centres-villes. En effet, 43 % des grandes villes ont augmenté le nombre de dimanches ouverts en 2016 par rapport à 2015. Le rapport nous apprend que l’on est par exemple passé de cinq à sept ouvertures dominicales par an à Montpellier et à Toulouse, de cinq à huit à Lille et à Belfort ; près d’un quart des villes a choisi d’utiliser le potentiel maximal de douze dimanches d’ouverture...

Nous pourrions également évoquer la situation des salariés des grandes enseignes, les pressions et chantages qui s’exercent sur eux, les contreparties très relatives de la loi Macron, la tromperie que constitue la référence à la notion de « volontariat » quand notre droit du travail repose depuis l’origine sur le constat évident de l’existence d’un lien de subordination du salarié à son employeur.

Pour toutes ces raisons, nous continuerons d’agir aux côtés des salariés et des petits commerçants pour le droit de chacun à une vie personnelle, à une vie privée et familiale dont le dimanche est à la fois l’une des garanties et le symbole. Nous continuerons d’agir contre le cynisme qui conduit sans cesse à privilégier les grosses entreprises sur les salariés ou les petits commerces, la consommation sur la vie familiale et le lien social.

Un an après, les premiers ratés de la loi Macron

Travail du dimanche, Cécile Rousseau, Août, 2016, L'Humanité

Le ministre de l’Économie s’est livré à un bilan élogieux pour la première année de sa loi, mais force est de constater que les effets sur la croissance sont faibles et que le travail dominical produit des effets négatifs.

dimanche.jpgUn bilan dithyrambique. Emmanuel Macron ne cache pas sa satisfaction, un an après l’adoption de la loi éponyme. Dans les colonnes de la Dépêche du Midi, le 4 août, il s’est laissé aller à un exercice d’autosatisfaction : « Cette loi porte une série de mesures très concrètes qui ont commencé à changer le quotidien des Français. » Mais les économistes n’ont pas tardé à calmer ses ardeurs. Ludovic Subran, chef économiste de l’assureur Euler Hermes, estime à « un demi-dixième de point » l’apport de la loi sur la croissance du pays, soit 0,05 %, alors que le compteur affichait zéro au deuxième trimestre. Objectif raté pour un texte qui devait rebooster l’économie. Sur le travail du dimanche, autre mesure phare de la loi, les effets sont aussi discutables.

Au centre commercial Beaugrenelle, dans le 15e arrondissement de Paris, après une première ouverture dominicale très médiatisée en octobre 2015 à la suite de son classement dans l’une des 21 zones touristiques internationales (ZTI) nées de la loi Macron, l’expérimentation a pris l’eau. Comme le raconte Éric Scherrer, président du Seci-Unsa, « au début, les commerçants avaient reçu un mémo leur demandant d’ouvrir, mais il y a eu un contrôle de l’inspection du travail et ceux qui n’avaient pas d’accord d’entreprise (obligatoire dans les ZTI, – NDLR) ou organisé de référendum (dans les entreprises de moins de 11 salariés – NDLR) ont fermé le temps de le mettre en place. Sans compter qu’avec le classement en ZTI, les baux ont augmenté, les charges aussi. Résultat, aujourd’hui, environ un quart des magasins sont fermés le dimanche ».

« Depuis le début de l’année les résultats sont catastrophiques »

centre commercial evry,élus communistes,evryAu BHV Marais, ouvert tous les dimanches depuis début juillet, les résultats sont aussi difficiles à quantifier. Premier magasin à avoir mis en place les nouvelles dispositions de la loi Macron sur les ZTI, en se dotant d’un accord d’entreprise ratifié par SUD et la CFE-CGC en mai dernier, malgré un référendum en novembre où 52 % des employés s’étaient opposés à l’extension de l’ouverture dominicale, son directeur espère 6 à 8 % de ventes supplémentaires et réaliser 150 embauches. Des prédictions irréalisables pour Éric Scherrer : « Pour amortir le coût, il faudrait augmenter la rentabilité de 10 à 15 %. La moitié des salariés le dimanche ne sont pas des employés du BHV, mais des démonstateurs qui doivent être couverts par un accord ou une consultation, beaucoup de stands devraient être fermés. Quand aux 150 recrutements, c’est de la promesse de Gascon, le BHV ne s’est pas engagé sur la fixité du personnel. »

Aux Galeries Lafayette, boulevard Haussmann, dans le 9e arrondissement, après un imbroglio juridique, l’accord signé par la CFE-CGC et la CFTC s’appliquera d’ici à fin 2016. Mais paradoxalement, à l’heure où les jours d’ouverture se multiplient, le climat lourd dans le pays n’a jamais autant freiné les touristes étrangers. Fouzia Essalmi, secrétaire générale de la CGT, n’est pas très optimiste. « Depuis le début de l’année les résultats sont catastrophiques. On sait que le samedi et le lundi sont les deux jours phares pour le commerce. Avec l’ouverture le dimanche, les gens ne vont pas consommer plus, juste décaler les jours des achats. » Effectivement, Christopher Dembik, économiste de la banque danoise Saxo, confirme que « le retour dont nous disposons de la part des commerçants est qu’il n’y a pas d’augmentation significative du chiffre d’affaires. Les dépenses de consommation sont apparemment sur une durée plus longue ».

À la Fnac, si la CFTC, la CFDT et la CFE-CGC s’étaient prononcées en faveur d’un accord de ce type, le 5 juillet, les syndicats représentant plus de 50 % des suffrages, la CGT, FO et SUD, ont réussi à l’invalider. Les garanties étaient trop maigres et les dangers bien réels. Comme l’explique Catherine Gaigne, déléguée syndicale SUD Fnac Ternes. « Nous avons eu la pression de la DRH pour signer… Mais le texte était totalement misérable. Il prévoyait la création d’une vingtaine de postes sur tout Paris, uniquement des temps partiels, sans préciser s’il s’agissait de CDD ou de CDI. Depuis plusieurs années, la Fnac ne remplace aucun départ, sachant qu’on perd 10 % des effectifs par an depuis 5, 6 ans, nous n’avons plus confiance dans nos dirigeants. » D’autres zones d’ombre subsistaient dans le texte. « Il n’y avait pas écrit que le travail jusqu’à minuit ne serait pas mis en place, note Catherine Gaigne, nous n’avions qu’une seule certitude : être corvéables à merci ! » Les Fnac en ZTI ne pourront donc ouvrir que les douze dimanches dits du « maire » et non pas toute l’année.

« Le rythme était infernal, je me suis retrouvée isolée »

centre commercial evry,élus communistes,evry

Cet été, une nouvelle étude sur l’impact du travail dominical a encore apporté de l’eau au moulin de ses opposants. Selon l’Insee, il entraîne une perte de sociabilité familiale et amicale plus importante qu’un jour travaillé classique, manque qui n’est pas entièrement compensé par un jour de repos en semaine…

« Quand je vois le bilan positif dressé par le ministre de l’Économie, je ressens de l’amertume », lâche Claude, 50 ans, employé au Printemps Haussmann, où la négociation d’un accord a justement débuté en juillet. « Depuis 2011, je refuse de travailler le dimanche. Je suis présent tous les samedis et je me sens déjà exclu du tissu social. Le samedi soir, je suis fatigué. Ma femme se lasse de cette situation… » Quant à la notion de volontariat, utilisée à outrance par Emmanuel Macron pour faire passer la pilule, elle est toute relative. « On sait que si on veut telle ou telle semaine de vacances, la direction peut nous dire non parce qu’on ne s’est pas porté volontaire le dimanche », précise Claude. Nezha voit aussi d’un très mauvais œil cette expansion du travail. Pendant huit ans, cette employée dans une enseigne de vêtements a ferraillé au moins deux dimanches par mois. L’entreprise était ouverte 363 jours par an, en toute illégalité. « Le rythme était infernal. Je me suis retrouvée isolée. Après un burn-out, je suis revenue. J’ai pris un mandat syndical et l’entreprise a fini par respecter la loi. » De quoi alimenter la résistance contre cette banalisation du travail du dimanche.

186 624 euros d’amende pour avoir fermé le 14 juillet  Une douzaine de marchands du centre commercial Grand Var, à La Valette-du-Var, près de Toulon, ont été sanctionnés par des amendes astronomiques pour n’avoir pas ouvert le 14 juillet. L’exploitant d’une brasserie a ainsi écopé de 186 624 euros de pénalités et un gérant de tabac de 72 576 euros à régler d’ici fin août. La direction du groupement d’intérêt économique (GIE) du Grand Var, exploitant du centre commercial, assumait pleinement cette lourde sanction dans les colonnes de Var-Matin, estimant « qu’il n’était pas normal que des commerçants ne respectent pas les jours d’ouverture qui ont été votés en assemblée générale ».

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07/12/2016

ASSOCIATION NATIONALE DES ELUS COMMUNISTES ET REPUBLICAINS : ADRESSE AUX CITOYENS ET CITOYENNES

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Nous connaissons, dans le monde et dans notre pays une situation politique, sociale, économique et démocratique grave. Vous avez, en 2012, élu un président et une majorité en espérant des améliorations pour votre vie. Mais ce pouvoir s’est évertué à donner des gages au MEDEF et aux dictats de la finance internationale. Il baisse les cotisations sociales et la fiscalité des entreprises tout en transférant massivement vers les ménages la charge des dépenses nécessaires à la vie commune.

Avec des Métropoles et des intercommunalités géantes, la fusion des communes, il éloigne les citoyens des lieux de décisions, veut remplacer les élus par des technocrates et obtenir un arrêt brutal des investissements pour les équipements et services utiles aux populations. L’Etat d’urgence, crée un climat de division, de tout sécuritaire, tournant le dos aux valeurs progressistes de notre République et de la gauche. C’est un recul sans précédent des droits démocratiques : des syndicalistes, des militants associatifs et des élus progressistes sont poursuivis en justice. Notre jeunesse est menacée d’un recul de civilisation sans précédent.

Ne laissons pas se développer ce climat social et politique lourd de menaces. La droite extrême et l’extrême droite sont à l’affut dès 2017, pour pousser plus avant une contre-révolution sociale et démocratique. Ils veulent faire sauter tous « les obstacles collectifs» à la libre concurrence économique et à la concurrence entre les êtres humains. Les peurs, les replis, le désarroi dans le peuple de gauche peuvent entrainer une situation politique dramatique pour le pays avec la victoire de ceux qui prônent la guerre à l’extérieur et la loi de la jungle généralisée en France.

Un mouvement social et démocratique qui ne renonce pas existe. Vous êtes des millions de Françaises et de Français à vous être mobilisés contre la loi El Khomri, des centaines d’associations et de rassemblements à agir pour les services publics, pour préserver l'environnement et s'engager pour un développement durable, des collectifs et des municipalités à accueillir des migrants, d’autres à agir contre les fraudes fiscales, pour la transparence de la dette, pour l’égalité homme-femme dans tous les domaines de la vie, pour une république démocratique, pour les droits de la jeunesse, les droits des handicapés. Vous êtes une force, une réalité qui doit trouver une force commune. Oui, non seulement vous ne renoncez pas, mais vous recherchez une issue progressiste.

Avec vous, les Elus communistes et républicains veulent travailler à reconstruire une gauche d’espoir et donner un avenir progressiste à la France. Les échéances de 2017 avec l’élection présidentielle, les législatives et les sénatoriales puis en 2020 les municipales vont être une étape importante pour notre avenir collectif. Nous soumettons des idées pour, ensemble, engager une contre-offensive et construire une alternative progressiste majoritaire. Nous voulons qu’à l’assemblée nationale et au sénat dès 2017, puis dans les communes et intercommunalités en 2020 nous ayons des représentants du peuple qui veulent donner un avenir progressiste à la France et à son peuple.


2 Donner un avenir à la France et à son peuple c’est selon nous ; résister, proposer, rassembler :

anecr-austerite-aff.jpgPour une République et une démocratie renouvelée. De la commune à l’Etat, cassons le présidentialisme des institutions, inventons une nouvelle démocratie pour délibérer avec les citoyen-nes et partager réellement des pouvoirs de décision. Organisons une république sans 49-3, donnant au parlement une place centrale et priorité à l’initiative populaire pour les lois, les services publics et les projets de la vie en commun.

Pour une mobilisation des moyens financiers afin de réaliser la justice sociale et fiscale. Mobilisons les richesses du pays pour l’emploi, les services publics, l’école, la culture au lieu de les détourner vers les marchés financiers et la spéculation. La fraude fiscale, c'est 80 milliards d'euros par an qui ne vont pas au budget de l'Etat, les cadeaux notamment aux grands patrons, c'est 250 milliards ces dernières années. Réformons la fiscalité avec un impôt territorial des entreprises, une réduction des prélèvements comme la TVA sur les produits de première nécessité et une fiscalité locale tenant compte des revenus des ménages. Réorientons l’action des banques et de la banque centrale européenne pour qu'elles soutiennent les investissements utiles à l’emploi et aux équipements publics.

Pour vivre et faire ensemble une société de l’égalité, de la dignité, de paix et de la fraternité. Ensemble, agissons pour garantir la paix partout dans le monde. Recherchons des chemins nouveaux de dialogue, de tolérance, d’accueil, de respect, de bienveillance en mettant l’humain dans la diversité de ses identités, de ses origines culturelles ou sociales au coeur de nos engagements. Agissons pour maintenir la laïcité. Luttons contre le délitement du lien social, contre le glissement d’une partie de la population dans la pauvreté, la relégation, la précarité.

C’est dans l’action pour de nouveaux droits que nous forgerons ensemble un avenir commun où il fera bon vivre. Droits à l’égalité hommes-femmes, droit de vote des résidents étrangers, droit au logement, à la santé, à l’éducation, à la culture, à la sécurité, à la justice, en sont les éléments essentiels. Poursuivons ensemble les actions multiples déjà engagées sur tous ces enjeux.

Ces idées que nous vous soumettons, les actions que nous souhaitons construire avec vous s’inscrivent en opposition totale à la logique actuelle. Ensemble rendons incontournables demain les exigences populaires, ce qui est commun à toutes les forces progressistes et déjouons ainsi les risques de divisions, d’éparpillement qui les menacent. Ensemble construisons une alternative réelle lors des échéances politiques de cette année 2017.

18ème Congrès de l’ANECR 18,19 et 20 novembre 2016 A Saint-Etienne

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04/11/2016

TURQUIE : ARRESTATION DES DEPUTES ET DIRIGEANTS HDP DE L'OPPOSITION

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Gaël De Santis, Humanite.fr

Recep Tayyip Erdogan a encore frappé. Dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4, les forces de polices ont procédé à un raid qui s’apparente à une décapitation de la troisième force politique du pays, le Parti démocratique des peuples. 

Les deux co-présidents de cette formation qui rassemble des militants kurdes et de gauche, Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdag ont été arrêtés et placés en garde à vue. Le président du groupe parlementaire, Idris Baluken a subi le même sort. Au total, ce sont 11 députés qui ont été placés en garde à vue.

Le siège du parti a, lui, été perquisitionné, le tout retransmis en direct par la chaîne de télévision NTV.
Depuis le coup d’État manqué perpétré par une faction de l’armée en juillet dernier, Recep Tayyip Erdogan a lancé une répression tous azimuts. Les militants kurdes font les frais de cette vaste « opération anti-terroriste », alors qu’ils n’ont rien à voir avec le putsch manqué, que le HDP avait d’ailleurs, tout comme le reste de l’opposition, condamné. La semaine dernière, ce sont les deux co-maires de Diyarbakir, Gültan Kisanak et Firat Anli, qui avaient été interpellés. Il leur est reproché un « soutien terroriste à une organisation terroriste », à savoir le Parti des travailleurs du Kurdistan.
En mai dernier, le gouvernement avait fait voter par le Parlement la levée de l’immunité parlementaire des députés. Une disposition qui visait particulièrement les représentants du HDP. Cette formation, issue du rassemblement de militants du mouvement de contestation place Taksim en 2003, de partis de gauche et de partis kurdes, avait fait son entrée au Parlement en juin 2015. Son succès  lors des deux derniers scrutins législatifs (13% en juin 2015 et 10,8% en novembre) a empêché Recep Tayyip Erdogan d’obtenir une majorité qualifiée lui permettant de procéder à une révolution constitutionnel qui lui autoriserait à concentrer davantage de pouvoir qu’il n’en a aujourd’hui.
Ce week-end, le gouvernement s’était illustré par ses attaques contre les journalistes. Dimanche, le domicile de Can Dundar, ancien rédacteur en chef de Cumhurriyet a été perquisitionné, alors qu’il vit à l’étranger. Et lundi, c’est le directeur de ce journal, le principal quotidien d’opposition, qui a été interpellés. Plus tôt, quinze médias kurdes avaient été fermés, portant à 168, selon la Fédération internationale des journalistes le nombre de médias ayant fermé depuis le coup d’État. 113 journalistes sont derrière les barreaux.
 
Pierre Laurent Demirtas.jpgUn élu parrainé par Pierre Laurent
Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent a pris l’initiative, le mois dernier de parrainer Selahattin Demirtas. Il « est l’homme de la main tendue, de la paix et de la démocratie dans la dignité, avait alors déclaré dans un message vidéo le dirigeant communiste. Son engagement et sa popularité ont fait de lui un homme incontournable en Turquie et motivent aujourd’hui toute la haine que lui portent Erdogan et tous les nationalistes turcs. »
 
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24/09/2016

L’autosatisfaction mensongère du gouvernement à propos du "sauvetage" de la Sécurité sociale

médecin.jpgUne potion qui tue le malade -

Par / 23 septembre 2016

Alors que la ministre de la Santé mène une campagne médiatique d’autosatisfaction sur la baisse du déficit de la Sécurité sociale prévue en 2017, nous tenons à rappeler la dégradation de la prise en charge des soins.

Après avoir repoussé l’âge de départ à la retraite en 2014, supprimé l’universalité des prestations sociales en 2015, imposé une cure d’austérité sans précédent de 11 milliards d’euros pour les hôpitaux, le gouvernement se félicite donc d’avoir « sauvé la Sécurité sociale ».

Nous dénonçons avec force ce mensonge de la part d’un gouvernement qui n’a eu de cesse de poursuivre la politique libérale en réduisant les moyens des hôpitaux, en exonérant les entreprises et en mettant à mal les principes fondateurs de la Sécurité sociale.

La baisse du reste à charge des ménages en matière de santé cache mal les renoncements aux soins grandissants des plus précaires. Selon une enquête du Secours Populaire Français, 68 % des Françaises et des Français estiment que les inégalités en matière d’accès à la santé se sont creusées au cours des dernières années.

Les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste républicain et citoyen s’opposeront au projet de financement de la sécurité sociale pour 2017 et défendront des mesures alternatives en supprimant les exonérations de cotisations des entreprises, en mettant à contribution les revenus du capital et en imposant l’égalité salariale entre les femmes et les hommes afin de créer de nouvelles recettes capables de financer une prise en charge des soins à 100 % par la Sécurité sociale.

19:08 Publié dans ELUS COMMUNISTES, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sécurité sociale, déficit, pcf | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

14/09/2016

Wafaa Charaf, le goût de la liberté

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Rosa Moussaoui, L'Humanité

Libérée le 7 juillet après une peine de deux ans de prison, la militante marocaine des droits de l’homme était à la Fête de l’Humanité.

Sous les hauts plafonds de l’hôtel de ville de Saint-Denis, elle paraît toute menue, un peu perdue. Le visage de Wafaa Charaf s’éclaire lorsque Didier Paillard, le maire de Saint-Denis, rend hommage à ses combats, à Tanger, aux côtés des ouvrières de l’industrie textile, des migrants échoués aux portes de l’Europe forteresse, des femmes marocaines en quête d’égalité. Autour d’elle, il y a ses camarades de la Voie démocratique, ses soutiens en France, élus et militants qui forment toujours un « réseau de vigilance » veillant sur elle. « Bien sûr, je continue la lutte ! La prison n’a pas ébranlé ma détermination ! » lance-t-elle d’une voix ferme. Wafaa Charaf vient de purger une injuste peine de deux ans d’incarcération. Par l’un de ces lugubres tours de passe-passe dont le pouvoir marocain a le secret, la militante des droits humains, victime de violences policières, a été désignée comme coupable par une justice aux ordres du palais.

Wafaa Charaf avait 27 ans lorsqu’elle a été embastillée le 9 juillet 2014, après avoir déposé plainte contre X pour enlèvement et séquestration. Les faits remontent au 27 avril 2014. Très liée au monde ouvrier de Tanger, la jeune femme participe ce jour-là à un rassemblement de soutien aux ouvriers de la multinationale Greif (le numéro un mondial de l’emballage industriel), licenciés après la création d’une section syndicale. Un affront, au cœur de cette zone franche qui permet aux entreprises locales ou occidentales d’empocher des cadeaux fiscaux tout en disposant d’une main-d’œuvre bon marché, privée des droits les plus élémentaires. À l’issue de ce rassemblement, la militante est embarquée par des inconnus qui la brutalisent, la questionnent sur ses activités, avant de l’abandonner couverte de blessures au bord d’une route, en pleine nuit, à une quinzaine de kilomètres de la ville.

Comme pour alléger le souvenir de l’enfermement, elle raconte mille anecdotes

Ce scénario de mauvais polar porte évidemment la signature des méthodes policières régulièrement dénoncées par l’Association marocaine des droits humains (AMDH), dont Wafaa Charaf est membre. L’enquête ouverte par la plainte de la jeune femme n’a d’ailleurs pas pour objet d’identifier ses agresseurs, bien au contraire. C’est finalement elle qui est poursuivie pour « mensonges et diffamation », maintes fois convoquée, avant d’être incarcérée et condamnée, le 11 août 2014, à un an de prison ferme et à une lourde amende. Le 20 octobre suivant, la cour d’appel de Tanger double sa peine d’emprisonnement. Derrière la haute enceinte blanche de la prison de Tanger, la vie, le combat, ne se sont jamais arrêtés. Dans les allées de la Fête de l’Humanité, sa joie de vivre, sa force de caractère ont mis du baume au cœur de tous ceux qui l’ont croisée.

Comme pour alléger le souvenir de l’enfermement, elle raconte mille anecdotes, ponctuées de grands éclats de rire. Comme ce jour où, très sollicitée par ses codétenues pour rédiger courriers et réclamations, elle a placé sur la porte de sa cellule une feuille sur laquelle était inscrite la mention « Écrivain public ». Avec les horaires. « Les gardiens étaient furieux ! » s’esclaffe-t-elle, les yeux pétillants de malice. Derrière les barreaux, Wafaa Charaf n’a jamais cessé de militer, jusqu’à prendre à partie le directeur de la prison après qu’il eut frappé une détenue. Ce qui lui a valu maintes brimades, puis un transfert à la prison de Larache. « Tu vas dans une autre prison parce que tu menaces l’institution carcérale et que tu fais de la propagande auprès des autres prisonnières », lui a expliqué le procureur du roi. Ce qui ne l’a pas empêchée de tisser encore, inlassablement, des liens de solidarité avec les prisonnières.

La militante a retrouvé les ouvrières de Textile Manufacturing abusivement licenciées

À Tanger, puis à Larache, Wafaa n’a pas perdu le fil de ses études de droit : elle a obtenu sa licence et reprend, cet automne, le chemin de l’université. Elle s’est mariée quelques jours après sa sortie de prison. Aujourd’hui encore, elle craint de sortir seule, de tomber sur des séides prêts à en découdre. « Le Maroc est une grande prison », soupire-t-elle, en évoquant les atteintes de plus en plus féroces aux libertés. Cet été, une nouvelle disposition est venue durcir encore un Code pénal très répressif pour les militants de gauche et les défenseurs des droits humains.

En vertu de ce nouvel article 267 bis, quiconque « porte outrage à la religion islamique, au régime monarchique ou a incité contre l’intégrité territoriale du royaume » s’expose à une peine de six mois à deux ans de prison et à une amende de 20 000 à 200 000 dirhams (1 800 à 18 000 euros). Interdiction de mettre en cause l’islam, le roi ou d’évoquer l’autodétermination du Sahara occidental. Pourtant, assure Wafaa, ni l’arsenal judiciaire ni les intimidations policières ne découragent cette génération militante formée dans le chaudron du mouvement du 20 février 2011. « La jeunesse n’a plus peur. C’est un acquis irréversible », sourit-elle.

Dans sa cellule, Wafaa Charaf a beaucoup écrit. Bientôt, elle fera publier ses carnets et ses poèmes de prison. « Ces deux ans, je ne les ai pas perdus. J’ai expérimenté le vrai visage du régime. C’est une expérience précieuse », insiste-t-elle. Dans la zone franche, ou plutôt zone de non-droit de Tanger, la militante a retrouvé les ouvrières de Textile Manufacturing abusivement licenciées par un patron qui a pris la poudre d’escampette. Elles ont célébré avec enthousiasme sa libération. Wafaa Charaf a été jetée en prison peu après le début de leur lutte. Malgré les agressions et les pressions quotidiennes, elles réclament toujours justice. Deux ans de prison, deux ans de lutte.

RAPPEL : Ici le Président du Groupe des élus communistes d'Evry avec Wafaa à la fête de l'Huma.

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Wafaa Charaf. Solidarité des élus PCF de la ville d'Évry

Mardi, 28 Octobre, 2014

Communiqué du Groupe des élus communistes et républicains de la ville d’Evry concernant le parrainage par notre groupe de la militante politique et syndicale marocaine Wafae CHARAF ainsi que le courrier qui lui a été adressé.

Wafaa CHARAF a été mise en détention préventive le 9 juillet à Tanger après avoir porté plainte pour enlèvement, séquestration et menaces. Abandonnée sur une route à douze kilomètres de Tanger, elle venait de participer, le 27 avril, à un rassemblement de soutien à des ouvriers de la multinationale américaine Greif (numéro un mondial de l’emballage industriel), licenciés après la création d’une section syndicale. Tanger, située à moins de 14 kilomètres du continent européen, dispose d’une zone franche qui confère de nombreux avantages (exonération de charges fiscales et sociales) aux entreprises qui s’y installent. « Wafae paye le prix fort de son engagement pour les droits des ouvriers des usines de la zone franche de Tanger et pour la démocratie et la liberté d’expression au Maroc », expliquait le mois dernier la Ligue des Droits de l'Homme.

La justice marocaine vient de condamner la jeune militante de vingt-six ans Wafae CHARAF à deux ans de prison ferme. Active au sein de la jeunesse du parti marxiste la Voix démocratique (Annahj Addimocrati), membre de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et du Mouvement du 20 février, elle avait été condamnée en première instance, le 11 août dernier, à un an de prison ferme et à une amende équivalente à 5 000 euros pour « mensonges et diffamation » après un premier procès qualifié d’« inéquitable » et de « politique » par la Ligue des droits de l’homme (LDH).

Le Groupe des élus communistes et Républicains d'Evry apporte sa totale solidarité à cette jeune militante symbole de la lutte des syndicalistes marocains et de manière plus générale de la liberté syndicale dans le monde, y compris en France, remise en cause de manière de plus en plus systématique.

Notre groupe a décidé de parrainer Wafae CHARAF jusqu'à sa libération et invite les Evryennes et les Evryens à se joindre à cet acte de solidarité et de lui écrire nombreux à l'adresse suivante :

Wafaa CHARAF

Numéro 92694

PRISON CIVILE DE TANGER

AVENUE MOULAY RACHID

90000 TANGER

 

  • Copie de la lettre envoyée par notre groupe à Wafaa :

Chère Wafaa,

Le Groupe des élus communistes et républicains de la ville d’Evry tient à vous exprimer sa totale solidarité dans la terrible épreuve que vous traversez.

La justesse de votre combat syndical et politique doit fortement effrayer le pouvoir pour qu’il en soit réduit à revenir à des pratiques d’un autre âge afin de vous empêcher de le mener. C’est dans cette certitude de l’utilité de votre cause que nous espérons que vous puisez le courage nécessaire de continuer à vous battre.

Jusqu’à votre libération, que nous souhaitons la plus rapide possible, soyez assurée que nous ne cesserons de faire entendre votre voix en France et d’œuvrer pour dénoncer et mettre fin au déni de justice que vous subissez.

Fraternellement,

Le Groupe des élus communistes et républicain de la ville d’Evry