09.10.2009

ISRAEL ET LA BOMBE ATOMIQUE

hiroroshima3.jpgBombe atomique en Israël, lettre au ministre

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF, Députée de la Seine-Saint-Denis

Monsieur Bernard Kouchner
Ministre des Affaires étrangères
37, quai d'Orsay
75351 Paris cedex 07

Paris, le 6 octobre2009

Monsieur le Ministre,

La Conférence générale de l' Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a adopté le 26 août dernier, lors de sa 49ème session, sur proposition des Etats arabes, un mémoire soulignant qu'Israël «continue de défier la communauté internationale en refusant de devenir partie au Traité (TNP) ou de soumettre ses installations aux garanties généralisées de l' Agence, exposant ainsi la région à des risques nucléaires et menaçant la paix». Le mémoire souligne aussi que «la Conférence générale de l' AIEA doit prendre des mesures appropriées pour faire en sorte qu'Israël soumette toutes ses installations nucléaires aux garanties de l'Agence et adhère au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires».

Cette résolution de l' AIEA soulève une question majeure sur les conditions de la paix au Proche-Orient, sur une des raisons essentielles du contexte de tensions et de méfiance qui perdure et qui alimente l'impasse dramatique actuelle.

Selon les informations dont nous disposons, la France aurait cependant voté contre.

Pouvez-vous, Monsieur le Ministre, confirmer que la France a voté contre ce texte et expliquer pourquoi notre pays -qui appelle officiellement au respect du TNP dont
elle est membre elle-même- refuse de voter une résolution demandant à Israël d'adhérer à ce même TNP, et de soumettre ses installations nucléaires aux garanties de l' Agence?

Je vous remercie de l'attention que vous pourrez porter à cette sollicitation.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes salutations distinguées.

Marie-George Buffet

08.09.2009

MG BUFFET S'EXPRIME

buffetfabie.jpgPour la secrétaire nationale du PCF, l'alliance avec le Modem annoncerait la défaite de la gauche. Marie-George Buffet propose au PS de travailler sur une "belle politique de gauche".

Marie-George Buffet a estimé lundi 7 septembre que l'alliance avec le MoDem était "le chemin de la défaite pour la gauche". La secrétaire nationale du PCF a proposé au PS d'élaborer à la place "un programme vraiment de gauche".
"Cette alliance avec le Modem, c'est le chemin de la défaite pour la gauche. Si on veut gagner aux régionales et en 2012, il faut que la gauche se ressaisisse sur un projet qui corresponde aux revendications sociales", a déclaré Marie-George Buffet sur France Info.
Si le PS dit oui au MoDem, "c'est pour faire une politique libérale. Moi cela ne me va pas. Je veux que le PS fasse une politique de gauche", a-t-elle ajouté.

Renationaliser des banques


"Le meilleur antisarkozysme, c'est une belle politique de gauche. C'est la meilleure recette pour battre Nicolas Sarkozy", a-t-elle insisté, en rappelant que le PCF voulait par exemple "renationaliser un certain nombre de banques".
"Nous allons organiser au mois d'octobre des ateliers sur l'utilisation de l'argent, la démocratie, l'emploi, le développement durable", a-t-elle annoncé avant la Fête de l'Humanité le week-end prochain.
"Nous avons proposé au Front de gauche (constitué avec le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon) de co-organiser (ces ateliers) et nous inviterons toutes les forces de gauche, y compris le PS", selon elle.
Marie-George Buffet tend également la main à Olivier Besancenot: "quand je dis toutes les forces de gauche, je n'élimine ni le NPA ni le Parti socialiste".
(Nouvelobs.com avec AFP)

20.04.2009

Marie-George Buffet :« L’Europe pourrait être un levier »

buf4.JPGSecrétaire nationale du PCF et députée de Seine-Saint-Denis, Marie-George Buffet vient d'intégrer le Front de gauche pour les européennes. Son objectif : « Une harmonisation sociale vers le haut ».


L E Bien public. - Le sommet du G20 va-t-il dans le sens d'une refonte du capitalisme ou n'est-ce qu'un effet d'annonce ?
Marie-George Buffet. - Il y a quand même une série d'engagements mais il n'y a rien de concret permettant, très rapidement, d'agir pour l'emploi, pour sauver les industries, pour faire en sorte qu'on ne reproduise pas d'ici trois-quatre ans la même crise.
Il n'y a aucun droit nouveau pour les salariés, dans la gestion de leur entreprise, aucun moyen de surveiller réellement les choix qui sont faits à l'intérieur de l'entreprise, et surtout, il n'y a aucune remise en cause. Nicolas Sarkozy avait parlé des trois tiers sur la redistribution des richesses produites et il n'y rien concernant cela. Ça veut dire qu'on peut continuer à dilapider les richesses produites par le travail, pour aller vers les dividendes, vers les jeux spéculatifs.
Certes, il y a la liste des paradis fiscaux, mais aucun moyen n'est mis en œuvre pour lutter contre ces paradis fiscaux. On donne plus d'argent au FMI mais il n'y a pas de remise en cause de la façon dont cet argent est utilisé et distribué par le FMI. Il n'y a aucun changement réel de l'engrenage qui nous a plongés dans la crise.


LBP. - Et le décret pour encadrer les rémunérations des chefs d'entreprise aidées par l'Etat ?
M.-G. B. - Quand je l'ai lu, j'ai été choquée. Je sortais de rencontres avec des salariés de Caterpillar, je m'apprêtais à aller voir ceux de Celanese, près de Pau… Ce décret ne les concerne absolument pas. Voilà des entreprises où les patrons se sont servis, continuent à servir leurs actionnaires, à augmenter les dividendes, et on ferme des entreprises, et on licencie (...) On a l'impression que ce sont des machines à fric pour servir les intérêts de quelques-uns. Et c'est ça qu'il faut réformer. On peut montrer du doigt tel ou tel patron. Moi, je suis pour qu'on interdise les parachutes dorés, les stock-options, etc. Mais une fois qu'on aura fait ça, si les actionnaires se goinfrent de dividendes toujours en augmentation, on n'aura pas résolu le problème. Le problème est dans une utilisation différente des richesses produites : ça veut dire salaires, beaucoup d'argent dans la recherche, dans l'innovation technologique et énergétique.


LBP. - Que faut-il attendre du 1er mai, annoncé comme un jour de grand rassemblement unitaire ?
M.-G. B. - Depuis le 29 janvier et le 19 mars, il faut remarquer qu'il n'y a pas eu arrêt des luttes. Les enseignants continuent de faire la ronde de certaines universités, les chercheurs se mobilisent, les hospitaliers font grève… Et ça continue dans plein d'entreprises.
Ce que je souhaite pour le 1er mai, ce que ce jour marque une nouvelle étape par un caractère familial. Il faut que la population soit dans la rue. Comme ce fut le cas pour le CPE. Entre la femme qui a sa petite retraite de 700 € - et qui pour certaines d'entre elles ont dû aller aux Restos du cœur, discrètement, sans se faire entendre, parce qu'elles n'y arrivent plus, avec le prix du gaz, les loyers qui augmentent - et nos jeunes touchés par la précarité, ces jeunes intérimaires qu'on a mis dehors chez PSA, tout converge. Alors marchons ensemble, à l'appel des syndicats. Cette unité des syndicats pour le 1er mai est historique depuis la Libération. Je trouve que c'est un encouragement très fort pour toutes celles et tous ceux qui se battent.


LBP. - Comment percevez-vous le versement de la prime de solidarité de 200 € allouée depuis le 6 avril aux familles les plus modestes ?
M.-G. B. - Quand vous êtes Rmistes, au Smic, 150 ou 200 euros, c'est énorme. C'est plusieurs pleins de courses, c'est une facture énergétique. Le problème, c'est que cette prime est versée une fois. C'est pourquoi je dis que la question est moins sur des primes comme ça que sur des augmentations de salaires. Je pense que nos amis Guadeloupéens, Antillais et Réunionnais ont eu raison de poser ces 200 euros d'augmentation de salaires. Ce qui a été versé là devrait l'être tous les mois à ces personnes.


buffetaltis.jpgLBP. - De nombreuses facultés, dont celle de Dijon, connaissent des blocages. Que peut-on répondre à ces étudiants et ces enseignants- chercheurs ?
M.-G. B. - Darcos et Pécresse ont déjà été amenés à reculer. Mais un peu n'importe comment et sans savoir où ils vont. On le voit bien pour la formation des maîtres, puisqu'ils ont dit qu'ils allaient reculer d'un an la réforme, et, en fin de compte, on s'aperçoit que les universités ne sont pas prêtes. Maintenant, il faut dire stop, on arrête tout et on repart à zéro, dans la concertation.
Personne ne dit qu'il ne faut rien toucher à l'université, ni à la formation des maîtres ou encore à la recherche. Les syndicats ont des propositions pour innover, aller de l'avant. Qu'on mette tout sur la table, qu'on négocie réellement, qu'on n'impose pas par des décrets. On ouvre une véritable négociation, sur la durée. A ce moment-là, on pourra commencer à voir fonctionner les universités.


LBP. - En tant qu'ancienne ministre des Sports, vous avez évoqué récemment la « casse du modèle sportif français », et notamment le démantèlement des Creps, dont celui de Mâcon. Pourquoi ?
M.-G. B. - Le secrétariat d'Etat maintient la fermeture de six Creps, dont celui de Mâcon. Il y a effectivement une casse du modèle sportif français puisque ce qui faisait sa force, c'était l'unité entre les différentes pratiques, les niveaux de pratique, y compris le sport professionnel. C'était ce formidable système de formation avec les diplômes jeunesse et sport, avec les Staps, les Creps. Et c'était des formations accessibles, des filières de haut niveau…

Aujourd'hui, le projet défendu, c'est de dissocier tout ça, c'est de faire appel au privé. On voit Romain Mesnil qui court nu dans les rues de Paris, on voit Aron qui cherche un équipementier. Le privé ira là où il y a retour à l'image, il ira se concentrer sur quelques sports. Et puis il n'y a que Bernard Laporte qui n'a pas vu qu'il y avait une crise énorme dans le privé.
On va se retrouver dans une situation où on aura des fédérations riches et des fédérations pauvres. Comme l'Etat se retire, ces fédérations pauvres n'auront aucun recours. C'est donc la casse du modèle sportif français.


LBP. - Vous intégrez le Front de gauche pour les européennes, aux côtés notamment de Jean-Luc Mélenchon. Qu'attendez-vous de ces élections ?

M.-G. B. - C'est un moment très important (...). L'Europe se construit jusqu'à maintenant sur des mises en concurrence qui cassent les services publics, qui font du dumping social, fiscal, sur le tout marchand. Tout doit être dans le domaine marchand. Il a fallu se battre pour que la culture y échappe un petit peu…
On voit bien que le mouvement social aujourd'hui se heurte à cette construction européenne. L'Europe pourrait être au contraire un levier. Je fais la proposition d'un salaire minimum dans chacun des 27 pays de l'Union européenne qui soit d'un montant de 60 % du salaire moyen. Ça permettrait un début d'harmonisation sociale par le haut. En France, ça voudrait dire un Smic à 1 600 € (brut) ; c'est la proposition des syndicats d'ailleurs.
Le 7 juin, il faut un résultat qui permette d'avoir des points d'appui au Parlement européen, parce qu'il a des pouvoirs : on envoie des députés du Front de gauche au parlement pour porter une politique différente.
Le Front de gauche, oui, c'est important. Les gens nous regardent.


LBP. - On évoque une dispersion des voix à gauche. Ça vous inquiète ?
M.-G. B. - Bien sûr, c'est un danger. C'est pour ça que ceux et celles qui se sont réunis pour le non en 2005 doivent de nouveau converger vers la seule liste qui porte ce rassemblement. Les autres listes sont des listes d'une seule force politique, ce qui est vraiment dommageable.
Au Parti socialiste, il y a une acceptation de cette Europe assez construite, le problème se pose différemment. Mais les socialistes qui se sont battus ces dernières années contre l'Europe du tout marchand, ces électeurs socialistes qui ont défendu les services publics, ils ne vont tout de même pas voter pour une liste qui défend le traité de Lisbonne ! Il faut qu'ils utilisent le Front de gauche. On ne leur demande pas de renier leur appartenance mais là, il faut qu'ils votent pour le Front de gauche.


Propos recueillis par Emmanuel HASLE pour le bienpublic

24.03.2009

Sommet de l’OTAN : Marie-George Buffet appelle à pavoiser

mardi 24 mars 2009

pace.jpgA quelques jours du sommet de l’Otan, la police a demandé à plusieurs habitants de Strasbourg de décrocher des fenêtres et des balcons les drapeaux « Pace » et "non à l’Otan », aux couleurs de l’arc-en-ciel.

Notre camarade Christian Grosse, dirigeant départemental du PCF, a ainsi eu droit à la visite des forces de l’ordre.

A l’évidence, le Gouvernement aimerait transformer la capitale alsacienne en un véritable bunker, en une ville forteresse ou il serait interdit de pavoiser...

Ce soir, nous lançons un appel : partout dans le pays accrochons notre drapeau à nos fenêtres, à nos balcons, nous pourrions ainsi dessiner ensemble un gigantesque arc en ciel pour la Paix et inviter à la grande la manifestation du 4 avril.

Marie-George Buffet

Secrétaire nationale du Parti communiste français

Paris, le 24 mars 2009

 

 

 

11.03.2009

Buffet appelle Sarkozy à "sauver le modèle sportif français"

 

buffetaltis2.jpgLa secrétaire nationale du PCF, ancienne ministre des Sports du gouvernement Jospin, dénonce une "marchandisation du sport" et "une rupture avec le modèle économique français du sport".

Marie-George Buffet, ancienne ministre des Sports du gouvernement Jospin, a lancé mardi 10 mars à l'Assemblée nationale un appel solennel au président de la République pour "sauver le modèle sportif français" mis à mal, selon elle, par "le désengagement de l'Etat".
Citant la "fermeture de CREPS" (Centre régional d'éducation physique et sportive), la "privatisation de l'INSEP" (Institut national du sport et de l'éducation physique), un "budget en berne" et un "appel croissant aux financements privés".


"Marchandisation du sport"


Marie-George Buffet a dénoncé une "marchandisation du sport" et "une rupture avec le modèle économique français du sport".
La secrétaire nationale du PCF a également pointé du doigt, lors d'une conférence de presse, le "départ programmé du sport professionnel de l'entité fédérale", la "création de championnats privés coupés du reste des compétitions" et la "fin de la mutualisation des moyens".
"Cet appel vise à dire: ne gâchons pas ce qui a été construit par le mouvement sportif, par les licenciées, par les élus, par l'Etat. Nous souhaiterions déboucher sur un véritable débat, nous sommes disponibles pour des états Généraux au plan national", a assuré Mme Buffet, à côté de Valérie Fourneyron, députée PS, et de la sénatrice PCF Michelle Demessine.
Marie-George Buffet a par ailleurs annoncé avoir "saisi le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, d'une demande de mise en place d'une mission parlementaire d'évaluation sur le nouveau statut de l'INSEP".

 

Le Nouvel Obs

 

04.03.2008

Marie George Buffet - Conférence de presse

1290395193.jpgMesdames, Messieurs,

Tout d'abord merci d'avoir répondu à notre invitation.
Je voudrais avant toute chose vous dire qu’Ingrid Bettancourt doit être immédiatement libérée. C’est une question de vie ou de mort. Les FARC doivent faire ce geste unilatéral urgent. L’attaque de l’armée colombienne qui s’est traduite par la mort de Paul Reyes, numéro deux des FARC, crée une situation plus difficile pour la médiation des pays voisins. Cela confirme la volonté du Président Uribe de refuser un accord humanitaire de libération de l’ensemble des otages. C’est le choix de la confrontation. La région vit des moments difficiles de tension très forte. Tous les gouvernements de la région sont inquiets. Il y a des risques de guerre qu’il ne faut pas sous estimer. Les pays amis chargés de la médiation, France,Espagne, Suisse,doivent redoubler d’efforts pour faire accepter au gouvernement colombien la négociation pour un accord humanitaire.

Il reste cinq jours avant le premier tour des élections municipales et cantonales. Cinq jours pour gagner un maximum d'espaces de gestion solidaire, citoyenne et innovante, cinq jours pour placer de nombreuses villes et cantons à l'abri des hommes du président. Rarement en effet une nouvelle majorité aura mis si peu de temps à décevoir. Et comment en serait-il autrement ? Le pouvoir d'achat est en chute libre ; le dévissage industriel continue et le gouvernement ne répond que par des gesticulations parfaitement inutiles.

Si le gouvernement voulait être à l'écoute de nos concitoyens, il pousserait à l'augmentation des salaires ! Et il pourrait prendre exemple sur l'Allemagne et son industrie que l'on nous décrit comme la plus compétitive du monde. Les métallurgistes viennent d'obtenir 5,2% d'augmentation. C'est la preuve que l'on peut augmenter les salaires sans nuire à l'économie. Et plutôt que d'axer la prochaine présidence de l'Union sur la défense et l'immigration, le gouvernement pourrait porter le débat sur la BCE et son statut de plus en plus contesté, la lutte contre le dumping fiscal et social ou bien encore les paradis fiscaux comme le Liechstentein.

Si le gouvernement voulait écouter les Français il chercherait à agir sur les prix. Je propose donc de garantir aux paysans comme aux PME une juste rémunération de leurs productions. Je propose d'encadrer les marges en interdisant la revente de produits à des prix supérieurs à un certain % de leur prix d'achat. Je propose la suppression immédiate de la TVA sur une liste de produits alimentaires de première nécessité. Je propose de relancer les services publics pour tous et toutes, les services publics dont les prestations apportent un réel bien-être à des prix défiant toute concurrence !

Et le gouvernement est encore plus discret sur le scandale qui agite le patronat. Sur la négociation en cours sur le prix du silence mafieux de l’ancien patron de l'UIMM, j'entends des ministres dire leur émotion. Mais je ne les vois pas agir en mettant sur la table la représentativité du Medef, ses modes de financement, sa transparence. Le dialogue social, ce n'est pas possible avec un patronat vivant encore au 19ème siècle !

Et au-delà de cette crise, il y a ces parachutes dorés pour ces patrons qui ont cassé des joyaux industriels et détruit les emplois par milliers. Après la prime à l'omerta c'est la prime aux casseurs. Serge Tchuruk change de fonction à Alcatel pour 5,6 millions d'€. Et il y a plus grave dans cette litanie des salaires des patrons français qui sont les mieux payés en Europe. Ces salaires démontrent l'entière soumission de nos entreprises à la finance. Et avec l'agenda social et politique de Monsieur Fillon, tout indique que notre économie va toujours plus marcher sur la tête !Avec la flexsécurité, la réforme du livret A, celle de la sécu etc.…

Aussi, dimanche, il y a besoin d'un message clair ! La victoire d'une gauche affirmant ses valeurs, proclamant ses idées, agissant pour répondre aux interrogations de nos concitoyens. La victoire dans la clarté pour battre en brèche toutes les tentatives de recomposition politique qui ne prospèrent que sur le fatalisme.

Il nous reste pour cela que quelques jours. Et je préviens que de bons sondages n'ont jamais fait une victoire électorale. L'importance aujourd'hui pour gagner à gauche est bien d'aller voter !

Et dans ces succès que nous construisons, il faudra compter avec le parti communiste français.

Je lis souvent que nous allons limiter les dégâts. Je dirais plutôt que nous allons en causer à la droite. Et nous allons en causer à tous ceux qui voient l'avenir sans les communistes. Et dans toutes les villes où se sont imposées des listes de division à gauche, dans les villes à direction communiste comme dans celles aujourd'hui à droite, nous avons l'ambition d'être partout ceux qui rassemblent le plus largement au premier tour et qui gagnent au second.

Le PCF est mobilisé, il va compter dans les résultats de la gauche.

Le parti communiste, grâce à son ancrage national, présente pour les élections cantonales 1247 candidates et candidats et en soutient 89 autres. Selon le ministère de l'intérieur, le PS et le PRG en présentent 1401. L'UMP 1000, quand on vous dit que cette étiquette est peu prisée à droite... Le FN 1039. Le Modem 495. Les Verts 494. La LCR 47.

Et cette place dans le système politique français, elle va bien au-delà de seules survivances locales ou du seul impact de fortes personnalités.

En effet cette élection posera aussi les jalons de ce que pourrait être la gauche de demain ; c'est le futur visage de ce que pourrait être une politique de progrès social et démocratique qui se dessine, avec plus ou moins de netteté et de caractère, dans toutes les villes et les cantons de France.

Et dans cette recherche de renouveau, dans tout ce qui s'expérimente partout en France, les communistes ne sont pas en retard.

On sent en effet dans nos débats que tout le travail réalisé ces dernières années par nos élus et militants pour promouvoir la citoyenneté et le mariage de la gestion et des luttes, pour mieux conjuguer réussite personnelle et solidarité, pour mieux développer nos villes et nos territoires, on sent que tout ce travail nous sert aujourd'hui.

Nous avons des projets modernes pour nos villes et nos cantons. Nos campagnes reposent sur une base politique bien plus solide que le rejet du moment de Nicolas Sarkozy. Nous avons tout pour faire de belles élections !

Alors je conclurai en disant juste : pas de pause dans la campagne, en avant pour gagner !

 

Je vous remercie,

01.03.2008

MG BUFFET A LA TELE

2104427807.gifDimanche 2 mars
13h : Invitée dans le journal de 13h sur France 2

Lundi 3 mars
8h16 : Invitée dans la matinale d'I>télé

Mardi 4 mars
14h : Conférence de presse : 1er tour des élections municipales et
cantonales

07.12.2007

Buffet (PCF) : le communisme "est encore d'actualité"

4fb8e8db952d0c5df3f109bd7eebf81a.gifBuffet (PCF) : le communisme "est encore d'actualité"

Le 07/12/2007 à 11:15

La secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, a estimé vendredi que malgré le "déclin électoral" du PCF le communisme est "encore d'actualité", à la veille de l'Assemblée extraordinaire sur la rénovation du parti ce week-end à l'Arche de la Défense (Hauts-de-Seine).

"Depuis 1981, il y a un déclin électoral. Aujourd'hui, il est nécessaire de nous interroger sur notre avenir", a déclaré la secrétaire nationale sur i-Télé. "Je pense profondément" que le communisme "est encore d'actualité" mais "il faut réviser beaucoup notre projet, notre façon de concevoir la politique", a-t-elle ajouté.

"Il ne pourra pas y avoir de solution à gauche sans rassemblement", a aussi déclaré la numéro un communiste. "La gauche souffre parce qu'elle est limitée, la gauche souffre parce qu'elle n'a pas de projet", a-t-elle jugé avant de critiquer l'attitude de la LCR.

"Je n'ai pas l'impression que la Ligue communiste ait beaucoup évolué sur ses idées, je ne vois pas très bien où est son programme, où est son projet", a-t-elle déclaré reprochant au mouvement d'Olivier Besancenot d'avoir "simplement un positionnement contestataire".

"Moi je ne suis pas d'extrême gauche". "Il faut que la gauche "ose se rassembler, ose porter un projet précis, ose le mettre en oeuvre une fois qu'elle a obtenu une majorité", a-t-elle conclu.

31.03.2007

Marie-George Buffet : « Les communistes sont déterminés et bien vivants. »

medium_mgbjeune.jpg« Cette gauche forte, je veux la porter avec toutes celles et tous ceux qui veulent que ça change réellement. Et parmi ces hommes et ces femmes de gauche, socialistes, écologistes, progressistes, il y a les militantes et les militants du Parti communiste français. Ils ont joué un rôle important toutes ces dernières années pour contribuer au rassemblement. Ils ont été les artisans parmi d’autres de la victoire du « non ».
Ils ont été artisans avec d’autres de ces collectifs qui ont produit ce beau programme. Ils sont toujours artisans du rassemblement de la gauche pour une politique alternative. Je vois fleurir beaucoup d’articles qui annoncent que c’est la dernière bataille du PCF. Je vous le dis donc avec beaucoup de tranquillité : les communistes sont certains de la modernité de leur démarche et ils sont déterminés et bien vivants. Parce qu’ils savent que dans ce XXIe siècle, il n’y a aucune raison pour que l’exploitation perdure, pour que la loi de l’argent domine, pour que le pouvoir et les savoirs soient confisqués. Parce qu’il n’y a aucune raison pour que des pays et des continents connaissent la famine, la pandémie, des dictatures.
 Oui, le combat pour l’émancipation humaine, cette volonté de prendre tout ce qu’il y a de bon, de positif dans la société, pour dépasser le capitalisme mondialisé, ce combat que vous partagez, les communistes le mènent avant et pendant les présidentielles. Et quel que soit le résultat de la présidentielle, je suis persuadée que vous pourrez compter sur eux, ils le mèneront avec la même détermination. »

26.03.2007

"Pour continuer l'Europe, il faut la changer en la rendant aux citoyens !"

medium_drapeaueurope.gifRéaction de Marie-George Buffet à l’occasion du 50ème anniversaire de la signature du Traité de Rome :

"Au-delà des célébrations édifiantes auxquelles il va donner lieu, le cinquantième anniversaire du traité de Rome, qui a fondé la CEE devenue depuis 1993 l’Union européenne, est une occasion de s’interroger sur la réalité et, plus encore, sur l’avenir possible de cette Union.

L’Europe, c’est-à-dire la mise en commun des atouts, des capacités de travail et d’innovation, des conquêtes sociales et démocratiques de ses peuples est une nécessité pour répondre au défi actuel d’un développement fondé sur la satisfaction des besoins humains et sur le respect de la planète.

Mais ce n’est pas dans cette direction que les institutions et les politiques de l’Union européenne la conduisent. Celle-ci est plongée dans une crise profonde, qui ne cesse de s’aggraver : crise économique, sociale, politique ; crise de confiance de ses peuples dans son projet même qui va jusqu’à une crise de légitimité.

Les « non » français et néerlandais en ont été le révélateur. Ils ont été de grands actes salutaires pour l’Europe, parce qu’ils ont empêché la constitutionnalisation des règles du capitalisme financier et de la soumission à l’OTAN pour l’ensemble des pays européens. Ils ont signifié le refus des peuples européens de la dictature de la « concurrence libre et non faussée » destructrice des garanties sociales, des services publics, des souverainetés populaires et leur exigence d’une Union européenne refondée sur d’autres bases. Les grandes lignes de cette refondation se dessinent à partir de la vie même. Elles prennent racine dans les mobilisations contre la directive Bolkestein et la précarité, pour la défense du service public ou contre la guerre d’Irak ; dans les exigences formulées par le mouvement syndical européen, les altermondialistes, les forces politiques progressistes, les multitudes de débats sur les alternatives au traité constitutionnel. Elles sont posées au travers les luttes pour une politique industrielle et énergétique européenne et la reconquête publique du fleuron de l’industrie européenne que représente Airbus.

Il n’y a pas d’avenir dans le choix des dirigeants actuels de l’Union européenne qui veulent contre la volonté de ses peuples poursuivre la marche forcée dans le sens du libéralisme en tentant de « sauver », d’une manière ou d’une autre, la Constitution libérale. Le choix du peuple français doit être respecté.

Avec les femmes et les hommes de gauche, avec les salariés qui ont dit « non », j’exige que la France retire sa signature de ce traité et qu’elle propose d’engager un grand débat à l’échelle des peuples européens pour un nouveau traité fondamental, ratifié par référendum, qui permette de libérer l’Europe de ses politiques et de ses institutions libérales.

L’élection présidentielle en France constitue un enjeu européen. Contribuer à rassembler celles et ceux qui contestent les politiques libérales et aspirent à des changements profond de l’Europe est une des dimensions essentielles de mon engagement et de mon combat. Comme jamais depuis le début de l’aventure européenne, pour continuer l’Europe, il faut la changer en la rendant aux citoyens.

Marie-George Buffet,

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