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09/12/2014

Écologie politique, sociale et sexuée

coiffeur.jpg"Ce n’est pas parce que les lois sont générales qu’elles sont sexuellement neutres. Elles n’ont pas le même effet sur les femmes et sur les hommes, parce que les hommes et les femmes ne connaissent pas les mêmes situations sociales."

Ce n’est pas parce que les lois sont générales qu’elles sont sexuellement neutres.

Elles n’ont pas le même effet sur les femmes et sur les hommes, parce que les hommes et les femmes ne connaissent pas les mêmes situations sociales.

Légiférer sur le temps partiel, c’est toucher 82 % de femmes et 18 % d’hommes.

Allonger la durée de cotisation en vue de la retraite, c’est poser davantage de problèmes pour les femmes. Elles ont plus souvent des carrières hachées, car elles diminuent plus souvent leur temps de travail pour élever leurs enfants, donc elles cotisent moins.

Les questions écologiques sont non seulement sociales mais aussi sexuées, comme le rappellent la Fondation Abbé-Pierre, la Croix-Rouge et le Secours catholique.

La « précarité énergétique » touche plus de huit millions d’habitants : ceux qui consacrent plus de 10 % de leurs ressources à leurs factures d’énergie, quand le taux moyen des dépenses énergétiques des Français est voisin de 5,5 %. Les associations constatent que, parmi ceux qui ont du mal à payer leurs factures ou qui se privent de chauffage, les individus vivant seuls en milieu rural et les familles monoparentales sont surreprésentés. Leur santé se dégrade, leur isolement s’accroît. Or il s’agit là essentiellement de femmes.

Cette réalité humaine du terrain se lit aussi dans les chiffres, même s’il n’existe pas aujourd’hui de statistiques sexuées portant directement sur la précarité énergétique. Déjà, parmi les personnes vivant sous le seuil de pauvreté, les femmes sont 4,7 millions, les hommes 3,9 millions. Ce qui rend d’autant plus probable qu’elles aient du mal à payer leurs factures.

De même, parmi les précaires énergétiques, on trouve un grand nombre de familles monoparentales et de personnes âgées isolées. Or, plus de 85 % de ces « familles monoparentales » sont constituées élevant seules leurs enfants. Quant aux personnes de plus de quatre-vingts ans habitant seules, ce sont des femmes, à 73 %. Elles sont aussi plus pauvres que les hommes du même âge, car leurs pensions sont inférieures de près de 40 %.

romagnan.jpgIl ne faut pas oublier que réduire la précarité énergétique contribue à l’atteinte de nos objectifs en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre et de protection du climat, à l’égalité, en général, et entre les hommes et les femmes, en particulier.

La chronique de Barbara Romagnan publié dans l'Humanité

27/05/2011

L’assistance médicale à la procréation doit être un droit pour les couples de femmes !

Communiqué de Marie-George Buffet

mariagegay.jpgDans le cadre de l’examen du projet de loi relatif à la bioéthique, l’Assemblée nationale vient de réinstaurer l’interdiction - levée par le Sénat - faite aux couples de femmes de recourir à l’assistance médicale à la procréation (AMP).

Avec plusieurs Député-e-s communistes et du Parti de Gauche, j’avais déposé un amendement visant à lever cette interdiction pour que cessent les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle. Cet amendement n’a même pas pu être débattu puisqu’il a été repoussé au motif qu’il ferait peser une charge nouvelle sur les finances publiques. L’article 40 de la Constitution invoqué pour ce faire, a une nouvelle fois servi à interdire le débat sur une question désormais incontournable dans notre société.

C’est insupportable !

L’objectif poursuivi avec l’AMP est d’abord de permettre à un couple de fonder une famille ou de l’agrandir. Le recours à cette assistance médicale ne saurait donc être enfermé dans un cadre dicté exclusivement par des critères médicaux et les questions qu’il pose sont tout autant celles de l’égalité des droits et de la reconnaissance effective des familles homoparentales.

Avec les nombreuses associations de lutte contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle, je continuerai d’agir pour que soit inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée et adoptée la proposition de loi (n° 3280) que j’ai déposée en mars dernier, et qui ouvre aux couples de femmes le droit à recourir à l’assistance médicale à la procréation et aux couples homosexuels le droit à adopter un enfant, à bénéficier des congés parentaux et à partager l’autorité parentale.

11/10/2009

POUR LE DROIT DES FEMMES

manifemmes.jpgÀ ’initiative du Collectif National pour les Droits des Femmes et de Femmes Solidaires

Manifestation pour les droits des femmes le 17 octobre 2009 à Paris, Place de la Bastille 14 H 30.

En France, en 2009, les femmes perçoivent des salaires inférieurs de 24 % à ceux des hommes, elles représentent 80 % des travailleurs pauvres, assurent l’essentiel du travail ménager et de l’éducation des enfants. 85 % des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes et leurs retraites sont en moyenne inférieures de 600 € par mois. Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint. Une femme est violée toutes les 10 minutes.

En situation de crise…
Notre pays connait une crise sans précédent de par sa longévité et la brutalité de ses attaques sur nos vies. Personne n’est épargné, jeunes, retraité-es, actifs, chômeurs, migrant-es… Dans cette situation d’une violence inouïe, les femmes sont une fois de plus en première ligne des mauvais coups : précarité, inégalité salariale, travail à temps partiel imposé, chômage… D’autant plus qu’aujourd’hui, pour les retraites, le gouvernement prevoit de s’attaquer aux « bonifi cations » accordées aux mères de famille salariées.

Alors que celui-ci remet en cause des acquis sociaux du Conseil National de la Résistance largement portés par les femmes, ces dernières suppléent à
la diminution des missions de services publics.

Le respect des droits des femmes est fondamental.
La défense des droits des femmes a tendance à être reléguée au second plan alors qu’elle serait
une réponse sociale à la crise.
Nous avons toutes et tous intérêt à l’égalité. Nous devons remettre l’égalité des droits sur le devant de la scène. La lutte contre les préjugés sexistes et la lesbophobie doit être au coeur des projets du service public de l’Éducation Nationale pour répondre pleinement aux aspirations d’une future société égalitaire. Femmes et hommes, dans l’unité, nous imposerons d’autres choix au gouvernement et à l’ordre mondial pour faire reculer la casse de tous les acquis obtenus par nos luttes au XXe siècle.

20:44 Publié dans ACTUALITES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : femmes, manifestation, droits | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!