20.10.2009

VOUS AVEZ DIT « GRAND CIEL »

 

FH092.jpgBeaucoup de gens vont s’interroger sur cette belle phrase où la comparaison peut paraître incompréhensible. Alors pourquoi cette audace ?

D’abord parce que le monde manque cruellement de poésie. Dans cette période blingbling, du tout réaliste, rentable, consumériste, nous sentions le besoin de prendre un peu de hauteur, de respirer, de faire un rêve ensemble presque.

Prendre de la hauteur, oui ! Mais nous ne vendons pas de paradis artificiels. Pas plus que nous pensons dans des nuées qui n’auraient rien à voir avec la vie difficile des hommes et des femmes sur la terre.

Nous avons cherché une phrase simple qui puisse dire à tout le monde ce que nous sommes, ce que nous voulons, ce que nous faisons…

Nous aimerions ouvrir les horizons bouchés de la période actuelle : crises sociales, écologiques, financières…

Tout nous pousse chaque jour dans l’entonnoir, et on continue de nous présenter les solutions du libéralisme (même encadré) comme un modèle du bonheur, alors même qu’il nous a fait la preuve de ses limites...Nous sommes convaincus que nous pouvons faire autre chose, ensemble : notre « grand ciel » est bien plus ambitieux que les horizons bouchés qu’on nous assène sans cesse.

Pour un, une communiste, cet immense arc, au dessus de nous, est à tout le monde. Chacun, chacune en profite, le voit aussi peut-être à sa façon, en tout cas il nous est commun. Par essence nous le partageons et ceux qui l’oublient, ou n’ont pas le temps de le regarder nous voulons les inviter à ne pas passer à côté de son interrogation.

En somme, nous cherchons à couvrir des perspectives pour l’avenir, construire maintenant ensemble. « L’espace est immense pour imaginer un autre monde ».

 

Brigitte Dionnet

19.10.2009

Régionales : mise au point du PCF

PCF.gifDans un communiqué , le PCF estime que "les déclarations surprenantes faites par Jean Luc Mélenchon dimanche soir sur France 3 nous amènent à faire les précisions suivantes.

Jean Luc Mélenchon salue un accord pratiquement scellé entre le NPA, le PCF et Le Parti de gauche. La vérité oblige à dire qu’un désaccord sérieux persiste sur la volonté de construire des majorités de gauche excluant, certes, toute compromission avec le Modem, mais prenant toutes leurs responsabilités jusque dans les exécutifs, dans l’application des mesures qu’elles auront portées devant les électrices et les électeurs.

Reporter cette question au soir du premier tour n’est ni possible, ni sérieux, ni efficace. Toute ambiguïté sur cette question ne permettrait pas de redonner confiance et espoir de changement à nos concitoyens.

Le PCF entend poursuivre ses efforts pour le rassemblement à gauche le plus large, sur la base à la fois de contenus rompant avec les logiques libérales dominantes et d’objectifs politiques clairement partagés.

Quant à la deuxième déclaration de candidature du premier responsable du Parti de Gauche en une semaine, cette fois en Ile deFrance, elle apparaît peu acceptable du point de vue du respect mutuel due aux partenaires et à leur militants. La démocratie et la concertation sont préférables à l’auto proclamation, elles sont aussi nécessaires à la confiance mutuelle et à celle de nos électrices et de nos électeurs", dit encore le PCF, dans un communiqué intitulé "Le rassemblement ne fait pas bon ménage avec les coups de forces médiatiques".

17.10.2009

SARKOZY EST SUR UNE AUTRE PLANETE !

manif Pcf 104.jpgLe PCF a estimé  que l'entretien que Nicolas Sarkozy a accordé au Figaro était "à mille lieues de ce que vit notre peuple, à mille lieues des réformes à mettre en oeuvre pour sortir la France de la crise".

"C'est une toute autre politique que notre peuple exige!", écrit dans un communiqué le PCF, soulignant que "ce que le gouvernement doit comprendre, ce que Nicolas Sarkozy doit entendre, c'est le refus de sa politique par la population".

Le chef de l'Etat "affirme que les banques +deviennent exemplaires+ au moment même où celles-ci encouragent la spéculation des entreprises sur les marchés. Il qualifie de +détestable habitude+ les mesures managériales à France Télécom au moment même où un autre salarié met fin à ses jours", déplore le PCF.

"Il déclare vouloir +rester pour gagner+ en Afghanistan. Mais que peut-on gagner en Afghanistan? La mort de civils, la mort de soldats?", fait-il valoir.

Le PCF "dénonce cette attitude irresponsable du président de la République" et "une intervention à mille lieues de ce que vit notre peuple, à mille lieues des réformes à mettre en oeuvre pour sortir la France de la crise" alors que "les citoyens, les salariés de notre pays" veulent "une politique qui sauvegarde leurs emplois, qui sécurise leur avenir".

14.10.2009

Pour le maintien du seul centre de radiothérapie qui existe dans l’Essonne

Communique de presse

hopital047.jpgLa Fédération de l’Essonne du Parti Communiste Français, les communistes apportent leur soutien résolu aux personnels du Centre Hospitalier Sud Francilien et à leurs syndicats en lutte pour préserver le maintien du centre de radiothérapie de l’établissement.

 

Comme ils le soulignent à juste raison, ce centre est le seul service public affecté à cette pratique dans le département de l’Essonne. Sa fermeture annoncée pour la fin de l’année 2009 reviendrait, de fait, à orienter les patients vers les cliniques privées à but lucratif ou vers des établissements situés hors de notre département, réduisant ainsi l’offre de soins aux usagers selon des critères financiers et creusant davantage les inégalités sociales et territoriales.

 

Cette annonce faite à la veille de l’examen du PLFSS à l’Assemblée Nationale, s’inscrit dans la continuité du processus engagé par la loi HPST de démantèlement du droit à l’accès aux soins pour toutes et tous quelque soit sa situation sociale et économique.

 

Après la fermeture des services de maternité et de chirurgie de l’hôpital de Juvisy, la fusion des hôpitaux d’Etampes et Dourdan, cette menace de fermeture, si elle devait être confirmée, condamnerait l’ensemble du maillage sanitaire public essonnien.

 

Alors que les avancées scientifiques et techniques dans le domaine de la cancérologie, développées par le service public hospitalier, sont susceptibles de répondre toujours plus et mieux aux besoins sanitaires des essonniennes et des essonniens, il ne serait pas acceptable d’engager la fermeture d’un service de pointe, comme celui de la radiothérapie du Centre Hospitalier Sud Francilien, reconnu pour sa performance.

 

Au surplus, les personnels praticiens dans ce domaine sont fondés à s’interroger sur leur devenir alors qu’ils font la démonstration constante de leur compétence et savoir-faire. La réduction de personnel dans la fonction publique hospitalière n’est en conséquence pas plus acceptable.

 

C’est pourquoi je m’oppose à la fermeture du centre de radiothérapie du Centre Hospitalier Sud Francilien et demande à la direction de l’établissement et aux instances de tutelle de réexaminer leur position en vertu du principe d’égalité d’accès à des soins de qualité pour tous les citoyens.

Cela nécessite aussi de construire une alternative politique résolument de gauche pour répondre aux urgences populaires et mettre en échec les politiques gouvernementales de casse du service public de santé.

 

Philippe CAMO

Secrétaire Départemental de l’Essonne du PCF

Conseiller Régional

01.10.2009

On achève bien les jeunes

madona.jpg"Le compte n’y est pas" Marie Georges Buffet tenait un point de presse le 29 septembre à l’Assemblée Nationale pour donner son opinion sur les mesures en direction des jeunes annoncées le matin même par N. Sarkozy.

"Le président vient d’annoncer ses mesures afin d’« agir pour la jeunesse". En 2007, le candidat Nicolas Sarkozy annonçait un plan Marshall pour la jeunesse : « Si je suis élu je mettrai en œuvre un grand plan Marshall de la formation pour tous les jeunes de nos quartiers, pour qu’aucun ne soit laissé de côté, pour que chacun puisse tenter sa chance, pour que chacun ait un emploi. »

Les mesures annoncées aujourd’hui, loin de constituer un tel Plan Marshall, nous inspirent une seule réflexion : décidément, on achève bien les jeunes !

C’est une sorte de double peine dont les jeunes sont victimes. Avant la crise, ils étaient déjà les plus mal lotis sur le marché de l’emploi. Et, avec la crise, ce sont eux qui payent le plus lourd tribut : le taux de chômage des moins de 25 ans est, au deuxième trimestre 2009, de 23,9% (hausse de 32% entre juillet 2008 et juillet 2009). Ce sont des chiffres qui font mal. Si l’on veut que la jeune génération cesse de souffrir de la crise, il faut réagir vite et à la hauteur de l’enjeu posé à notre société. Il semble que ce ne soit pas l’objectif du président.

La multiplication prévue de contrats aidés à temps partiel sera inefficace, injuste et renforcera la précarité. Et, après le contrôle des chômeurs par la réforme de Pôle emploi, c’est le contrôle des jeunes que veut organiser le président par sa réforme du service public d’orientation. L’extension annoncée du RSA aux jeunes de 18 à 25 ans sous condition d’avoir travaillé deux ans sur les trois dernières années concernera quant à elle moins d’un jeune sur dix. L’octroi d’un dixième mois de bourse ne concernera lui qu’un étudiant sur dix.

Le président fait donc le choix politique de ne pas répondre aux aspirations de la jeunesse. Il fait aussi le choix d’utiliser la jeune génération pour tirer l’ensemble des droits vers le bas, notamment ceux des salariés. Le PCF dénonce ces choix politiques.

Au contraire, pour les communistes, il est urgent de mettre en œuvre une politique jeunesse qui soit l’embryon d’une nouvelle politique de civilisation. Les jeunes sont l’avenir de nos sociétés. Faire le choix de la jeunesse, c’est faire le choix d’autres logiques que celles qui viennent de plonger notre monde en grave crise. C’est faire le choix de sécuriser leurs parcours de vie. C’est faire le choix de leur donner tous les moyens pour déterminer leurs aspirations et les réaliser pleinement. Faire cela, c’est initier une révolution de nos sociétés.

Parce qu’il y a urgence, dès aujourd’hui, à changer de politique envers les jeunes, le PCF propose 12 mesures. Au delà de ces mesures nécessaires, nous pensons qu’une réponse plus globale s’impose. Elle nécessitera, après un grand débat inter-générations, la rédaction d’un projet de loi qui expose l’ensemble des dispositifs, droits et pouvoirs permettant de redonner une place de premier plan aux jeunes dans notre société.

D’ores et déjà le PCF propose que cette construction soit articulée autour de six engagements : 1. Promouvoir avec confiance et respect l’exercice de la citoyenneté des jeunes. 2. Renforcer le droit à une formation initiale et continue, pour la réussite de tous les jeunes. 3. Assurer à chaque jeune un emploi ou une formation tout au long de sa vie. 4. Faciliter l’accès de tous les jeunes à la culture, aux sports, aux loisirs et à la découverte du monde. 5. Assurer le droit au logement, à la santé, aux transports et à la mobilité pour tous les jeunes. 6. Instituer de nouveaux droits sociaux pour assurer l’autonomie des jeunes.

Le Parti communiste français propose 12 mesures d’urgence pour les jeunes

[Scolarité, Formation initiale]

1. Fixer l’âge limite de la scolarité obligatoire à 18 ans. Tout élève en alternance doit avoir au moins 16 ans. Le travail de nuit et de weekend est interdit pour tous les mineurs.

2. Toute formation doit mener à un diplôme, inscrit dans un cadre collectif, et reconnu sur le marché du travail. Cette mesure doit permettre à chaque jeune de faire valoir un niveau de qualification et les droits afférents sur le marché du travail.

3. Créer une « Allocation de formation » : une aide financière mensuelle pour l’autonomie des jeunes en formation ou en recherche d’un premier emploi. Elle se substitue notamment aux bourses dans l’enseignement supérieur en revalorisant leurs montants et en étendant leurs versements sur 12 mois. D’un montant adapté à la situation de chaque jeune, elle lui assure également une sécurité de revenu lors de la recherche du premier emploi.

[Emploi, Formation continue]

4. Renforcer le CDI pour tous les jeunes arrivant sur le marché du travail. Chaque jeune doit pouvoir bénéficier d’un contrat à durée indéterminée et à temps plein qui contribue à sécuriser son parcours professionnel. Pour cela, ce contrat doit assurer au jeune travailleur le même salaire que les autres salariés de même qualification et de même poste. Il doit également lui permettre de bénéficier d’un droit à une formation continue adaptée à ses diplômes et à sa qualification.

5. Installer des « Cellules Jeunesse » : un service public implanté au sein de Pôle Emploi. Chaque jeune, dès la fin de l’obligation scolaire, est affilié à ces cellules. Celles-ci assurent à chaque jeune soit un emploi, avec comme contrat un CDI renforcé, soit une formation, avec comme aide financière l’allocation de formation. Elles mobilisent pour cela d’importants moyens autour des missions locales, de l’AFPA, de l’Education Nationale...

6. Élaborer une « Charte nationale des stages » : un règlement pour encadrer la pratique des stages en entreprise. Cette charte comprend une rémunération obligatoire qui empêche toute mise en concurrence avec des postes statutaires et un contrat pédagogique entre l’entreprise et l’établissement scolaire ou universitaire. Elle impose également un quota maximum de stagiaires par entreprise.

7. Faire un état des lieux de l’Apprentissage : faire un bilan de l’organisation des CFA et évaluer le statut des apprentis. Cet état des lieux doit permettre de mettre fin à la surexploitation des apprentis et de construire les réponses aux problématiques de tous les jeunes qui aujourd’hui choisissent ces filières.

[Logement]

8. Construire 200 000 nouveaux logements étudiant attachés au CNOUS et 500 000 logements sociaux avant 2014. Accroître l’offre de logements en foyer de jeunes travailleurs. Augmenter l’ensemble des aides pour le logement.

9.Développer une « Garantie Logement » : une caution publique assurée par un fond national pour le logement. Cette garantie permettrait à tous les jeunes en formation ou en recherche d’un premier emploi d’obtenir plus facilement un logement puisque l’État garantirait toute défaillance dans le paiement du loyer. Elle serait un premier pas vers un service public du logement et de l’habitat.

[Protection sociale]

10. Prendre en compte les années d’étude et la période d’insertion des jeunes dans le calcul des retraites. Cette prise en compte va dans le sens d’un renforcement du système par répartition des retraites.

[Citoyenneté]

11. Porter le droit d’éligibilité à 18 ans. Reconnaître et soutenir le droit à l’organisation et à l’expression associative, syndicale et politique de tous les jeunes.

12. Installer de nouveaux conseils représentatifs de la jeunesse et renforcer les missions et compétences de ceux qui existent."

Parti communiste français

Paris le 29 septembre 2009.

25.08.2009

PCF: les ténors du PS offrent "un spectacle désespérant et dangereux"

"Alors que la politique libérale de Nicolas Sarkozy a frappé très durement tout l'été, la gauche a besoin d'un rassemblement clair et combatif. Face à la gravité de la situation, le spectacle donné, ici par une alliance d'une partie de la gauche avec une partie de la droite, là-bas par le casting pour 2012 sur fond d'inflation des égos à défaut des idées, est désespérant et dangereux", estime-t-il sans citer de noms.

"Il y a une sorte d'irresponsabilité qui, semaine après semaine, gagne du terrain, comme s'il était aujourd'hui possible de totalement s'affranchir de règles, de principes et de valeurs. Combien sont aujourd'hui celles et ceux qui, à la vue de ces gesticulations médiatiques, se disent tout simplement +Il n'est pas question de ma vie, de mes difficultés pour m'en sortir, de l'avenir de mes enfants, de ma crainte de ne pas pouvoir y arriver+?", s'interroge M. Dartigolles.

"Le Parti communiste va poursuivre la démarche engagée lors des élections européennes. Celle d'un rassemblement de la gauche, à partir d'un projet réellement transformateur, d'une démarche ouverte aux femmes et aux hommes de progrès, pour une alternative politique à la hauteur des enjeux de la période" ajoute-t-il.

05.08.2009

La réalité crue de l’Europe protectrice…

Une déclaration de Patrick Le Hyaric, député au Parlement européen, vice-président du groupe GUE-NGL.

fruitprod.jpgIl n’aura fallu que quelques semaines, après les élections européennes, pour que les producteurs de fruits et de légumes découvrent une facette de la réalité de cette « Europe protectrice » sur laquelle se sont faits élire les députés UMP et bien d’autres. Le pouvoir de droite veut aujourd’hui faire rembourser par les agriculteurs des aides publiques qui servaient depuis 1992 à amortir les rudes crises que n’ont cessé de subir les producteurs.

Pourquoi ne pas avoir dit avant le scrutin européen que la Commission de Bruxelles avait intimé un ordre de paiement à la France le 28 janvier dernier ? Cela aurait permis d’éclairer le débat européen. Pourquoi le ministre de l’Agriculture, Monsieur Bruno Le Maire, s’empresse de vouloir faire payer les paysans aujourd’hui et déclare que le gouvernement découvre ce problème maintenant, alors que son prédécesseur, Monsieur Barnier, a déposé un recours devant la Cour de justice européenne, le 8 avril dernier ?

Assez de fébrilité. Assez de tartufferie.

La Commission européenne de M. Barroso invoque le fait que les aides provoquaient des distorsions de concurrence. La vérité est toute autre. C’est parce que nos producteurs ont subi chaque année des importations abusives qui ont fait chuter les cours à la production qu’ils se sont battus pour obtenir des compensations partielles de leurs pertes de revenus. La concurrence selon le droit communautaire issue du traité de Maastricht et confirmée par celui de Lisbonne consiste à obliger les paysans à accepter les prix les plus bas possibles. Voilà qui les mènent, les uns après les autres, à la ruine.

C’est contraire à l’emploi, au développement territorial, à la préservation de l’environnement.

Et les institutions européennes sont les premières responsables, ce sont elles qui ont refusé de mettre en place une coordination des calendriers de production et d’importation au sein de la Communauté européenne, c’est ce refus qui a placé les producteurs français, espagnols, portugais, italiens dans une concurrence qui a fait chuter les prix au seul profit des grands négociants et de la distribution.

Non seulement les agriculteurs doivent refuser de rembourser, mais la France doit combattre et refuser cette injonction à payer. Elle est déjà contributrice nette au budget européen.

Notre pays doit s’opposer avec force à cet ukase, y compris en faisant appel à l’opinion publique et aux producteurs agricoles, et protester contre le comportement de la Commission européenne. Cette affaire dévoile une nouvelle fois la véritable nature des traités européens.

Ne laissons pas faire.

21.06.2009

Burqa: le PCF prévient contre une "instrumentalisation" du débat par Sarkozy

burqa.jpgPARIS (AFP) — Le Parti Communiste français a mis en garde samedi contre une "instrumentalisation" par Nicolas Sarkozy du débat sur le port de la Burqa, et contre l'idée qu'"une loi d'interdiction" du voile intégral pourrait "comme par magie régler le problème".

"A la faveur de la médiatisation" du débat sur la burqa, "le président de la République annonce son intention de faire des propositions dès lundi dans son discours devant le Congrès, avant même que le moindre débat n'ait eu lieu. Le PCF met en garde contre les instrumentalisations dont Nicolas Sarkozy est coutumier", indique-t-il dans un communiqué.

Le Parti communiste prévient contre "les instrumentalisations gadgets qui peuvent s'avérer aussi inefficaces que dangereuses, et l'idée qu'une loi d'interdiction, pouvant se retourner contre les victimes, pourrait comme par magie régler le problème".

Le PCF affirme son "opposition très claire à tout ce qui conduit à l'enfermement des femmes et des jeunes filles, à leur mise en retrait de la vie sociale" et au "recul des principes de mixité, d'égalité et de libre disposition de son corps".

Ce combat, selon le Parti communiste, "doit être mené par le développement de la laïcité et des valeurs d'égalité, par l'éducation, par l'encouragement à la mixité" et par "la promotion des droits des femmes".

Le gouvernement n'exclut pas une éventuelle loi sur le voile intégral, après que des élus de tous bords, à l'initiative du député communiste du Rhône André Gerin, ont demandé une commission d'enquête parlementaire sur ce sujet. M. Gerin est le chef de file des orthodoxes du parti. Il s'était opposé à l'actuelle direction lors du dernier congrès.

07.05.2009

CONTRE LA TRICHE

ump.jpgLe PCF veut imputer les frais du meeting de Sarkozy aux comptes de campagne de Dominique Baudis et saisit la commission nationale des comptes de campagne

Nicolas Sarkkozy a prononcé hier un discours lors d’un meeting, soi-disant républicain, devant quelques 3000 militants UMP dont les candidats UMP à Nicolas à l'élection européenne.

Pour l’ensemble des spectateurs et des commentateurs, le meeting d’hier soir à Nîmes, et alors qu’a démarré la campagne officielle, était sans aucun doute possible celui de l’UMP.

Pourtant, malgré la décision qui s’impose au CSA de comptabiliser le temps de parole du Président de la République dans celui de la majorité, il semble qu’en vertu « d’une phase d’expérimentation », le discours du Président serait découpé de façon totalement subjective pour ne retenir que certaines phrases.

Non seulement le temps de parole de Nicolas Sarkozy doit être intégralement comptabilisé dans celui de la majorité, mais de plus, et surtout, le coût du meeting doit être imputé aux comptes de campagnes de l’UMP. Le détournement des moyens de l’Etat à des fins partisanes et personnelles est un scandale qui n’a que trop duré !

Nous demandons officiellement que cesse ce régime d’exception, et que le compte de campagne de la liste UMP conduite par Dominique Baudis dans le Sud-Ouest soit imputé de l’ensemble des frais engagés lors de ce meeting. Le PCF entend interroger, dès aujourd’hui, la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) à ce sujet. Chaque jour, le Président de la République s’exonère un peu plus de la loi et des règles élémentaires de la démocratie, cette situation doit cesser.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

Paris, le 6 mai 2009

27.04.2009

Pour un mois de Mai de résistance et d’espoir

pcfmai.jpgAprès les mobilisations exceptionnelles des 29 janvier et 19 mars dernier, tous ensemble pour un 1er Mai de convergence des luttes et de transformation sociale !

La colère est puissante et ne se dément pas. Des millions de salariés ont manifesté lors de grandes journées d’action unitaire. Des luttes se multiplient dans les entreprises pour défendre l’emploi ou pour les salaires.

Stocks options, parachutes dorés, bonus, rémunérations scandaleuses des grands patrons, annonces quotidiennes de licenciements : c’est insupportable !

L’unité syndicale demeure ; tout cela constitue un formidable point d’appui pour le monde du travail. Cela rend Sarkozy et le MEDEF fébriles, car la question du changement de société est posée avec force. Chacun le constate, le système capitaliste conduit aujourd’hui à la mise au chômage de centaines de milliers de salariés, à la montée de la précarité, à la casse de l’industrie et des services, à la destruction de savoir-faire dans le monde entier. Il y a besoin de réformes radicales !

L’utilisation de l’argent est au coeur de toutes les luttes.

Leurs convergences et l’unité sont notre force.

Nous ne paierons pas leur crise ! Au contraire, la situation exige l’augmentation des salaires et des pensions, mais aussi l’investissement dans l’industrie et les services, la formation, la recherche et l’emploi pour répondre aux besoins de notre peuple.

Ce ne sont pas les 360 milliards d’euros d’argent public que Sarkozy a versé aux entreprises et aux banques sans aucun contrôle, ni le plan de relance européen de 200 milliards, ni les mesures du G20 qui nous sortiront de cette situation. Car toutes ces mesures sont insuffisantes et ne s’attaquent pas aux causes de la crise.

Le capitalisme n’est ni moral, ni immoral, il est amoral !

Il faut des pouvoirs aux travailleurs leur permettant d’intervenir sur l’utilisation de l’argent, la gestion des entreprises !

Les communistes proposent de mettre en débat des lois novatrices. Le 28 mai, les députés communistes soumettront au vote trois projets de lois pour porter à l’Assemblée nationale les exigences des mouvements sociaux. Ils porteront des propositions alternatives visant notamment à prévenir les licenciements économiques et à sauvegarder l’emploi, à augmenter les salaires, à donner des droits nouveaux aux salariés et à leurs instances représentatives, à promouvoir une autre répartition des richesses en proposant :

- des pouvoirs aux salariés leur permettant de s’opposer aux licenciements et d’agir pour une autre gestion des entreprises, une autre utilisation de l’argent et du crédit

- l’interdiction des licenciements pour les entreprises qui distribuent des dividendes – droit de veto suspensif des Comités d’entreprise pour toute suppression d’emploi et obligation d’examen des contre-propositions des salariés

- le développement, avec un pôle public bancaire, d’un nouveau crédit sélectif, permettant de baisser les charges financières des entreprises qui développent l’emploi et la formation ; l’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales et l’aide aux PME et TPE

- le contrôle de l’utilisation des fonds publics en les mettant au service de l’emploi et de la formation, la suspension de toute aide de l’État aux groupes qui veulent supprimer des emplois et le remboursement des aides indûment perçues

- l’annulation des suppressions d’emplois publics, le développement des services publics dans tous les territoires : Poste, école, santé, université…

- des mesures urgentes de justice sociale en faveur de l’emploi, des salaires et du pouvoir d’achat : augmentation des salaires, retraites et minima sociaux ; SMIC à 1 600 euros

- fiscalité : annulation du bouclier fiscal et suppression des stock-options

-  Europe : respect du vote majoritaire du peuple français contre le TCE avec la sortie des traités de Maastricht, Nice ou Lisbonne pour construire une Europe, libérée des dogmes ultralibéraux, celle de la solidarité, de la fraternité, de la paix : une Europe des peuples.

Le 28 mai prochain dans l’unité, la convergence des luttes, la solidarité du monde du travail, nous pouvons ensemble donner un prolongement à la mobilisation du 1er mai, contribuer à transformer la colère en alternative politique jusqu’au Parlement. Le 7 juin, unis dans les rues et dans les urnes avec le Front de gauche ! Le vote pour donner un carton rouge au capitalisme et inventer une autre Europe que celle des marchés, des dividendes et des profits.

 

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