Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/09/2018

Fête de l’humanité. « Un coup de boost pour un an de luttes »

fete huma 2018 foule.jpg

Ce week-end, le peuple de la Fête, aux premières loges des coups qui pleuvent en Macronie, a rechargé ses batteries pour mieux se préparer à une nouvelle année de riposte. Un rendez-vous que toute la gauche a honoré.

Dès l’ouverture de ses portes, l’édition 2018 de la Fête de l’Humanité commence sous de bons auspices. Vendredi, la jeune Ahed Tamimi, « devenue véritable symbole de la lutte du peuple palestinien », selon les termes du directeur du journal, Patrick Le Hyaric (voir page II), est parvenue à venir, en dépit des tentatives du gouvernement israélien de l’en empêcher. Au fil des allées, l’émotion règne à son passage. Quelques heures plus tôt, c’est Josette, veuve de Maurice Audin, qui est accueillie par une standing ovation sous l’Agora de l’Humanité, au lendemain de la reconnaissance par le président de la République du crime d’État : 61 ans de lutte récompensés.

« À bas la macronarchie ! »

De quoi donner du baume au cœur à ce peuple de la Fête venu très nombreux. « Ça donne un coup de boost pour repartir pour un an de luttes », se réjouit une militante parisienne du PCF. « Signez la pétition pour que Macron nous rende notre pognon de dingue ! » scande derrière elle un communiste séquano-dionysien. Et ça marche, le ras-le-bol est là. Il faut dire que ceux qui fréquentent la Fête sont bien souvent aux premières loges pour apprécier les conséquences de la politique antisociale du gouvernement. « Ça craint pour nous tout simplement parce qu’on n’a pas assez de salaire ! » s’indigne une Lorraine qui ajoute son nom au bas de la pétition « À bas la macronarchie ! », avant de repartir avec un tee-shirt « Gaulois réfractaire » sous le bras. « Heureusement qu’il y a le collectif, parce que tout seul, c’est dur », souffle-t-elle, croisant sans la connaître Marion, qui vient de finir ses études. « Ce qui m’a le plus choquée, c’est Benalla.

On n’est plus dans une démocratie », assène-t-elle. À tel point qu’elle a décidé, samedi, de rejoindre les rangs communistes. Laurette, elle, a fait le voyage depuis Aubagne. « Je serai à la retraite au 1er octobre, je ne dépasserai pas les 1 350 euros alors que j’ai travaillé 44 ans comme aide-soignante », raconte-t-elle. Alors, évidemment, quand on lui parle de la hausse de la CSG, du gel des pensions… elle voit rouge.

« Ah, ça ! ça ruisselle dur, mais jamais dans le bon sens ! Toujours du bas vers le haut ! » constate Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF lors de son discours, samedi, devant des personnalités politiques, associatives et syndicales. Et de proposer, alors que se prépare une nouvelle réforme rétrograde des retraites, de « remettre sur le métier la grande œuvre d’Ambroise Croizat, pour une Sécurité sociale universelle ». « Et qu’on arrête de nous dire que l’argent manque quand il coule à flots », ajoute-t-il, citant « les revenus financiers des entreprises et des banques, l’année dernière : 342 milliards d’euros ». Le communiste a aussi mis l’écologie à l’honneur : « L’humain et la planète ont leurs sorts désormais totalement liés. Penser l’un sans penser l’autre, c’est se condamner à de dramatiques impasses. » « Il y a vraiment une maturation du système de pensée communiste avec un prisme écolo », apprécie Julien Bayou, porte-parole d’EELV après le discours. Lui continue de plaider pour l’unité d’une gauche pour l’heure en ordre dispersé : « Quand on est d’accord sur l’essentiel, on a une responsabilité – déjà de ne pas s’insulter – et éventuellement même de faire ensemble. » Et dans la Fête, toute la gauche est bien présente malgré un communiqué des députés de la France insoumise annonçant leur boycott du discours du patron des communistes. Éric Coquerel, Clémentine Autain et François Ruffin ont parcouru les allées.

« Notre adversaire est à l’Élysée, et il est évident qu’il faut grouper nos forces contre mais il y a une clarification nécessaire si on veut gouverner ensemble demain ! » lance ce dernier à l’intention des socialistes lors d’un débat à l’Agora avec Pierre Dharréville (PCF) et Valérie Rabault (PS). Affichant la même volonté de contrer un gouvernement qui « avance masqué », la présidente du groupe socialiste de l’Assemblée en appelle, pour sa part, « aux causes communes », déjà défendues par le premier secrétaire de son parti, Olivier Faure. Du côté de l’aile gauche du PS, tentée par un rapprochement avec FI, Emmanuel Maurel prêche pour « se retrouve(r) très vite dans les assemblées et dans la rue ». Également présent, Benoît Hamon, dont le mouvement Génération.s doit se décider à l’automne en vue de l’élection de mai, plaide pour que la gauche fasse sienne la devise européenne : « In varietate concordia, c’est-à-dire l’unité dans la diversité. On ne demande à personne de cesser d’être ce qu’il est et de renier son identité. Mais la question c’est : veut-on faire famille ou pas ? »

Des dividendes de dingue

« Ce n’est pas au Palais-Bourbon que va se faire la révolution, estime ailleurs dans la Fête Pierre Dharréville. Ce qui est décisif, c’est qu’émergent dans la société des mouvements populaires. » Ces mouvements, justement, ont été les invités d’honneur ce week-end. Non seulement à l’Agora avec le « gouvernement des luttes » (lire page VI), mais aussi dans de multiples stands ou encore au Forum social. « Le gouvernement reste sur une logique de premiers de cordée qui consiste à dire aux Français : “Si vous êtes pauvres, c’est de votre faute !” On est l’un des premiers pays au monde pour le versement de dividendes distribués aux actionnaires : c’est là qu’il faut aller chercher l’argent », y insiste Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Dans les allées, le souffle est le même : « C’est la première fois qu’on vient et on vient autant pour la musique que pour découvrir les luttes qui ont rendez-vous ici », explique Amandine, travailleuse sociale pour les réfugiés à Sens. Dans ce domaine aussi, le jugement est sévère mais mérité à l’égard d’un « faux-semblant de politique humaniste qui ne l’est pas du tout ».

Ici, une chose est sûre en tout cas, beaucoup espèrent, comme Jeannette Vanderschooten, qui fêtait ses 100 ans à la Fête, avoir « apporté (sa) pierre » au « triomphe, un jour, de la paix, de la liberté, de la fraternité ».

 
Le pcf lance trois chantiers

Lors de son discours devant les personnalités politiques, syndicales et associatives, samedi, dans le stand national du PCF, Pierre Laurent a lancé « trois propositions » pour l’année à venir : « construire partout, dès maintenant, les grandes lois sociales et écologiques dont notre pays a besoin », à l’instar d’une autre réforme des retraites ; tenir « des états généraux du progrès social et écologique en Europe début 2019 », et se lancer dans « la préparation des élections municipales, qui seront l’occasion d’une grande bataille pour une République de l’égalité et des services publics ».

16:46 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fête humanité 2018 | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

22/08/2018

C’est bien le coût du capital qui plombe l’économie française

André Chassaigne.jpg

André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée, analyse les résultats de la politique économique menée par Macron et les inquiétudes qu’ils suscitent pour l’avenir de nos concitoyens.

La machine à illusions économiques du Président Macron a ces dernières semaines pris du plomb dans l’aile. En cet été 2018, les dernières données statistiques viennent confirmer ce que nous n’avons eu de cesse de dénoncer depuis le début du quinquennat : la mise en pratique des vieilles recettes du néolibéralisme plombe l’économie, la création d’emploi et le pouvoir d’achat des Français.

Pis encore, la politique économique du pouvoir en a accentué les travers : réduction des dépenses publiques, suppression des droits sociaux des travailleurs, accroissement sans précédent des cadeaux fiscaux aux revenus les plus élevés et aux détenteurs de capitaux. Un an après, c’est le cœur de l’efficacité de la politique économique du « Président des Riches » qui est aujourd’hui mise en défaut par les faits. Et « les faits sont têtus ! »

La croissance. 0,2 % au second trimestre 2018. Niveau identique à celui du premier trimestre, soit une croissance deux fois moins forte que la moyenne des pays de la zone euro ou de celle de l’Union Européenne à 28 (0,4 %).

Le nombre de demandeurs d’emploi. 5 627 900 personnes en France métropolitaine à la fin juin 2018 pour les catégories A, B et C. Il progresse au dernier trimestre, comme sur l’ensemble de l’année écoulée (+ 1,4 %), tout en ne reflétant que la partie émergée de l’iceberg de la précarité économique que connaissent des millions de précaires, salariés à temps partiels et autres travailleurs pauvres.

Les salaires. Le salaire mensuel de base (brut) n’a progressé que de 1,5 % au cours de l’année écoulée (de juin 2017 à juin 2018), tandis que dans le même temps les prix à la consommation ont augmenté de 2,3 % en juillet sur un an (1,9 % pour les prix des produits alimentaires). Cela faisait 7 ans que l’ensemble des Français-e-s n’avaient pas perdu autant de pouvoir d’achat, alors même que la hausse de l’inflation semble se poursuivre en parallèle de politiques de compression des salaires dans les entreprises.

La balance commerciale. Un déficit de 33,5 milliards d’€ au premier semestre 2018 selon les dernières données issues des douanes. Les exportations ont représenté l’équivalent de 87,8 % des importations, un taux parmi les plus faibles enregistrés depuis les années 1970. Ces chiffres, quasi records, sont particulièrement alarmants puisqu’ils témoignent très directement à la fois de la poursuite de la désindustrialisation de la France et de sa dépendance croissante aux importations pour sa propre demande intérieure. Ils auront des implications durables pour l’économie de demain avec notamment la perte des savoir-faire et de la maîtrise technique de secteurs entiers.

Alors, faudrait-il croire, comme le psalmodie la communication gouvernementale, que ce constat n’a aucun lien avec des choix politiques devenus insensés ? Faut-il se laisser une nouvelle fois abuser par les digéreurs de la parole présidentielle, pris la main dans le pot de déconfiture libérale, et se réfugiant dans la formule consacrée : « le résultat des réformes n’est pas encore perceptible » ?

Bien au contraire, c’est le moment de dire que ces résultats sont directement corrélés à des choix néfastes pour l’ensemble de l’économie française. C’est le moment de dénoncer encore plus fermement l’hypocrisie qui consiste à faire croire qu’en donnant toujours plus au capital, on en retirerait des retombées positives. Fort logiquement, c’est tout le contraire qui se produit puisque cette politique a accéléré le prélèvement déjà exorbitant opéré sur les richesses produites par le travail des Françaises et des Français par le capital. Et cette explosion du coût du capital se paie cash avec l’augmentation de la rémunération des actionnaires au détriment de celle du travail et des investissements.

Une dernière information économique vient ainsi confirmer le contresens économique et social total poursuivi par le pouvoir. Les bénéfices nets des grands groupes du CAC 40 atteignent des sommets, tandis que ces mêmes groupes continuent de supprimer de l’emploi et des salaires. Les 33 sociétés sur 40 ayant publié leurs résultats sur les 6 premiers mois de 2018 ont déjà accumulé 43,5 milliards d’€ de résultat net. Le CAC 40 est en passe de franchir le cap des 100 milliards d’€ de bénéfices nets annuels, au-delà des résultats d’avant-crise.

Mais le plus important est bien de voir que cette explosion des bénéfices se traduit, en même temps, par la dégringolade de l’effort d’investissement de ces mêmes groupes. Moins 12 milliards d’€ d’investissements pour l’ensemble des groupes du CAC 40, le plus bas niveau d’investissement relevé depuis 12 ans par l’étude Ricol Lasteyrie-EY dressant chaque année le « profil financier du CAC 40 », cabinet d’expertise que l’on pourra difficilement taxer de collusion avec les économistes communistes. Les dégâts de la poursuite des mesures d’allègements fiscaux dont bénéficient ces mêmes groupes, comme l’ensemble des « premiers de cordée », notamment avec le CICE, le CIR et les multiples dispositifs en faveur de l’emploi peu qualifié apparaissent ainsi à la vue de tous. Il s’agit en réalité de mesures de pillage des richesses par une poignée au détriment de l’avenir économique du pays.

Aussi, la priorité des priorités économiques serait-elle de retrouver ces premières marges de manœuvres financières, en supprimant dès 2019 ces allègements fiscaux qui alimentent le capital financier et la spéculation au détriment de notre tissu industriel, de l’innovation, de l’emploi et des salaires. La lutte contre le coût du capital doit devenir une grande cause nationale. Car c’est bien aujourd’hui cette ponction croissante sur les richesses produites qui déstabilise toute notre économie et prive durablement notre pays de sa capacité à tracer la voie d’un modèle de développement économique, social et écologique juste et durable. Bien entendu vous n’entendrez aucun économiste ou expert libéral faire état de cette situation alarmante. Dans leur diversité d’analyse, ce sont en revanche les économistes hétérodoxes, notamment communistes, qui portent clairement l’exigence du combat contre ce coût caché du capital.

Pour sortir de cette ornière libérale, il faut donc avoir dès aujourd’hui le courage et la volonté d’affronter dans la durée cette politique gouvernementale dépassée et néfaste sur son terrain fétiche de l’illusion économique.

André CHASSAIGNE

Président du groupe de la

Gauche Démocrate et Républicaine à l’Assemblée nationale

16/08/2018

DERNIER DES COMBATTANTS DU GROUPE MANOUCHIAN

Arsène.jpg

Arsène Tchakarian, dernier survivant du groupe Manouchian est décédé ce 4 août 2018. Ces obsèques ont eu lieu mardi au cimetière d’Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne.

Arsène Tchakarian est né en Turquie en 1916. À l’âge de 14 ans, il fuit avec sa famille le génocide arménien et se réfugie en France en 1930. Dès 1936, l’homme participe aux grèves cette année-là et adhère à la CGT. À 21 ans, il est appelé au service militaire et rejoint le régiment d’artillerie lourde de Vincennes. Démobilisé en 1940, il rejoint le poète communiste Missak Manouchian à Paris et s’engage dans les actions armées avec les FTP-MOI.

Tous sont unanimes : Arsène Tchakarian était à la fois un homme de caractère et un homme humble. Jusqu’au bout de ses forces, et malgré son âge avancé, il a tenu à assister, le 18 juin dernier, à la commémoration de l’appel du général de Gaulle. Mémoire vivante des secousses du XXe siècle, Tchakarian était aussi un historien aguerri, qui a écrit des ouvrages sur les francs-tireurs de l’Affiche rouge et les fusillés du Mont-Valérien et de la région parisienne.

LE 25 NOVEMBRE 2012 IL ETAIT PRESENT A EVRY SUR LE LIEU MEME DE L'ARRESTATION DU GROUPE MANOUCHIAN OU LA MUNICIPALITE A ERIGE UN MONUMENT DE MEMOIRE (récit)

Hommage exceptionnel cette année à Evry à l’occasion de la célébration de l’anniversaire de l’arrestation de Manouchian à Evry le 16 Novembre 1943 organisé par le Parti communiste Français avec la présence du dernier résistant membre du groupe Manouchian, Arsène Tchakarian né le 21 décembre 1916 en Turquie accompagné de nombreuses personnalités dont Philippe Camo secrétaire de la Fédération du PCF 91 et conseiller régional et des élus communistes du département et notamment d’Evry Elise Yagmur (photo avec Arsène Tchakarian) et Diego Diaz.

C’est la dernière mémoire vivante de ce groupe et auteur d’un livre le Commandos de l’affiche rouge retraçant ce fait historique.

Des années durant, il a reconstitué les multiples attaques perpétrées au cours de l’année 1943 par l’équipe dirigée par le poète arménien Missak Manouchian, avant qu’elle ne soit démantelée.

Appartenant au FTP-MOI (Francs-tireurs partisans - Main-d’œuvre immigrée), ce groupe armé avait pour objectif de déstabiliser les troupes occupantes. Déraillements de trains, attaques de pylônes, exécutions d’hommes, nazis comme collaborateurs, récupération de documents au domicile de communistes arrêtés… Il repositionne chacun des protagonistes dans ces actions, décrit le mode opératoire, les repérages, les fuites à bicyclette, l’organisation du groupe Manouchian…

A l’occasion de cette célébration Arsène Tchakarian aujourd’hui âgé de 95 ans; avec une mémoire et une vivacité étonnante a raconté longuement l’historique de cet événement.

 

24/07/2018

L'Apartheid institutionnalisé en Israël

Palestine reconnaissance.jpg

Israël vient de s'engager dans une voie dangereuse et antidémocratique. En effet, son gouvernement, en votant ce jeudi 19 juillet par 62 voix contre 55 et 3 abstentions la loi fondamentale faisant d'Israël l'Etat-nation du peuple juif, enterre tout espoir de paix.

Le rapporteur de cette loi, le député du Likoud Avi Dichter n'a laissé planer aucun doute en déclarant: « Nous avons fait cette loi fondamentale pour empêcher la moindre velléité ou tentative pour transformer l'Etat d'Israël en une nation de tous ses citoyens. »

Au bout de sept ans, la lutte menée sous la pression des extrémistes nationalistes et religieux a abouti. Israël s'affirme dorénavant comme un état d'apartheid, où ne seront plus reconnus les mêmes droits aux citoyens juifs et aux citoyens palestiniens d'Israël.

Parmi les conséquences de cette nouvelle situation, seuls les Juifs ont droit à l'autodétermination; la langue arabe n'est plus la deuxième langue officielle d'Israël , Jérusalem est totalement annexée , et « le développement des communautés juives », considérées comme « valeur nationale »..

En 1948, dans la déclaration d'indépendance qui proclamait « la fondation de l'Etat juif dans le pays d'Israël » il était écrit: " il [l’État] assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction, de croyance, de race ou de sexe".

Soixante dix ans après, ces principes sont trahis et l'apartheid est officiellement légalisé. 

La France comme signataire de la convention internationale contre le crime d'apartheid doit agir ! Le Parti Communiste Français en appelle instamment à Emmanuel Macron, président de la République, de ne plus se contenter d'une prudente réserve. Il en va de l'avenir de deux peuples; un avenir préservant le droit et la justice, seuls garants de la paix

Le PCF continue d'exiger  la reconnaissance de l’État de Palestine avec Jérusalem-Est comme capitale et la suspension de l'accord d'Association Union européenne/Israël.

Parti Communiste Français, le 23 Juillet 2018

03/07/2018

PIERRE LAURENT INVITE DE SUD RADIO

Pierre Laurent SUD Radio 03072018.jpg

Secrétaire national du Parti Communiste et sénateur de Paris, Pierre Laurent était l’invité politique du Grand Matin Sud Radio ce mardi. Grève à la SNCF, élection au Medef et réforme des retraites étaient notamment au programme.
 
Alors que l’épisode de grève perlée à la SNCF a pris fin avec l’arrivée du mois de juillet, la CGT et Sud-Rail appellent à de nouvelles actions ce week-end, pour cette première vague de départ en vacances. Selon Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste, cette mobilisation est tout à fait légitime. "Le conflit à la SNCF n’est pas clos. La loi n’a réglé aucun des problèmes posés à la SNCF, elle n’a fait qu’une chose : créer les conditions d’ouverture à la concurrence. La reprise de la dette s’est accompagnée d’une disposition dont personne ne parle. Le gouvernement a inscrit dans la loi une règle d’or qui limite les capacités d’investissement de la SNCF. Or, c’est bien ça le problème ! Cette dette, qu’on faisait porter à la SNCF, l’empêchait d’investir dans la modernisation du réseau, l’entretien, le développement, etc. Aujourd’hui, on reprend la dette, mais on empêche à nouveau la SNCF d’investir ! Le problème n’est donc pas résolu...", martèle-t-il au micro de Sud Radio.

"Le petit patronat se sent de moins en moins représenté par le Medef"

Le chef de file des communistes français s’est également exprimé sur l’élection du jour au Medef, qui va introniser son nouveau leader. Une élection suivie avec un certain dédain par Pierre Laurent. "Je n’ai pas de préférence, n’ayant pas l’habitude de me mêler de ce qu’il se passe au Medef. Évidemment, ce que fera ou ne fera pas le Medef comptera dans la vie sociale. Ce qui me frappe, ce sont les difficultés croissantes du Medef à parler au nom de l’ensemble du patronat. Une grande partie du petit patronat est en ce moment très inquiète de la situation économique et sociale du pays et qui se sent de moins en moins représentée par le Medef. Sur le terrain, je rencontre très souvent des petits entrepreneurs très inquiets pour le tissu économique territorial et qui se sentent très éloignés de tous ces débats qui, en vérité, concernent beaucoup le grand patronat et les grands intérêts financiers", assure-t-il avant d’en remettre une couche. "Le Medef sert surtout aujourd’hui à défendre les grands intérêts financiers du patronat et d’accompagner des politiques de déréglementation sociale. Tirer toujours vers le bas la mutualisation des richesses dans le pays, au profit d’une logique économique dont on voit bien qu’elle développe beaucoup plus d’inégalités que de progrès social. On a l’impression qu’on ne sait plus ce que c’est que de produire du progrès social", regrette-t-il.

Celui qui est par ailleurs sénateur de Paris a aussi annoncé la tenue d’une action le lundi 9 juillet à Versailles, où Emmanuel Macron a décidé de convier le Parlement réuni en Congrès. Une réunion boycottée par ailleurs par les parlementaires de la France Insoumise. "Le Parlement va brièvement se réunir quelques heures lundi prochain pour écouter le président de la République donner en quelque sorte ses consignes au Parlement. C’est une habitude détestable qui continue de nous enfoncer dans ce qui ressemble à une monarchie présidentielle. Nous appelons l’ensemble des parlementaires qui sont contre cette monarchie présidentielle à se rassembler symboliquement deux heures avant l’ouverture du Congrès devant la salle du Jeu de Paume à Versailles. Nous prêterons un nouveau serment du Jeu de Paume et nous appellerons à lancer une bataille nationale pour la tenue d’un référendum sur la réforme constitutionnelle", affirme Pierre Laurent.

Pensions de réversion : Pierre Laurent ne fait "pas du tout confiance" à Édouard Philippe

Enfin, lorsqu’il est demandé à Pierre Laurent s’il fait confiance à Édouard Philippe lorsque ce dernier garantit que les pensions de réversion ne seront pas touchées dans la future réforme des retraites, la réponse fuse à pleine vitesse. "Pas du tout ! J’ai d’ailleurs bien écouté les réponses du gouvernement, qui fait mine d’éteindre la polémique mais confirme bien que la question des pensions de réversion est sur la table ! En vérité, rien dans les propos du gouvernement ne peut nous rassurer. Le gouvernement veut aller vers une réforme où on individualisera les pensions alors qu’aujourd’hui, ce ne sont pas nos propres cotisations qui financent notre retraite mais un système mutualisé où ceux qui travaillent cotisent, permettant de financer les retraites de ceux qui étaient au travail. Avec cette réforme, on va glisser vers un système qui va distribuer des minimums retraites à tout le monde ! Le minimum vieillesse généralisé pour une très grande majorité de salariés, et ensuite le recours à des assurances complémentaires pour d’autres salariés…", déplore-t-il.

Compte Rendu Sud Radio

Réécoutez en podcast toute l’interview de Pierre Laurent dans le Grand Matin Sud Radio

SUR CHANSONS ROUGES}}}

19/06/2018

APL : Macron frappe une nouvelle fois les plus modestes

apl.jpg

APL : Macron frappe une nouvelle fois les plus modestes au portefeuille (Ian Brossat - PCF)

Après avoir baissé les APL de 5 euros en 2017, Emmanuel Macron vient de décider le gel des aides au logement. Une mesure qui va priver chaque famille modeste de 4,68€ par mois.

Décidément, ce gouvernement fait preuve d’un acharnement sans précédent contre les plus pauvres.Macron fait porter l’effort sur les 6,5 millions de familles qui touchent les aides au logement, dont plus de la moitié ont des ressources inférieures au seuil de pauvreté et 80% ont des ressources inférieures à un SMIC.

Pour elles, ces quelques euros mensuels de perdus s’ajoutent aux baisses précédentes et à la baisse annoncée de l’ensemble des prestations sociales d’au moins 7 milliards d’euros.Pourtant, à la suite de la première baisse des APL, le Premier Ministre Edouard Philippe affirmait que « ce n'est pas intelligent, c'est une mesure de rabot [...] Ce n'est jamais intelligent de faire du rabot ».

Puis, le secrétaire d’État Julien Denormandie évoquait à son tour « une mauvaise décision » et Richard Ferrand, le président du groupe des députés macronistes, parlait même d’une « connerie ».

Dans son discours officiel du 23 janvier 2018 à la Cour des Comptes, Emmanuel Macron affirmait sans ambiguïté possible : « Je refuse ce que j’appelle les réformes paramétriques ». La preuve est faite, une nouvelle fois, du décalage complet entre les discours de l’exécutif et ses actes.

Cette décision intervient enfin alors qu’on apprend que la suppression annoncée de « l’exit tax », qui frappait les millionnaires pratiquant la délocalisation fiscale de leurs avoirs, coûtera à l’État un manque à gagner colossal de 6 milliards d’euros. Assécher le pouvoir d’achat des plus modestes pour gonfler celui de ceux qui se soustraient à leur devoir fiscal : telle est la philosophie révoltante du macronisme.

Ian Brossat, Responsable de la commission Logement au PCF, et chef de file des communistes pour les Européennes,

04/06/2018

Ian Brossat, tête de liste PCF aux européennes

Ian Brossat2.jpg

Entretien réalisé par France Info

Désigné par le Parti communiste pour être tête de liste aux prochaines élections européennes, Ian Brossat souhaite incarner une opposition à la politique ultra libérale d'Emmanuel Macron.

Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris, en charge du logement a été désigné par le parti communiste pour être tête de liste PCF aux prochaines élections européennes. Interrogé dimanche 3 juin sur franceinfo, Ian Brossat estime qu'il faut "qu'il y ait du changement à gauche" et explique que c'est "aussi le sens de cette candidature." Ian Brossat souhaite que la liste menée par le Parti communiste soit "une liste très ouverte au mouvement social" et "à tous ceux qui cherchent une issue face à la politique ultra libérale d'Emmanuel Macron."

franceinfo : Comment abordez-vous cette campagne alors que la gauche est complètement disloquée en ce moment ?

Ian Brossat : Vous avez raison de dire que la gauche est dans une situation difficile. Ce que je ne souhaite pas, c'est que ces élections européennes soient au fond le remake de l'élection présidentielle, donc il faut qu'il y ait du changement à gauche, il faut qu'il y ait du neuf, il faut que ça bouge, et c'est aussi le sens de cette candidature. J'ai 38 ans, je suis effectivement élu de Paris et je veux m'engager pour cette campagne pour que la gauche bouge. C'est aussi ce qui a conduit mes camarades à proposer que je sois candidat à cette élection.

Et comment allez-vous faire bouger la gauche ? Vous croyez encore à l'union avec la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon par exemple ?

Quoiqu'il arrive, moi je suis toujours favorable à l'union et au rassemblement et le Parti communiste aura toujours la main tendue vis à vis de tous ceux qui se mobilisent à gauche. Mais ce que je souhaite aussi, c'est que nous soyons capables de nous adresser à la gauche sociale. Il y a aujourd'hui des millions de gens qui sont contre la politique d'Emmanuel Macron, parfois des gens qui avaient voté pour lui et qui sont déçus. C'est à eux qu'il faut que l'on soit capables de s'adresser, aux cheminots qui sont mobilisés, aux infirmières, aux salariés des EHPAD, et la liste que nous allons construire sera une liste qui sera très ouverte au mouvement social, à tous ceux qui cherchent aujourd'hui une issue face à la politique ultra libérale d'Emmanuel Macron.

Vous êtes responsable de la commission logement au Parti communiste, c'est aussi votre mission à la mairie de Paris. Le logement social dans son ensemble ce sera l'une des priorités de votre campagne ?

Bien-sûr, le logement c'est une priorité absolue. On ne peut pas vivre dans un pays qui est la 6e puissance économique du monde où dans le même temps on a plus de 100 000 personnes qui dorment dehors faute de logement. On a par ailleurs des classes moyennes qui, souvent dans nos centre-villes, ont énormément de mal à payer leur loyer et donc bien sûr le logement est une priorité absolue qu'il faut défendre à l'échelle de notre pays et plus largement à l'échelle européenne.