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29/11/2016

Le député André Chassaigne déplore le ralliement du PCF à Jean-Luc Mélenchon

André Chassaigne.jpg

Entretien réalisé par le journal La Montagne

Samedi, à l’issue de trois jours de scrutin, les militants communistes se sont prononcés à 53,6 % en faveur d’un soutien à Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2017.

André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme et chef de file du groupe Front de Gauche à l’Assemblée nationale, défendait une ligne autonome. Il s'explique.

Vous avez milité pour l’autonomie. Vous êtes forcément déçu par ce résultat ?

C’est une déception car je pense que ça ferme la porte à un rassemblement qui aurait permis de construire une alternative crédible à la dérive libérale. Il est extrêmement important de mettre en échec la contre-révolution libérale de François Fillon ou la contre-révolution nationaliste de Marine Le Pen. Cette mise en échec exigeait de travailler au rassemblement de l’ensemble de la gauche anti-austérité et anti-libérale dans le respect de toutes ses composantes.

Certains affirment que les militants du PCF et de la France insoumise travaillent déjà ensemble sur le terrain...

Sur le terrain des luttes sociales, le ne croise pratiquement pas de militants de la France insoumise. Ils ont un fonctionnement de démocratie numérique. Ils ont une pratique politique qui n'est pas celle des communistes. Nous, on a une pratique politique et de terrain, de contact direct avec les personnes en difficulté. 

Ce résultat ne révèle-t-il pas que le PCF est aujourd'hui profondément traversé par une crise identitaire ?

Je suis interrogatif sur la volonté de Pierre Laurent et de la quasi totalité des hauts cadres du parti qui ont tout mis en oeuvre pour qu'on puisse se rallier à Jean-Luc Mélenchon. C'est un constat de faiblesse et le constat qu'on ne croit pas en un Parti communiste qui a toujours sa place, qui puisse rassembler, qui porte des valeurs fortes. Maintenant, suite à ce vote, comment le PCF va être entendu durant cette campagne de l'élection présidentielle ?

Comment Pierre Laurent et le PCF pourront être parties prenantes de la campagne de Jean-Luc Mélenchon ? On n'a aucune réponse. Comment nos candidats aux législatives pourront incarner ce rassemblement en toute autonomie, notamment en ne signant pas la charte des Insoumis qu'on veut leur faire signer.

Pour moi, il y a cette inquiétude très forte concernant notre parole. On sait très bien qu'à une élection présidentielle, il y a une personnalisation, et tout se cristallise autour du candidat. Je ne vois pas comment nous pourrons porter une autonomie de parole dans une telle campagne électorale.

Après la présidentielle, viendront les législatives. Vous craignez de voir disparaître les députés communistes de l'Assemblée nationale ?

Le choix qui a été fait par Pierre Laurent, les hauts cadres du PCF et donc la majorité, a été en grande partie dû à la crainte de voir nos candidats concurrencés au premier tour par ceux des Insoumis, avec le risque que ces derniers empêchent les candidats communistes d'aller au second tour.

En 2012, dans les circonscriptions d'Ivry-Vitry, de Malakoff-Bagneux, de Saint-Denis, de Montreuil, du Havre, et d'autres, les candidats socialistes ont devancé de très peu les candidats communistes du fait de l'appel d'air François Hollande.

Il y a eu un manque de courage, la crainte que la concurrence des candidats des Insoumis de Jean-Luc Mélenchon handicape la possibilité d'être au second tour. C'est indéniable. Moi, j'ai un discours différent.

S'il y a un candidat des Insoumis, il faudra l'affronter, c'est une question de courage politique, et je ne porte pas la même notion du rassemblement parce que je pense que face au danger de la droite et de l'extrême-droite, il va falloir rassembler très largement. Nous aurons une forme de responsabilité ! Pour moi, ça nous impose de travailler à une alternative crédible.

Y a t-il un risque d'éclatement du PCF aujourd'hui ?

Non, absolument pas. Un choix majoritaire a été fait. Il sera appliqué en fonction de la conscience de chacun, mais je ne crois pas à un risque d'éclatement. Chacun fera preuve de maturité politique, ce qui ne veut pas dire qu'on aura tous le même engagement.

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22/11/2016

LA PART DES ANGES

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TRIBUNE PUBLIE DANS LE BULLETIN MUNICIPAL D'EVRY

La part des anges est la partie du volume d'un alcool qui s'évapore pendant son vieillissement en fût. Le degré alcoolique va ainsi diminuer progressivement !

Le quinquennat qui s'achève, aura vu également le degré d'idéal humain d'une grande partie de la gauche s'évaporer dans les bas fonds d'une cave que l'on nomme pouvoir !

Bien sûr, il y a ce gouvernement qui a passé plus de temps à s'adapter aux exigences du MEDEF et de Bruxelles qu'aux besoins du monde des salariés et des privés d'emploi.

Evidemment, ses mensonges, sa criminalisation de l'action syndicale, ses affaires mêlant le personnel et les affaires de l'état ont contribué à affadir considérablement le cœur et l'esprit de la gauche !

Mais sont-ils les seuls ? Députés frondeurs qui votent comme le leur demande le gouvernement dès que celui-ci siffle la fin de la récréation ! Ex ministres qui ne regrettent pas leur passé mais qui voudraient bien assurer leur présent ! Autres auto-proclamés candidats à la présidentielle qui oublient que l'ADN des progressistes c'est la construction collective ! Et nous en oublions certainement, ne serait-ce que ceux qui ont fait de l'appartenance à un parti, un objet de discrimination plus que le bilan et le projet contribuant ainsi à paver le chemin d'une droite qui n'a plus beaucoup de complexe !

Il faut reconstruire cette part des anges, redonner du degré à nos valeurs ! L'humain d'abord n'est pas qu'un slogan ! La mise en œuvre est difficile mais les citoyens doivent primer sur le dogme

Perdrons-nous les prochaines échéances électorales ? possible hélas ! Mais nous ne les gagnerons pas en nous ralliant avec armes et bagages à un petit caporal qui pense que tout ce qui ne vient pas de lui est l'ennemi ! « Ni maitre, ni César, ni Tribun »

Pour notre part, la démarche du Parti communiste et de ses militants nous semble la plus cohérente, celle qui veut construire le rassemblement le plus large possible pour battre la droite et l'extrême droite avec leurs projets de régressions sociales et permettre enfin la mise en place d'une véritable politique de progrès.

Les élus communistes d”Evry

Elise Yagmur, Christian Pigaglio, Diaz Diego

Notre site web : PCF Républicain Evry

 

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20/11/2016

La voie du rassemblement sur des contenus à gauche

Laurent Frajerman, L'Humanité

Frajeman.jpgJLM2017 est une belle façon de transformer un handicap (peu de militants dans l’action, un meeting tous les trois mois) en atout (une campagne 2.0, des dizaines de milliers de soutiens virtuels). Mais le talent d’un seul homme et le soutien des médias ne serviront pas un changement progressiste de politique, du fait de l’impasse de sa stratégie. C’est l’illusion du sorpasso.

Pour les mélenchonistes, si toutes les forces à la gauche du social-libéralisme s’unissent, elles peuvent espérer atteindre 15 à 20 % des suffrages, dépasser leur adversaire à gauche et in fine remporter l’élection. Cette stratégie vise à remplacer une force dominante à gauche (le PS) par une autre (La France insoumise) et se base paradoxalement sur l’un des défauts de la Ve République, la bipolarisation.

Mais elle implique de réunir au second tour les 30-35 % d’électeurs de gauche (ce qui suppose que les électeurs de centre gauche ne soient pas effrayés par la perspective de donner autant de pouvoirs à un candidat si radical) et d’y ajouter au moins 15 % d’électeurs venus de l’abstention ou ne se reconnaissant pas dans le clivage gauche-droite. C’est la raison pour laquelle Jean-Luc Mélenchon se présente comme la première force à gauche tout en récusant ce clivage.

 
Syriza et Podemos servent de modèle. Mais, même si le PS est dans un piteux état, la percée d’Emmanuel Macron prouve que, comme en Italie, la chute de la social-démocratie peut aussi se faire au bénéfice d’une recomposition politique au centre. Une majorité de Français ne pensent pas qu’une rupture franche est possible et souhaitable. Le fatalisme et le recul des idées progressistes sont patents depuis la crise de 2008, l’échec de la mobilisation syndicale de 2009 et la déception vis-à-vis de Hollande. Si le capitalisme et la mondialisation sont rejetés, pour autant les patrons sont plus populaires que les syndicats !
 
Les comportements politiques dépendent de la structure de classe de la société. Or, la situation française n’est pas aussi catastrophique qu’en Espagne et en Grèce : le chômage augmente, mais n’a pas plus que doublé, l’austérité n’aboutit pas à une chute vertigineuse des salaires. La législation sociale résiste. Il ne s’agit pas de nier la crise, mais de constater que les couches moyennes et les couches populaires stables ne sont pas laminées. De ce fait, le consensus social et politique n’est qu’ébranlé. Le désespoir des couches précarisées s’exprime négativement. Priment la demande d’autorité et le communautarisme, islamiste ou populiste.
 
Le danger de la démagogie est réel. Les communistes qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon l’imaginent en porte-parole de leurs idées. Ils risquent de déchanter, car il contrôle sa campagne et ses options s’éloignent de celles du PCF. Il reprend les thèses des Verts sur le nucléaire, la décroissance. Son discours contre les élites peut servir à dénoncer aussi bien les élus de la République, les intellectuels que les profiteurs.
 
En 2012, il s’était adressé à l’intelligence du peuple, aujourd’hui, il flatte la colère floue « contre ceux d’en haut ». Il propose implicitement de quitter l’UE sans expliquer comment la France pourra gérer sa forte dépendance au commerce européen, comment résister seul aux assauts des marchés financiers. Jusque-là, sa trajectoire le menait de la gauche de la social-démocratie au gauchisme, comme Marceau Pivert, qui clamait « tout est possible » en 1936 alors que Maurice Thorez tenait compte du rapport de forces réel, et notamment du risque fasciste. Désormais, Jean-Luc Mélenchon infléchit son discours dans un sens souverainiste, curieuse synthèse d’Olivier Besancenot et de Jean-Pierre Chevènement, avec une pointe de José Bové.
 
Le danger du sectarisme nous guette. Malheureusement, un beau score de Jean-Luc Mélenchon serait annonciateur d’une défaite historique aux législatives suivantes. L’ancien ministre socialiste théorise que les deux gauches sont irréconciliables. Puisqu’il récuse tout désistement, pourquoi les électeurs socialistes voteraient-ils au second tour pour un candidat de gauche mieux placé que le leur ? En 1928, l’application par le PCF des consignes sectaires de Staline avait fait la joie des candidats réactionnaires. Depuis le Front populaire, les communistes savent que l’union est un combat. Aujourd’hui, il faut battre à la fois la droite et les sociaux-libéraux. La voie du rassemblement à gauche sur des contenus transformateurs n’est pas simple, mais il n’en existe pas de raccourci pour défendre notre modèle social et obtenir des changements concrets.
 
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12/11/2016

LE PROGRAMME DES INSOUMIS ET DE MELENCHON LOIN DE CELUI ADOPTE PAR LE PCF ET LE FRONT DE GAUCHE : IL ENTERINE UN RECUL SOCIAL, ECONOMIQUE ET ENVIRONNEMENTAL GENERAL

Programme PCF, indignés, Mélenchon

Infos en provenance des économistes PCF qui décortiquent les différents programme des candidats aux primaires, celui de FI et travaillent sur les propositions détaillées à formuler dans le cadre de la campagne par une candidature issue du PCF et à promouvoir DNS le cadre de la campagne quelque soit la décision des communistes sur l'option à retenir...Denis Durand un des économistes du PCF donne ce point de vue

"il s'agit du programme de la "France insoumise", officiellement adopté à sa convention de Lille le 16 octobre... mais dont l'accès est réservé aux membres de la "France insoumise".

Sur le site de JL Mélenchon, on ne trouve pas la version définitive. Nous avons néanmoins pu nous la procurer. Elle contient beaucoup de propositions parfois copiées sur L'Humain d'abord mais les dispositions concrètes qui donnaient une cohérence au programme du Front de gauche sont systématiquement gommées.

Par exemple, un "plan A" prétend essayer de "changer l'Europe" mais il ne contient pas la proposition d'un fonds européen pour que l'argent de la BCE finance les services publics. Ou encore, il est question d'"éradiquer la précarité" mais l'objectif d'éradiquer le chômage (en construisant progressivement une sécurisation de l'emploi et de la formation) disparaît, on vise seulement le "plein-emploi", c'est-à-dire le niveau de chômage qui équilibre le marché du travail.

Alors que L'humain d'abord, en 2012, prévoyait un SMIC à 1 700 euros bruts immédiatement, à 1 700 euros nets au cours de la législature, et que la CGT revendique aujourd'hui 1 800 euros bruts (et FO 1 900 euros), JL Mélenchon s'en tient à 1 300 euros nets.

JL Mélenchon a souligné dans son interview à l'Echo du centre en septembre qu'il ne veut pas contester le pouvoir des patrons dans les entreprises pour imposer d'autres critères de gestion et de financement.

Dès qu'on aborde des propositions mettant en cause le pouvoir des marchés financiers, il devient flou, par exemple sur la nationalisation des banques.

Au fond, il s'agit d'un programme social-démocrate peu différent de celui de Montebourg ou de Hamon, avec en plus des dérapages nationalistes."Voila chacun pourra se faire une idée précise et prendre sans doute le soin de ne pas se précipiter sur un soutien au contenu pas forcément en adéquation avec les attentes....attention au réveil amer...

pcf,mélenchon,programmeSur l'énergie et l'environnement la différence est abyssale : Le point de vue de Valerie Goncalves Andral faite à l'occasion de la conférence nationale du PCF du 5 novembre

En tant que dirigeante nationale du Parti en charge de l’énergie et profondément attachée aux questions de l’écologie comme beaucoup d’entre nous, je pense que le ralliement à Jean-Luc Mélenchon, nous discréditerait sur les questions industrielles et environnementales et laisserait le champ libre à la droite pour aller vers plus de privatisation.

En effet, le programme de la « France insoumise », c’est la fermeture de la Centrale de Fessenheim, l’abandon de la prolongation de vie des centrales nucléaires au-delà de 40 ans, de tous les projets d’EPR et du centre d’enfouissement des déchets…

Il a décidé d’en finir avec la 3ème industrie française avec comme conséquence la perte de milliers d’emplois qualifiés et la perte d’un savoir-faire reconnu dans le monde entier. Melenchon décide désormais à la place des citoyens qu’il nous faudrait abandonner l’atout nucléaire.

C’est la parfaite illustration de la posture tribunicienne qu’il a dorénavant adopté : candidat autoproclamé, campagne en dehors des partis, personnalisation outrancière de la démarche ; pour un candidat qui a fait de la sixième république citoyenne un axe central de son parcours, convenons qu’il vient d’endosser assez rapidement et soudainement les costumes et mauvaises habitudes de la monarchie présidentielle de la cinquième.

Qu’ira-ton raconter au million de travailleurs du secteur notamment les 300 000 ouvriers, cadres et ingénieurs de la filière nucléaire, qui par le passé votaient massivement pour le PS et le PCF.

Cette posture programmatique qui joue sur les peurs expédie aux calendes grecques, la difficile équation énergétique, équation qui doit tenir compte des besoins mondiaux de développement, de l'épuisement des ressources, et du grave problème du réchauffement climatique.

C’est aussi, rester sourd aux conclusions des travaux du GIEC. A savoir la nécessité impérieuse de faire reculer rapidement et massivement les énergies fossiles « carbonées » (charbon, pétrole, gaz) et de « décarboner » au maximum une électricité ayant vocation à les remplacer. Le GIEC reconnaît clairement que l’énergie nucléaire sera un des leviers incontournables pour contrer le réchauffement climatique et en même temps répondre à une demande mondiale considérable pour 2050.

En l'absence d'ambitions industrielles énergétiques nouvelles, couplant énergies renouvelables et nucléaire, il sera impossible d'atteindre cet objectif dans les délais souhaités. C’est très grave pour notre planète.

Le programme de Mélenchon c’est le modèle de la transition énergétique allemande qui débouche sur plus de charbon nord-américain, plus de gaz russe, plus de lignite polluante. Et des dizaines de milliers d’emplois industriels supprimés !

Une électricité la plus chère d’Europe et le 1er pays émetteur de gaz à effet de serre de l’Europe.

Au final la démarche Mélenchon, confortera la domination pétrolière.

Qu’on ne s’y trompe pas, opposer les différentes sources et productions d’énergie c’est affaiblir les potentiels nationaux, les savoir-faire des salariés et des entreprises, c’est aussi participer au démembrement du service public.

Quand à faire jouer un autre rôle à la France en Europe et dans le monde, comment y parvenir avec une nation privée de ses meilleurs atouts industriels qui pourraient être d’exceptionnels leviers de coopération, de sécurité et de paix à l’international au moment où des centrales se construisent partout autour de nous ?

Comment faire exister, dans un tel marasme, les propositions du PCF en matière d’énergie notamment à travers notre grande bataille national pour un renouveau de notre politique industrielle ?

Si nous soutenions Mélenchon et son programme malheureusement, cela ne sera pas possible ! Alors si pour exister dans ce débat, il faut une candidature déclarée, alors allons-y ! Mais sans lâcher la volonté que nous avons de rassembler la gauche au bout du compte pour la faire gagner!

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18:50 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pcf, mélenchon, programme | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

05/10/2016

PRESIDENTIELLES, PROGRAMME, UNION : PIERRE LAURENT REPOND

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«Si on s'unit, le vote utile, ce sera nous»

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SÉBASTIEN CRÉPEL ET JULIA HAMLAOU POUR L'HUMANITE
«Il n'est pas trop tard pour additionner les énergies pour 2017», déclare Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, qui lancera un appel, samedi, à rendre incontournable le rassemblement de la gauche critique.

pierre-laurent.jpgPIERRE LAURENT C'est un événement majeur. Écouter le peuple, lui donner la parole, tout le monde en parle mais qui le fait vraiment ? Nous estimons avoir rencontré 400 000 citoyens. 65 000 d'entre eux ont rempli intégralement la consultation. Les résultats, auxquels nous avons travaillé avec l'institut ViaVoice, montrent la profondeur des exigences populaires, celles d'une France protectrice et solidaire face à l'urgence sociale. Le 8 octobre, nous réaliserons en direct sur Internet une grande émission en présence de plusieurs centaines de ces participants.
En conclusion, je présenterai les axes pour un projet populaire possiblement commun à toutes les forces de gauche et citoyennes que nous voulons rassembler.
Puis nous entrerons en campagne sur ces axes en continuant à interpeller toutes ces forces sur la construction d'un cadre commun.


Vous avez appelé à la rédaction d'un « pacte d'engagements commun », n'est-il pas trop tard alors que chacun des candidats déclarés à la présidentielle déroule son propre programme ?
PIERRE LAURENT Pourquoi serait-il trop tard pour additionner les idées et les énergies? Au contraire, puisque chacun a travaillé, le temps est venu de confronter nos idées pour rendre plus pertinent le projet commun. À sept mois de la présidentielle, l'heure n'est pas à se résigner à la défaite que nous promettent chaque jour les enquêtes d'opinion si le paysage des candidatures reste ce qu'il est aujourd'hui. Rien ne nous fera renoncer.


En vue de la conférence nationale du 5 novembre, le Conseil national du PCF a défini trois hypothèses à examiner pour la présidentielle : décider du candidat plus tard, soutenir Jean-Luc Mélenchon ou investir un candidat communiste. Depuis votre congrès en juin, de nouveaux éléments permettent ils d'éclairer le choix à faire ?
pierre-laurent.jpgPIERRE LAURENT Je veux être précis sur les décisions prises lors de notre Conseil national. Notre première décision, la plus fondamentale, est de tout faire dans la durée pour rassembler les forces de progrès autour d'un projet commun. Ces forces sont nombreuses.
Elles se sont mobilisées contre la loi travail, ont mis en échec le projet de déchéance de nationalité, et elles défendent tous les jours les services publics. Mais le quinquennat de François Hollande en a jeté une grande part dans le désarroi et la désunion politique. Nous voulons donc reconstruire l'unité de ces forces pour un projet de gauche en rupture avec le libéralisme. Sinon, nous assisterons à la qualification des seules forces de droite et d'extrême droite qui canaliseront la colère populaire contre le pouvoir actuel, et le résultat sera gravissime. A-t-on vraiment conscience de ce qui nous attend ?

Ce ne serait pas la simple répétition de 2002, mais la victoire conjuguée de forces de droite et d'extrême droite décidées à miner les fondamentaux d'égalité et de liberté de la République. Jamais les communistes ne prendront la responsabilité de banaliser une telle perspective. Notre deuxième décision découle de ce choix fondamental. Il s'agit d'instruire les options en débat chez les communistes, en discutant des conditions dans lesquelles elles pourront nous permettre d'avancer vers l'objectif que je viens d'énoncer. Ces hypothèses ne sont pas à prendre ou à laisser, elles peuvent être enrichies par le débat, complétées, et c'est la conférence nationale qui formulera à l'issue de ce débat les choix qui seront soumis aux communistes, pour répondre aux trois questions : comment construire le rassemblement nécessaire, quelle candidature à la présidentielle et quelle campagne pour les législatives.


Le premier objectif qu'affiche le PCF pour 2017 est de battre la droite et l'extrême droite. Cela est-il possible alors que, dans la meilleure configuration, il y aura aussi un candidat social-libéral ?
PIERRE LAURENT Justement,le danger de division n'en est que plus grand. Or, j'insiste: le danger qui menace n'est pas celui d'une alternance banale. Si nous sommes devant ce danger, c'est à cause de la faillite du projet social-libéral. Je crois qu'un large rassemblement des forces de gauche prêtes à rompre avec cette dérive isolerait une telle candidature et relancerait l'espoir populaire. Nous ne serions plus dans la situation de se partager un électoral de gauche en recul, mais devant la possibilité de remobiliser des millions d'électeurs qui retrouveraient confiance et espoir dans l'avenir.


Pour vous, le danger que représente la droite est-il le même quel que soit le vainqueur de sa primaire ?
PIERRE LAURENT Oui,bien sûr, car, que ce soit Sarkozy, Juppé, Fillon ou Le Maire, chacun porte les mêmes programmes d'offensive antisociale et ultralibérale.
Il y a des différences au sein de la droite sur le thème de l'identité nationale que je ne néglige pas, mais les candidatures s'additionneront et le poids de l'extrême droite restera là.


La direction du PS pointe aussi le danger d'une droite radicalisée. Ne craignez-vous pas que l'appel au « vote utile » soit le plus fort ?
PIERRE LAURENT Si nous atteignons notre objectif, le vote utile, ce sera nous.


N'est-ce pas tard pour entrer en campagne, quand d'autres n'ont pas attendu ?
p_laurent_0.jpgPIERRE LAURENT En oeuvrant pour le rassemblement, en consultant les citoyens, nous sommes en campagne. Beaucoup apprécient notre démarche. Les forces dominantes veulent imposer un scénario dont le pays n'a aucune envie. La majorité des gens que nous rencontrons ne se reconnaissent pas dans les candidatures telles qu'elles se présentent. Au contraire, l'aspiration à voir converger les forces de gauche qui ont refusé la dérive gouvernementale est très présente. Mais tout est fait pour anesthésier cette exigence et l'empêcher d'émerger. Nous voulons permettre aux forces de la gauche populaire et sociale de retrouver du pouvoir sur les choix de 2017, alors qu'on veut les réduire à un choix par défaut.


Vous souhaitez entrer en campagne pour les législatives, comment cela est-il possible sans décision définitive pour la présidentielle ?
PIERRE LAURENT La présidentielle et les législatives sont deux élections différentes même si, par la nature des institutions, elles sont désormais liées. Mais quel est ce lien, si ce n'est la dévalorisation des législatives, ravalées au rang de sous-élection présidentielle ? On intime aux électeurs de ne répondre qu'à une seule question : de quel député le président élu a-t-il besoin ? Nous voulons faire réfléchir à une autre question, bien plus démocratique : de quel député avez-vous besoin pour porter vos exigences ? Il faut rétablir le lien direct entre l'Assemblée nationale qui vote les lois et le peuple, qui a été rompu par la présidentialisation.


Jean-Luc Mélenchon se dit convaincu que la direction du PCF a fait le choix de ne pas le soutenir à la présidentielle. La porte est elle encore ouverte de votre côté ?
PIERRE LAURENT Toutes les portes sont ouvertes. Notre unique boussole est la construction d'un mouvement majoritaire pour un changement de gauche.
La thèse d'un choix caché de la direction du PCF est une lubie. Notre seule décision jusqu'ici, et c'est un choix politique, a consisté à ne pas mettre un candidat dans la discussion pour donner toutes ses chances au rassemblement le plus large. Cela nous honore, et j'ai senti à la Fête de l'Humanité l'écho et le respect que cela suscite. Mais, si nous n'avons pas de candidat, nous avons des idées, un projet et une pratique de rassemblement sans lesquels une victoire de gauche est impossible en 2017.
Pour construire du commun, il faut un cadre acceptable par tous. Nous en avions construit un, le Front de gauche.
La France insoumise est un autre projet, celui d'un mouvement politique unique s'imposant aux partis. Nous respectons le choix de nos partenaires potentiels qui s'y engagent, mais ils doivent accepter de travailler avec les forces qui ne se reconnaissent pas dans ce cadre : le Parti communiste, d'autres composantes du Front de gauche et des forces écologistes, socialistes, citoyennes d'accord pour faire route commune. J'espère que nous avancerons dans les semaines à venir.


D'autres candidats, au PS et chez Europe Écologie-les Verts (EELV), sont engagés dans la primaire de leur parti. L'exigence d'un rassemblement peut-elle encore trouver de l'écho de ce côté ?
placea.jpgPIERRE LAURENT Rien n'est joué pour 2017. Je suis convaincu qu'elle peut s'imposer au-delà des logiques des primaires propres à chaque parti. Les blocages sont liés à la logique présidentialiste qui fait de la construction du projet la question seconde, après la désignation du candidat. Dans un mois, EELV aura désigné son candidat, et rien ne sera réglé: la discussion devra reprendre. Au PS, ceux qui ne veulent plus de François Hollande restent plongés dans l'incertitude sur l'issue de leur primaire. Il faut donc continuer l'effort dans la durée et, d'ici là, faire entendre le plus fortement possible les exigences communes.
«La majorité des gens que nous rencontrons ne se reconnaissent pas dans les candidatures telles qu'elles se présentent. »
C'est le sens de notre consultation citoyenne. Cela doit maintenant se poursuivre par des appels, des pétitions, des réunions locales. J'encouragerai toutes ces initiatives et le 8 octobre je lancerai un nouvel appel en ce sens.


Pensez-vous que de nouvelles personnalités puissent s'engager pour faciliter ce rassemblement ?
PIERRE LAURENT Je rencontre tous les jours des personnalités de toute la gauche sociale, politique, citoyenne, qui s'inquiètent de la situation actuelle. Certaines étaient à la Fête de l'Humanité, beaucoup sont réunies dans l'Appel des cent, et puis il y a des syndicalistes, des artistes, et aussi des socialistes qui n'osent pas toujours s'exprimer publiquement.
Les conditions existent pour que ces personnalités prennent des initiatives nouvelles, j'en parle avec elles.


Des communistes ont déjà fait savoir leur préférence pour la présidentielle. N'y a-t-il pas un risque de division ?
PIERRE LAURENT Il y a très naturellement dans notre parti des opinions diverses qui s'expriment. Mais j'entends la très grande volonté d'unité des communistes. Ce que nous avons à décider, ce n'est pas seulement d'un nom, c'est une démarche globale. Je suis certain que la discussion fera progresser l'immense majorité des communistes vers une position qui les rassemble. Une fois de plus, ceux qui croient nous diviser seront déçus.


«Ce que nous avons à décider, ce n'est pas seulement d'un nom, c'est une démarche globale.» Quelle que soit l'option pour la présidentielle, le PCF aura-t-il un apport propre à faire valoir ?
PIERRE LAURENT C'est évident. Le Parti communiste est une grande force politique qui compte des dizaines de milliers de militants actifs tous les jours sur le terrain, des milliers d'élus locaux, près de trente parlementaires. Notre voix et nos propositions sont indispensables à la crédibilité d'un projet de gauche, notamment dans la lutte contre la finance, qui sera la clé de voûte de notre projet.


Sur l'Europe, si la rupture avec les dogmes libéraux et l'austérité sont partagées à gauche, les moyens pour y parvenir font débat. Une entente est-elle possible ?
PIERRE LAURENT L'Union européenne est dans l'impasse. Elle se disloque sous la pression conjuguée des forces libérales et des forces nationalistes et xénophobes. Si la France veut retrouver une politique de progrès social, de relance productive, agricole, de transition écologique, elle doit engager la bataille pour changer les règles internationales, redéfinir son engagement en Europe en se battant pour un nouveau projet. Le débat sur ce nouveau mandat européen de la France devrait être mené avec tous les Français en 2017.
Au-delà, nous proposons l'écriture citoyenne d'un nouveau traité en vue des élections européennes de 2019. Cet objectif peut devenir commun à tous.


Pour nombre de candidats à gauche, la question du « made in France » est déterminante. Est-elle la réponse à la désindustrialisation ?
PIERRE LAURENT Elle est une part indispensable de la réponse, mais elle n'épuise pas notre vision industrielle. Je visiterai demain l'entreprise Ecopla à Grenoble.
Elle possède un savoir-faire unique en France et elle est abandonnée par les pouvoirs publics, pillée par ses actionnaires. La défense de notre savoir faire productif est un enjeu central.
Mais nos atouts doivent être mis au service de deux objectifs : produire mieux et autrement, et produire en coopération avec d'autres à travers le monde, en partageant les savoir-faire au lieu de se piller dans la guerre économique.


Les idées rétrogrades de repli autour d'une identité fantasmée ont le vent en poupe. Comment y faire face ?
PIERRE LAURENT La France est angoissée. Et cette peur de l'avenir est instrumentalisée. L'identité présumée à laquelle certains se réfèrent est redéfinie de manière rabougrie en travestissant l'histoire de notre pays, de ses racines multiples. Cette rhétorique n'est que le masque d'un projet de division des Français entre eux, et plus généralement des travailleurs de tous les pays, pour imposer la discrimination, le dumping social, la sous-citoyenneté comme on le voit avec les campagnes indignes contre les musulmans de France ou contre des réfugiés venus chercher asile chez nous. Ceux qui portent ces projets mettent en cause la France, ils ne la défendent pas. En 2017, portons le projet d'une France qui aborde avec audace son ouverture au monde et son histoire.

LE PCF RÉUNIRA SES CANDIDATS AUX LÉGISLATIVES, LE 21 JANVIER À PARIS, SUR LE THÈME : « À BAS LA MONARCHIE PRÉSIDENTIELLE, VIVE LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE ».

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27/04/2016

Mélenchon, l’oubli de la catastrophe de Bhopal et son obsession autour du nucléaire civil

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Lu sur le blog de JLM une énième déclaration contre le nucléaire civil et ses salariés, salariés sommés de se recycler dans d’autres métiers pour prévoir la « sortie du nucléaire ».

Bhopal.pngAlors biensûr JLM nous sort cela à l’occasion des 30 ans de la catastrophe de Tchernobyl. Mais où était donc JLM en 2014 pour la commémoration des 30 ans de l’accident chimique de Bhopal qui a fait 5 fois plus de victimes que Tchernobyl? C’était pourtant en décembre 2014 (l’accident ayant eu lieu en 1984) : pas un post sur son blog, pas une déclaration, rien sur les centaines de sites classés Seveso en France, rien sur le secteur de la chimie qui ne dispose pas de contrôles aussi sévères que le nucléaire civil. Ce ne serait pas dangereux la chimie ? Faudrait-il aussi demander aux salariés de la chimie de se recycler et organiser au plus vite la sortie de ce secteur vu les catastrophes potentielles qui pèsent en France?

A mon humble avis, ce sont surtout certains politiciens qui devraient se « recycler », et non pas les salariés d ‘EDF, si leur seul projet et la seule imagination dont ils font preuve, c’est fermer des unités de production, des usines qui existent, fonctionnent, produisent de l’électricité à bas carbone, nous permettant au passage d’émettre, par habitant, deux fois moins de CO2 que nos voisins allemands, et qui ont apporté tant de richesse à la France.

Ce n’est pas, encore une fois, aux salariés d’EDF eux de se recycler, mais à ces politiciens, eux qui ne sont pas capables, alors qu’ils citent allègrement le GIEC et la dernière COP21, de lire jusqu’au bout les rapports qui en émanent, rapports qui classent clairement le nucléaire comme un des leviers incontournables pour contrer le réchauffement climatique. Non JLM, être anti-nucléaire, ce n’est pas défendre le climat, c’est même tout le contraire. C’est même aller vers un monde avec 2 milliards d ‘êtres humain sans électricité d’ici 2050.

C’est encore à eux, ces politiciens, de se recycler, si sur un sujet aussi sérieux, dans un texte, après 10 jours de mise en ligne sur un blog, on continue de confondre Flamanville et Penly : non, il n y a pas de chantier nucléaire à Penly, situé à plus de 300 km de Flamanville : vous pouvez aller vérifier, c’est à deux heures de Paris en voiture, un chantier de réacteur cela se remarque un peu…. Quand on s’ exprime sur un sujet aussi sérieux, et qu’on prétend vouloir diriger la 6 ème puissance mondiale, ce serait bien d’avoir un minimum de crédibilité, et d’être un peu précis et ne pas prendre ses infos à coup de recherche google et sur des sites douteux.

C’est à eux de se recycler, lorsqu’ils sont tout juste capable de citer partiellement les syndicats, avec un opportunisme certain, lorsque cela va dans leur sens, mais en omettant le fait que ces mêmes syndicats, notamment la CGT, ne partagent absolument pas la vision de JLM par exemple sur le nucléaire et le mix énergétique (ce qui est pourtant l’objet du texte mis en ligne par JLM). A noter qu’aucun débat contradictoire avec les syndicats sur le sujet n’ a eu lieu avec JLM. C’est mal commencer la 6eme république, si déjà dans une campagne électorale, on ne tient pas compte de l’avis des salariés, alors qu’on se gargarise de « faire de la politique autrement ». Cela fait un peu « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

C’est à eux de se recycler, si ils ne comprennent pas que de grands pays comme la Chine, l’Inde, plusieurs pays d’Asie du Sud-Est dont le Vietnam, la Thailande, l’Afrique du Sud, une bonne partie de l’Amérique latine, dont la Bolivie d’Evo Morales (la Mecque de l’éco-socialisme pourtant), entreprennent de grands programmes pour le nucléaire civil ; non pas parce que ce serait une gabegie et un gouffre financier, comme le prétend JLM, mais parce qu’ils ont des besoins concrets auxquels ils doivent faire face pour leurs populations et assurer l’avenir. JLM aurait raison seul contre tous ces pays ? Non, tous ces pays n ‘ont pas le temps de faire de la démagogie, ils doivent se coltiner le réel et agir en conséquence. Citons aussi la Finlande qui relance le nucléaire, pays pourtant très connu pour le strict contrôle des comptes publics : nuls en calcul et flambeurs aussi les Finlandais ?

Et que dire d’une entreprise publique comme EDF, malgré les difficultés, la privatisation en cours, et les coups portés par le capitalisme court-termiste qui veut en finir avec le service public, mais entreprise qui a rapporté des centaines de milliards d’euros à l’Etat : cela doit être sans doute cela la définition du gouffre financier et de la gabegie du nucléaire selon JLM.

JLM défendait il y a peu Alstom racheté par General Electric, en s’étendant sur la nécessaire indépendance de la France dans le domaine de la maîtrise de la propulsion marine, en citant notamment le porte avion Charles-de-Gaule (Alstom fabriquant ses turbines)…et pourtant, il est à propulsion nucléaire ce navire non ? Alors il y aurait un nucléaire dangereux, le civil, et un nucléaire inoffensif, le militaire, dont on ne parle jamais ? Et n’ est-ce pas une gabegie un porte avion qui sert plus à déstabiliser des régions que de produire de l’électricité à 60 millions d ‘habitants?

JLM insiste sur la dangerosité du nucléaire civil, en stigmatisant le chantier de Flamanville (et pas à Penly, il faudrait penser à corriger sur le blog !), mais pourquoi ne nous parle-t-il pas du chantier de renouvellement de toute la flotte de sous-marins nucléaires à Brest, flotte capable de faire sauter plusieurs fois l’Europe, le programme « Barracuda». Pour un député Européen, ce serait bien de hiérarchiser les priorités non ? Vous avez entendu parler du programme Barracuda ? Ce n’est sans doute pas JLM, ni ses proches collaborateurs, qui vous en parleront.

Ce qui est navrant dans cette démarche, c’est d’user de la démagogie, surfer sur des peurs, juste pour des raisons politiciennes, sur un enjeux majeur qui va engager l’avenir de notre pays et du monde. Et cela tout en nuisant à une des dernière industrie qui reste en France et en stigmatisant leurs salariés.

Vous avez dit « faire de la politique autrement » ?

lire le post original de JLM : Cliquez ICI

bellal.jpgAlain Bellal, dirigeant du PCF, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Cachan et de l'INSA de Lyon, professeur agrégé de génie civil il enseigne dans des lycées et centres de formation en Ile de France.

En 2013, il rédacteur en chef de Progressistes, nouvelle revue que je lance avec l'aide et le soutien de plusieurs personnalités du monde scientifique et du travail.

Il anime régulièrement des débats publics sur les enjeux d'énergie et d'environnement à la demande de collectivités, d'associations, de partis politiques et de syndicats.

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09:24 Publié dans Point de vue, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nucléaire, mélenchon, pcf | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

01/05/2012

MAI DE LUTTE ET D’ESPOIR : PLUSIEURS CENTAINES DE MILLIERS DE MANIFESTANTS EN FRANCE

mai20121.jpgPlusieurs centaines de milliers de manifestants ont défilé ce premier mai dans près de 300 villes de France. A Paris ils étaient près de 200 000.

La mobilisation était 7 fois supérieure à celle de l'an passé selon les syndicats mais selon aussi les chiffres de la police.

L'intersyndicale (CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa) organisatrice de ces manifestations étaient en tête de ces défilés avec à Paris les présences de Bernard Thibault (CGT), François Chérèque (CFDT), Annick Coupé (Solidaires) Bernadette Groison (FSU) et Luc Berille (Unsa).

Les revendications syndicales mises en avant concernaient essentiellement l’emploi, les salaires, les garanties sociales particulièrement mises en cause par Nicolas Sarkozy et son gouvernement.

mai20123.jpgDerrière le carré de tête, des salariés de l'usine PSA d'Aulnay, menacée de fermeture, étaient venus manifester en nombre et en famille.

Comme il est de tradition le premier mai de nombreuses associations féminines, de lutte pour les sans papier, ou internationales s’étaient jointes aux cortèges.

Cette année, à quelques jours du deuxième tour de l’élection présidentielle la présence des militants des partis de gauche était importante.

Le Front de Gauche était représenté notamment par Jean Luc Mélenchon, Clémentine Autain, Marie George Buffet, et le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent.

premier mai,front de gauche,cgt,pcf,mélenchon,thibaultLe matin dans de nombreux villages et villes de France les militants communistes étaient présents pour vendre le traditionnel muguet « rouge » et également engager le débat pour un vote à gauche dimanche et se débarrasser du président des riches. L’accueil a été particulièrement favorable.