Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/03/2026

Pour 2027, le PCF veut un « communisme de conquêtes

PCF congres.jpg

La direction du Parti communiste, réunie ce week-end, a approuvé le texte qui pourrait servir de base de discussion lors du 40e congrès, en juillet prochain. Proposition est faite d’une candidature « combative » pour 2027.

 

Le débat peut s’ouvrir. Ce dimanche à Paris, le Conseil national (CN) du PCF a approuvé à 77 % des voix le projet de base commune de discussion, « Un communisme de conquêtes », qu’il soumet aux adhérents à l’occasion du congrès du parti, qui se tiendra les 3, 4 et 5 juillet à Lille.

Les 38e et 39e congrès ont porté « l’ambition de rendre à nouveau visible notre parti dans le débat public » et « permis de renouveler notre projet et de préciser nos propositions », a rappelé en introduction Léon Deffontaines, responsable de la commission chargée de la rédaction du texte.

Cette fois-ci, « il s’agit de franchir une étape décisive : affirmer le rôle central du PCF dans la conquête de pouvoirs pour le monde du travail » et « recréer une base sociale forte en faisant progresser la conscience de classe », avance-t-il. À un an de la présidentielle, la question de la stratégie des communistes est également posée.

« Le 40e congrès propose aux communistes de prendre toute leur place lors de la prochaine élection présidentielle et de mettre en débat (…) ses propositions avec les citoyennes et les citoyens, avec les forces de gauche et écologistes, avec les militants syndicaux et associatifs, avec le monde du travail, de la culture et de la création. Les communistes sont donc en campagne dès aujourd’hui », expose le texte proposé par le CN, qui précise que « les communistes considèrent avoir toute légitimité pour porter une candidature de rassemblement issue de leurs rangs, pour l’élection présidentielle comme pour l’ensemble des scrutins nationaux et locaux du pays ».

Pour les élections législatives, il est proposé de « construire les rassemblements les plus larges, afin de faire élire le plus grand nombre possible de députés de gauche » à l’échelle des territoires et de discuter avec les autres forces de progrès pour déterminer les candidatures les mieux à même de l’emporter dans les circonscriptions « menacées d’un succès de l’extrême droite ou de ses alliés ».

« Nous ne voulons pas faire un choix entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann »

Minoritaires, plusieurs voix ont pris leur distance avec l’hypothèse d’une candidature communiste. « Notre obsession doit être de tout faire pour construire l’alternative à l’extrême droite et au capitalisme radicalisé, avance ainsi le conseiller de Paris Jean-Noël Aqua. Nous devons tout faire pour être utile en 2027, faire gagner une politique de progrès et d’émancipation. » Il rappelle l’aspiration unitaire de l’électorat de gauche et invite à « partir de l’existant pour l’améliorer », la « voie de victoire ouverte par le Nouveau Front populaire en 2024 ».

Il s’inquiète de ne pas voir dans le projet de base commune de « chemin concret pour battre l’extrême droite et ouvrir une victoire de la gauche ». « Le PCF peut faire entendre sa voix sans se placer d’emblée dans une perspective d’échec de la gauche face à la droite et l’extrême droite. On ne peut faire l’économie d’une réflexion sur un rassemblement de notre camp social et politique », alors que l’extrême droite est proche de 35 % d’intentions de vote, appuie le secrétaire départemental du Finistère, Ismaël Dupont.

D’autres, comme Muriel Ternant (Territoire de Belfort), se prononcent pour une candidature communiste « au service d’un projet révolutionnaire » et qui « pourrait éventuellement être retirée au bénéfice d’une stratégie de mise en échec de l’accession de l’extrême droite au pouvoir ». Nicolas Cossange (Hérault) rappelle, lui, que l’élection présidentielle est « un moment phare de la vie politique » et permet de présenter les propositions du PCF. Il ajoute qu’en 2017 le soutien à Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas traduit par un accord aux législatives.

« Nous ne voulons pas faire un choix entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann », souligne Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, pour qui « c’est en ayant une candidature combative à l’élection présidentielle, comme nous avons su le faire en 2022, que nous serons en meilleure position pour avoir le plus de députés possible ».

La présidentielle en ligne de mire

Pour 2027, expose le projet de base commune, l’objectif sera de porter une « politique de classe seule à même de reconquérir le monde du travail », sous la forme d’un « pacte » avec les Français qui « replace au centre du débat public le travail et l’emploi, la justice sociale et l’égalité réelle, la souveraineté populaire et la refondation de la République, l’édification d’un nouvel ordre mondial fondé sur la paix et la coopération entre les peuples ». Dans ce cadre, « il faudra insister énormément sur la désindustrialisation » qui nourrit la « montée de l’extrême droite dans les sous-préfectures », avance Pierre Lacaze, responsable aux élections.

Le congrès doit être l’occasion de mettre à jour l’analyse des communistes, mais aussi de redéfinir leur projet. L’un des principaux débats portera sur la réintroduction dans leur doctrine de la notion de « socialisme aux couleurs de la France » qui devrait leur permettre de mieux présenter leur ambition autour de cinq piliers fondamentaux : la planification démocratique et écologique, la socialisation massive des moyens de production, la coopération entre nations souveraines, la promotion des droits et libertés et l’émancipation culturelle. Un plan d’action devrait également être mis en place pour animer deux « campagnes structurantes » et permanentes, l’une pour une « nouvelle industrialisation et de nouveaux services publics », l’autre « pour la paix et l’autodétermination des peuples ».

D’ici le 3 mai, trois cents communistes au moins peuvent déposer un texte de base commune alternative. L’un d’entre eux, « Le communisme partout », a déjà été présenté par des contributeurs du site Nos révolutions. « Nous souhaitons réparer le lien entre le parti et l’ensemble des mouvements sociaux », explique à l’Humanité l’un de ses rédacteurs, Antoine Guerreiro. Ce texte se propose de renouer une alliance « prioritairement avec les insoumis ». Un autre texte, proche du blog Matérialisme et communisme, est en préparation.

Le membre de l’exécutif Frédéric Boccara a déclaré qu’« il y a besoin d’un texte alternatif reprenant l’ambition des 38e et 39e congrès », estimant que le document proposé par le Conseil national est en « régression sur les avancées marxistes » et qu’il ne pose pas la question « de l’articulation avec des éléments communs de programme face au danger d’extrême droite ». Les communistes détermineront le texte sur lequel ils plancheront par un vote les 6 et 7 juin, avant, dans le courant de juin, d’en débattre dans les sections et fédérations.

Mosaik Radio logo.jpgAvec Mosaik Radios, suivez l'actualité politique, sociale, économique. Mosaik Radios, les radios de toutes les musiques

11:27 Publié dans ACTUALITES, ELUS COMMUNISTES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : pcf, congrès | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

26/03/2026

ANALYSE DES ÉLECTIONS MUNICIPALES PAR PIERRE LACAZE

PCF Municipales.jpg

Les communistes, souhaités battus par l’extrême droite, les droites et Mélenchon, résistent et même gagnent.
Au-delà de l’abstention massive, de la question du narcotrafic, de la présidentialisation de la campagne, de la division à gauche, du contexte de guerre qui ont marqué ces élections, je souhaite donner à voir les résultats du PCF et les rapports de force politique.
 
Face au RN – qui l’avait déjà déclaré gagnée pour eux -, le PCF à Nîmes, dans une liste d’union de la gauche, avec une liste LFI contre, gagne une ville de 150 000 habitants, ce qui n’était pas arrivé depuis 25 ans.
 
Comme en 2020 où nous regagnons Villejuif et Bobigny perdues à l’élection précédente, en 2026 nous regagnons aussi à nouveau une ville de plus de 30 000 habitants : Aubagne, 47 000 habitants, perdue aussi en 2014, la tête de liste apparentée PCF regagne la ville devant le candidat du RN.
Ces victoires ne masquent pas l’avancée de l’extrême droite et ses gains, mais comme à Marseille, à Saint-Amand, à Lens, à Avion, elles montrent que le PCF, la gauche unie peuvent la faire battre.
 
Aucun commentateur, aucun parti ne peut passer à côté de ces résultats qui font du PCF, et de loin, la deuxième force de gauche du pays en nombre de maires et d’élus, comme en présence dans les différents territoires, grandes villes et petit villages.
C’est un atout important pour notre pays, pour la démocratie, pour nos enfants et seniors, pour les plus en difficulté, pour le monde associatif et culturel comme pour le monde du travail, les ouvriers, les salariés qui peuvent compter sur nos élus, et les dirigeants communistes en sont fiers.
 
Ces résultats ce sont ceux des électeurs qui ont choisi une tête de liste PCF ou apparenté et qui dès le premier tour ont élu plus de la moitié des maires communistes ; bravo à eux et à leurs équipes. Mais aussi les électeurs qui ont fait élire nos maires au second tour, maires que je félicite car l’affrontement fut violent, souvent sale, ou qui ont voté pour nos candidats malheureusement battus parfois de quelques voix et que je tiens à saluer.
 
Au-delà des victoires de nos maires par centaines, je veux saluer tous nos conseillers municipaux dans les majorités comme dans les oppositions, plusieurs milliers qui vont être utiles à leurs concitoyens.
 
Nos bons résultats ce sont aussi ceux de nos élus en responsabilité souvent importante dans des milliers de mairies comme à Paris et Marseille, Lyon où la campagne fut difficile, mais aussi à Nantes, Montpellier, Nancy, Rennes, Lille, Tours, Grenoble et bien d’autres où les majorités sortantes ont gagné ; mais aussi à Saint Étienne et Amiens où Léon Deffontaines sera président délégué de la Métropole.
 
Notre parti reste très présent dans les Métropoles avec des gains d’élus, malgré les pertes pour la gauche de Strasbourg, Bordeaux, Brest, Clermont-Ferrand, Besançon et Poitiers.
Nous avons construit ces victoires à 90 % dans des accords avec les socialistes et les écologistes, et à la marge avec LFI avec la mairie de Saint-Denis au premier tour et de La Courneuve que nous perdons, mais où nous serons dans la majorité. Et très peu de gains, plutôt des défaites, dans des accords de second tour entre le PS et LFI qui vont s’avérer infructueux, notamment à Toulouse où le rejet de Mélenchon fait perdre très sèchement le député LFI
 
Je voulais souligner ces victoires, ces bons résultats du PCF, le poids politique réel que nous représentons à l’issue de ces municipales, car beaucoup vont chercher à masquer, à banaliser cette résistance du PCF.
 
Cette réalité n’échappera à personne, à aucun commentateur, même s’ils la taisent, et ne fera plaisir peut-être qu’aux communistes et à nos amis.
 
À l’issue du scrutin et au vu des résultats des différents partis de gauche, nous sommes en situation d’affronter la crise démocratique et économique du pays ; et les prédicateurs qui avaient annoncé notre écroulement ou notre disparition comme vieux parti dépassé en sont pour leur frais et vont adapter leurs discours ou analyses, je n’en doute pas.
 
Nous sommes à la veille des sénatoriales, de la présidentielle et des législatives ou des départementales et régionales de 2028 dans une situation correcte.
Je souhaitais donner à voir cela avant d’aborder les difficultés, car au-delà de la résistance du PCF et de ses belles victoires à Nîmes et Aubagne, il y a les percées et la progression du RN, la montée des droites partout, l’abstention, la division avec LFI et les défaites à gauche qui sont des éléments du débat politique post municipales.
À Vierzon nous perdons la ville dans des conditions difficiles internes au PCF et face à l’union des droites suite au maintien de la liste Modem dont les candidats ont été exclus.
 
Dans le Pas-de-Calais la poussée locale RN autour de la ville d’Hénin-Beaumont nous fait perdre des villes. À La Courneuve et dans d’autres villes, le départ du maire sortant a été compliqué à gérer.
Sur l’ensemble du territoire nous résistons : maintien de nos villes dans le Val-de-Marne, en Isère, dans les Hauts-de-Seine ; nous conservons à l’échelle nationale 90 % des villes au-dessus de 10 000 habitants
Il y a aussi des défaites, notamment Vénissieux, Champs-sur-Marne, dans un contexte assumé par LFI nationalement de nous prendre la ville ou de nous faire perdre. Je veux saluer Michel Picard et Maud Tallet pour leurs combats.
On perd de 25 et 66 voix avec des comportements inqualifiables durant la campagne, le jour même du vote et dans les bureaux de vote, qui ne sont pas acceptables.
 
À Vitry, Echirolles, Malakoff et autres, ils avaient les mêmes ambitions et ils ont échoué.
Dans la majorité de nos villes nous avons prouvé que nous pouvions gagner et nous avons assumé une stratégie d’union et de non présidentialisation de la campagne qui nous a aidés, car nous avions anticipé la poussée de la droite dans le pays.
Ces rassemblements, ces unions à gauche que nous avons construits suite à la décision de Fabien Roussel et des communistes dès décembre 2024 de rassembler largement dans les villes à majorité de gauche comme dans les villes de conquête, ont permis au premier tour de faire gagner beaucoup de villes, malgré les listes LFI, et de gagner au second tour.
 
C’est la plupart du temps au premier tour que se gagne l’élection en faisant une différence nette avec nos concurrents ou adversaires. Dans ce contexte, cette stratégie a été payante, y compris pour perdre le moins possible face au RN et à LR ou Horizons et Renaissance.
Le PS et les Écologistes, comme tous les partis de gauche hors LFI, ont plutôt suivi cette proposition de rassemblement mais subissent plus de pertes que le PCF.
Les Écologistes perdent plus de la moitié de leurs villes de plus de 100 000 habitants et gagnent quelques villes de plus de 10 000 ; il s’agit pour eux de défaites à analyser après les succès de 2020.
 
Le PS subit le plus de défaites y compris après ses choix controversés de fusion avec LFI dans quelques villes. Il reste le premier parti de gauche sur le territoire, mais au-delà des pertes et des gains dans les grandes villes ils perdent dans les villes moyennes et sortent divisés notamment du second tour, LFI n’a pas suivi ce choix du rassemblement au premier tour mais plutôt a cherché à se compter en espérant, ils ne s’en cachaient pas, gagner des villes sur la gauche.
C’est plutôt raté, certes ils gagnent 3 villes au PCF et 4 villes socialistes. Ils auront une dizaine de maires au lieu de 3, mais ils perdent les trois villes gagnées en 2020, et y compris dans les grandes villes de plus de 100 000 habitants ou de plus de 10 000, ils disparaissent des conseils municipaux où ils étaient et en intègrent peu en faisant souvent moins de 5 ou 10 % des voix.
 
Et malgré leurs efforts et les moyens déployés, ils seront totalement absent des communes dans la plupart des territoires hors Métropoles. Et des résultats très en dessous des législatives, seulement trois ou quatre députés sur 19 se sortent de leurs candidatures ou même du résultat des européennes.
 
C’est la droite et l’extrême droite qui sortent renforcées de ces élections. Y compris dans les Métropoles et le phénomène est plus fort en dehors des grandes villes.
C’est une alerte supplémentaire après les défaites de 2024 dans de nombreux départements. La droite LR et autres ont au global progressé lors des municipales comme l’extrême droite.
 
La gauche c’est des villes perdues dans les territoires ruraux ; pour le PCF nous perdons 40 villes de plus de 3 500 habitants quand nous en gagnons 10 ; c’est plus pour le PS et les Écologistes, et LFI n’existe pas.
Dans les plus petits villages nous avons sur une centaine de communes à retravailler avec le maire qui a pris la suite d’un maire communiste qui ne se représentait pas et où, avec la fin du panachage et des difficultés d’organisation, nous n’avons pas pu renouveler le maire alors qu’il n’y avait qu’une liste.
 
Là où l’affrontement avec la droite s’est aussi fait souvent avec deux listes la gauche a aussi reculé.
 
Le RN sort renforcé d’une présidentialisation de la campagne qu’il a souhaité comme Mélenchon mais aussi comme le PS et les écologistes au travers de l’annonce de la primaire lors de tournées municipales. Il réalise aussi des percées dans les Métropoles, notamment Nice avec la victoire de Cioti ou Toulon et Marseille avec des défaites, mais il gagne des villes en passant de 27 maires élus au premier tour à 70, et on assiste à une forte progression à l’échelle nationale. Il réalise des scores au-dessus de 10 % voire beaucoup plus sur l’ensemble du territoire.
 
À Paris le RN fait 1 % mais Sarah Knafo réalise plus de 10 %.
Ne négligeons pas que dans beaucoup de territoires et de communes nos choix, nos têtes de liste, nos candidats, nos élus avec d’autres ont permis de faire échec aux objectifs beaucoup plus ambitieux que s’était donnés l’extrême droite. Leur échec dans le Nord ou à Martigues, leur colère à Nîmes où un de leur principal dirigeant est en échec m’invitent à penser que les communistes sont les plus utiles et les plus efficaces pour battre l’extrême droite. Nous sommes sur le terrain leurs adversaires, les meilleurs pour dénoncer leur imposture.
 
Il faut poursuivre et s’appuyer sur nos résultats dans de nombreux territoires, comme nous l’avons fait lors de ces municipales, pour ouvrir un chemin d’espoir.
 
Pierre Lacaze

03/03/2026

Non à l'engagement de la France dans la guerre en Iran

PCF Iran.jpg

La France s'apprête à commettre une erreur historique. Après avoir dénoncé du bout des lèvres les violations du droit international, le Président de la République envisage désormais de « rehausser la posture » de la France dans le Golfe, contribuant ainsi à l'agression militaire, déclenchée par Donald Trump et Benyamin Netanyahou contre l'Iran, en utilisant nos bases installées dans la région. La France doit-elle participer au bombardement et au pillage du peuple iranien ? Pour le PCF, c'est NON !

Le mécanisme des alliances avec les monarchies du Golfe menace d'entraîner la France dans un conflit dévastateur. La politique étrangère de la France ne peut être inféodée à des intérêts qui relèvent avant tout d'une recomposition brutale des rapports de force régionaux entre l'État d'Israël, l'Arabie saoudite et les monarchies du Golfe. L’heure n’est pas à l’escalade, mais à la diplomatie. La France doit agir avec les pays de la région pour un cessez-le-feu immédiat, stopper l’embrasement généralisé et faire respecter le droit international.

Le PCF dénonce avec force cette dérive belliqueuse. Notre opposition à l'intervention militaire est totale, tout comme l'est notre condamnation de la dictature théocratique des mollahs. Nous dénonçons l’irresponsabilité totale du régime iranien qui, par ses frappes visant non seulement les bases militaires mais aussi les raffineries de pétrole, de gaz et les populations civiles des pays de l’Organisation de coopération du Golfe, joue la carte de l’embrasement.

Nous restons indéfectiblement solidaires du peuple iranien, des travailleurs et travailleuses qui luttent pour leur liberté face à l'oppression islamiste. La nécessaire chute du régime actuel, le maintien de l’intégrité territoriale de l’Iran, le respect de la souveraineté de son peuple et la lutte contre toute ingérence étrangère appellent la large coopération et la constitution d’un front large des forces progressistes iraniennes. Le changement ne peut venir que du peuple iranien lui-même !

Le PCF appelle à l'organisation d'un débat parlementaire sur la guerre en cours pour que le Parlement se prononce sur les actions de la France. Toute participation de la France sans ce débat représenterait une violation de notre constitution !

La politique de défense de la France dans un tel contexte ne peut se décider, comme l’ont fait Trump et Netanyahu, que par le président seul. Elle doit être débattue au Parlement qui doit mesurer les risques que ferait peser son implication dans cette guerre pour le droit international, la sécurité des Français·es, l'économie du pays.

Les Français et les Françaises ne soutiennent pas cette agression militaire et refusent d'en payer le prix.

La France doit rejeter les ambitions impérialistes des États-Unis sur le détroit d'Ormuz et sur le pétrole iranien. Elle doit également refuser de se laisser entraîner par la surenchère de l’Arabie saoudite. Alors que la guerre provoque une explosion des prix de l'énergie, le gouvernement doit instaurer immédiatement un bouclier tarifaire pour bloquer le prix de l'essence et protéger le pouvoir d'achat des Français.

La France doit refuser toute participation à une escalade guerrière meurtrière. Elle doit dénoncer l'action de Donald Trump qui engage la planète entière dans un capitalisme de guerre brutal au seul service des intérêts des États-Unis. Elle doit porter en toute indépendance une voix de paix et de droit international.

Paris, le 3 mars 2026

Parti communiste français

19:46 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, pcf | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!