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20/04/2026

Le Parti de la gauche européenne veut une Europe des peuples

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Les représentants des communistes et progressistes issus de 40 partis organisés dans les différents pays du continent européen se sont retrouvés à Bruxelles pour le congrès du Parti de la gauche européenne (PGE) qui les fédère.

À l’ordre du jour : créer les conditions d’un autre avenir en Europe, « en rupture avec l’austérité et la militarisation ».

Le communiste autrichien Walter Baier, a été reconduit à la présidence du PGE. Quant au PCF qui a défendu sa volonté d’aboutir à une « Europe des peuples et nations, libres, souverains et associés », rompant avec les traités actuels qui fonde l’Europe libérale, il sera représenté par trois membres dans la nouvelle direction. La communiste parisienne Hélène Bidard devient vice-présidente du PGE. Le responsable des relations internationales, Vincent Boulet et la communiste varoise en charge des questions de logement au PCF, Sylvie Vinceneux, intègrent quant à eux le bureau exécutif.

Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, a participé à une table ronde intitulée « L’union fait la force : la classe ouvrière se soulève contre l’austérité » au côté du ministre slovène de la Solidarité Simón Maljevac, du syndicaliste suédois Claes-Mikael Ståhl, de la députée allemande Janina Böttger ou encore de l’altermondialiste grecque, Rena Dourou. « Face à l’austérité et aux logiques libérales, la gauche doit se rassembler autour du combat pour la Paix et le respect des travailleuses et des travailleurs. Construire une Europe des peuples, de la justice sociale et de la paix, c’est notre priorité », a insisté le dirigeant communiste français.

Un message d’unité et de solidarité

Le congrès du PGE, fut également l’occasion de réaffirmer l’engagement internationaliste de ses membres au-delà du continent européen avec des temps forts sur Gaza et Cuba. Emilio Lozada García, chef du département des relations internationales du Comité central du Parti communiste cubain s’est notamment entretenu avec Fabien Roussel. Des rencontres avec une délégation du Parti communiste chinois comme avec les représentants des « Démocrates socialistes » américains, conduits par Megan Romer.

La délégation du PCF a également saisi l’occasion de ce congrès pour une rencontre bilatérale avec le Parti du travail de Belgique en présence de son secrétaire général Peter Mertens. Le PTB, membre récent du PGE, travaille étroitement avec le PCF notamment.

Dans un continent marqué par la montée de l’extrême droite et les divisions des adversaires de l’Union européenne libérale avec la création par LFI de « L’Alliance de gauche européenne pour les peuples et la planète » avec d’autres partis réformistes radicaux, ce congrès du PGE a été l’occasion d’envoyer un message d’unité et de solidarité à toutes celles et tous ceux qui souhaitent une alternative progressiste en Europe.

14/04/2026

Énergie Face à la flambée des prix, les communistes proposent

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Carburants à plus de deux euros, gaz sous tension, menace sur l’approvisionnement. Pour le groupe CRCE-K du Sénat, la crise énergétique qui s’installe n’a rien d’une parenthèse. Lors d’une conférence de presse ce 14 avril, les sénateurs communistes ont présenté une proposition de loi pour bloquer immédiatement les prix, encadrer les marges et engager la création d’un grand pôle public de l’énergie.

« Nous sommes face à une crise durable, liée à l’enlisement du conflit au Moyen-Orient et aux menaces sur le détroit d’Ormuz », prévient Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE-K. Pour les communistes, la flambée relève autant de la spéculation que des coûts réels. Le pétrole distribué aujourd’hui a été acheté avant le pic de tension, mais il est revendu au prix fort.

Résultat, les ménages paient leur plein au prix fort. «  Un plein à plus de 100 euros par semaine, c’est près de 400 euros par mois, soit quasiment un tiers du SMIC », notent les élus communistes. Une situation qui touche, en premier lieu, les salariés dépendants de la voiture.

Trois mesures pour bloquer les prix

Face à l’urgence, le groupe CRCE-K propose un triptyque législatif. D’abord, le blocage des prix du gaz et des carburants en s’appuyant sur l’article L.410-2 du code du commerce, déjà utilisé lors de crises majeures. Ensuite, l’encadrement des marges avec transparence sur les coûts et taxation des superprofits. Enfin, la baisse de la TVA à 5,5 % sur l’énergie.

De quoi dénoncer une situation où « l’État engrange près de 4 milliards d’euros de recettes supplémentaires par mois lorsque les prix atteignent deux euros », tandis que les énergéticiens multiplient les bénéfices. TotalEnergies aurait ainsi réalisé près d’un milliard d’euros de profits sur le seul mois de mars.

Pour les sénateurs, les arguments sur un risque de pénurie ne tiennent pas. « Des pénuries existent déjà avec les prix libres. La France dispose de plus de cent jours de stocks stratégiques » avant d’ajouter que le blocage des prix est déjà appliqué dans certains territoires ultramarins, sans qu’il y ait de rupture d’approvisionnement.

Un pôle public pour sortir de la logique de marché

Au-delà de l’urgence, le groupe CRCE-K propose une refonte complète du système énergétique avec la création d’« Énergie de France ». Le projet repose sur la nationalisation et la fusion d’EDF, d’Engie et de TotalEnergies dans une structure publique organisée en trois entités consacrées à l’électricité, au gaz et aux carburants.

Objectif affiché : sortir l’énergie des mécanismes spéculatifs, garantir des prix stables et relancer une stratégie industrielle. Les communistes pointent la fermeture de six raffineries et la suppression de plus de 1 200 emplois depuis 2010.

La politique des chèques dans le viseur

Les élus critiquent vivement la stratégie gouvernementale fondée sur les aides ciblées. « En deux ans, 86 milliards d’euros ont été dépensés, sans effet durable sur les prix. Cet argent a surtout alimenté les profits des énergéticiens ». Pour le groupe CRCE-K, l’enjeu dépasse la seule question du pouvoir d’achat. Il s’agit désormais d’un choix politique entre la régulation publique et la poursuite d’un marché énergétique jugé incontrôlable. «  L’énergie est un bien essentiel. Elle doit être sortie de la logique de rente », conclut Cécile Cukierman.

Source Libertés Actus

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01/04/2026

Fabien Roussel hausse le ton et propose de nationaliser Total

Fabien Roussel essence.jpgInvité ce matin sur les ondes de France Inter, le secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel, a dénoncé la flambée des prix de l’essence et appelé à une intervention immédiate de l’État.

Au cœur de sa stratégie : une proposition de loi déposée par les sénateurs communistes pour bloquer les prix, encadrer les marges et nationaliser TotalEnergies. Une ligne politique qui assume une confrontation directe avec la logique de marché au nom de la protection des ménages.

Un appel à une intervention immédiate de l’État

La hausse rapide des prix des carburants, alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et la nervosité des marchés énergétiques, a replacé la question du pouvoir d’achat au centre du débat public. Dans de nombreuses stations, le litre de gazole a largement dépassé le seuil symbolique des deux euros, ravivant l’inquiétude des ménages et des professionnels dépendants de la route.

Fabien Roussel a choisi de porter l’offensive sur le terrain médiatique. Ce matin, sur France Inter, le dirigeant du PCF a dénoncé une « situation insupportable » pour les Français, accusant les grands groupes pétroliers de profiter de la crise. Selon lui, l’État dispose des outils juridiques nécessaires pour agir rapidement, mais refuse de les utiliser.

Au-delà du constat, il souhaite « faire de la question énergétique un marqueur de justice sociale ». Pour lui, laisser les prix s’envoler revient à accepter un transfert direct des richesses des ménages vers les entreprises énergétiques et les marchés financiers.

La proposition de loi des sénateurs communistes, un dispositif de régulation exceptionnel

Au cœur de cette offensive politique se trouve une proposition de loi déposée au Sénat par les élus communistes. Le texte vise à instaurer une régulation exceptionnelle des prix de l’énergie, en s’appuyant sur les dispositions du code de commerce permettant à l’État d’intervenir en cas de circonstances exceptionnelles.

La mesure principale consiste à plafonner temporairement le prix des carburants à un niveau considéré comme supportable pour les ménages, autour de 1,60 euro le litre. Le texte prévoit aussi un encadrement strict des marges sur l’ensemble de la chaîne énergétique, du raffinage à la distribution, ainsi qu’un renforcement des contrôles et des sanctions en cas d’abus.

Autre levier : la réduction temporaire de la TVA sur les carburants et l’électricité, ce qui aurait des effets immédiats sur la facture finale. Les sénateurs communistes proposent enfin une clause de sauvegarde permettant d’étendre le blocage aux prix de l’électricité si la crise devait s’aggraver.

Mais la dimension la plus politique de cette initiative réside dans la nationalisation évoquée par Fabien Roussel. Il a réaffirmé que, si les grands groupes énergétiques refusaient de limiter leurs marges, l’État devrait reprendre le contrôle des entreprises jugées stratégiques pour garantir la sécurité énergétique du pays.

Une bataille politique sur le rôle de l’État face aux crises

Au-delà des mesures concrètes, la prise de position du secrétaire national du PCF traduit une vision plus large du rôle de l’État dans l’économie. Pour les communistes, la hausse des prix de l’énergie révèle les limites d’un modèle fondé sur la dérégulation et la dépendance aux marchés internationaux.

Fabien Roussel défend ainsi la création d’un pôle public de l’énergie capable de stabiliser les prix sur le long terme et de garantir une énergie accessible à tous. Il pointe l’augmentation des Certificats d’Économie d’Énergie, accusée d’avoir renchéri indirectement le coût des carburants et du chauffage.

par Léa Triolen pour Liberté Actus

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