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03/03/2026

Non à l'engagement de la France dans la guerre en Iran

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La France s'apprête à commettre une erreur historique. Après avoir dénoncé du bout des lèvres les violations du droit international, le Président de la République envisage désormais de « rehausser la posture » de la France dans le Golfe, contribuant ainsi à l'agression militaire, déclenchée par Donald Trump et Benyamin Netanyahou contre l'Iran, en utilisant nos bases installées dans la région. La France doit-elle participer au bombardement et au pillage du peuple iranien ? Pour le PCF, c'est NON !

Le mécanisme des alliances avec les monarchies du Golfe menace d'entraîner la France dans un conflit dévastateur. La politique étrangère de la France ne peut être inféodée à des intérêts qui relèvent avant tout d'une recomposition brutale des rapports de force régionaux entre l'État d'Israël, l'Arabie saoudite et les monarchies du Golfe. L’heure n’est pas à l’escalade, mais à la diplomatie. La France doit agir avec les pays de la région pour un cessez-le-feu immédiat, stopper l’embrasement généralisé et faire respecter le droit international.

Le PCF dénonce avec force cette dérive belliqueuse. Notre opposition à l'intervention militaire est totale, tout comme l'est notre condamnation de la dictature théocratique des mollahs. Nous dénonçons l’irresponsabilité totale du régime iranien qui, par ses frappes visant non seulement les bases militaires mais aussi les raffineries de pétrole, de gaz et les populations civiles des pays de l’Organisation de coopération du Golfe, joue la carte de l’embrasement.

Nous restons indéfectiblement solidaires du peuple iranien, des travailleurs et travailleuses qui luttent pour leur liberté face à l'oppression islamiste. La nécessaire chute du régime actuel, le maintien de l’intégrité territoriale de l’Iran, le respect de la souveraineté de son peuple et la lutte contre toute ingérence étrangère appellent la large coopération et la constitution d’un front large des forces progressistes iraniennes. Le changement ne peut venir que du peuple iranien lui-même !

Le PCF appelle à l'organisation d'un débat parlementaire sur la guerre en cours pour que le Parlement se prononce sur les actions de la France. Toute participation de la France sans ce débat représenterait une violation de notre constitution !

La politique de défense de la France dans un tel contexte ne peut se décider, comme l’ont fait Trump et Netanyahu, que par le président seul. Elle doit être débattue au Parlement qui doit mesurer les risques que ferait peser son implication dans cette guerre pour le droit international, la sécurité des Français·es, l'économie du pays.

Les Français et les Françaises ne soutiennent pas cette agression militaire et refusent d'en payer le prix.

La France doit rejeter les ambitions impérialistes des États-Unis sur le détroit d'Ormuz et sur le pétrole iranien. Elle doit également refuser de se laisser entraîner par la surenchère de l’Arabie saoudite. Alors que la guerre provoque une explosion des prix de l'énergie, le gouvernement doit instaurer immédiatement un bouclier tarifaire pour bloquer le prix de l'essence et protéger le pouvoir d'achat des Français.

La France doit refuser toute participation à une escalade guerrière meurtrière. Elle doit dénoncer l'action de Donald Trump qui engage la planète entière dans un capitalisme de guerre brutal au seul service des intérêts des États-Unis. Elle doit porter en toute indépendance une voix de paix et de droit international.

Paris, le 3 mars 2026

Parti communiste français

19:46 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, pcf | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

28/02/2026

Iran : les bombes n’apportent pas la liberté aux peuples

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Publié le 28 février 2026

Le président des Etats-Unis Donald Trump a annoncé ce matin le lancement « d’opérations militaires majeures » contre l’Iran, en prolongement d’opérations lancées auparavant par le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahou. Plusieurs villes iraniennes ont été touchées, telles que Teheran, Qom, Ispahan, Tabriz, Karadj et Kermanshah. Le régime iranien a annoncé, en réponse, le lancement de missiles balistiques contre des villes israéliennes.

Cette nouvelle guerre, dans la poursuite de la « guerre des douze jours » de juin 2025, est une nouvelle violation du droit international. Elle est déclenchée alors que les négociations se poursuivaient et que l’IAEA avait annoncé de nouvelles discussions la semaine prochaine à Vienne.

Cette politique de la force et du chaos, portée par deux gouvernements d’extrême-droite, celui de Trump et de Netanyahou, et les surenchères de la dictature islamiste iranienne, feront une seule victime : le peuple iranien qui se retrouve sous les bombes. Elle aura également des conséquences incontrôlables en chaine dans l’ensemble de la région. Derrière la question nucléaire et balistique, se situe la question du contrôle du détroit d’Ormuz et des ambitions impérialistes que cela suscite.

Le PCF condamne avec fermeté ces bombardements qui interviennent en contradiction avec la charte des Nations Unies et ont été déclenchés sans l’aval du Congrès des États-Unis. Seule l’IAEA, agence de l’ONU, est habilitée à contrôler le nucléaire iranien et le gouvernement de Téhéran doit l'accepter. C’est au peuple iranien, opprimé par la dictature théocratique au pouvoir et qui subit une répression sanglante, de décider en toute souveraineté des conditions dans lesquelles sera rétablie la démocratie, sans ingérence, ni tentative de lui imposer une nouvelle autocratie. Non seulement les bombes de Trump et de Netanyahou ne le permettront pas, mais elles risquent d’aggraver les souffrances du peuple iranien, voire d’accentuer la dictature qui l’opprime depuis trop longtemps.

Le PCF réaffirme sa solidarité avec les forces progressistes et patriotiques qui agissent pour un Iran souverain et démocratique, notamment avec le parti Toudeh d’Iran.

Le PCF appelle le gouvernement français à agir concrètement contre l’escalade guerrière, pour la reprise des négociations sous le contrôle des Nations unies, pour la paix et la sécurité collective dans l’ensemble de la région, sur la base du droit international.

L’avenir du Proche et du Moyen-Orient ne passe pas par la guerre mais par un traité qui en fasse une zone sans arme nucléaire ni arme de destruction massive. Ce n’est pas à travers les décisions unilatérales de l’hyper-puissance états-unienne et du gouvernement israélien que l’on y parviendra.

Paris, le 26 février 2026

Parti communiste français.

18:48 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, guerre, israel, usa | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

19/01/2015

L'ACTRICE ET REALISATRICE MAHNAZ MOHAMMADI, LA VOIX DES SANS VOIX

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L’actrice et réalisatrice iranienne Mahnaz Mohammadi, incarcérée depuis le 7 juin dernier, fête ses 40 ans ce premier janvier.

Va-t-elle purger une peine de cinq ans de prison pour « complot et propagande contre l’État » ?

C’est contre cette issue sordide que la Société des réalisateurs de films (SRF) a lancé une pétition afin d’obtenir la libération de cette militante du droit des femmes dont ses films – Femmes sans ombres (2003), Travelogue (2006) – ne cessent de faire l’apologie.

Depuis son incarcération, la pétition a été signée par plus de 700 personnes, notamment des réalisateurs français, dont Costa-Gavras, qui avait déjà soutenu la jeune femme lors du 64e Festival de Cannes après sa troisième arrestation, en juin 2011 – la réalisatrice ayant été incarcérée en 2007 et 2009 pour son activisme.

Il avait alors lu une lettre rédigée par cette artiste engagée qui déclarait : « Je suis une femme, et je suis cinéaste, deux raisons suffisantes pour être coupable (en Iran). » Gravement malade, Mahnaz Mohammadi était sortie de prison en juillet 2011 après le paiement d’une caution exorbitante, tout en restant en liberté surveillée, sans passeport, et en attente de jugement.

Mais ce n’était que le début de la traque. Lors d’une perquisition à son domicile, la police trouve alors sur son ordinateur les images d’un documentaire qu’elle était en train de tourner.

En octobre 2013, elle a été condamnée à cinq ans de prison pour « complot et propagande contre l’État », peine qu’elle a commencé à purger la semaine dernière. Dans une interview à l’International Campaign For Human Rights in Iran, elle raconte que le juge lui aurait dit : « Vous ne méritez pas de respirer l’air de la République islamique d’Iran. »

« Elle est en prison pour ses idées »

Pour le cinéaste Christophe Ruggia, coprésident de la Société des réalisateurs de films, contacté par téléphone, les images saisies ne sont qu’un « prétexte » afin de sanctionner une « militante » des droits des femmes. « Elle est en prison pour ses idées », ajoute-t-il.

Dans son appel à signer la pétition, l’association précise que « la collaboration de Mahnaz Mohammadi avec la BBC et la production de documentaires pour cette chaîne seraient, selon elle, les principaux motifs de cette nouvelle condamnation, ainsi que sa collaboration avec Al Djazira et des médias occidentaux tels que Radio France et la Voix de l’Amérique (Voice of America) », la radio publique états-unienne.

Dans une vidéo envoyée à ses proches la veille de son incarcération dans la prison d’Evin, au nord de Téhéran, Mahnaz 
Mohammadi affirme que plus que jamais ses idées n’ont pas changé. « Je défends toujours les droits des femmes et de tous, les droits sociaux fondamentaux. Je suis toujours persuadée que la femme dans la société iranienne est toujours une citoyenne de seconde zone », insiste-t-elle, dénonçant au passage l’absence de libertés, notamment pour les cinéastes : « Il faut cacher ses idées, pour qu’ils ne les découvrent pas. »

Christophe Ruggia fait la même analyse : « Le climat en Iran est délétère, et le cinéma est très touché par la répression, les cas se multiplient », en référence aux nombreuses arrestations dont ont été la cible d’autres cinéastes iraniens ces dernières années, comme Jafar Panahi, ou encore Mohammad Rasoulof.

« La mobilisation internationale est très forte pour les cinéastes menacés d’être incarcérés. Mais une fois qu’ils sont libérés, ils sortent du radar, on entend plus parler d’eux, alors qu’ils vivent et travaillent souvent dans des conditions toujours compliquées », ajoute-t-il. Ainsi, Jafar Panahi, qui a subi une dernière arrestation en 2010, est officiellement libre, mais sa peine de six mois de prison et les interdictions de quitter le territoire et d’exercer son métier pendant vingt ans n’ont toujours pas été annulées.

Reza Serkanian, cinéaste iranien vivant en France et proche  insiste sur le fait que les cinéastes iraniens sont à la merci d’arrestations arbitraires : « Les chefs d’accusation sont toujours vagues. Il y a une part d’aléatoire, du jour au lendemain, on peut se retrouver en prison sans que personne ne soit au courant », précise-t-il.

L’incarcération de Mahnaz Mohammadi prouve que la situation des cinéastes iraniens n’a pas encore changé depuis l’arrivée au pouvoir d’Hassan Rohani, souvent décrit comme « modéré » par les médias internationaux. Mohammad Rasoulof, arrêté à plusieurs reprises et assigné à résidence pendant de longs mois, a dernièrement qualifié le président de « populiste » dans une lettre ouverte. Aux yeux des cinéastes, pas l’ombre d’un changement n’a vu le jour en Iran

En dehors des cinéastes une autre pétition a été lancée exigeant la libération immédiate de Mahnaz Mohammadi et dénonçant les attaques faites à la liberté d’expression et de création dont sont victimes de nombreux cinéastes iraniens. Mosaik Radio s'associe à cette pétition. Elle a déjà été signé par près de 15 000 personnes.

► Pour signer cette pétition, allez sur :
http://www.change.org/…/au-gouvernement-iranien-libérez-l...