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11/04/2014

Patrick Le Hyaric, la presse, l'agriculture et l'Europe

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Patrick Le Hyaric sera tête de liste du Front de Gauche sur la circonscription de l'Ile de France. Mais qui est ce personnage exceptionnel, député sortant au parlement Européen, très actif, auteur de plusieurs livres, directeur du journal créé par Jean Jaurès, l'Humanité qui emploie 200 salariés qui aujourd'hui fait peau neuve, avec un nouveau site web, pprtrait de ce personnage hors norme réalisé par Géopolis :

Certains noms ne vous seront pas inconnus, d’autres n’éveilleront sans doute rien en vous. Ils ne sont pas tous français, après tout ce Parlement est européen ! Une rapide fiche signalétique, un court portrait pas toujours totalement objectif et surtout trois questions : 1. Avez-vous l’impression d’être écouté, influent ? 2. Quelle est votre plus belle réussite ? 3. Votre plus beau flop ?


Patrick LE HYARIC

Groupe confédéral de la gauche unitaire européenne/gauche nordique
Vice-président
Front de gauche pour changer l’Europe
Né le 4 février 1957 à Orléans

http://patrick-le-hyaric.fr/

Ils ne sont pas bien nombreux dans ce Parlement européen. Les membres du parti Communiste Français, notre bon vieux PCF. Patrick Le Hyaric en est un.

Personnage discret, bien moins tonitruant que son compagnon de banc parlementaire Jean Luc Mélanchon. Mais sans doute aussi plus présent, plus travailleur, bref plus député européen. Allez sur son blog, son titre résume assez bien le personnage sans manquer le jeu de mot… » L’engagement en quête d’Humanité. » Eh oui, Patrick Le Hyaric est aussi le patron du Journal l’Humanité. Et pour être complet le directeur de l’hebdo La Terre. Il serait donc journaliste, notre homme.

Que nenni, technicien agricole de son état, il se passionne pour les dossiers agricoles et il est membre de la commission AGRI du Parlement européen. Moi qui pensais bêtement qu’un bon communiste s’attelait avant tout à l’amélioration de la condition ouvrière ! Alors bien entendu l’Europe que souhaite Patrick le Hyaric n’est pas celle qu’il voit se construire sous ses yeux.

Le Traité de Lisbonne n’est pas sa tasse de thé. Il n’empêche à travers ses écrits on est en droit de se demander si une pointe de virus européen ne l’a pas piqué. Ainsi il a rédigé un avis pour la commission emploi du Parlement dont il est aussi membre, avis adopté, sur les bonnes pratiques dans les entreprises. Agriculture, social et emploi, finalement Patrick le Hyaric concilie au Parlement européen ses deux grandes passions politiques.

1. Pensez-vous avoir joué un rôle important lors de cette mandature ? Avoir été écouté ?

« Rôle important » ! J’ai joué tout mon rôle à l’extérieur et dans l’enceinte du Parlement sur tous les grands sujets. Qu’il s’agisse du travail et de l’emploi, de la directive « travailleur détaché », le budget, les dossiers liés aux surveillances budgétaires et la crise, contre la limitation des dépenses sociales utiles, pour un autre budget européen, contre la libéralisation encore plus grand du rail, pour une autre réforme de la politique agricole commune.

J’ai en permanence fait le lien avec nos concitoyens, les syndicats, les associations en les rencontrant et avec des comptes-rendus exhaustifs sur mon blog parlementaire (http://patrick-le-hyaric-/), de telle sorte que chacune et chacun puisse se faire son opinion et intervenir.
J’ai même publié trois livre sur ces enjeux. L’un sur le pacte « euro plus » que j’ai appelé « Le pacte des rapaces ». Le second contre le traité budgétaires et les two-pack et six-pack « L’Europe des peuples nous appelle » et le dernier contre la signature du traité transatlantique « Marché transatlantique, Dracula contre les peuples ».Donc un travail d’explication, de pédagogie, d’aide à l’intervention citoyenne, combiné avec un travail parlementaire, d’amendements, de propositions, d’élaboration pour infléchir les textes dans le sens des intérêts des citoyennes et des citoyens.

2. Votre plus belle réussite, fierté, gros coup ?

patrick le hyaric,député eurropéen,l'humanitéProbablement le sauvetage de l'aide alimentaire européenne. Ce programme qui bénéficie pourtant à plus de 18 millions d'européens devait faire l'objet de coupes drastiques faisant passer son budget de 500 à 350 millions d'euros par ans, soit un milliard en moins pour les 7 prochaines années à venir.En commission parlementaire de l'emploi et des affaires sociales, j'ai suivi ce dossier pour mon groupe, et me suis battu d'abord pour maintenir ce programme, ensuite contre le fatalisme de mes collègues qui s'accommodaient d'une perte pour les 240 banques alimentaires dépendantes de ses fonds.

Plutôt que de passer par les procédures habituelles qui poussent le Parlement à négocier avec le Conseil directement au niveau des commissions parlementaire, j'ai poussé pour que nous ayons un mandat de l'ensemble de la plénière pour avoir plus de poids face aux gouvernements européens qui ne veulent pas de l'aide alimentaire. Ce fut compliqué, j'ai même été attaqué par ceux qui y voyaient là une position maximaliste.

Mais au final nous avons obtenus ce mandat fort du Parlement pour 3,5 milliards d'euros pour les 7 prochaines années et nous les avons obtenus du Conseil.Ce travail démontre que le Parlement peut obtenir des choses s'il les défend de manière déterminée et s'appuie sur la société civile comme nous l'avons fait avec les organisations caritatives notamment les Restau du cœur et la croix rouge française.

3. Votre plus beau loupé, flop ?

Toutes les fois où le Parlement a pris une position forte avant de capituler devant les exigences du Conseil. Ces ratés collectifs ne sont pas sans conséquences.D'abord concrètes, comme sur le budget européen, l'accord SWIFT avec les États-Unis sur la protection des données personnelles, ou plus récemment la directive détachement des travailleurs. Ensuite politiques, car pour les citoyens elles confirment la vision d'un Parlement qui accompagne les politiques de la Commission et du Conseil, et qui refuse de faire de la politique en les contestant ou en proposant d'autres alternatives.

Si nous voulons intéresser les citoyens au débat européen, il faut créer les conditions de ce débat, battre en brèche ce sentiment que tout est déjà joué d'avance, et proposer. Faire de la politique et la faire d'une façon intelligible. Sans quoi le détournement du projet européen se poursuivra et les populismes n'en seront que renforcé.

09/04/2014

LES DEPUTES FRONT DE GAUCHE VOTENT CONTRE LA CONFIANCE AU GOUVERNEMENT MANUEL VALLS !

chassaigne2.pngEXPLICATION DE VOTE D'ANDRE CHASSAIGNE, PRESIDENT DU GROUPE

Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, depuis le début de ce quinquennat l’électorat de gauche, celui qui a porté le Président de la République au pouvoir, se sent trahi.

Il a exprimé le rejet de la politique conduite en s’abstenant massivement aux municipales. C’est une grande colère, pour ne pas dire un rejet total de tout un système politique, qui a été exprimée par les électeurs qui avaient nourri des espoirs de changements en 2012.

La réponse de l’exécutif a d’abord consisté à affirmer que ce n’est pas sa politique qui a été sanctionnée, mais son manque de pédagogie. Avec pour première réponse, un changement d’équipe. Certes, monsieur le Premier ministre, vous dressez aujourd’hui un constat implacable des effets de la politique conduite depuis vingt-deux mois.

M. Philippe Vitel. C’est vrai !

M. Marcel Rogemont. Il ne faut pas oublier les cinq ans précédents !

M. André Chassaigne. Faut-il rappeler que nous n’avons cessé de vous alerter ? Pas une fois, le Gouvernement n’a pris en compte les avertissements des députés du Front de gauche. Mais aujourd’hui, que proposez-vous après votre réquisitoire ? Une accélération des réformes, qu’il faut bien qualifier de libérales, avec un renforcement des orientations fixées par les pactes d’austérité et de responsabilité.

M. Pascal Terrasse. Quelle facilité intellectuelle !

M. André Chassaigne. Il y a là plus qu’un malentendu : une terrible rupture avec les attentes populaires. Aucune réponse n’est apportée à la souffrance sociale, à la détresse économique, au déclassement des citoyens.

Or il est de la responsabilité des forces de gauche d’ouvrir un autre chemin pour construire une nouvelle alternative à gauche. Les Français, dans leur majorité, veulent un changement de cap net et clair en faveur du progrès social et de la lutte contre le chômage, chômage qui ne cesse de grimper avec un record de 3,34 millions de demandeurs d’emploi sans activité recensés fin février.

Les Français ne veulent plus des stratégies du désespoir et de la renonciation qui ont conduit là où nous en sommes. Ils ne veulent plus des promesses trahies, de l’impuissance publique organisée, des égarements et reculades dictés par la panique et des calculs à court terme.

La situation de notre pays requiert une grande détermination pour répondre aux besoins populaires. Ces besoins, nous les connaissons tous : l’emploi, le pouvoir d’achat, le logement, la santé, les services publics. La dérive politique qui a conduit le précédent gouvernement à mettre ses pas dans ceux de Gerhard Schröder et de Tony Blair doit prendre fin. Sans changement politique, ce nouveau gouvernement sera, lui aussi, condamné à l’impuissance, sans porter de nouvel espoir pour le peuple et pour le pays.

Il y a urgence à agir pour redonner du souffle à notre économie, combattre les inégalités, développer nos services publics, défendre notre modèle social.

Le premier défi à relever est une réorientation de la politique européenne, sans laquelle le changement ne sera pas envisageable.

L’adhésion de François Hollande au pacte Sarkozy-Merkel est l’acte fondateur, le péché originel de ce quinquennat. Candidat, il s’était pourtant engagé à renégocier le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, le TSCG. Ce renoncement a empêché d’emblée la réalisation du « changement » promis pendant la campagne présidentielle. Il n’y a eu ni renégociation, ni changement,…

M. Claude Goasguen. Exact !

M. André Chassaigne. …mais bien continuité avec un projet européen qui se confond de plus en plus avec un simple programme d’austérité.

Il appartient à votre gouvernement, monsieur le Premier ministre, et bien sûr au Président de la République, de rebattre les cartes, de changer radicalement de stratégie. Il faut convaincre nos partenaires de la nécessité de rompre, dans l’intérêt de tous, avec la politique de déflation, de stagnation et de chômage poursuivie aveuglément à l’échelle du continent. Pas à la marge, comme vous l’avez proposé, mais avec des mesures fortes rompant avec la stratégie de soumission aux dogmes de l’orthodoxie budgétaire et libérale.

M. Marcel Rogemont. Lesquelles ?

M. André Chassaigne. Aujourd’hui, une grande partie des peuples européens refuse les politiques d’austérité inhumaines qui leur sont imposées. Ils jugent légitimement intolérable que l’on trouve toujours des milliards pour financer les banques alors que la population est mise au pain sec et à l’eau. Les 60 milliards d’euros de coupes budgétaires déjà opérées sur ordre de Bruxelles ont eu des conséquences désastreuses sur les services publics, la Sécurité sociale, nos collectivités territoriales. Cette cure d’austérité, la plus drastique de notre histoire récente, appauvrit notre pays, détruit l’emploi et les entreprises, sème la colère et la résignation.

Mais il ne suffit pas aux marchés financiers et aux multinationales de promouvoir l’austérité. Ils ont désormais une nouvelle exigence. Pour tenter de répondre à la crise des débouchés qu’ils ont eux-mêmes créée, ils voudraient imposer un traité de libre-échange transatlantique. L’objectif de ce traité est de créer une vaste zone de libre-échange par le démantèlement des règles tarifaires, réglementaires, environnementales qui protègent nos salariés et les consommateurs. La perspective de conclusion de ces négociations, menées dans la plus grande opacité et hors des règles démocratiques les plus élémentaires, fait peser une lourde menace sur les règles de santé publique, écologiques, sociales et culturelles en France et en Europe.

Ce traité de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis, dont vous ne dites mot, monsieur le Premier ministre, nous entraînera encore plus loin dans la folle mise en concurrence généralisée des pays et des peuples et l’obsession de la compétitivité et du libre-échange intégral. Il fait courir un grand péril aux peuples de France et d’Europe. Le groupe de la Gauche unie européenne et son candidat, Alexis Tsipras, sont déterminés à le faire connaître au plus grand nombre.

La France, monsieur le Premier ministre, doit peser de tout son poids pour s’opposer à ce projet qui barre la voie à toute perspective de construction d’une Europe sociale, cette Europe sociale qui implique au contraire de considérer la protection sociale, le salaire minimum, le dialogue social, les négociations collectives et le droit social comme autant de points d’appui pour une avancée de civilisation.

Les chefs d’État et de Gouvernement ont promis une feuille de route sur la dimension sociale de l’union économique et monétaire. Ils ne l’ont toujours pas produite faute de volonté politique – car il s’agit bien de volonté politique.

Le deuxième enjeu majeur est celui du redressement industriel, de la lutte contre le chômage et de la transition énergétique. Le temps est venu d’un tournant économique majeur et de l’abandon du pacte de responsabilité annoncé le 14 janvier dernier. Un pacte d’irresponsabilité en réalité, puisqu’il prévoit la suppression totale et sans contrepartie des cotisations familiales employeurs et n’offre aucune perspective en termes de création d’emploi.

Ce n’est pas par la baisse des dépenses publiques et la recherche de compétitivité que l’Europe et notre pays pourront sortir de la crise mais par la relance de l’investissement public et de la consommation, le relèvement des salaires, l’innovation et la promotion de l’emploi qualifié. Pour cela, il faut desserrer l’étau des contraintes que fait peser la financiarisation de l’économie sur l’activité et la pérennité de nos entreprises.

Comment la gauche pourrait-elle souscrire à l’antienne de la réduction des dépenses publiques qui réduit le périmètre des services publics et fait la part belle à la marchandisation de la société ? Une marchandisation qui sera amenée à s’accroître avec le basculement de bon nombre de collectivités dans l’escarcelle de la droite, dont les programmes proposent la suppression de bon nombre de services publics locaux. L’intérêt privé primera alors définitivement sur l’intérêt général et les logiques de rentabilité primeront sur les logiques de solidarité. Et ce primat sera renforcé par la feuille de route que vous venez de dévoiler s’agissant de l’évolution institutionnelle. Sous couvert de modernisation, l’objectif recherché est de créer des territoires d’excellence, de compétitivité, au détriment d’une France équilibrée et solidaire.

M. Marc Dolez. Eh oui !

andré chassaigne,députés,manuel valls,politique générale

M. André Chassaigne. Il faut que la gauche retrouve l’audace d’affirmer, contre l’artillerie lourde des idéologues libéraux déguisés en éditorialistes, qu’il existe une alternative à la fuite en avant libérale vers toujours plus d’inégalités, toujours plus de précarité, toujours plus de misère pour le seul bénéfice d’une poignée de nantis.

Vous avez confirmé votre volonté de vous attaquer au coût du travail en multipliant les exonérations de charges pour les entreprises. Mais, vous n’avez pas dit un mot, monsieur le Premier ministre, sur le coût du capital. Pas un mot ! N’est-ce pas le meilleur révélateur du choix libéral qui est le vôtre ? Pourtant, les arguments qui font de la baisse des cotisations sociales un moyen de lever les freins à l’embauche, de créer ou de sauvegarder des emplois ne reposent sur aucun constat empirique. Vingt ans d’exonérations de cotisations sociales sur les bas et moyens salaires n’ont pas permis de sortir de l’ornière. Bien au contraire, elles ont eu pour résultat de paralyser notre économie en favorisant les bas salaires, de dissuader le développement de l’emploi qualifié, de fragiliser notre système de protection sociale.

Des solutions alternatives existent. Nous les défendrons avec tous ceux qui souhaitent se rassembler à gauche.

Pour baisser les charges financières des entreprises, nous proposons un nouveau crédit bancaire pour les investissements matériels et de recherche à des taux d’intérêt d’autant plus faibles que ces investissements programmeraient plus d’emplois et de formations correctement rémunérés. Un pôle financier public incluant la Banque publique d’investissement aurait pour mission de déployer ce nouveau crédit. Les députés du Front de gauche proposent également une modulation du taux de cotisation sociale patronale qui soit favorable à l’emploi, à la formation, aux salaires, et pénalisante pour la croissance financière des capitaux.

Si François Hollande avait écouté les Français – si vous les aviez, monsieur le Premier ministre, vraiment écoutés –, vous auriez annoncé un grand plan de justice fiscale et sociale, des investissements pour les services publics, une hausse du SMIC, un soutien aux collectivités locales et l’interdiction des licenciements boursiers.

La réduction de 50 milliards d’euros de dépenses publiques et la baisse des impôts et des cotisations sont incompatibles avec les efforts annoncés en faveur de la santé, de l’éducation et de la jeunesse.

Quant à la transition énergétique, il appartient, en effet, à la gauche d’en relever le défi. Mais n’oublions pas l’essentiel : une réelle transition énergétique, très économe en carbone, suppose de réorienter profondément les critères de financement des investissements et de gestion des entreprises, en substituant aux critères de rentabilité des critères sociaux et environnementaux et en donnant de nouveaux droits et pouvoirs aux salariés et aux citoyens. Cela suppose aussi la maîtrise démocratique des circuits de financement de l’économie.

Nous voyons ici combien il importe de redonner sens à un projet collectif capable d’offrir à notre jeunesse d’autres perspectives que l’austérité et le déclin.

Proposer un pacte républicain est le troisième enjeu. Notre société est, aujourd’hui, sous tension, en quête de sens, vous l’avez dit, monsieur le Premier ministre, et incertaine de ses valeurs communes.

Cette crise identitaire est d’abord une crise de l’égalité. Les inégalités sociales et territoriales continuent de structurer une société incapable de conjuguer le respect du singulier et la définition du commun. L’atomisation et le cloisonnement de la communauté nationale ont engendré une citoyenneté à plusieurs vitesses dont l’inégalité sociale, davantage que l’hétérogénéité culturelle des populations, demeure la matrice. La pauvreté, la relégation, le sentiment d’injustice conduisent à cultiver les divisions et les antagonismes qui sapent toujours un peu plus le sentiment d’appartenance à une « communauté commune ». (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)

Au dévoiement des valeurs républicaines, nous devons donc, plus que jamais, opposer les valeurs de solidarité, de démocratie et de cohésion sociale. Dans ce combat, notre pays ne peut ni ne doit craindre ou mépriser l’immense apport humain et matériel que constitue la présence des immigrés en France. Il faut réaffirmer que l’immigration n’est pas un problème et refuser la ghettoïsation de la société, les processus de relégation sociale et territoriale, combattre l’obsession du refoulement des étrangers, rejeter la stigmatisation des personnes à raison de leur appartenance à des communautés particulières.

Il faut sortir des calculs à courte vue dictant les postures politiciennes. L’enjeu n’est pas le score aux prochaines élections de telle ou telle formation politique ou de telle ou telle personnalité. L’enjeu, c’est la France. L’enjeu, c’est l’Europe. L’enjeu, c’est leurs peuples. C’est pourquoi nous avons été, depuis le début de cette législature, porteurs de propositions ambitieuses. Et nous continuerons à travailler, avec tous ceux qui le souhaitent, à la construction d’une vraie politique de gauche.

Monsieur le Premier ministre, nous regrettons que votre feuille de route s’inscrive dans la continuité des erreurs commises jusqu’alors. Augmentation de la fiscalité indirecte, flexibilisation du marché du travail, réduction à marche forcée des déficits publics, baisse massive des cotisations : ce ne sont pas là des solutions à la crise. Nous pensons au contraire que ces mesures ne feront qu’entretenir la crise et en aggraver les conséquences désastreuses pour nos concitoyens.

En conséquence, et en toute logique, nous ne voterons pas la confiance à votre gouvernement. (Exclamations sur quelques bancs du groupe SRC.) Ce que nous proposons à la majorité et à nos concitoyens qui voient s’accumuler les difficultés, c’est la construction d’une alternative pour porter une véritable politique de transformation sociale, une véritable politique de gauche. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)

08/04/2014

MUNICIPALES : JEUNESSES COMMUNISTES D'EVRY, PREMIERES ANALYSES !

jeunesse communistes,evry,analyse

Nous pouvons tirer un premier bilan des municipales.
Premièrement au niveau de l'essonne, nous constatons que toutes les villes communistes ont été reconduites dès le premier tour. Néanmoins, il nous a été impossible de gagner des villes, ce qui peut s'expliquer en partie du fait que la gauche a globalement pâti du bilan des deux premières années de mandature du parti socialiste, ou encore par des rivalités internes.

Pourtant, le parti communiste a bien résisté, ce qui montre que son implantation locale sérieuse, ainsi que sa non-participation à la majorité gouvernementale, l'épargnent en grande partie.

jeunesse communistes,evry,analyseLa chose se revérifie au niveau national.
La plupart des villes perdues l'ont été du fait de stratégies locales particulièrement agressives de la part des adversaires du PCF. L'exemple parfait est le scénario de Villejuif, où se sont alliés tous les partis - du PS au FN - contre notre candidat qui a malgré tout réalisé un beau score au second tour, malgré la défaite quasi inévitable en de telles circonstances. A côté de cela, on voit des villes où malgré les manoeuvres du PS, le PCF et le FDG l'emportent. C'est le cas de Grigny pour revenir à l'essonne.Si le bilan est mitigé, il n'en reste pas moins honorable. Tout n'était pas évident en effet. Les alliances au cas par cas avec le PS auraient pu déstabiliser les électeurs, qui n'ont pas boudé autant qu'ils l'auraient pu nos listes.

jeunesse communistes,evry,analyseTant et si bien d'ailleurs que malgré le raout médiatique concernant la poignée de villes remportées par le FN, ce qui est criant à la lecture d'une cartographie des résultats de ces municipales 2014, c'est que le PCF et le FDG écrasent largement ce dernier, sans pour autant s'être systématiquement allié avec le PS au premier tour. Parfois même en l'affrontant au second.

A Marine Le Pen qui s'égosille sur le fait que le parti communiste ne serait qu'une réserve de voix pour le PS, je lui conseille de s'attarder sur le détail ville par ville, car il est saisissant. Mais qu'importe, les journalistes n'ont d'yeux que pour elle et en matière de "storytelling", ce n'est pas toujours le vainqueur qui écrit l'Histoire...

31/03/2014

Second tour des municipales : déclaration du PCF

pcf, municipales 2014Le second tour des élections municipales acte indéniablement la poursuite de la mobilisation de la droite avec des victoires significatives. La politique du gouvernement a démobilisé l'électorat de gauche plongé dans la déception et le désarroi.

Le Parti socialiste perd de nombreuses villes, parmi elles des terres historiques de la gauche. Le Front national, largement surreprésenté dans le débat politico-médiatique, gagne quelques villes, bien trop, majoritairement sur la droite.

Dans ce contexte et après avoir fait élire 94 maires de villes de + de 3500 habitants au premier tour, le Parti communiste français n'est pas épargné par les gains de la droite, eux-mêmes alimentés par des transferts d'électeurs venus du Front national.

Le PCF enregistre des pertes dans plusieurs départements. C'est une bien mauvaise nouvelle pour les populations qui se retrouvent ainsi privées de boucliers locaux contre l'austérité. Pour autant, le Parti communiste français reste le troisième réseau national de maires, conserve des villes importantes et gagne Aubervilliers, Montreuil et Thiers.

Le bilan à tirer à chaud de ces élections municipales est l'urgence absolue de changer de politique, à commencer par le pacte de « irresponsabilité » dicté par le MEDEF et la commission européenne. Ce pacte est totalement étranger aux valeurs de la gauche et du monde du travail, il est l'expression de la dérive politique du gouvernement qui conduit aux résultats de ce scrutin municipal. Sans changement politique, le remaniement ministériel sera totalement hors sujet pour le peuple et le pays.

D'ores et déjà le PCF et le Front de gauche organisent une riposte à la droite pour un changement de cap à gauche. Ils donnent rendez-vous le 12 avril prochain dans la rue pour un sursaut politique à toutes les forces progressistes et à tous celles et ceux qui ont le cœur à gauche. Le Parti communiste français et le Front de gauche vont engager toute leur énergie et leurs forces dans la campagne européenne à venir, notamment dans le combat contre le grand marché transatlantique pour stopper net l'avancée de la droite et offrir une réelle alternative à gauche.

Parti communiste français

A EVRY LES RESULTATS SONT LES SUIVANTS : Liste PS-VERTS-PCF : 50,6 %, liste Divers Gauche : 18,8 %, liste Droite : 30,7 %. Trois élus communistes : Diaz Diego, Christian Pigaglio, Elise Yagmur

28/03/2014

REVELATIONS : FRONT DE GAUCHE EVRY, LES LANGUES SE DELIENT !

Dans un communiqué rageur hier JL Mélenchon nous a traité de "sbires", de "laquais", a indiqué que nous mentions lorsque nous avons donné des informations sur la liste baptisée Front de Gauche à Evry, mais aujourd'hui une lettre publiée par un des responsables du Front de Gauche d'Evry confirme et amplifie toutes nos informations. En voici le contenu :

C'est exceptionnel de ma part, je suis resté discret sur Internet quant à mon implication dans les municipales en tant que militant du Parti de Gauche (PG) à Evry mais là il ne m'est plus possible de garder le silence.

A l'origine de ce message, le meeting hier soir, 27 mars, salle Bexley à Evry avec Jean-Luc Mélenchon. Des mensonges y ont été prononcés.Farida Amrani, tête de la liste faussement nommée Front de Gauche, a en effet dit que le PCF avait cherché l'unité avec le Parti de Gauche et le NPA d'Evry dès octobre.

J’ai écrit « faussement nommée Front de Gauche ». Cela mérite une explication. Pour que ce label de cette liste soit valide, il aurait fallu que le Parti de Gauche d’Evry soit partie prenante de cette liste. Contrairement a ce qui a été dit lors du meeting, ce n’est pas le cas.

Les militants du PG d’Evry n’y étaient pas, pour des raisons pour lesquelles je reviendrais plus bas. Seule la direction du PG et deux militants minoritaires soutiennent Farida Amrani.

Les militants locaux du PG d’Evry ont été trahis par les instances de leur parti, en particulier par un homme, François Delapierre, un des secrétaires nationaux, qui a torpillé notre stratégie de construction d’une liste unique, qui a pris parti pour le PCF dissident et Farida contre les militants de son propre parti.

François Delapierre au sujet duquel Jean-Luc Mélenchon a dit qu’il faisait tout ce qu’il lui demandait ! Entendre ça est hallucinant de la part d’un coprésident du PG qu’on attendrait plus responsable ! Quatre militants du PG ont été suspendus … d’où l’allusion de Jean-Luc Mélenchon a la suspension dont lui-même fut la victime quand il était au PS. Preuve s’il en est que les habitudes disciplinaires antidémocratiques du PS ont été transportées au PG lors de sa création.

Les discussions entre NPA, Parti de Gauche et PCF à Evry avaient commencé dès le début 2013. Elles furent interrompues en février/mars quand les élus PCF ont décidé d'aller dès le 1er tour sur la liste menée par Francis Chouat.

Les discussions avec Farida Amrani n'ont jamais pu avancer normalement à cause d'une part de la décision très tardive, le 7 octobre, du PCF de faire une liste autonome au 1er tour, d'autre part d'un désaccord sur le contenu du programme ainsi que sur la composition de la liste unique des forces de la gauche de gauche à Evry que nous cherchions à construire.

Farida Amrani et ses amis ont un temps racolé, il n’y a pas d’autre mot, très largement pour rassembler la chèvre et le chou autour de l’étiquette et de l'image médiatique de Jean-Luc Mélenchon. Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. Ainsi, un temps, un micro-parti, Europe Liberté, était signataire de textes avec le PCF et le FdG. Ce parti est un parti libéral qui prévoit dans son programme, entre autre :

"Le code du travail sera simplifié et plus flexible. Les contrats de travail, hors CDI seront majorés d’au moins 20%. Nous proposons une augmentation générale du smic de 10% en contrepartie de baisse de charges salariales ..."

Les allocations familiales seront versées sous condition de ressource... Nous transférerons le financement des allocations familiales à la seule charge de l'Etat. » C'est ce qu'a fait Hollande et ce que prévoyait de faire Nicolas Sarkozy.

« Nous créerons le revenu parental d'éducation. Nous donnerons un statut à la mère de famille avec une protection sociale, un droit à la retraite personnel »

Je pourrai multiplier les exemples. Si vous êtes intéressés, vous pouvez lire son programme sur http://www.europe-liberte.com/programme/
Contrairement à ce qu’a dit Farida Amrani, elle ne s’est jamais prononcé publiquement et n’a jamais répondu à nos interrogations au sujet de la rupture avec le PS et au sujet de son attitude au conseil municipal. Qu’aurait-elle fait si Francis Chouat lui avait téléphoné pour trouver un arrangement ?

Enfin, et là c’est le comble, parmi les colistiers de la liste « Evry,Unis pour Agir », il y a des personnes qui ont pris le parti de Dieudonné lorsque Manuel Valls a émis sa circulaire pour interdire son spectacle en raison de son discours antisémite. Il ne s’agit évidemment pas ici pour moi de défendre la méthode choisie par Valls mais de souligner que ce type de discours dans une liste Front de Gauche pose un réel problème.

Il y a également des colistiers qui ont pris le parti de Farida Belghoul et de la journée de retrait de l’école, qui ont diffusé des videos d’un intégriste musulman attaquant les ABCD de l’Egalité. En matière de défense de la laïcité d’une part et de l’égalité homme-femme d’autre part, on fera mieux …

Le Parti de Gauche possède un fonctionnement interne anti-démocratique. Quatre d’entre nous ont été suspendus par décision du secrétariat national manipulé par François Delapierre, un véritable oukase, une lettre de cachet qui d’ailleurs est contraire aux statuts de PG.

Le Parti de Gauche qui soutient Farida Amrani le fait de façon illégitime.

Le seul Parti de Gauche qui est légitime à Evry est celui qui a fait liste commune avec Francis Couvidat, le NPA, des associatifs et des syndicalistes. Malheureusement, malgré le sérieux du travail que nous avons effectué, malgré la clarté politique de nos positions, notre liste n’a obtenu que 6,6% et n’a pas pu se maintenir au deuxième tour.Je suis en colère, je l’avoue, au sujet de l’attitude du PG à notre égard. A quoi cela sert-il en effet d’émettre des mots d’ordre tels que « Le pouvoir au peuple » ou « Révolution citoyenne » ou « Pour une 6 èmeRépublique » et de les contredire dans son fonctionnement interne antidémocratique et méprisant à l’égard de ses propres militants.Vous l’aurez compris, je suis l’un des quatre suspendus.

Cordialement, Didier Brisebourg

PS : bien sûr, je déconseille toute tentative de procès en diffamation, j’ai toutes les preuves de ce que j’écris.

Rebonjour,

A la suite de mon message précédent, l'un d'entre vous vient de me signaler un élément nouveau.

Au chapitre racolage et incohérence politique, il faut savoir également qu'un temps la liste faussement nommée Front de Gauche a cosigné des tracts avec le PUR, Parti unitaire et républicain, qui surfe sur le vote musulman. Il est dirigé par Mohammed Chabbi qui vient d'apporter son soutien à Bechter, liste de droite à Corbeil, contre Bruno Piriou. C'est dans le cahier central du Parisien de ce jour, page 2.

En plus du mensonge, totale incohérence politique !

Cordialement,
Didier

27/03/2014

Mobilisation et rassemblement à gauche !

vote.jpg

Le scrutin municipal de dimanche dernier vient de confirmer une règle à l’œuvre depuis trente cinq ans. La majorité en place est comme chaque fois sérieusement sanctionnée.

Plus qu’un revers électoral, c’est une profonde défiance à l’égard du gouvernement qui vient de se manifester à l’occasion de ce premier tour des municipales.

Elle s’est d’abord traduite par une forte abstention d’électrices et d’électeurs de gauche que le mécontentement, le désenchantement, la colère le sentiment d’avoir été trahis ou parfois le rejet du système ont fait rester chez eux. Ils ne veulent pas de la droite et encore moins de l’extrême-droite, mais ils ont voulu donner un sérieux avertissement au pouvoir socialiste.

Cette abstention a automatiquement fait progresser les droites dont les électeurs se sont plus fortement mobilisés et notamment l’extrême-droite de la famille Le Pen.

Ainsi, les droites qui ont manifesté dans la rue depuis des mois contre toute avancée sociale et sociétale se sont retrouvées plus mobilisées que l’électorat progressiste dans les urnes considérant cette fois, leur vote plus utile que d’autres fois pour battre des municipalités de gauche.

La remobilisation de l’électorat de gauche est indispensable dimanche prochain pour défendre le service public communal. Une double fracture naît de ce premier tour. D’un côté l’extrême-droite, qui jusque là avait du mal à réaliser ses scores nationaux dans des scrutins locaux, les obtient désormais en s’ancrant dans le tissu local et communal.

En général, le Front national prend des voix sur sa droite, mais comme l’avaient déjà montré les élections législatives partielles de l’Oise et de Villeneuve-sur-Lot, il va quelques fois au-delà. De l’autre, le p arti socialiste est très affaibli partout, lorsqu’il ne s’effondre pas. Les autres composantes de la gauche, comme Europe-écologie-les Verts s’installent dans le paysage local tout en étant partie prenante du gouvernement et le Front de gauche réalise des scores honorables, même si dans de multiples endroits, la désaffection générale de la gauche dans l’électorat populaire a des conséquences pour le Front de gauche et le Parti communiste.

Mais, en général, les maires issus du Front de gauche et du Parti communiste résistent plutôt bien. Un certain nombre sont déjà élus au premier tour. D’autres sont en position de l’être dimanche prochain à la faveur d’une indispensable mobilisation unitaire et populaire.

L’UMP est placée en position de gagner ou de regagner des villes. Mais, il convient de noter qu’elle ne progresse pas significativement à proportion du recul de la gauche.

Ces élections, qui se sont préparées ces derniers jours, dans le cadre d’un climat nauséabond, marquent aussi une nouvelle fois une déconsidération de la politique en son sens le plus noble. Celui du discrédit de la parole publique et des promesses non tenues, de comportements personnels douteux, des combines et de la corruption. Surtout l’alignement des deux principaux partis sur les normes austéritaires et anti-démocratiques des institutions européennes ne fait que favoriser cette abstention et les poussées extrémistes de droite.

Faire découler les choix nationaux de décisions prises à Bruxelles et s’imposant automatiquement à chacun de nous, sans discussion, ne fait que rabaisser la politique et ouvrir les vannes de la désespérance qui pousse de plus en plus de gens vers l’utilisation du vote d’extrême-droite, croyant qu’il est le plus efficace pour se faire entendre.

Il est temps que l’on redonne sa souveraineté au peuple et qu’on mène avec lui l’action contre les dogmes que veut imposer la haute finance. Sans quoi on ensemence le mauvais terreau sur lequel se développe encore plus l’extrême-droite, qui a d’ailleurs été fortement valorisée par les grands médias dans cette campagne électorale.

Ceux qui jouent ainsi avec le feu pourraient subir un violent retour de flammes dont ils se mordront les doigts. Toutes les forces politiques républicaines sont au pied du mur. Leur démarche politique, leur mode de fonctionnement éloigné des préoccupations populaires, sont plus que jamais questionnés.

Le Président de la République aurait grand tort de conclure à un plus grand alignement sur les thèses libérales à partir du début de revanche de la droite et des progrès de l’extrême-droite. Au contraire, il doit entendre la part du silence des urnes qui ne réclame pas une plus grande inflexion à droite, mais plutôt un changement de cap vers la gauche.

Ce message solennel doit être entendu. Cela signifie qu’il devrait desserrer le garrot financier qui enserre les collectivités locales, renoncer au pacte de responsabilité sans contrepartie qui aggravera encore la situation de l’emploi, proposer une nouvelle politique de relance a partir de l’amélioration du pouvoir d’achat populaire, lancer une grande conférence déclinée dans chaque région pour la sécurisation et la création d’activités et d’emplois.

Dimanche prochain, c’est vers la gauche et l’écologie politique rassemblées qu’il faut tirer pour empêcher partout la droite revancharde de gagner des positions. Elle qui depuis tant d’années milite pour la réduction du service public communal, la baisse des crédits aux collectivités territoriales et la privatisation des services. En même temps il ne faut avoir aucune hésitation à dresser un barrage solide face à la dangereuse extrême-droite et l’empêcher de conquérir des municipalités.

lehyaric1.jpgToutes celles et ceux qui souffrent le plus durement de la crise, celles et ceux qui ont le plus intérêt au changement ne doivent pas se tromper de colère et reconduire des municipalités progressistes et les maires communistes qui ont fait la preuve qu’une fois élus ils sont les élus de toutes et de tous.

Dimanche, aux urnes pour peser à gauche !

Patrick Le Hyaric député au parlement européen, directeur de l'Humanité

26/03/2014

COMMUNISTES REPUBLICAINS A EVRY : UN PRINCIPE FONDAMENTAL !

diego diaz,communautaire,evry,front de gaucheLes Communistes républicains sont engagés aujourd'hui totalement dans la bataille pour Evry, ses habitants, leur avenir.

Nous le savons, le mécontentement des Français -à Evry comme ailleurs- est profond vis-à-vis la politique économique et sociale menée actuellement par le gouvernement et, bien évidemment, les Communistes républicains comprennent et même partagent cette colère et ce désarroi d'une partie du peuple de Gauche, désarroi qui s’est notamment exprimé par une forte abstention lors du premier tour des élections municipales dimanche dernier.

Il s'est exprimé aussi par le vote illusoire pour la droite ou pour celui de la liste NPA et Parti de Gauche d'Evry.

A Evry, une liste, utilisant des logos que nous estimons usurpés et contraire à nos valeurs, revêt un caractère communautaire profond, démagogique et dangereux pour notre ville.

Cette liste est dangereuse lorsque par exemple  le bras-droit de la candidate et le numéro deux de sa liste apportent sur leur pages Facebook un soutien explicite à Dieudonné en relayant la tentative de banalisation par ses adeptes du geste antisémite de la « quenelle ».

Elle est populiste et mensongère lorsque sur ce même réseau social elle diffuse le témoignage « spontané » suivant : « Tout d'abord, jeune maman habitante d'Evry, je ne suis aujourd'hui pas satisfaite de la politique mené par le maire sortant tout comme mon entourage. En effet, de confession musulmane, nous nous sentons stigmatisé... je veux montrer mon mécontentement.

Quelles mesures envisagez-vous contre la lutte contre les discriminations notamment à l’égard des musulmans ?

De plus Evry est presque ma ville natale, je suis arrivé à l'âge d'un an. Ainsi, j'y ai faite toute ma scolarité, je suis allé à la cantine de la maternelle,de la primaire, du centre de loisir, du collège et du lycée.

Et : J'Y AI EU FAIM ! Je mangeai mal. Pourquoi ? Parce que j'étais musulmane et qu'on ne me proposait pas une alternative à la viande non-halal. C'est injuste et scandaleux!

Aujourd'hui maman je ne veux pas que ma fille se retrouve comme moi à ne manger que l'entrée et le yaourt. »

Témoignage évidemment qui ne repose sur aucune réalité.

Elle est anti-républicaine, car opposée au principe même de la laïcité, lorsque sa candidate choisit d'interpeller dans un bureau de vote ses assesseurs en langue arabe, elle qui prétend vouloir devenir premier magistrat de notre ville mais bafoue ainsi ouvertement les règles et principes fondamentaux de la République française dans un lieu public.

Elle est réactionnaire lorsque les militants de cette liste s'adressent à la sortie de la Mosquée d’Evry aux musulmans simplement désireux de pratiquer leur religion dans la sérénité et le recueillement en les haranguant avec un discours directement inspiré de la phraséologie d’extrême-droite : dénonciation de la loi du mariage pour tous, remise en cause de la théorie du genre, et cela de l'aveu même du recteur de la Mosquée.

Nous le savons, et maintenant des dizaines de témoignages qui nous reviennent le confirment : cette liste s'est constituée et a obtenu des suffrages essentiellement en diffusant des mensonges à répétition complètement éloignés de toute vision politique sérieuse, promettant des logements à tout le monde, un emploi pour tous, de redonner du pouvoir d'achat à tous, des crèches à tous, la baisse des impôts, la baisse du soi-disant endettement de la ville et en même temps plus de service public, plus d'emplois dans la fonction publique territoriale, plus d'investissements considérant sans doute que la ville d'Evry était une république autonome capable de tous les miracles et prouvant ainsi une nouvelle fois une méconnaissance totale des institutions de la République...

La méthodologie et les principes de cette liste reposent sur les mêmes conceptions que celles qui existent au Front National avec pratiquement les mêmes types d'argumentation.

diegopl.jpgDans Parti communiste, il y a République parce que les deux mots se conjuguent ensemble et l'Histoire le prouve, mais dans Parti communiste il ne peut pas y avoir communautaire parce que ces deux mots restent quant à eux diamétralement opposés.

Le Parti communiste français, c'est la République, la tolérance, le respect des idées et de la religion des autres ; le Parti communiste c'est le débat passionné, la conviction, mais pas le mensonge, la démagogie, la haine, le mépris.

Le rassemblement de toutes les forces de progrès et la défense des intérêts de tous les Evryens voilà ce qui anime aujourd'hui et continuera d’animer les Communistes républicains d'Evry.

Diego Diaz, Maire adjoint communiste d'Evry

Voir déclaration commune : Que les masquent tombent, sur cette liste de Francis Chouat, Danielle Valero, Diego Diaz en cliquant sur cette ligne