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03/03/2026

Non à l'engagement de la France dans la guerre en Iran

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La France s'apprête à commettre une erreur historique. Après avoir dénoncé du bout des lèvres les violations du droit international, le Président de la République envisage désormais de « rehausser la posture » de la France dans le Golfe, contribuant ainsi à l'agression militaire, déclenchée par Donald Trump et Benyamin Netanyahou contre l'Iran, en utilisant nos bases installées dans la région. La France doit-elle participer au bombardement et au pillage du peuple iranien ? Pour le PCF, c'est NON !

Le mécanisme des alliances avec les monarchies du Golfe menace d'entraîner la France dans un conflit dévastateur. La politique étrangère de la France ne peut être inféodée à des intérêts qui relèvent avant tout d'une recomposition brutale des rapports de force régionaux entre l'État d'Israël, l'Arabie saoudite et les monarchies du Golfe. L’heure n’est pas à l’escalade, mais à la diplomatie. La France doit agir avec les pays de la région pour un cessez-le-feu immédiat, stopper l’embrasement généralisé et faire respecter le droit international.

Le PCF dénonce avec force cette dérive belliqueuse. Notre opposition à l'intervention militaire est totale, tout comme l'est notre condamnation de la dictature théocratique des mollahs. Nous dénonçons l’irresponsabilité totale du régime iranien qui, par ses frappes visant non seulement les bases militaires mais aussi les raffineries de pétrole, de gaz et les populations civiles des pays de l’Organisation de coopération du Golfe, joue la carte de l’embrasement.

Nous restons indéfectiblement solidaires du peuple iranien, des travailleurs et travailleuses qui luttent pour leur liberté face à l'oppression islamiste. La nécessaire chute du régime actuel, le maintien de l’intégrité territoriale de l’Iran, le respect de la souveraineté de son peuple et la lutte contre toute ingérence étrangère appellent la large coopération et la constitution d’un front large des forces progressistes iraniennes. Le changement ne peut venir que du peuple iranien lui-même !

Le PCF appelle à l'organisation d'un débat parlementaire sur la guerre en cours pour que le Parlement se prononce sur les actions de la France. Toute participation de la France sans ce débat représenterait une violation de notre constitution !

La politique de défense de la France dans un tel contexte ne peut se décider, comme l’ont fait Trump et Netanyahu, que par le président seul. Elle doit être débattue au Parlement qui doit mesurer les risques que ferait peser son implication dans cette guerre pour le droit international, la sécurité des Français·es, l'économie du pays.

Les Français et les Françaises ne soutiennent pas cette agression militaire et refusent d'en payer le prix.

La France doit rejeter les ambitions impérialistes des États-Unis sur le détroit d'Ormuz et sur le pétrole iranien. Elle doit également refuser de se laisser entraîner par la surenchère de l’Arabie saoudite. Alors que la guerre provoque une explosion des prix de l'énergie, le gouvernement doit instaurer immédiatement un bouclier tarifaire pour bloquer le prix de l'essence et protéger le pouvoir d'achat des Français.

La France doit refuser toute participation à une escalade guerrière meurtrière. Elle doit dénoncer l'action de Donald Trump qui engage la planète entière dans un capitalisme de guerre brutal au seul service des intérêts des États-Unis. Elle doit porter en toute indépendance une voix de paix et de droit international.

Paris, le 3 mars 2026

Parti communiste français

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19/02/2026

Face à la violence, organiser le débat et l'action démocratiques

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Le Parti communiste français exprime de nouveau sa plus vive émotion après la mort de Quentin Deranque survenue à Lyon à la suite de violences inadmissibles et d’un lynchage odieux qui a coûté la vie à cet homme en marge d’une conférence à Sciences-Po. Toute justification ou relativisation de ce crime abject, au regard des idées ou actes de la victime, est inacceptable.

C’est à la justice d’identifier et de condamner sévèrement ses responsables, son travail devant être scrupuleusement respecté, loin de toute conclusion hâtive et de toute récupération partisane. Nous refusons avec la plus grande fermeté toute instrumentalisation de ce drame visant à banaliser l'extrême droite, discréditer la gauche en l'assimilant à l'action de groupes violents ou détourner l’attention des urgences sociales et démocratiques.

Le PCF dénonce la violence comme méthode politique. Elle tourne le dos à notre idéal humaniste et constitue un piège. Elle nourrit l’escalade, obscurcit les responsabilités réelles et détourne des combats sociaux et démocratiques qui doivent se mener sur le terrain des idées et de l’action collective organisée. Chaque vie perdue dans un contexte de violence politique est un échec pour la démocratie et pour la République. Cela a été le cas notamment ces dernières années de Clément Meric et de Federico Martín Aramburú, morts sous les coups de l'extrême droite.

Nous condamnons les dérives de certains groupes se réclamant de l’antifascisme lorsqu’ils emploient eux-mêmes les méthodes que l'extrême droite développe depuis des décennies : organisation de milices, violences de rue, perturbations de débats ou de manifestations de salariés. Les militants du PCF et leurs locaux sont, à ce titre, régulièrement pris pour cible par l'extrême droite ou par ces groupes.

Notre parti, fort de son engagement dans les luttes actuelles, héritier d’une longue histoire politique et du lourd tribut payé par ses militant·es dans le combat contre l’extrême droite ou le colonialisme appelle nos concitoyennes et concitoyens et toutes les forces à une mobilisation sociale et démocratique de grande ampleur.

L'action de groupes se complaisant dans le recours à la violence ne saurait être assimilée à l’engagement héroïque des résistantes et résistants dans une France occupée par les nazis dans laquelle toutes les voies légales et démocratiques de lutte avaient été supprimées par le régime de Vichy.

La lutte contre l'extrême droite ne se gagnera pas par des actions minorisantes dans des affrontements entre groupes organisés pour la violence. Ces actions conduisent en effet à une exacerbation des tensions utilisée par l'extrême droite pour encourager la multiplication des ratonnades ou l’organisation de milices contre les migrants conduisant là aussi à des victimes, à des meurtres. Il ne peut, de ce point de vue, y avoir d’indignation à géométrie variable.

La lutte contre l'extrême droite progressera par une action de masse des travailleurs et travailleuses et des forces démocratiques, par une lutte sociale et politique dans les entreprises, les quartiers, par le renforcement des syndicats et partis qui combattent son projet raciste, xénophobe et par les urnes.

Le PCF continuera, pour sa part, à combattre la loi du plus fort et à agir pour la défense de l'État de droit et l'extension de la démocratie, de la justice sociale, le respect des droits individuels et collectifs, pour une République sociale, laïque et fraternelle, seule capable d’offrir une issue démocratique à un système capitaliste en crise profonde.

Il appelle toutes les forces républicaines à organiser collectivement et en toute responsabilité le débat et l'action démocratiques, à condamner sévèrement tout appel à la haine, à la violence, à la stigmatisation d’une partie de nos concitoyens en fonction de leur origine ou de leur genre, permettre le débat contradictoire et protéger les droits et libertés.

Paris, le 19 février 2026

Parti communiste français.

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05/02/2026

Fabien Roussel et Assan Lakehoul : « Faire le pari de la jeunesse ! »

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Après la proposition du Medef de créer un Smic jeunes et un CDI qui pourrait « être rompu sans motif pendant les trois premières années », mais aussi les déclarations du chef d’état-major Mandon à « se préparer à perdre ses enfants », une génération entière est visée par ces attaques.

Deux messages n’ont pas échappé à la jeunesse de France.

Le premier émane du chef d’état-major des armées, Fabien Mandon, qui a déclaré que la France devait se préparer à « accepter de perdre ses enfants ». Le second vient du syndicat patronal, le Medef, qui réclame pour les jeunes un CDI révocable, payable en dessous du Smic. Voilà donc le double projet proposé à la jeunesse de France par ceux qui la dirigent !

Entre précarité sociale et perspectives guerrières, la jeunesse voit son présent et son avenir hypothéqués sans que jamais la parole ne lui soit donnée.

La jeunesse doit être la priorité des décennies à venir. Et le monde a besoin d’une jeunesse formée, épanouie, joyeuse, prête à remettre la planète sur ses pieds. Face au sentiment de déclassement, au réchauffement climatique et aux menaces de guerre, il y a besoin de générations de jeunes hommes et de jeunes femmes conscientes, qui fassent le choix du climat, du vivant, de la coopération, de l’amitié entre les peuples plutôt que celui du court terme, de la confrontation et de la désespérance.

Oui, mille fois oui, la jeunesse est une solution et non un problème à résoudre. Les jeunes d’aujourd’hui sont la première génération à penser que leur vie sera pire que celle de leurs parents. C’est une honte et un échec collectif. Il faut leur redonner confiance. Il faut remettre l’avenir qu’elles et ils représentent au cœur de notre présent commun.

Construire un avenir à la jeunesse, c’est construire un avenir à la nation tout entière. Nous devrions y consacrer une part significative de notre richesse, comme nous l’avons fait en 1945 pour nos anciens avec la Sécurité sociale ! Redresser l’école, développer les universités, révolutionner la formation professionnelle, planifier la création d’emplois utiles, émancipateurs et rémunérateurs, voilà les chantiers à entamer d’urgence pour que la jeunesse puisse voir un coin de ciel bleu dans cet horizon qu’on lui promet si orageux.

Faire de la jeunesse de France, dans sa diversité, la jeunesse la mieux formée, la plus épanouie, la plus heureuse d’Europe, c’est un vrai projet de société.

Et celui-ci tourne le dos, bien entendu, à la précarité, au chômage et à la pauvreté qui frappent près d’un quart de nos enfants aujourd’hui, à la ville comme à la campagne.

Ne manque-t-il pas dans nos services publics des centaines de milliers de soignants, de juges, de magistrats, d’enseignants, d’accompagnants pour les personnes âgées, de travailleurs sociaux pour les enfants en situation de handicap ou les grands précaires ? Ne manque-t-il pas de médecins, de policiers, de gendarmes, de pompiers, tous ces métiers si utiles qui, autrefois, faisaient briller les yeux des enfants. N’y a-t-il pas des milliers de postes à créer dans nos universités, pour préparer la transition écologique, pour développer une IA utile à l’humanité, pour développer en tous domaines la recherche et l’innovation ? Ces métiers si indispensables pour nous permettre de faire société doivent être beaucoup mieux reconnus, mieux valorisés, mieux rémunérés pour redevenir attractifs.

Ceux qui nous dirigent vont-ils une bonne fois pour toutes entendre ces jeunes qui veulent vivre, participer, s’émanciper, créer et non plus se faire exploiter, se faire dominer, se faire mépriser ?

Nos enfants sont en quête d’espérance, de respect, d’écoute. Ils veulent vivre libres et heureux en France, à égalité quels que soient leur sexe, leur couleur de peau, leurs origines sociale ou culturelle. Certains rêvent d’une maison, d’une famille, d’un travail, d’un salaire dans la ville où ils ont grandi ; d’autres de voyages, de découvertes, de libertés en Europe et dans le monde ! Ils veulent vivre dans une planète respirable, en paix. Certains veulent des enfants. D’autres non. Ils sont divers, différents mais ils doivent être respectés, entendus, écoutés, qu’ils vivent dans les grandes villes ou à la campagne, qu’ils aient des diplômes ou pas. Qu’attendons-nous pour leur donner envie de vivre, de s’investir, d’aimer et de bâtir leur pays !

Faire le pari de la jeunesse, c’est faire le pari d’une belle République, unie, forte et audacieuse. C’est tout ce dont la France a besoin !

Fabien Roussel Secrétaire national du PCF
 Assan Lakehoul Secrétaire général du MJCF
 

28/01/2026

Le peuple palestinien a toujours autant besoin de notre solidarité

PCF, Palestine

Mobilisons- nous pour les droits nationaux du peuple palestinien, pour la libération des prisonniers politiques, pour une paix juste et réelle !

Alors que Donald Trump et l’impérialisme étatsunien installent leur soi-disant « Bureau de la paix » sur le dos du peuple palestinien, rien n’est réglé pour une paix durable entre Palestiniens et Israéliens.

Avec la complicité de l’administration Trump qui s’acharne à détruire le droit international partout dans le monde, le gouvernement d’extrême-droite israélien n’a jamais respecté le cessez-le-feu. Les bombardements, les pilonnages d’artillerie et les incursions sur le terrain se poursuivent dans l’indifférence générale. Le blocus de Gaza n’est pas levé et l’aide humanitaire n’y parvient qu’au compte-goutte. Plus de 400 morts sont comptabilisés depuis l’entrée en vigueur de la trêve le 10 octobre 2025. Si le gouvernement israélien est responsable de la grande majorité des victimes, le HCDH de l’ONU recense également au moins 80 Palestiniens tués par le Hamas, dont la dictature s’exerce toujours sur la population de Gaza.

Netanyahou continue sa fuite en avant criminelle. 37 ONG sont interdites d’activité, nouvelle étape dans l’étranglement de l’aide internationale d’urgence. Les locaux de l’UNRWA à Jerusalem-Est ont été détruits. En Cisjordanie et à Jerusalem Est les exactions sanglantes de l’armée et des colons israéliens sont plus fortes que jamais. Les partis d’extrême-droite à la Knesset cherchent à restaurer la peine de mort contre les Palestiniens.

Et la communauté internationale, l’Union européenne et le gouvernement français continuent de se taire.

Le Parti Communiste Français réaffirme sa solidarité avec l’OLP, seule organisation légitime du peuple palestinien, avec les communistes palestiniens, avec les communistes et le camp de la paix israéliens. Seul le respect des droits nationaux du peuple palestinien assurera la paix entre les deux peuples !

Le PCF appelle le président de la République à agir afin que la France, qui a reconnu l’Etat de Palestine et participé à la déclaration de New York le 29 juillet 2025, prolonge ces initiatives pour rouvrir un chemin de paix et de justice au Proche-Orient :

- Constitue une coalition d’États volontaires, sous l'égide de l'ONU, pour mettre en commun leurs moyens maritimes pour débloquer Gaza et apporter de l’aide humanitaire d’urgence, en lien avec les organisations humanitaires internationales.

- Porte auprès de l’ONU une résolution pour la protection des locaux et des missions de l’UNRWA et, plus généralement, pour la mise en place d’une force internationale de protection du peuple palestinien.

- Reconnaisse officiellement la mission de Palestine comme ambassade de Palestine en France et ouvre une ambassade de France auprès de l’Autorité palestinienne

- Prenne des sanctions contre les colons et les colonies de Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Toutes les colonies sont illégales !

- Agisse avec tous les États qui, comme elle, ont reconnu l’État de Palestine, pour la suspension de l’accord d’association UE-Israël et des relations commerciales tant que le gouvernement israélien ne respecte pas le droit international.

- Exige la libération des prisonniers politiques palestiniens et en premier lieu de Marwan Barghouti.

- S’oppose résolument aux plans de l’administration Trump qui vise à spolier le peuple palestinien de sa souveraineté sur Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est.

- Agisse pour mettre en place concrètement un Etat de Palestine, aux côtés de l’Etat d’Israël, sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, la fin de l’occupation et de la colonisation, en application du droit international. C'est ainsi que la France doit agir pour la réunification des territoires palestiniens de Gaza, de Jerusalem-Est et de Cisjordanie sous l'autorité unique de l'OLP.

- Fasse appliquer les décisions de la Cour pénale internationale à l’encontre de Benjamin Netanyahou

Le PCF appelle à participer sur ces bases aux mobilisations prévues en France ces prochains jours et à Paris le samedi 31 janvier à 14h Place de la République.

Paris, le 26 janvier 2026

18:24 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pcf, palestine | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

04/01/2026

Le PCF dénonce une agression impérialiste au Venezuela

Venezuela, PCF

Dans la nuit du 2 au 3 janvier, les États-Unis ont revendiqué des frappes militaires contre le Venezuela et affirmé avoir capturé puis exfiltré le président Nicolás Maduro. Une opération que le Parti communiste français condamne fermement, en mettant la France face à ses responsabilités.

Dans un communiqué publié ce samedi, le PCF ne s’embarrasse d’aucune ambiguïté. Il condamne « avec la plus grande fermeté l’offensive militaire menée par les États-Unis contre le Venezuela » et l’arrestation annoncée du chef de l’État vénézuélien, y voyant « une violation flagrante de la souveraineté du Venezuela, du droit international et de la Charte des Nations unies ». Pour les communistes, Washington a franchi toutes les lignes rouges.

Cette offensive n’est pas un coup de tonnerre isolé. Le PCF rappelle qu’elle s’inscrit dans une longue séquence d’ingérences méthodiques : sanctions économiques massives, asphyxie financière, pressions diplomatiques, tentatives de coups de force et reconnaissance de dirigeants autoproclamés. La nouveauté, cette fois, tient à la disparition de tout vernis juridique ou diplomatique. L’impérialisme ne se dissimule plus.

Et le Parti communiste en désigne clairement le moteur. Cette opération révèle « le fond réel de cette politique », écrit-il, à savoir « l’accaparement des immenses ressources pétrolières du Venezuela au profit des intérêts économiques et financiers nord-américains ». Derrière les discours moralisateurs sur la démocratie et la lutte contre le narcotrafic, le PCF pointe une logique vieille comme l’impérialisme lui-même : le contrôle des ressources stratégiques par la force.

Sur le terrain, les premières informations font état de frappes touchant plusieurs zones du pays, y compris des secteurs civils. Le PCF met en garde contre les conséquences humaines d’une telle escalade. « Ce sont toujours les peuples qui paient le prix de ces aventures impérialistes », rappelle le communiqué, évoquant morts civiles et destructions d’infrastructures dans un pays déjà étranglé par des années de sanctions.

Face à cette situation, le PCF réclame « l’arrêt immédiat de toute opération militaire », le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Venezuela, ainsi que « des preuves de vie et la libération immédiate des personnes arrêtées, en premier lieu le Président Maduro, et le respect strict de leurs droits fondamentaux ». Il exige également la levée des sanctions économiques, qualifiées de « forme de guerre contre le peuple vénézuélien ».

Mais le communiqué ne se limite pas à une dénonciation de Washington. Il interpelle frontalement Paris et Bruxelles. Le PCF appelle le gouvernement français et l’Union européenne à rompre avec « toute complaisance ou alignement sur la politique des États-Unis ». La France, insiste-t-il, doit « porter une voix indépendante » et « saisir immédiatement le Conseil de sécurité de l’ONU », plutôt que d’accompagner, par son silence ou ses ambiguïtés, une nouvelle violation du droit international.

Au-delà du Venezuela, les communistes posent une question centrale. Si une grande puissance peut aujourd’hui capturer un chef d’État étranger par la force, quel État peut encore se croire à l’abri demain ? Pour le PCF, la paix, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le multilatéralisme ne relèvent pas du discours incantatoire. Ils constituent une ligne de fracture politique, et un combat.

Source Liberté Actus

 

30/12/2025

Le patronat organise le grand déménagement de notre industrie

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Face aux difficultés du tissu industriel français, symbolisées par la récente liquidation judiciaire de Brandt, le communiste Aymeric Seassau appelle l’État à agir et dénonce le rôle du capital.

Pourquoi appelez-vous à sonner « l’état d’urgence industriel » ?

Aymeric Seassau

Membre du CEN du PCF, responsable à la nouvelle inustrialisation

Cet appel part d’un constat. La France et son appareil productif sont arrivés à un point de non-retour : nous sommes le tout dernier pays d’Europe en part de l’industrie dans le PIB. Peut-on vraiment vivre dans un pays dans lequel 78 % des médicaments, 87 % des vêtements et 92 % des équipements électroniques consommés sont produits à l’étranger ?

D’autant que c’est encore en train de reculer puisque avec la liquidation de Brandt, on perd le dernier producteur de cuisson en France. C’est grave pour la nation tout entière pour notre souveraineté de production, pour la transition écologique, puisqu’en perdant notre industrie, on en vient à importer de l’autre bout du monde ce que l’on pourrait fabriquer ici.

Et c’est grave pour la balance commerciale, l’emploi, et donc la protection de la protection sociale. C’est pour cela que nous lançons un cri d’alerte en appelant à l’état d’urgence industriel. Notre pays ne peut plus laisser cette casse se poursuivre. Il ne s’en remettrait pas.

Que symbolise, selon vous, la récente liquidation de Brandt ?

C’est un cas qui est extrêmement éloquent, mais il y en a d’autres : Mittal, Vencorex… Le premier responsable de cette situation, c’est le patronat, qui organise un grand déménagement industriel depuis plusieurs années. Et qui, comble de l’indécence, s’emploie dans le même temps à capter les politiques publiques en direction des entreprises pour alimenter le capital et reverser des dividendes record.

Disons les choses : en France, nous avons l’un des patronats les moins patriotes du monde puisque nos grands groupes ont 62 % de leurs emplois à l’étranger, contre 38 % en Allemagne et 28 % en Italie. Une situation amplifiée par l’abandon de l’État, symbolisé aujourd’hui par Emmanuel Macron, qui promeut la start-up nation au détriment de la France des usines.

Cette situation crée, dans le pays, un sentiment d’injustice et de colère très fort. Il est urgent d’y apporter des réponses, d’autant que l’extrême droite rôde et surfe sur ce désespoir.

Le PCF a mené une campagne sur le thème de l’industrie ces dernières semaines. Un tour de France a été réalisé pour recueillir doléances et propositions. Que retenez-vous de ce travail de terrain ?

Nous disons une chose : si l’État ne peut pas tout faire, l’État ne peut pas non plus ne rien faire. Il y a des mesures simples qui peuvent être prises dès maintenant. Comme déclarer un moratoire sur les licenciements pour ne plus perdre d’emplois industriels, réformer les tribunaux de commerce pour que les demandes des salariés soient entendues, notamment lorsqu’ils se prononcent en faveur d’une proposition de reprise favorable à l’emploi et à l’écologie.

Mais aussi se doter d’un pôle public bancaire, composé de la Caisse des dépôts, de la BPI (Banque publique d’investissement, NDLR) et de la Banque postale, pour en faire un levier économique nous permettant de nationaliser des groupes stratégiques. Mais aussi travailler sur la formation : il faut savoir qu’il existe beaucoup d’emplois industriels non pourvus en France par manque de compétences.

Cela suffira-t-il à faire vivre cette « nouvelle industrialisation » que vous appelez de vos vœux ?

Lorsque nous disons « nouvelle industrialisation », ça ne veut pas dire revenir à l’état antérieur. Mais en créer une qui répond aux enjeux de notre temps, en particulier la transition écologique. Il faut planifier une nouvelle stratégie industrielle nationale où l’État comme les travailleurs jouent pleinement leur rôle, notamment en sécurisant l’emploi et la formation, en reconstruisant et en défendant des filières industrielles stratégiques, en mobilisant les marchés publics pour favoriser le « produire en France »…

Et cela veut aussi dire relocaliser, conditionner les aides publiques à des objectifs décarbonés, peser sur la concurrence déloyale lorsque des produits interdits de production sur le territoire européen sont importés et mettre en place des barrières pour empêcher les produits nocifs et nuisibles pour le climat sur le continent.

Que répondre à ceux qui vous diront que nationaliser coûte cher ?

Nous proposons un plan de 100 milliards pour nationaliser lorsque c’est nécessaire et ainsi empêcher la casse de notre appareil productif dans nos territoires. On peut penser que c’est une grande somme, mais, en comparaison, nous déboursons aujourd’hui 211 milliards par an en aides aux entreprises, que ce soit des aides directes ou indirectes. Soit le double de ce qui est alloué aux collectivités territoriales. Quel est ce pays qui investit davantage dans le capital que dans la sauvegarde de ses emplois et ses services publics ?

18/12/2025

Contre la xénophobie et l’exploitation, un même combat

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Les personnes migrantes subissent toujours davantage d’attaques contre leurs droits et conditions d’existence, de la part des gouvernements d’Emmanuel Macron comme de l’Union européenne. Les récentes décisions européennes, dont l'ouverture de centres de retour en dehors des frontières de l'UE, vont renforcer les violations des droits humains. La France est quant à elle régulièrement sanctionnée pour non-respect des conventions internationales et du droit d’asile. Ces attaques s'accompagnent, jour après jour, de surenchères xénophobes et racistes de l'extrême droite et de la droite.

Droit d’asile bafoué, conditions d’accueil terriblement dégradées, rejets des titres de séjour en augmentation constante, impossibilité de rendez-vous en préfecture et perte de titre de séjour, refus de la régularisation des travailleurs sans papiers en dépit de leur apport à la richesse nationale, remise en question des APL pour les étudiants étrangers et augmentation de leurs frais d’inscription, OQTF et placements en centres de rétention démultipliés alors que les situations d’un très grand nombre des personnes concernées ne peuvent être traitées : en nombre grandissant des hommes, des femmes et des enfants se retrouvent à présent précarisés, en butte à des dispositifs discriminatoires, contraints de vivre dans une illégalité forcée.

C’est toute une partie des résidents sur notre sol que la loi immigration de 2024, autant que la circulaire Retailleau du 23 janvier de cette année, soumettent à des conditions de vie dramatiques, à une violence systématisée, à une exclusion qui leur interdit de s’intégrer à la collectivité nationale et de travailler dignement.
Tels sont les effets catastrophiques de la dérive d’une droite qui cherche à sortir de sa déshérence en se livrant à des surenchères nauséabondes et dangereuses avec l’extrême droite.

Cette politique, de surcroît sans aucun fondement économique, n’est en aucun cas une réponse aux raisons qui poussent des millions de personnes à s’exiler pour fuir les guerres et les interventions impérialistes, les crises économiques et la misère, les catastrophes climatiques ou des dictatures sanguinaires. Elle entretient un climat xénophobe détestable et favorise la fragmentation du pays alors qu’il faudrait au contraire unir ses forces vives pour les libérer de la domination d’un capital toujours plus prédateur.

C’est la raison pour laquelle le Parti communiste français agit en faveur d’une toute autre politique migratoire, fidèle aux principes de la République, porteuse de solidarité humaine et de coopération entre les peuples à l’échelle de la planète.

Les députés du groupe GDR ont fait le choix d’user de leur droit de tirage pour réclamer une commission d’enquête sur les contrôles des migrations entre la France et le Royaume-Uni où des hommes, femmes et enfants perdent la vie chaque année.

Le PCF propose :

  • Un accueil digne et sécurisé des personnes migrantes en vue de leur pleine intégration, dans le cadre d’une maîtrise démocratique des phénomènes migratoires et d’une mutualisation de ceux-ci à l’échelle de l’Union européenne ;
  • La régularisation des travailleurs et travailleuses, quelle que soit leur origine ;
  • Le respect scrupuleux du droit d’asile et de la convention internationale des droits de l’enfant ;
  • Une lutte déterminée contre toute parole et tout acte xénophobe ou raciste et l'inéligibilité pour leurs auteurs.

Le 18 décembre a été proclamé Journée internationale des migrants par l’Organisation des Nations unies. Cette année encore, elle nous donnera l’occasion de promouvoir la convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles. Le PCF appelle partis progressistes, syndicats et associations à prendre ensemble, sur tout le territoire, les initiatives offrant l’écho maximal à ce rendez-vous mondial essentiel.

Paris, le 11 décembre 2025

Parti communiste français