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02/06/2026

« Empreinte 2050 » : programme du PCF pour la neutralité carbone

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Les rédacteurs du document « Empreinte 2050 », programme du PCF permettant d’atteindre la neutralité carbone d’ici la moitié du siècle, ont fait un bilan de leurs rencontres avec les citoyens, les industriels, les syndicalistes, lundi 1er juin, à Paris.

 

En mai 2023, les plans climat fleurissent de toutes parts, présentant des chemins conduisant la France à la neutralité carbone. « Nous en voulions un qui conteste tous ces plans climat s’inscrivant dans le système capitaliste », a exposé Amar Bellal, responsable de la commission Écologie du PCF lors d’une soirée au siège de la formation, lundi, consacrée aux deux ans du Plan climat « Empreinte 2050 ». Un point d’étape pour tirer le bilan de 105 réunions publiques, d’une cinquantaine d’auditions de syndicats, d’organisations professionnelles, de représentants d’entreprise du secteur de l’énergie, de scientifiques.

« Avec ce programme qui vise à annuler l’empreinte carbone, nous avons, à partir des besoins auxquels on souhaite répondre, déduit une planification des productions et des consommations », expose Michel Doneddu, ingénieur. « Il y aura des secteurs en croissance, d’autres en décroissance », souligne Amar Bellal.

« Empreinte 2050 » prévoit une forte réindustrialisation pour répondre aux besoins nationaux. Puisque 51 % des émissions françaises de gaz à effet de serre (GES) sont importés, la relocalisation pourrait permettre de réduire l’empreinte carbone cumulée de 900 mégatonnes de CO2 d’ici 2050, et créer des centaines de milliers d’emplois.

Deuxième axe fort : l’électrification massive du pays pour limiter le recours aux ressources fossiles. Le développement immédiat des énergies renouvelables et du nucléaire à partir de 2035 (20 EPR seraient programmés d’ici 2050) doit quasiment faire doubler la production électrique entre 2022 et 2050.

Une planification écologique

La planification fixerait des objectifs par secteur d’activité afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Ainsi, l’électrification, l’essor de l’hydrogène et des carburants de synthèse, le déploiement du fret ferroviaire, la baisse du trafic aérien chez les plus aisés, etc., doivent permettre une réduction des émissions de GES de 97 % dans le secteur des transports. L’évolution des pratiques agricoles et le développement des forêts comme puits de carbone doivent réduire de moitié les émissions. Au cœur du plan climat, on trouve un immense travail de modélisation des effets du plan sur les émissions de GES. « Cette expertise crédibilise nos propositions », salue Amar Bellal.

Depuis deux ans, la confrontation avec les acteurs des différents secteurs s’est avérée fructueuse et a fait évoluer « Empreinte 2050 », a relaté Michel Doneddu. Ainsi, alors qu’il est prévu une baisse drastique de la production de biogaz et biocarburants, les acteurs du secteur ont alerté sur le besoin de « réserver une part des biogaz et biocarburants à l’agriculture », même si celle-ci doit être électrifiée, car certaines de ces cultures sont « des coproduits qui servent à l’alimentation animale ».

D’autres rencontres ont servi à présenter la conception communiste des biens communs. Aux interlocuteurs qui jugeaient possible de comptabiliser la capture du carbone des océans, la France administrant le deuxième espace maritime au monde, Michel Doneddu fait valoir que « les océans appartiennent à tout le monde » et que des États sans accès maritime, tels que « la République tchèque ou la Mongolie », seraient lésés.

« Le climat et les Jours heureux »

Ce plan s’articule à la visée communiste, selon ses concepteurs. « C’est une question sociale que de s’occuper d’écologie. Faire du social sans écologie est un leurre. Nous tentons de démontrer qu’il est possible d’avoir et le climat et les « Jours heureux » », insiste Amar Bellal. « Empreinte 2050 » n’a pas opté pour des « changements individuels brutaux » en matière de consommation, et s’articule autour des moyens technologiques actuels.

Cela appelle à des transformations profondes. Les investissements dans la transition climatique se doivent d’être massifs : 186 milliards d’euros par an, soit 7,9 % du PIB. Le plan prévoit une nationalisation des grands groupes énergétiques, une réduction du temps de travail qui permettra d’absorber la baisse d’activité dans certains secteurs, la création d’une Sécurité emploi formation pour favoriser les nécessaires reconversions professionnelles, des droits d’intervention des salariés dans les entreprises.

En phase de mise à jour, « Empreinte » aura prochainement un petit frère. Une équipe planche sur un plan d’adaptation au réchauffement climatique, celui-ci étant déjà une réalité. Un plan, lui aussi « en rupture avec le capitalisme ».

Environnement, PCF

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05/07/2021

CLIMAT : AGIR !

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Fabien Roussel, député du Nord, secrétaire national du PCFF

Le Haut Conseil pour le Climat vient de sortir son rapport annuel visant à évaluer les politiques climatiques de la France et émettre des recommandations. Nous voulons tout d'abord saluer le travail des scientifiques de cet organisme indépendant, véritable juge de paix concernant le respect des objectifs de l'accord de Paris de 2015.

Comme les années précédentes, il est très critique vis-à-vis des politiques gouvernementales, et constate que les objectifs de baisse des émissions de gaz à effet de serre ne sont pas respectés. Ainsi, de 2015 à 2018, la France a émis près de 65 millions de tonnes de CO2 au-delà de ce qu'elle avait prévu dans sa première stratégie nationale bas carbone (SNCB1). Plus grave, ces émissions en excès, doivent être compensées par des efforts accrus reportés pour les autres périodes de références (de 2019 à 2023 et de 2023 à 2027). Ainsi, à partir de 2021, les émissions devront baisser à un rythme environ 3 fois supérieurs que la période précédente (une baisse de - 3% /an contre - 1,1% constaté pour la période 2015-2018) : la marche est donc très haute !

Le gouvernant est maintenant au pied du mur et  doit cesser cette procrastination consistant à renoncer systématiquement aux efforts, pour mieux les reporter aux décennies futures, s'ajoutant ainsi aux efforts déjà programmé : c'est un cercle vicieux. Au contraire, il doit prendre ses responsabilités et engager dès maintenant les transformations structurelles profondes pour dé-carbonner les secteurs clés du bâtiment et des transports, qui progressent très peu, au lieu de capituler face aux profits à courts termes et aux habitudes bien établies et confortables des entreprises.

Aussi, comme le pointe le rapport, l'objectif de neutralité carbone d'ici 2050, bien qu'ambitieux ne se limite qu'aux émissions territoriales et ne tient pas compte de l'empreinte carbone qui reflète vraiment les émissions totales de la France (incluant le différentiel de carbone contenu dans les produits et service importés, ainsi que les émissions du transport maritime et aérien international).

50% de notre empreinte carbone provient de biens importés. Si nos émissions de gaz à effet de serre ont bien diminué entre 1995 et 2019 ( -25% ), les émissions issues de biens importés ont considérablement augmentés ( + 72% ).

Le PCF vise l'objectif ambitieux d'une empreinte carbone nulle d'ici 2050, et rejoint ainsi les recommandations du rapport d'accorder plus d'importance à cet indicateur.

Dans les mois qui viennent, le Parti communiste veillera à ce que les préconisations de ce rapport soient vraiment entendues et appliquées, en particulier son appel à des transformations profondes de tous les secteurs de l'économie par un investissement public ambitieux. Le PCF propose d'ailleurs pour réussir une telle transformation, une réorientation des financements des entreprises par les banques sur des critères favorisant les mesures efficaces pour le climat.

C'est avec cet ambition que nous pourrons espérer limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré d'ici 2100.

 

22/11/2016

Climat : l'urgence de l'intervention des peuples

environnement.jpgLa ministre française de l'Environnement a tenté de nous rassurer lors de son discours en conclusion des travaux de la COP22. Mais elle n'est pas parvenue à nous convaincre. En effet, le défi du réchauffement climatique reste d'une brûlante actualité.

2016 devrait battre un nouveau record de température alors que l'objectif est de limiter le réchauffement à 2°C voire 1,5°C. Nous assistons au retour des climato-sceptiques Trump aux USA, mais aussi en France, sous la pression des lobbies du pétrole, du gaz et du charbon, alors que la communauté scientifique multiplie ses alertes sur les conséquences perceptibles des dérèglements climatiques.

Les pays riches et industrialisés traînent les pieds à traduire en actes leur promesse de verser 100 milliards de dollars au Fond vert dédié aux pays en développement. Enfin les chefs d’État se défaussent sur le marché qu'ils présentent comme la solution. Ainsi, les multinationales à Marrakech ont lancé un vibrant appel pour qu'on leur laisse le terrain libre afin de pouvoir réaliser leurs juteux profits dans le cadre de la croissance verte libérale.

En vérité, le bilan de la COP 22 qui vient de se conclure est très maigre. C'est la conséquence du caractère non contraignant de l'Accord de Paris. Plus que jamais l'intervention des peuples et de la société civile est nécessaire pour l'émergence d'un nouveau mode de développement, de production et de consommation.

Le PCF avance des propositions : un plan de relance de filières industrielles stratégiques préservant l'environnement en lien avec le développement services publics ; le transfert du transport des marchandises vers le fret ferré ; la rénovation thermique de 500 000 logements par an ; relocaliser et produire localement ; augmenter la part des énergies renouvelables dans notre mix énergétique 100 % public; développer les transports en commun et renforcer la tarification sociale jusqu'à la gratuité en milieu urbain….

Les communistes sont disponibles pour avancer avec d'autres dans la voie d'un autre monde qui préserve l'humanité et la planète.

Parti communiste français,
Paris, le 21 novembre 2016

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21/12/2014

Compromis de Lima : maintenant c’est aux peuples d’agir !

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Le compromis trouvé à Lima, entre les 195 représentants des Etats membres de l’Onu, avec plus de trente heures de retard, est loin d’être à la hauteur de l’urgence.Rappelons que l’objectif de l’accord doit permettre de limiter à 2°C le réchauffement de la planète d’ici 2100.

L’accord formalise une méthode de travail pour la définition des contributions nationales que devront remettre les Etats d’ici mars 2015 (année de référence, période d'engagement, plan d'action, secteurs concernés, méthodologie retenue).

L’ensemble des engagements doit permettre une baisse globale des émissions de Gaz à Effet de Serre de 40 à 70% d'ici à 2050 ; mais c’est seulement en novembre, soit à l’ouverture de la COP21 (Paris Climat 2015), que l’Onu présentera une synthèse dans le but de vérifier qu’elles permettront de tenir l’objectif de 2°C. C’est bien tard pour parvenir à un bon accord à Paris.Les points de difficultés et de blocages majeurs concernent encore et toujours les mêmes questions essentielles :

- Refus des deux pays les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre ( USA et Chine) de s'engager à assumer une réduction de leurs émissions de 40 à 70 % d'ici 2050, à la hauteur de leurs responsabilités, notamment les USA qui ne s'engagent qu'à une faible réduction par rapport à leur engagement initial, non tenu, au titre du protocole de KYOTO.

- Les pays en développement et les pays les plus vulnérables veulent avoir les moyens financiers de parer les conséquences actuelles et à venir du réchauffement climatique tout en poursuivant leur projet de développement. Or les pays riches responsables historiques du haut niveau de pollution planétaire, notamment ceux du G20, continuent de s’enfermer dans leurs égoïsmes locaux. Alors que les pays capitalistes ont su trouver, lors de la crise de 2008, des centaines de milliards de dollars pour renflouer leurs banques ; l’amorce du Fonds Vert pour l’adaptation est, à ce jour, seulement doté de 10 milliards de dollars pour le climat. Rappelons que la promesse de Copenhague était de 100 milliards par an d’ici 2020. Ce faible engagement nourrit beaucoup de défiance. Sans oublier les pressions des grandes multinationales qui pèsent sur les négociations dans le but de préserver leurs profits. Marché et concurrence libérale s'opposent au développement humain durable.

Or pour les communistes, un accord global est possible à Paris en 2015 à condition de dégager une vision solidaire du développement humain durable à l’échelle du monde sur la base de décisions qui doivent être contraignantes pour les États mais différenciées et fondées sur des principes de solidarité et d'équité.Si Laurent Fabius fait bonne figure, le Vice-Président du GIEC, le français Jean Jouzel, exprime lui son scepticisme sur la faiblesse de l’accord de Lima.

envir1.jpgPlus que jamais l’intervention des peuples est donc urgente et nécessaire afin de pousser les Etats à conclure un accord positif à Paris. C’est le sens de la campagne internationale, politique et citoyenne, dont le PCF a pris l’initiative avec 30 formations progressistes de toute la planète. Lors de son Conseil National du 12 décembre cette démarche solidaire a été confirmée. Cette campagne sera lancée dès janvier.

10:31 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : environnement, pcf, lima | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

26/10/2014

Europe : la lutte contre le réchauffement climatique ne peut plus attendre !

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Conseil de l’Europe : cadre d’action en matière de climat et d’énergie

L’Europe vient d'adopter un objectif de baisse de 40% de ses émissions de CO2 d'ici 2030, par rapport au niveau de 1990.L' objectif affiché est de diminuer de 80% les émissions de CO2 d'ici à 2050, afin d'anticiper et faciliter un possible accord international lors de la prochaine conférence de Paris Climat 2015. Il prévoit également de porter à 27% la part d'énergie renouvelable dans le mix énergétique, ainsi que 27% d'économie d'énergie.

Les objectifs semblent ambitieux. Pourtant, malgré le fiasco du marché carbone et sa réelle inefficacité - reconnus par les ministres européens eux-mêmes -, il est de nouveau largement fait appel aux ventes de quotas CO2 pour financer la modernisation des installations industrielles fortement émettrices de gaz à effet de serre.

envir.jpgD’autre part, le calendrier, et le rythme de baisse des émissions de CO2, repoussent l'essentiel des efforts pour la période 2030-2050.C'est irresponsable, car c'est surtout le volume final de CO2 effectivement émit d'ici 2050 qui va déterminer l'ampleur du réchauffement climatique et non le niveau d'émission annuel à l'arrivée en 2050. Il y a donc urgence à agir vite, en programmant dès maintenant un rythme de baisses d’émissions de CO2 plus important. Il faut donc cesser ce jeu qui consiste à repousser indéfiniment les difficultés aux décennies suivantes.

L'accord prévoit également de coûteuses interconnections énergétiques surdimensionnées entre les pays membres, constituant de véritables autoroutes pour transporter et vendre du gaz et de l’électricité, à travers toute l'Europe. On fait ici de nouveau confiance au marché, présentée comme la solution miracle aux problèmes d’approvisionnements et moyen d'inciter au développement des énergies renouvelables.

Plus que jamais, l'énergie ne doit pas devenir une marchandise comme les autres, se vendant au plus offrant, d'un bout de l'Europe à l'autre, au gré du prix de l’action cotée en bourse et sujet à toutes les spéculations. La lutte contre le réchauffement exige que l’énergie soit considérée comme un bien commun. Le PCF et ses eurodéputés membres du groupe de la GUE (Gauche Unitaire Européenne) proposent de rompre avec les politiques d'austérité et de financer par l'endettement « sain » auprès de la BCE les grands programmes visant une société bas carbone à l'échelle de l'Europe. D'autre part, le marché et le recours exclusif au secteur privé, avec les logiques de profit à court terme, ne sont pas à la hauteur des enjeux qui nécessiteront des temps longs et d'importants investissements publics. Le service public est donc incontournable, à l'opposé des politiques de dérégulation et de privatisation réaffirmées dans cet accord.

Marché et austérité sont incompatibles avec la lutte contre le réchauffement climatique.

Communiqué du PCF (Climat-Energie-Europe)

Paris le 24 octobre 2014

13/10/2014

La conscience de l’urgence climatique

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La Marche pour le climat s’est déroulée dans 158 pays à l’initiative du réseau Avaaz, pour alerter les opinions et les décideurs sur l’urgence climatique et sur la nécessité de mesures nouvelles pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

On ne s’en rend pas compte chaque jour, mais l’heure est grave. Les chercheurs du Giec (*) prévoient que d’ici à 2100 les températures moyennes augmenteront de 2,7 à 7,8 degrés, selon les endroits. 2100, ce n’est pas dans si longtemps, c’est une époque que les enfants qui naissent en ce moment connaîtront. Et en attendant 2100, les conséquences du dérèglement climatique se font déjà sentir : fonte de la banquise, qui entraîne une hausse du niveau des mers (de 1 à 7 mètres en 2100, selon les régions du globe), qui entraîne elle-même des inondations qui peuvent provoquer jusqu’à la disparition de certains territoires, que les habitants sont alors contraints de quitter.

Ces migrations suscitent souvent des conflits, même des guerres. Cette réalité est connue de longue date. Et pourtant, on n’agit pas en conséquence. Sans doute que, pour beaucoup de gens, cette question paraît lointaine, parce que les catastrophes se produisent aujourd’hui « ailleurs », essentiellement dans des pays qui semblent maudits, victimes déjà de multiples fléaux : pauvreté, épidémies, violences…

On n’est certes pas indifférent aux victimes de la sécheresse en Afrique, à celles des tsunamis en Asie, mais c’est loin de nous, on n’y pense pas tout le temps et on a un peu l’impression que c’est inévitable, qu’on n’y peut rien – comme le nom de « catastrophe » le laisse penser. Comme si cela n’avait rien à voir avec des choix politiques, avec nos modes de vie et de consommation.

Nombreux sont encore parmi nous optimistes, à penser que les innovations technologiques nous permettront de trouver des solutions. Mais cette croyance est sans doute pour beaucoup dans le retard de notre prise de conscience de l’urgence climatique.

C’est que nous ne nous rendons pas vraiment compte, notamment dans nos pays riches, que la généralisation de notre modèle de développement est incompatible avec les ressources de la planète. Nous ne sommes pas posés à côté de la nature, d’une nature que nous pourrions maîtriser grâce à la technologie, selon notre bon vouloir. Nous faisons partie de la nature. Et mettre en danger la planète, c’est mettre notre propre vie en danger. Cette marche rappelait l’urgence. Elle rappelait aussi qu’une mobilisation citoyenne doit et peut changer la donne.

(*) Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

 
climat,urgence,environnement,barbara romagnanL'Humanité - la chronique de Barbara Romagnan

- See more at: http://www.humanite.fr/la-conscience-de-lurgence-climatiq...

20/07/2014

Non, M. Fabius, on ne peut pas faire confiance aux fonds spéculatifs pour sauver le climat.

gouFabius.jpgAprès que Michel Sapin a déclaré son affection pour son « amie la bonne finance », Laurent Fabius, Ministre des Affaires Étrangères, en charge de l’organisation de la conférence internationale Paris Climat 2015, a lancé un appel à la mobilisation des Fonds souverains et de pension internationaux en faveur des énergies  vertes lors des rencontres économiques d’Aix en Provence.

La démarche est de prime abord positive tant est grande l'urgence d'une mobilisation de toute la société – y compris donc le secteur économique- pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).  Mais l'heure est à une plus grande ambition avec un accord global entre les États car l'essentiel ne saurait être dans l'action de la finance.

Car on sait  par expérience que  « l’intérêt réel » souligné par M. Fabius de ces fonds réside en priorité, voire uniquement, dans  l’objectif de faire de l’argent avec de l’argent au détriment de l’économie réelle.  Ces fonds spéculatifs n'ont jusqu'ici investi dans les énergies renouvelables que pour profiter au maximum sur le dos des citoyens /consommateurs, à travers la taxe CSPE payée par tous les usagers, de l'électricité (à l'exception notable des gros consommateurs).

poleol.jpgA l'inverse, loin de se contenter de garantir la profitabilité aux spéculateurs, l’État doit jouer son rôle de stratège donnant force et cohérence à la réduction des émissions de GES. Cela passe par une action vigoureuse d'aides à l'isolation des logements, de développement des transports propres (notamment collectifs) de développement d'une économie circulaire et de proximité, avec de nouvelles filières industrielles plus propres, avec une relance de la formation des travailleurs et de la recherche, bref cela passe par le refus de cet enfermement dans les politiques d'austérité .... Et les moyens de lancer de tels programmes existent notamment en taxant les profits financiers, ou menant une active campagne multilatérale de réduction des dépenses d’armements nucléaires...

Les moyens d'une politique ambitieuse de transition énergétique existent et la France peut jouer un rôle moteur en ce sens lors de la rencontre de Paris Climat 2015. Les communistes agissent pour que la France soit à la hauteur de cette ambition et de ce rendez vous.

PARTI COMMUNISTE FRANCAIS

14:49 Publié dans ACTUALITES, Economie, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : environnement, fabius, pcf | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!