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04/11/2009

LE MUR DE BERLIN / PAS DE NAIVETE

mur de Berlin.jpgLe 20éme anniversaire de la chute du mur de Berlin ne doit pas nous faire oublier les victimes innocentes du calcul froid et cynique des puissances occidentales.

Dans le cadre de ses articles sur la chute du mur de Berlin le quotidien régional La Montagne du 24 oct a publié un entretien avec Roland Dumas Ministre des affaires étrangères de l’époque qui relate un entretien avec Mikhaïl Gorbatchev et qui en dit long sur les réelles intentions de l’occident vis à vis de la RDA,de l’URSS et de tous les pays socialistes. Je cite : "Nous avons été seuls pendant 30 minutes. Il avait les larmes aux yeux. Il disait : "je fais tout ce qu’on m’a demandé, j’ai rétabli les libertés,j’ai libéralisé l’économie, mais personne ne veut m’aider. Les anglais et les américains étaient contre toute aide financière à Gorbatchev. J’ai entendu le premier ministre britannique déclarer : "Il ne faut pas tout lui donner. Il faut en garder pour ceux qui vont lui succéder."

Certes on ne peut que se réjouir de la chute du mur qui a permis de réunifier le peuple allemand mais ne soyons pas naïfs en tant que communistes sur les intentions des puissances occidentales vis à vis de l’URSS,de la RDA et des autres pays socialistes. Ce n’était ni la liberté,ni la démocratie, ni le bonheur des peuples qui les guidait mais la volonté délibérée d’éliminer tout ce qui pouvait, même avec les très gros défauts de ces pays, apparaître comme un obstacle à la domination capitaliste et impérialiste. Surtout si on leur avait donné les moyens de se réformer, ce qui aurait donné une autre image du communisme. Ils ont applaudi à l’éclatement de l’URSS reléguant la Russie au rang de pays de seconde zone, fermant les yeux sur les mafias qui ont prospéré après1989 et sur le pillage organisé de ce pays-continent,versant des larmes de crocodiles sur le peuple tchétchène, attisant le conflit géorgien et s’élevant aujourd’hui contre les dirigeants russes Poutine et Medvedev que l’on peut critiquer mais qui aux yeux des russes eux mêmes leur ont redonné la dignité qui sied à un grand pays dont ils avaient été privée par Eltsine.

Même scénario pour l’ex-Yougoslavie. Alors que l’Union européenne avait les moyens économiques et politiques de contraindre les dirigeants des différentes républiques de la Yougoslavie, notemment croate et serbe, à s’entendre et à rester unies dans une même entité elle a préféré, tout en connaissant les fortes tendances nationalistes régnant là bas, laisser faire l’éclatement de la Yougoslavie. Quand l’Allemagne, suivie par la France,reconnait la Slovénie chacun savait que les Croates et les Serbes allaient déclarer automatiquement leur indépendance. La suite on la connait en Bosnie-Herzègovine,au Kosovo et ailleurs:des dizaines de milliers de morts,des peuples meurtris et les Balkans à nouveau déchiré par la haine et le nationalisme. Mais là aussi il fallait éradiquer tout ce qui de prés ou de loin avait un rapport avec le communisme et le socialisme. Pourtant d’autres options étaient possible qui auraient évité du sang et des larmes. Mais comme le disait César : "Malheur aux vaincus".

La célébration du 20éme anniversaire de la chute du mur ne doit pas nous faire oublier ces victimes innocentes du calcul froid et cynique des puissances occidentales.Il suffit de se promener aujourd’hui dans Sarajevo, ville que j’ai découverte en 1969 qui était la ville de la tolérance,la ville aux 6 religions cohabitantes et qui au début des années 90 est devenue la ville martyr aux 4 années de siège dont les stigmates de la guerre sont encore présents ( tombes dans les jardins publics,immeubles encore criblés d’impact de balles) pour comprendre que la chute du mur c’est aussi celà. Que derrière les larmes de joie il y a aussi des larmes de douleur.Et qu’en ce 20 ème anniversaire,les unes,bien compréhensibles, ne doivent pas effacer les autres.

C’est aussi celà le devoir de mémoire !

Jean claude Mairal

14:41 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le mur de berlin, russie, etats unis | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

15/10/2009

A propos de "l'affaire Polanski"

viol1.jpgQuelle place pour les femmes dans notre société : si l’on revenait au fond à propos de cette affaire.
par Gaëlle Abily, Élisabeth Ackerman, Martine Billard, Marie-George Buffet, Laurence Cohen, Michelle Demessine, Brigitte Dionnet, Colette Mo, Christine Mendelsohn, Suzy Rojtman, Maya Surduts.

Voilà maintenant deux semaines que l’actualité est gangrenée par des vagues successives de déclarations pour défendre tel artiste, tel ministre ou pour le pourfendre, voire pour le descendre. Mais tout cela s’opère avec un goût amer d’instrumentalisation politique faisant peu de cas du fond des sujets traités.

Aussi, nous voulons lancer une alerte aux hommes et femmes de gauche. Pour qu’ils et elles réagissent face aux risques que fait courir au droit des femmes la pression idéologique exercée sur l’opinion depuis l’arrestation en Suisse de Monsieur Polanski. Voilà maintenant près de quarante ans, le mouvement des femmes a dû engager une longue marche pour que le viol soit reconnu comme un crime, par le vote, seulement en 1980, d’une loi lui donnant enfin une définition permettant ainsi de le juger comme tel. Et que n’a-t-on entendu pour en arriver là.

Tous les poncifs expliquant que le désir sexuel des hommes était tellement irrépressible que l’on pouvait comprendre qu’ils aient des pulsions de viol. Et que, par conséquent, il relevait de la norme pour une femme de ne pas se montrer trop désirable si elle ne voulait pas subir de tels actes. Pendant combien d’années a-t-il fallu lutter pour que les violences contre les femmes sortent du « sacro-saint » domaine privé pour devenir un sujet « politique », en l’occurrence un fléau que la société se devait de combattre. Combien d’années à travailler pour déculpabiliser les victimes, pour les aider à se reconstruire et porter la responsabilité sur les vrais coupables ? Cette souffrance, cette sidération sur le moment et cette blessure ne peuvent aujourd’hui subir de nouveau une banalisation criminelle.

Tout retour en arrière de ce point de vue serait un coup porté à la cause des femmes, à l’avancée progressiste de notre société. Et que l’on cesse d’accuser les féministes de victimiser les femmes, alors que ce sont elles qui aident les victimes à lutter, à se reconstruire et à refaire des projets d’avenir. La parole libère, le silence que l’on voudrait de nouveau nous imposer, tue à petit feu. Alors oui, il faut continuer à dire aujourd’hui : quand une femme dit non, c’est non ; continuer à dire : le viol est un crime et exiger la justice pour les victimes. Un point c’est tout.

Dix, vingt, trente, voire quarante ans après un viol, si rien n’est fait, la victime reste la personne violée qui a besoin pour se reconstruire de voir le coupable nommé et jugé. Il ne s’agit ni de morale ni de liberté dans un tel acte. Et le populisme est du côté de ceux qui viseraient à vouloir l’excuser. On ne peut pas d’un côté capter les oreilles « médiatiques » contre les récidives en matière de crime sexuel et refuser de soumettre au Parlement la loi-cadre contre les violences faites aux femmes déposée par le groupe GDR à l’Assemblée nationale et CRC au Sénat et élaborée par les associations féministes regroupées au sein du Collectif national des droits de femmes.

On ne peut pas parler de liberté sexuelle sans condamner le viol et la prostitution. Le cauchemar idéologique en cours nous pousse à nous réveiller bien vite sous peine de ne plus pouvoir le faire après, pour vivre l’amour et la sexualité en toute liberté. Aussi, à quelques jours du 17 octobre, nous ne pouvons que dire à toutes celles et tous ceux qui veulent conquérir de nouveaux droits pour les femmes, qui veulent que l’égalité avance et qui sont farouchement opposés à tout recul dans les mentalités et dans la réalité : venez manifester samedi y compris pour dire votre refus de céder aux pressions idéologiques réactionnaires et machistes. La violence sexuelle doit être nommée comme telle et ceux qui l’exercent combattus. Ne laissons pas, sous couvert de banalisation ou de faux débat, s’organiser le retour en arrière pour les femmes.

 Malheureusement, nous voyons encore que rien n’est jamais acquis définitivement. Mais nous savons aussi que du refus de la régression peuvent naître de nouvelles avancées pour les êtres humains. C’est ce que nous souhaitons et ce pourquoi nous voulons continuer de lutter.

LIRE EGALEMENT NOTRE DOSSIER SUR LE VIOL

10:24 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : viol, polanski, marie-george buffet, laurenc cohen | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

27/09/2009

Nationaliser, voire plus …

jpg_dessin525_titom_pertes_et_benefices.jpgLa gauche a accédé au pouvoir en 1981 avec un slogan majeur « Là ou est la propriété, là est le pouvoir ».

Sur la base de quoi, le secteur bancaire et plusieurs grands groupes industriels ont été nationalisés en février 1982. Ces nationalisations ont permis de sauver de la faillite plusieurs entreprises (dans la sidérurgie notamment), pourtant elles ont échoué à donner aux travailleurs la maîtrise de leur outil de travail et n’ont pas été l’instrument des changements démocratiques espérés.

Il convient de s’interroger sur les raisons de cet échec. Parmi celles-ci, on peut évoquer le fait que les lois de démocratisation du secteur public et les lois Auroux sur les nouveaux droits des travailleurs sont intervenues bien tard, sans liaison avec le transfert de propriété. On peut aussi considérer que celui-ci est insuffisant à lui seul à réaliser une véritable appropriation sociale, sans considérer comme certains le font aujourd’hui que puisque ce n’était pas suffisant ce n’est plus nécessaire !

Le grand patronat et le gouvernement s’intéressent, eux, à la propriété du capital, car ils savent que celui-ci fonde leur puissance ; il suffit pour s’en convaincre de lire les quotidiens.

Dès lors, comment considérer que l’on pourrait mettre en œuvre une politique de réel changement progressiste sans s’attaquer au fondement de cette domination, sans réaliser une véritable appropriation sociale, basée sur une large propriété publique complétée de mesures coercitives en matière d’emploi, de salaires, de formation, d’investissement, de recherche-développement, de coopération, d’un véritable statut du travail salarié ? On évoque timidement la mise sous tutelle d’entreprises fautives, on revendique la présence des représentants de l’État dans les banques et entreprises bénéficiaires de fonds publics.

Ce serait la moindre des choses, mais c’est tout à fait insuffisant. Il faut commencer par nationaliser dans les conditions d’une effective appropriation sociale telle que précédemment définie. Un travail collectif considérable est indispensable pour définir avec précision quelles banques et entreprises doivent être nationalisées dans les secteurs de l’eau, de l’énergie, des ressources du sol et du sous sol, des industries stratégiques, des services.

Dans le passé, les plus grandes réalisations industrielles, les meilleures stratégies de gestion ont été le fait des entreprises publiques : EDF, GDF, la SNCF, l’industrie aéronautique et spatiale, le CEA, le CNRS, etc. La France fait référence en matière se services publics parce que dès la fin du XIX° siècle s’est développée une école de pensée qui en a théorisé la notion. Nous disposons d’une administration et d’un système de protection sociale dont l’efficacité est reconnue dans le monde entier.

Chacun s’est plu à souligner que, face à la crise, les services publics, établis sur un large secteur public (en dépit des privatisations réalisées de droite comme de gauche), avaient joué un fort rôle d’ « amortisseur social ». L’objection selon laquelle la mondialisation nous interdirait désormais tout élargissement de la propriété publique ne tient pas, car la nécessité de l’appropriation sociale est aujourd’hui tout aussi impérative au niveau mondial et, par voie de conséquence, européen.

La protection de l’écosystème mondial, l’approvisionnement en eau de tous les humains, le partage égal des richesses terrestres, les nécessités de la coopération internationale dans l’industrie et les services poseront avec toujours plus de force la nécessité de services publics dans ces domaines, entraînant nécessairement l’appropriation collective des biens publics correspondants.

C’est dans ce sens qu’il faut aller, car c’est le sens de la modernité.

Le blog d’A. Le Pors

17:20 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nationalisation, anicet le pors | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

05/09/2009

FRANCE TELEVISION N’AIME PAS LE PCF

 

telemanip.jpgC’était une impression, un sentiment, cela devient aujourd’hui une certitude, France Télévision, chaînes du service public, n’aime pas le Parti communiste français, ses militants, ses élus. Nous savions déjà que toutes chaînes confondus, 70 à 80 % du temps de parole est accordé à Sarkozy, au gouvernement, à l’UMP, mais dans les 20 à 20 % du temps restant, dans le camp de la gauche le scandale est aussi flagrant.

Le CSA vient de donner le temps de parole accordé le premier trimestre à chaque Parti politique, le décompte cumulé est le suivant pour les partis de gauche sur France Télévision (la 2, la 3 et la 5) :

NPA de Besancenot : 2 heures, 36minutes et 18 secondes,

Verts : 1 heure, 9 minutes et 22 secondes,

LO : 45 minutes et 42 secondes

PCF : 53 minutes et 28 secondes,

PS : 23 heures, 59 minutes et 56 secondes.

 

Ces chiffres sont encore plus flagrants lorsque le décompte est établi par chaîne.

Sur France 2, la principale chaîne du service public le PS a droit à 5 heures 5 minutes et 15 secondes, contre 4 minutes et 31 secondes pour le PCF, soit 60 fois moins de temps de passage.

Le PCF est d’ailleurs systématiquement minimisé. Ainsi son temps de parole est 5 fois moins important que celui accordé au NPA(22mn 28s), 4 fois moins que celui accordé aux Verts(18mn53s), 10 fois moins que celui donné à Lutte Ouvrière(44mn42s). Cela devient ainsi caricatural et ubuesque.

 

Rien ne peut justifier un tel écart, ni les résultats électoraux qui au pire cas (les présidentielles) sont de 1 à 10, ni le nombre de parlementaires qui sont du même ordre par rapport au PS.

 

Le temps également accordé au NPA est surprenant et se situe avec un différentiel de 1 à 3 en faveur du NPA toutes chaînes confondues, en rappelant que ce parti n’a aucun élu ni au sénat, ni à l’assemblée nationale, ni au parlement européen.

 

Le temps globalement accordé aux Verts est  proche de celui du PCF, mais parions qu’il va vite évoluer très positivement en faveur des Verts dans les jours à venir après le rapprochement annoncé entre Sarkozy et ses dirigeants en particulier à propos du nouveau impôt vert (dit taxe carbone).

Seule France 3 essaie d’équilibrer le temps de passage de chaque sensibilité politique.

Mais la nomination de la très Sarkoziste Arlette Chabot à la coordination de l’information sur la totalité des chaînes de France Télévision va probablement mettre bon ordre à tout cela.

 

Le droit à une information libre et le droit au respect restent à conquérir dans notre pays,.

Rappelons que toutes les critiques émises auprès des médiateurs de France 2 ou France 5 sur cette inégalité de traitement de la part des militants et élus communistes sont quasi systématiquement classées sans suite, et jetées immédiatement dans les poubelles sans aucune réponse (l’auteur de cet article peut largement le prouve) et ceci avec un profond mépris.

 

Le plus déconcertant est que le PCF, et ses élus qui sont les plus ardents défenseurs du service public sont ceux qui sont les plus méprisés par ce service public et le quarteron de journalistes qui contrôle l’information des chaînes publiques.

La bataille des idées est terrible pour ceux qui ne pensent pas « bien », la censure est rude mais l’espoir et la volonté pour changer cette société de plus en plus inégale sont encore plus forts.

 

Diego Diaz

19:33 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : télévision, france télévision, pcf, npa, ps, verts, lo | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

02/11/2008

DEPART A LA RETRAITE A 55 ANS OU 70 ANS ?

manifmond5.jpgPlusieurs pays viennent simultanément d’annoncer le recul du droit à la retraite à 67, 68, voire 69 ans.

En France dans un excès de zèle, les députés UMP qui veulent que notre pays soit à « la une » du livre des records proposent le départ à 70 ans.

Nous sommes proches des 72 ans annoncés par les organisations patronales comme seuil de départ, non d’ailleurs pour des raisons économiques, mais  pour des raisons physiques.

 

C’est celui où en moyenne, les limites d’une personne ne permettraient plus un « investissement satisfaisant pour les entrepreneurs ».

 « Etre vieux, c’est casser sa machine, c’est une bête estropiée » disait déjà le chansonnier Montelus au début du siècle.

 

Alors que partout monte la volonté d’un départ à 55 ans pour les salariés dont le travail est pénible (1), et à 60 ans pour tous les autres, dans des conditions financières dignes,  pour partager le travail avec les plus jeunes aujourd’hui « pointant » de plus en plus nombreux  au chômage, où employés dans la précarité et souvent la misère, et également profiter pleinement de la dernière partie de sa vie, M. Sarkozy et ses amis sont décidés à imposer un recul de civilisation sans précédent dans le mouvement de notre histoire,  et d’une certaine manière d’engager une guerre des générations dont personne aujourd’hui ne semble mesurer les conséquences.

 

(1)   – A méditer le sondage réalisé par le site web E-Mosaïque auprès de 188 internautes : 79,26 % se déclarent pour un départ à la retraite pour les ouvriers du BTP à 55 ans, 14,89 % seulement contre, et 5,85 % ne se prononcent pas.

 

Diaz Diego, Maire adjoint, délégué aux Seniors, Evry

 

Photo exclusive E-Mosaïque

11:06 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : retraites, 55 ans, pénible, 70 ans | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

28/10/2008

Point de vue sur le RSA - Etude de cas

RSA ETUDE DE CAS

rsa1.jpgPAUL RMIste, trouve un emploi CDD 1 AN, à 3/4 TEMPS AVANT le RSA : SALAIRE 771€ + CUMUL RMI COMPLET PENDANT 3 MOIS (400€X3) + CUMUL PARTIEL PENDANT 9 MOIS forfait (150€X9) + PRIME DE RETOUR A L’emploi 1000€ (versée env debut 5eme mois) + PPE (prime pour emploi) 771€x12 declaré = prime annuel : 712€ TOTAL : 771x12 + 400x3 + 150x9 + 1000 + 712 = 12802€ soit moyenne mensuelle : 1066,83€ AU RSA :

SALAIRE 771€ + RSA 101€ - FORFAIT LOGEMENT 53,75 = 818,25€

PERTE DE LA PRIME DE RETOUR A L EMPLOI PERTE DE LA PPE (en fait, la PPE passe dans le complement RSA)

RESULTAT : PERTE DE : 248,58€ mensuel 2982,96€ an

A NOTER AUSSI QUE PAUL VA PERDRE en reprenant cet emploi :
- grand minimum 100€ d’alloc logement
- droit à la CMU complémentaire (dépassement plafond)
- exonération de la taxe d’habitation
- tarif social énergie et téléphone

- soit si on compte bien, une perte supplémentaire encore d’environs 200€ d’avantages, par rapport au RMI, à oter encore de ces 818,25€ annoncés ... soit reste équivalent de 618,25€

- soit 218,25€ de mieux par mois qu’au RMI (7,04€ par jour) il suffit que Paul travaille à 20kms de son domicile, et qu’il lui faille une voiture, soit 40 kms/jour, à 0,35€ du kilometre sur 21 jours de boulot = 40x21x0,35= 294€ de frais de deplacement

- 218,25 - 294 = MOINS 75,75€ (là Paul est + fauché qu’au RMI)

- conclusion Paul travaillera pour etre quasi aussi pauvre voir + PAUVRE qu’AU RMI ...

Voir la vidéo du ce sujet : http://www.dailymotion.com/video/x6xa1v_rsa-mensonges_news

 

10:41 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rsa, primes pour l'emploi, sarkozy, étude de cas | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

20/09/2008

Jusqu’à quand ?

 Mordillat2.jpgPar Gérard Mordillat, écrivain

Antonin Artaud disait à Jacques Prevel, le jeune poète qui l’accompagna durant les derniers mois de sa vie, « vous n’êtes pas assez révolté, Monsieur Prevel ! ». Chaque jour cette injonction résonne en moi un peu plus fort. Je ne suis pas assez révolté, nous ne sommes pas assez révoltés !

Les raisons de le faire seraient pourtant interminables : remise en cause des régimes spéciaux de retraite, particulièrement ceux des agents de la SNCF (sans que soient touchés ceux des députés, sénateurs, ministres, et autres hauts fonctionnaires), démantèlement du Code du travail sur fond d’étranglement des prud’hommes et d’éradication des 35 heures, baisse générale des salaires sauf pour les plus hauts toujours plus hauts, multiplication des taxes et impôts indirects mais « bouclier fiscal » pour les grandes fortunes, déni démocratique absolu par la ratification du « traité de Lisbonne » alors que son jumeau avait été majoritairement refusé par référendum, équarrissage salarial chez Renault et tant d’autres entreprises au nom de la seule logique financière, ruine programmée de l’industrie aéronautique française avec disparition à terme de l’activité industrielle d’EADS, privatisation des universités, de l’école publique au profit des écoles privées, voire des écoles privées confessionnelles, atteintes répétées au principe de laïcité de la République, bondieuserie médiatique et cléricalisme d’État, privatisation du système de santé dont les plus pauvres seront exclus, casse systématique des services publics (dont celui de l’audiovisuel), etc. etc. etc., avec le dernier en date le projet de privatisation de La Poste… Privatisation qui a déjà commencé sur le terrain puisque dans de plus en plus de communes en France le bureau de poste est supprimé et remplacé par un « point poste » ouvert dans le supermarché !

Dans le Capital, Marx parle du peuple « abasourdi » par les lois et mesures du gouvernement anglais en faveur des grands propriétaires donnant un statut légal à ce qui n’était autre qu’une forme d’esclavage… Sommes-nous aussi abasourdis par celles prises par l’actuel gouvernement au nom d’une idéologie facho-libérale, basée sur une répression chaque jour plus active contre les salariés, les chômeurs, les sans-papiers, les sans-logement, les sans-droits, les malades, les étrangers, tous ceux dont les moyens d’expression et les droits sont amputés, atrophiés, arrachés tandis qu’à l’inverse les plus riches, les spéculateurs, les affairistes, les néolibéraux, les capitalistes, puisqu’il faut bien les nommer par leur nom, prospèrent, obtiennent toujours plus et plus d’avantages, de revenus, de dividendes, de libéralités, s’affranchissant de la morale et de la loi au nom de la modernité pensée par eux et pour eux. La répugnante distinction de Raffarin entre « la France d’en haut » et « la France d’en bas » devient une évidence sociologique qu’illustrerait à merveille la gravure de Breughel « le Combat des gros contre les maigres.

Dès lors, pour moi, la seule question qui vaille est « jusqu’à quand ? ».

Jusqu’à quand allons-nous accepter cette morgue, ce cynisme, cette volonté destructrice de tout ce qui appartient au bien commun ? Jusqu’à quand allons-nous nous laisser battre sans autre réaction que les luttes qui se mènent sur le plan local ? Jusqu’à quand ? Avec son corollaire : quelle sera l’étincelle ? Le signal que tout le monde semble attendre et que personne ne paraît prêt à donner, ni les syndicats, ni les partis d’opposition… Peut-être est-il temps de leur remettre en mémoire, et pas seulement à eux, l’article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Le niveau cruellement bas de la majorité des salaires, la précarité généralisée, la peur érigée en mode de gouvernement de plus en plus d’entreprises, autant de raisons d’exercer ce droit sacré et cet indispensable devoir, de dire non, de dire stop, d’organiser le grand refus sous quelque forme que ce soit. La privatisation de La Poste sera-t-elle la fameuse goutte d’eau qui fera déborder le vase ?

(1) Dernier livre : Notre part des ténèbres, Calmann Lévy (2008).

Article publié par l'Humanité

11:16 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mordillat, services publics, poste, sncf | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!