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20/10/2020

Combattre le terrorisme islamiste

Manif conflans 18102020.jpgCOMMUNIQUE DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS

Combattre le terrorisme islamiste. Faire triompher la République démocratique et sociale

Le terrorisme islamiste a encore frappé. Il vient de s’attaquer à l’École et donc à l’avenir de nos enfants et de notre pays. Notre émotion et notre indignation sont immenses face à l’abominable assassinat de Samuel PATY, professeur d’histoire et d’enseignement civique de Conflans-Sainte-Honorine.

Le Parti communiste français s’associe au deuil de la famille, des proches et des élèves de cet enseignant. Il assure ses collègues, le monde enseignant, la jeunesse du pays, aujourd’hui sous le choc, de son entière solidarité dans l’épreuve.

Jusque dans la méthode utilisée pour assassiner Samuel PATY, la décapitation qui rappelle les moyens les plus barbares mis en œuvre par le jihadisme, le terrorisme islamiste vient de nous rappeler qu’il menait une guerre de tous les instants contre les valeurs fondamentales de la République : la séparation intransigeante des religions et de l’État ; la laïcité qui garantit la liberté de conscience et de critique ; la liberté d’expression, de création et le droit à la critique de toute religion ; l’égalité entre des citoyennes et des citoyens que ne doivent distinguer ni leurs origines, ni leurs religions, ni leurs convictions intimes.

Ce terrorisme islamiste a un objectif : répandre la terreur sur toutes et tous, s’attaquer à la démocratie et à l’École publique. Ce faisant, il cherche à s’imposer aux musulmans qui sont aussi ciblés par ses discours et actes meurtriers, diviser les Français en suscitant une nouvelle guerre de religion, encourager les réactions racistes et identitaires qui peuvent venir légitimer son projet théologico-politique.

Comme l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine le démontre, ce terrorisme s’appuie sur des réseaux se revendiquant d’un islamisme politique, qui se prétend sans lien avec le jihadisme, mais dont la propagande l’alimente. Cette menace doit être combattue sans réserve.

Évidemment, de tels actes apportent de l’eau au moulin des forces les plus réactionnaires, qui y trouvent une nouvelle justification de leurs discours autoritaires et de leurs politiques sécuritaires, de leurs appels à la discrimination envers les musulmans, les réfugiés, les immigrés. Ce discours de haine peut à son tour conduire à des crimes et à des attentats à caractère raciste.

Nos compatriotes de confession musulmane, dans leur immense majorité, sont meurtris par les entreprises des forces obscurantistes car ils vivent leur foi dans le respect des lois de la République qui leur garantissent ce droit.

Engager une politique intérieure à la hauteur de la menace qui pèse sur nos concitoyens en préservant les droits et libertés.

Ceux qui ont soutenu ou contribué à l’assassinat de Samuel PATY doivent être identifiés et sans délai déférés devant la justice. Les prêcheurs de haine, les fanatiques qui appellent au meurtre, les jihadistes doivent être poursuivis, mis hors d’état de nuire, condamnés sévèrement.

La protection de la population doit se faire en préservant les libertés publiques et la démocratie. Sinon, ce serait donner raison aux terroristes qui par leurs discours et leurs actes meurtriers s’attaquent à la liberté elle-même.

Les moyens doivent être donnés aux pouvoirs publics, au renseignement, à la police et à la justice de déjouer les campagnes haineuses, telle celle dont a été l’objet Samuel PATY jusqu’à son assassinat. Avant de décider de nouvelles lois, il faut avant tout évaluer notre corpus juridique actuel. Plusieurs enjeux doivent être instruits et des mesures prises pour protéger nos concitoyens des individus radicalisés ou déjà condamnés, faire respecter la loi sur tout le territoire et sur les réseaux sociaux, ou encore répondre efficacement à l’hybridation de profils criminels et terroristes.

Ainsi, concernant le futur projet de loi sur le « séparatisme islamiste », nous refuserons toute mesure opportuniste qui ne donnerait pas d’instrument supplémentaire au pays pour agir. Nous ne laisserons pas le pouvoir, sous la pression des forces de droite et d’extrême droite, instrumentaliser la laïcité. Nous défendrons la loi de 1905 qui est un pilier de notre République.

Le ministre de l’Intérieur vient en outre d’annoncer sa volonté de dissoudre diverses associations. Le nécessaire combat contre l’idéologie islamiste développée à travers certaines structures ne saurait toutefois s’affranchir de l’État de droit. Une décision de dissolution doit donc être fondée sur des considérants juridiques incontestables, et s’opérer, comme le veut la Constitution, sous le contrôle de l’institution judiciaire.

Pour les communistes, la sécurité passe par une politique permettant d’assécher le terreau auquel s’alimentent l’intégrisme et le terrorisme.

Répondre à la hauteur de ce crime, c’est surtout engager une politique de justice sociale et d’égalité réelle entre les citoyens, de développement des services publics, de perspectives d’emploi pour la jeunesse, de lutte contre les discriminations, le racisme qui mine le vivre-ensemble et la ghettoïsation de certains quartiers et villes. C’est par une nouvelle démocratie donnant effectivement les moyens au peuple dans toute sa diversité de construire son avenir que nous combattrons le plus efficacement ce terrorisme. Ensemble, faisons triompher une République démocratique et sociale.

Alors que l’école de la République vient de subir une attaque meurtrière, nous réaffirmons avec force la liberté pédagogique des enseignants et notre ambition pour le renforcement de l’école publique, à laquelle il est donné mission de former la jeunesse à l’esprit critique. À l’école, rien n’est objet de croyance mais tout est au service des savoirs et de leur transmission. Plus que jamais, portons l’ambition d’une culture commune de haut niveau au sein d’une école émancipatrice pour toutes et tous, donnant à tous les jeunes les moyens de maîtriser leur avenir.

Manif conflans2 18102020.jpgDepuis des mois, le gouvernement s’attaque à l’école publique. Profitant de la crise sanitaire, il affaiblit les programmes, réduit les disciplines, favorise l’individualisation des parcours. Le repli identitaire est favorisé comme l’enseignement privé. C’est à la racine du mal qu’il faut s’attaquer.

Pour cela, il faut en finir avec l’austérité qui a affaibli tout l’enseignement, de l’École jusqu’à l’Université, au gré des politiques mises en œuvre par les gouvernements successifs. Des moyens supplémentaires doivent lui être accordés pour lui permettre de déjouer les offensives intégristes de tous bords. Un plan d’embauches est nécessaire. Et nos enseignants doivent pouvoir bénéficier d’une formation de qualité, adaptée aux nouvelles missions qu’ils ont à accomplir. Ils doivent être soutenus par leur hiérarchie face à toutes les entreprises obscurantistes.

Ce combat contre les reculs de la République exige également une autre politique internationale de la France, car le jeu des grandes puissances, à commencer par la France, a largement fait le jeu des courants intégristes, d’origine wahhabite ou salafiste. Les gouvernements successifs, dont le pouvoir actuel, ont une responsabilité en la matière, en ayant apporté soutien politique et aide militaire à des États liés au terrorisme dans le but de permettre aux grandes firmes capitalistes de conquérir des marchés et de réaliser des nouveaux profits.

Ensemble, combattons l’intégrisme d’où qu’il vienne ainsi que le terrorisme islamiste, sans céder un pouce de terrain aux menées qui cherchent à profiter du contexte pour encourager les stigmatisations racistes ou religieuses.

Organisations syndicales, associations démocratiques et laïques, partis de gauche, nous étions avec les enseignants, dans tout le pays, ce dimanche 18 octobre. A toutes et tous et à nos concitoyens, nous proposons d’agir ensemble pour faire reculer la terreur obscurantiste et faire progresser les principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de solidarité, de laïcité qui fondent notre République.

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12/10/2020

Succès des journées nationales d'actions du PCF

PCF Manif 10102020.jpg

Dans 65 départements et plus de 100 sites, les communistes et leurs élu.e.s ont tenu ces 9 et 10 octobre des rassemblements, des manifestations, des initiatives dans le cadre de journées nationales d'action pour sécuriser l'emploi. C'est un succès qui montre que la pandémie ne doit pas freiner les mobilisations.

La force militante et l'implantation des communistes en France ont permis de réussir une initiative nationale d'ampleur, inédite dans un tel contexte ! Face au rouleau-compresseur libéral d'Emmanuel Macron, de la droite et du MEDEF, une autre voix s'est fait entendre dans le pays ces 9 et 10 octobre.

Devant des préfectures, des hôpitaux, des sites de multinationales, des entreprises publiques, aux côtés de salarié.e.s et de syndicalistes en lutte, nous avons été plusieurs milliers à faire entendre l'exigence d'une toute autre utilisation de l'argent. Pour faire face à la crise sanitaire et économique, nous proposons de sécuriser l'emploi et la formation, à commencer par les jeunes, et de développer les services publics, singulièrement l'hôpital public.

A Marseille, Paris, Lyon, Bègles, Nice, Asnières, Lille, Valenciennes, Bordeaux, Lens, Boulogne-sur-mer, Belfort, Colmar, Brives, Beauvais, Besançon, Le Havre, nous avons demandé des moyens et des embauches pour les hôpitaux publics, et la gratuité des masques.

Dans de nombreux rassemblements, nous avons exigé la mise en place de conférences territoriales pour contrôler l'utilisation de l'argent public, des banques et des entreprises, l'annulation de plans de licenciements, la nationalisation de secteurs stratégiques, le développement de coopératives.

Le PCF décidera dans les prochains jours des nouvelles initiatives à prendre pour amplifier cette mobilisation et permettre à l'ensemble de notre peuple d'obtenir des avancées concrètes. D'ores et déjà, le PCF appelle à participer à la journée de mobilisation du 15 octobre pour la santé publique.

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05/10/2020

Tempête Alex : une nécessaire solidarité nationale !

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La tempête Alex a touché de nombreux habitant·e·s de notre pays, en particulier dans les Alpes-Maritimes, semant désastre, destructions et drames. Nos pensées vont en premier lieu aux disparu·e·s, aux sinistré·e·s et à leurs familles et notamment aux familles des 2 personnes décédées. Le PCF salue l'action de l'ensemble des secours mobilisés et des élu·e·s locaux·ales engagé·e·s auprès de la population.

Devant les dégâts immenses, il est nécessaire que s'exprime la solidarité nationale, à commencer par le ravitaillement nécessaire en eau et nourriture. Le PCF demande à ce que des moyens humains et des aides financières exceptionnelles soient débloqués rapidement par l'Etat et les assurances. Le services publics et les associations doivent également voir leurs moyens considérablement renforcés pour aider les sinistré·e·s à faire face.

Face à un évènement climatique extrême, la fatalité est souvent invoquée. Pourtant, des scientifiques alertent sur le lien entre l'ampleur de cet événement et la hausse de la température de la Mer méditerranée. Face à cette nouvelle alerte, l'heure est à prendre les mesures indispensables pour lutter contre le changement climatique. Il est encore temps !

A la stupeur devant le désastre succède la colère de voir le temps perdu, par manque de volonté politique. Le PCF demande l'application rapide de mesures concrètes, radicales pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Les communistes sont et resteront mobilisé·e·s aux côtés des sinistré·e·s pour faire face aux conséquences gravissimes cette catastrophe naturelle.

03/09/2020

Plan de relance Macron-Castex : un seul choix, la relance des profits !

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COMMUNIQUE DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS

Le plan de relance, présenté ce jour par le Premier ministre, confirme le choix du Président et du gouvernement de relancer les profits plutôt que de répondre aux défis des crises sanitaire, économique et écologique.

Les grands gagnants du « jour d’après » sont le capital, les actionnaires des grands groupes, les fonds de pension, les banques qui continueront d’agir contre l’emploi et la transition écologique pour que tout continue comme avant… en pire ! Alors que notre pays compte plus de 6 millions de privé·e·s d’emploi, l’annonce de création de 160 000 emplois en 2021 apparaît d’autant plus faible que la logique du plan gouvernemental ne peut en rien la garantir.

Après les milliards d’argent public versés à de grands groupes qui licencient, la baisse des impôts dits de production coûtera 20 milliards aux Français·es sans aucune garantie sur l’emploi privé, les jeunes ne reçoivent d’autre promesse que celle d’emplois précaires, aucune création de postes ou de mise en formation significative n’est prévue dans les services publics essentiels que sont la santé, l’éducation et la culture est le parent pauvre du plan. Quant aux PME, TPE, artisans, ils sont condamnés à subir les stratégies mortifères des grands groupes.

En matière de transition écologique, le gouvernement avait déjà envoyé le pire signal avec la levée de l’interdiction des néonicotinoïdes qui provoquera des dégâts irréparables. Les annonces du plan de relance en matière de transports, d’énergie, de rénovation thermique sont en contradiction avec le soutien du gouvernement à la baisse du soi-disant « coût du travail » dans les grandes entreprises publiques et privées de ces secteurs : à la SNCF, à General Electric, chez Air France, les suppressions d’emplois se poursuivent.

A l’inverse de ce plan, les communistes proposent aux Français·es de construire « le système d’après » !

L’heure est à une révolution sociale et écologique de la production et au développement des services publics. Pour cela, il faut sécuriser, non les profits, mais sécuriser l'emploi, au lieu de conforter le chômage, développer la formation et les compétences au lieu de favoriser le capital financier, en engageant la marche vers un système donnant le droit et la liberté à chacun et chacune d’alterner entre période d’emploi et période de formation avec des droits et des revenus garantis.

Cette sécurité de l’emploi et de la formation, mettons-la en œuvre toute de suite pour les jeunes de notre pays, à commencer par les plus de 700 000 jeunes arrivant sur le marché du travail. Garantissons à chaque jeune une sécurité professionnelle dès la sortie de ses études, avec un emploi, un salaire ou une formation professionnelle, et cela pour toute la durée de sa vie. C’est la proposition des communistes en cette rentrée : pas un seul jeune au chômage ! Priorité à la jeunesse !

Le PCF lancera lors de son conseil national du 5 septembre une campagne nationale pour l’emploi. Il appelle à participer massivement à la journée d’action interprofessionnelle du 17 septembre et organisera, le 10 octobre, des rassemblements dans tout le pays pour une alternative au plan de relance gouvernemental. Dans le cadre de cette campagne nationale, le PCF appelle à la création de comités locaux pour l’emploi réunissant salarié·e·s, acteurs économiques et sociaux, syndicats, associations, habitant·e·s et élu·e·s : pour demander des comptes sur l’utilisation de l’argent des banques, des grands groupes, et l'argent public ; et pour porter des objectifs précis, chiffrés, de créations d’emplois, de formation pour les jeunes et pour tous les travailleurs tout au long de la vie, de développement des services publics, de productions utiles sur le plan social et écologique. Ces comités pourraient préfigurer de nouvelles institutions locales, des conférences permanentes pour l’emploi, la formation et la transformation écologique des productions.

C’est à ces objectifs que la société tout entière doit exiger que soit consacré l’argent qui coule à flot aujourd’hui sur le capital, à commencer par les milliers de milliards d’euros que la BCE déverse en ce moment sur les banques et sur les marchés financiers.

19:17 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : plan de macron, profit, pcf | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

07/08/2020

Liban: C’est aux libanais de décider de leurs réformes

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COMMUNIQUE DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS

La terrible explosion qui a détruit et endeuillé dramatiquement Beyrouth intervient alors que le pays est dans une situation de faillite, avec un gouvernement corrompu qui siphonne les richesses du pays et organise l’évasion fiscale. Le peuple libanais, meurtrie par l’explosion, avec plus de 120 morts, 4 000 blessés et 300 000 Beyrouthins sans domicile exprime donc avec raison sa colère contre ce régime. Ils ont besoin de notre aide.

Face à l’urgence sanitaire et sociale, la priorité est d’apporter l’aide internationale et de s’assurer qu’elle ne tombe pas dans les mains des profiteurs mais surtout pas de conditionner la solidarité à la mise en oeuvre des politiques d’austérité trés dures du FMI. C’est au peuple libanais et aux forces progressistes de décider des réformes permettant de répondre à leur besoin. La France n’a pas à se comporter comme une ancienne puissance coloniale pour asservir encore plus ce pays. Quand il y a urgence, il n’y a pas d’ingérence!

Les puissances occidentales, et tout particulièrement la France, ont soutenu à bout de bras ces dirigeants qui, avec l'aide des institutions financières internationales, ont semé la ruine, détruit l'appareil productif, les services publics de l'eau, de l'électricité, de la santé... on en mesure les conséquences avec le regain de la pandémie de Covid-19.

Il y a donc de l'indécence à voir Emmanuel Macron venir dicter aux Libanais le comportement à adopter et faire des leçons de morale démenties constamment par les positions françaises.

Le Liban est sous le choc. Oui, le Liban a besoin d'une aide financière et matérielle massive pour venir en aide aux blessés, aux sans-abri mais aussi pour reconstruire la capitale. Oui le Liban a besoin de réformes fondamentales pour mettre un terme au système communautaire, se débarrasser de ces dirigeants honnis, reconstruire une économie... Mais le Liban n'est plus un protectorat français. Si Paris veut véritablement aider ce pays, il faut entendre les revendications exprimées dans la rue, par le peuple libanais et les forces progressistes, contre ce système. L'Union européenne s'honorerait en accueillant les milliers de réfugiés qui ont trouvé refuge dans ce pays où la solidarité n'est pas un vain mot.

Derrière la magnanimité apparente d'E. Macron, il y a la volonté de faire perdurer dans des conditions nouvelles l'ordre existant afin de pérenniser la domination et les ingérences occidentales. Pire, E. Macron relaie les exigences émises par la Banque Mondiale et le FMI ainsi que par D. Trump. Le FMI a conditionné son aide à une réduction draconienne du montant des retraites, du nombre de fonctionnaires et des dépenses publiques accentuant encore la misère. Il a exigé de fermer hermétiquement la frontière avec la Syrie ce qui est impossible. Quant au président des Etats-Unis, il conditionne l'aide internationale à la lutte contre le Hezbollah libanais accentuant les menaces de guerre et l'application de la loi Caesar qui empêche les entrepreneurs libanais de participer à la reconstruction de la Syrie.

Le Liban mérite mieux que des effets de manche et des manoeuvres sournoises dont les conséquences seront désastreuses.

Au nom des liens d'amitié qui unissent nos deux peuples, le Parti communiste français se tient aux côtés du peuple libanais.

19:37 Publié dans ACTUALITES, International, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : pcf, liban, explosion | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

18/05/2020

Economie au service de l’humain et de la planète

cecile cukierman.jpgAvant-Garde  à la rencontre de Cécile Cukierman, sénatrice communiste de la Loire

Crise sanitaire

Le gouvernement semble justifier la crise économique actuelle uniquement comme une conséquence de la crise sanitaire. Cependant, la difficulté structurelle de nombreuses entreprises aujourd’hui est la conséquence de choix économiques des dernières décennies. La mondialisation, encouragée ces trois dernières décennies, accélère, aggrave la crise économique issue de cette crise sanitaire. 

Chômage et emplois ?

Le chômage partiel est là pour pallier une difficulté temporaire, mais en effet il ne sauvera pas les emplois si demain de nombreuses entreprises doivent fermer. Certaines entreprises vont au nom de la crise justifiée des restructurations pour accroître leur compétitivité et donc réduire leur masse salariale. D’autres vont très certainement fermer, faute de commandes. De très nombreuses entreprises vivent de la sous-traitance, elles sont les premières fragilisées si aucun plan de relance industrielle, de grands travaux, de relocalisation n’est mis en place.

Reprise économique ?

L’avenir le dira, mais il y a fort à craindre que ce ne soit pas le cas. En tout premier lieu, il est plus rapide de mettre à l’arrêt que de relancer une dynamique économique, quel que soit d’ailleurs le système de production. La reprise n’est pas liée à la situation sanitaire, mais à une volonté politique. Nous avons subi plusieurs crises économiques au cours du XXe siècle et au début du XXIe siècle sans subir de crise sanitaire. Si effectivement la crise sanitaire à plonger notre pays dans une situation économique et sociale catastrophique, il serait donc naïf de croire que l’amélioration sanitaire sonnera seule la fin de la crise économique.

Mesures vers les entreprises ?

Dans la situation actuelle, il y a besoin d’aide. Sauver les entreprises c’est sauver les emplois. Cela ne doit pas être fait à l’aveugle. L’argent public doit être conditionné. Ainsi toute mesure peut être acceptable dès lors que cette aide est conditionnée à la relocalisation, au maintien et à la création d’emplois, au besoin de relever les défis de demain tant sociaux qu’environnementaux. Cependant, soyons attentif, l’étalement des prêts ne fait que repousser le problème. La difficulté pour les plus petites entreprises ne va pas se résoudre dès cet été. 

Mesures pour relancer l’économie

Relancer l’économie oui, mais pour quoi faire ? C’est en répondant à cette question que nous devons porter nos mesures de relance. Nous voulons relancer l’économie au service de l’humain, de la planète. Les salariés ne peuvent pas être les victimes. Nous devons donc être exigeants oui aux aides publiques exceptionnelles, oui au report des échéances, en les conditionnant. Au-delà même de la conditionnalité, les mesures exceptionnelles doivent être débattues, au sein même des entreprises par les salariés et leurs organisations. Elles doivent réellement s’inscrire dans un plan de relance, de relocalisation, de développement du fret ferroviaire et fluvial, des services publics. Enfin, elles ne peuvent s’envisager sans poser les conditions de travail et des salaires. N’opposons pas reprise économique et exigence sociale. Travaillons ces deux exigences ensemble, pour justement remettre les activités économiques au service de notre pays, des populations et des territoires. 

Organisation économique nouvelle

L’organisation économique doit être repensée. Impossible de résumer en quelques lignes ici les propositions des communistes en la matière. Mais actons, que cette crise a fait surgir le besoin de services publics, le besoin d’industrie stratégique et d’entreprise de proximité, l’enjeu des circuits courts et pas uniquement en matière agricole, l’urgence à démondialiser. Nous avons vu ces dernières semaines que faire dépendre notre pays en terme sanitaire par exemple (masque, tests, médicaments) nous plonge dans l’incapacité à réagir face à l’urgence. Nous avons toute notre place à prendre, amplifions le débat dans notre pays, faisons la démonstration que d’autres choix sont possibles, sortons de ce fatalisme qui laisse s’installer dans notre pays que la seule alternative serait de réduire nos droits sociaux demain. Sachons porter les alternatives et donner un autre espoir !

09/05/2020

CECILE ROL TANGUY : LA MEMOIRE DE LA REPUBLIQUE

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Cécile Rol-Tanguy était la mémoire de celles et ceux qui ont refusé la collaboration et ont combattu l’occupant nazi (Fabien Roussel)

Le PCF perd une de ses grandes figures, une grande dame qui est restée engagée toute sa vie. A 101 ans, Cécile Rol-Tanguy nous quitte, entourée de sa famille, dans sa demeure de Monteaux en Loir et Cher.

Avec elle disparaît une des dernières figures de la Résistance intérieure française et plus précisément de la Libération de Paris en août 1944.
Car Cécile Rol-Tanguy n’était pas que la femme du Colonel Rol Tanguy, présente à ses coté le 25 aout 1944 pour obtenir l’acte de reddition du général Von Sholtitz.

C’était aussi une militante de la paix, de la liberté, des droits des femmes s’opposant à toutes les formes d’intolérance.
Médaillée de la Résistance, Grand-Croix de l’Ordre national du Mérite, Grand Officier de la Légion d’Honneur, elle a mené de nombreuses batailles tout au long de sa vie. Elle était une femme d’écoute et d’échanges, jamais d’idées imposées.

Cécile Rol-Tanguy, née Marguerite Le Bihan le 10 avril 1919 à Royan, est la fille de François Le Bihan, syndicaliste, cofondateur du Parti communiste français (PCF), qui sera déporté à Auschwitz dans le convoi des 45000, et de Germaine Jaganet.

En 1936, elle s’engage au syndicat des métaux CGT d’Île-de-France. En 38 elle adhère au PCF. Elle milite à l’Union des Jeunes Filles de France et participe en même temps activement aux Comités d’aide à l’Espagne Républicaine, pour soutenir les Brigades internationales combattant le franquisme en Espagne.

Puis la guerre arrive. Dés le mois de juillet 1940, elle s’engage dans la Résistance et entre dans la clandestinité. Henri, son mari qu’elle a épousé un an plus tôt, la rejoint à Paris. Elle
devient agent de liaison et il lui arrive de cacher des armes dans le landau de ses enfants.

Elle tape des tracts, des journaux syndicaux et autres documents illégaux de la CGT interdite et travaille pour les avocats communistes qui défendent les premiers emprisonnés du régime de Vichy.

C’est aussi, elle, qui va aider le Colonel Rol-Tanguy à rédiger l’appel à l’insurrection des Parisiens. Les combats victorieux de la Résistance parisienne amènent la Libération de la Capitale le 25 août 1944.

Toute sa vie, elle a tenu à faire vivre la mémoire de la Résistance, celle de ses ami-es et camarades mort-es au combat.

Avec Lucie et Raymond Aubrac, Cécile et Henri Rol-Tanguy resteront comme les deux couples symboles de la Résistance intérieure française.

Ils auront été pour de nombreux communistes l’incarnation de la Résistance, la mémoire de celles et ceux qui ont refusé la collaboration et ont combattu l’occupant nazi. Cécile Rol Tanguy a instruit de nombreux militants et formé des dirigeants de notre parti. Jamais nous l’oublierons.

Tous les communistes de France sont tristes aujourd’hui. En leur nom, je tiens à adresser toute mon amitié à ses enfants, Hélène, Claire, Jean et Francis, sa famille, ses petits-enfants, ses arrière-petits-enfants.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord