08/04/2014
MUNICIPALES : JEUNESSES COMMUNISTES D'EVRY, PREMIERES ANALYSES !
Nous pouvons tirer un premier bilan des municipales.
Premièrement au niveau de l'essonne, nous constatons que toutes les villes communistes ont été reconduites dès le premier tour. Néanmoins, il nous a été impossible de gagner des villes, ce qui peut s'expliquer en partie du fait que la gauche a globalement pâti du bilan des deux premières années de mandature du parti socialiste, ou encore par des rivalités internes.
Pourtant, le parti communiste a bien résisté, ce qui montre que son implantation locale sérieuse, ainsi que sa non-participation à la majorité gouvernementale, l'épargnent en grande partie.
La chose se revérifie au niveau national.
La plupart des villes perdues l'ont été du fait de stratégies locales particulièrement agressives de la part des adversaires du PCF. L'exemple parfait est le scénario de Villejuif, où se sont alliés tous les partis - du PS au FN - contre notre candidat qui a malgré tout réalisé un beau score au second tour, malgré la défaite quasi inévitable en de telles circonstances. A côté de cela, on voit des villes où malgré les manoeuvres du PS, le PCF et le FDG l'emportent. C'est le cas de Grigny pour revenir à l'essonne.Si le bilan est mitigé, il n'en reste pas moins honorable. Tout n'était pas évident en effet. Les alliances au cas par cas avec le PS auraient pu déstabiliser les électeurs, qui n'ont pas boudé autant qu'ils l'auraient pu nos listes.
Tant et si bien d'ailleurs que malgré le raout médiatique concernant la poignée de villes remportées par le FN, ce qui est criant à la lecture d'une cartographie des résultats de ces municipales 2014, c'est que le PCF et le FDG écrasent largement ce dernier, sans pour autant s'être systématiquement allié avec le PS au premier tour. Parfois même en l'affrontant au second.
A Marine Le Pen qui s'égosille sur le fait que le parti communiste ne serait qu'une réserve de voix pour le PS, je lui conseille de s'attarder sur le détail ville par ville, car il est saisissant. Mais qu'importe, les journalistes n'ont d'yeux que pour elle et en matière de "storytelling", ce n'est pas toujours le vainqueur qui écrit l'Histoire...
10:56 Publié dans ACTUALITES, Elections Evry, ELUS COMMUNISTES, Jeunesse communiste, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jeunesse communistes, evry, analyse | |
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05/04/2014
La gauche retrouve ses voix le 12 avril
Deux cents personnalités appellent à une marche nationale, pour d’autres choix à gauche. Une première riposte pour exiger un autre cap après la sanction des municipales.
Après s’être réfugiée dans l’abstention aux municipales, la colère de gauche retrouvera-t-elle sa voix en reprenant la rue ? C’est le pari que font les organisateurs de la marche du 12 avril, parmi lesquels des syndicalistes de diverses confédérations (CGT, FSU, FO, Solidaires…), des intellectuels et artistes comme l’altermondialiste Susan George, le chanteur Nilda Fernandez, l’écrivain et cinéaste Gérard Mordillat, les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, des animateurs du mouvement social (Jean-Baptiste Eyraud, du DAL ; la féministe Maya Surduts ; Janette Habel, de la Fondation Copernic ; Marie-Laure Brival, de la maternité des Lilas, etc.) et des responsables et élus politiques du Front de gauche, anticapitalistes, écologistes et socialistes, dont Dominique Adenot, André Chassaigne, Éliane Assassi, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, Patrick Le Hyaric (Front de gauche), Liem Huang Ngoc (PS), Jean-Luc Touly (EELV), Olivier Besancenot et Philippe Poutou (NPA). Dans un texte publié dans l’Humanité du 20 mars, les deux cents signataires (liste complète sur humanite.fr) appellent « à une marche nationale d’espoir à gauche, contre l’extrême droite, pour l’abandon du pacte de responsabilité, pour une juste distribution des richesses », à Paris.
Ce sera la première riposte de l’après-municipales contre la droite et l’extrême droite qui s’apprêtent à surjouer la victoire, mais aussi contre toute tentative de la part du pouvoir de dévoyer ou d’ignorer le message des urnes, marqué par le désarroi des électeurs qui ont voté majoritairement pour le changement à la présidentielle et aux législatives de 2012.
Défense des acquis sociaux
« Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale et sur le droit de vote des étrangers scandalisent », écrivent les signataires, qui visent le pacte de responsabilité et ses 35 milliards d’allégement de cotisations que le pouvoir n’entend pas remettre en cause, en dépit de la défaite électorale de dimanche. « Dans la ligne de mire, la Sécurité sociale et les services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy », rappellent les deux cents personnalités.
Le texte n’oublie pas la dimension européenne de « la rigueur budgétaire et de l’austérité » imposées aux peuples, alors que les élections au parlement de Strasbourg se profilent à la fin mai, et que la France doit présenter, à la mi-avril, son programme de « retour à l’équilibre » des finances publiques et le calendrier de « réformes » pour y parvenir. « Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent », dénoncent les signataires. Un programme qui contient aussi les fameux 50 milliards d’économies sur les dépenses publiques, que les signataires appellent à combattre en descendant dans la rue le 12 avril.
Alexis tsipras à paris, le 12. Lancée à l’occasion de la venue à Paris d’Alexis Tsipras, reçu par le président du Parti de la gauche européenne (PGE), Pierre Laurent, le 3 février dernier, la marche du 12 avril devrait compter parmi ses participants le leader de la coalition de la gauche radicale grecque Syriza et candidat à la présidence de la Commission européenne présenté par le PGE. Avant cela, les préparatifs de la marche, de la place de la République à celle de la Nation, à Paris, s’accélèrent. Demain matin, les organisations signataires de l’appel « Maintenant ça suffit ! Marchons contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses » tiendront une conférence de presse, avec la participation de Pierre Laurent.
20:33 Publié dans ACTUALITES, Elections Européennes, Front de Gauche, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alexis tsipras, gauche, alternative économique, marche contre l'austérité | |
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03/04/2014
Un appel solennel au rassemblement et à la construction commune (Pierre Laurent)
La situation que connaît notre pays est d’une profonde gravité. Elle ne l’est pas seulement parce que notre pays souffre d’un chômage et d’une précarité endémique qui rongent la vie de familles chaque jour plus nombreuses, d’inégalités toujours plus grandes, d’une hémorragie industrielle qui ne s’interrompt pas, d’une crise historique du logement.
Elle est insupportable parce que, face à ces difficultés criantes pour le plus grand nombre, le monopoly financier des grands groupes se poursuit sur le dos du monde du travail, des salariés de toutes conditions, comme sur celui de beaucoup de PME, le chantage du patronat à la baisse des cotisations sociales et des droits du travail ne connaît plus de cesse, les dividendes versées à des actionnaires de plus en plus désintéressés par l’intérêt général continuent de grimper avec constance, et comble du cynisme, comme un très mauvais poisson d’avril, le CAC 40 vient de battre son record annuel, le mardi 1er avril, en dépassant les 4 400 points, un record notamment porté par l’excellente montée des actions des groupes bancaires français.
Mais surtout, oui surtout, la situation est grave et insupportable, parce que les alertes lancées par nos concitoyens continuent d’être ignorées, méprisées. François Hollande qui avait été élu, après les années terribles du gouvernement Sarkozy, pour redresser notre pays, pour enfin l’écouter et le respecter, pour redonner le sens de la justice sociale, continue de tourner le dos à ses électeurs.
Désavoué massivement dans les urnes aux élections municipales, il devrait entendre le message. Non, il vient de nommer Manuel Valls à la tête du gouvernement comme un camouflet de plus infligé aux attentes populaires à gauche. Le pays s’enfonce aussi dans une crise politique, démocratique et institutionnelle qui risque de s’aggraver encore. La France, la gauche sont mises en danger par cette fuite en avant. La droite et l’extrême droite rivalisent de démagogie pour profiter de cette crise en espérant reconquérir tous les pouvoirs. François Hollande a nommé, autour de Manuel Valls, un gouvernement qu’il appelle « de combat » pour mettre en œuvre à marche forcée un pacte de responsabilité, négocié avec le Medef et un programme de 50 milliards de réduction de dépenses utiles qu’aucune majorité populaire, qu’aucune majorité de gauche n’est, en réalité, prête à soutenir dans le pays.
Le Président de la République utilise les pouvoirs inconsidérés qui lui sont donnés par les institutions de la Ve République pour contourner le message politique adressé par le pays. Cette situation met, une fois de plus, le doigt sur l’anachronisme de ces institutions. Il est temps de reconstruire une nouvelle République, où un Parlement démocratisé, élu à la proportionnelle et rénové dans sa composition, grâce à la modification des modes de scrutins et au changement des pratiques politiques, retrouve le pouvoir de décider la politique nationale, où les droits des citoyens sont renforcés à tous les niveaux de décisions, pour garantir la souveraineté populaire sur ces choix, où le gouvernement est placé sous le contrôle du Parlement et non l’inverse.
Face à cette situation, il y a une urgence : faire respecter les exigences des Français qui veulent le retour de la justice sociale, d’une lutte efficace contre le chômage et les pouvoirs exorbitants de la finance, le retour au centre de toutes les politiques menées de la réponse aux grandes urgences du pays : ce ne peut être seulement des mots, encore moins quand ils sont contredits par les actes.
J’appelle les forces vives de notre peuple, les forces vives de la gauche sociale, politique, syndicale, culturelle, intellectuelle à se ressaisir. Je les invite à se rapprocher, à parler, à redéfinir ensemble les objectifs d’un nouveau cap politique à gauche, à décider d’agir ensemble pour imposer le retour à ces choix. Je leur lance à toutes et à tous un appel solennel au rassemblement et à la construction commune.
Aux travailleurs de toutes conditions, aux jeunes, aux abstentionnistes qui ne se reconnaissent plus dans le pouvoir actuel mais se reconnaissent dans les valeurs d’égalité, de justice, de fraternité de la gauche, aux socialistes qui ressentent, je le sais en grand nombre, douloureusement le désastre en cours, aux écologistes qui viennent de décider de sortir du gouvernement, à tous, je dis travaillons ensemble pour reconstruire une feuille de route partagée, une ambition commune, l’espoir d’une alternative politique à gauche.
Les besoins sont immenses, la France a la force d’y répondre.
Ensemble, nous pouvons refuser le pacte de responsabilité imposé par le Medef et les 50 milliards de réduction des dépenses publiques, en exigeant la remise à plat des politiques d’exonération de cotisations sociales coûteuses et inefficaces pour reconstruire de nouvelles politiques d’emplois, de formations, de services publics.
Ensemble, nous pouvons travailler à de grands programmes de relance de l’investissement public, industriel et de services, adossé à la mobilisation du crédit bancaire, de l’épargne et à un changement de la politique monétaire pour, d’un même mouvement, répondre aux immenses besoins de développement du pays et engager l’indispensable mutation sociale et écologique de tout notre système productif.
Ensemble, nous pouvons exiger l’ouverture de grandes conférences sociales, pour des Etats Généraux de la justice fiscale, la relance des services publics, la réouverture de toutes les négociations salariales, la revalorisation des minimas sociaux.
Ensemble, nous pouvons pousser la France à engager le bras de fer contre les orientations ultra-libérales européennes pour sortir des politiques d’asphyxie austéritaires, et permettre la relance sociale, industrielle et écologique dont les peuples d’Europe ont un besoin commun.
Demain, je serai aux côtés des syndicats et des travailleurs d’Europe à Bruxelles pour la grande manifestation de la CES.
Le sursaut citoyen et populaire de toutes les forces vives de la gauche doit se manifester, sans attendre, et se consolider dans la durée.
C’est dans cet esprit que nous avons initié, avec les forces du Front de gauche et de nombreuses personnalités et responsables syndicaux, associatifs, poilitiques, cutlurels, la grande marche du 12 avril contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses.
Cette marche, nous la mettons à la disposition de toutes celles et tous ceux qui veulent engager le sursaut politique salutaire dont toute la gauche a besoin, contre la droite et l’extrême droite, pour des politiques de justice. Nous y engageons toutes nos forces. Nous appelons à y participer massivement.
J’appelle tous nos concitoyens, tous ceux qui ont le cœur à gauche, tous ceux qui n’en peuvent plus, étouffent et veulent reconstruire l’espoir, à se joindre au cortège qui défilera de Républqiue à Nation, à Paris, le 12 avril, à 14 heures.
Cette dynamique, nous voulons aussi la porter dans les urnes avec tout le Front de gauche et tous ceux qui voudront se joindre à nous, le 25 mai prochain, lors des élections européennes.
Ce jour là, contre l’Europe de l’austérité et des marchés financiers, nous voulons, avec notre candidat commun en Europe : Alexis Tsipras, une victoire de la gauche qui refuse de se plier aux injonctions d’austérité, de déréglementation, de recul des droits sociaux, une victoire pour la refondation sociale et démocratique de l’Europe.
Nous jugeons indispensable et urgente l’entrée en lice des listes du Front de gauche, car le bulletin de vote Front de gauche, le 25 mai prochain, sera le seul bulletin qui dit clairement non à l’Europe de la finance, non au dumping social, à la mise en concurrence, aux salaires au rabais, oui à la protection et au développement des droits sociaux, de notre industrie, de nos coopérations.
Le Conseil national du PCF unanime a transmis, hier, à ses partenaires une offre pour la constitution des listes respectueuses de toutes les forces du Front de gauche, avec la volonté d’aboutir d’ici la fin de cette semaine.
L’enjeu et les responsabilités du Front de gauche sont immenses. Le groupe de la GUE-NGL auquel nous sommes rattachés, peut devenir le troisième ou le quatrième groupe du Parlement européen. C’est un défi et une chance.
Les forces démocratiques françaises ont une part essentielle à apporter à ce résultat. Ne tardons plus. C’est notre appel pressant. Le PCF est, pour sa part, d’ores et déjà, totalement motivé et engagé.
Avec le Front de gauche, nous avons rassemblé des forces lors des élections municipales. Après les résultats de ces élections, le PCF reste, avec le Front de gauche, la troisième force politique en terme de municipalités et d’élus locaux. Très loin devant le FN, présenté abusivement par les médias, comme le grand vainqueur du scrutin municipal.
Nous dirigeons, après ce résultat, malgré nos pertes et avec des gains significatifs, comme Aubervillers et Montreuil, 149 villes de plus de 3 500 habitants.
Ces forces et ces élus, dans tout le pays, sont et seront des points d’appui solides et indispensables pour toutes nos batailles.
3 avril 2014 - Déclaration de presse de Pierre... par CN-PCF
14:48 Publié dans ACTUALITES, Elections Européennes, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pierre laurent, pcf, élections | |
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01/04/2014
M.Valls Premier Ministre : "François Hollande n'entend que de l'oreille droite" (Pierre Laurent)
François Hollande n'a pas écouté le message des Français. A part le Premier Ministre, rien ne change. La nomination de Manuel Valls à la tête du gouvernement est précipitée. C'est est une fuite avant, un choc pour les électeurs de gauche qui ont manifesté leur mécontentement et leur désarroi lors du scrutin municipal. Une nouvelle fois, François Hollande tourne le dos à la gauche.
Le Président maintient le cap de l'austérité. Le pacte de responsabilité reste la priorité. La réduction de 50 milliards d'euros de dépenses publiques et la baisse des impôts et des cotisations sont incompatibles avec les efforts annoncés en faveur de la santé, de l'éducation et de la jeunesse. D'ailleurs le Président est resté très flou. Aucune mesure concrète. Le pacte de solidarité c'est du vent !
Si François Hollande avait vraiment écouté les français, il aurait annoncé un grand plan de justice fiscale et sociale, des investissements pour les services publics, la hausse du SMIC, un soutien aux collectivités locales, l'interdiction des licenciements boursiers.....bref, une politique de gauche!
A un mois et demi des européennes il aurait du engager le bras de fer avec Bruxelles pour libérer le pays du pacte budgétaire. Décidément le Président de la République n'entend que de l'oreille droite.
J'appelle solennellement l'ensemble des forces et des militants de gauche qui ne se reconnaissent pas dans les choix de François Hollande, à se rassembler et à travailler ensemble à l'émergence d'une alternative à gauche. Ne laissons pas le champ libre à un retour de la droite.
Je donne rendez-vous à tous ces femmes et hommes de gauche le 12 avril prochain pour un grand rassemblement populaire et citoyen pour un sursaut politique plus que jamais nécessaire.
08:58 Publié dans ACTUALITES, Front de Gauche, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : valls, hollande, pcf | |
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31/03/2014
Second tour des municipales : déclaration du PCF
Le second tour des élections municipales acte indéniablement la poursuite de la mobilisation de la droite avec des victoires significatives. La politique du gouvernement a démobilisé l'électorat de gauche plongé dans la déception et le désarroi.
Le Parti socialiste perd de nombreuses villes, parmi elles des terres historiques de la gauche. Le Front national, largement surreprésenté dans le débat politico-médiatique, gagne quelques villes, bien trop, majoritairement sur la droite.
Dans ce contexte et après avoir fait élire 94 maires de villes de + de 3500 habitants au premier tour, le Parti communiste français n'est pas épargné par les gains de la droite, eux-mêmes alimentés par des transferts d'électeurs venus du Front national.
Le PCF enregistre des pertes dans plusieurs départements. C'est une bien mauvaise nouvelle pour les populations qui se retrouvent ainsi privées de boucliers locaux contre l'austérité. Pour autant, le Parti communiste français reste le troisième réseau national de maires, conserve des villes importantes et gagne Aubervilliers, Montreuil et Thiers.
Le bilan à tirer à chaud de ces élections municipales est l'urgence absolue de changer de politique, à commencer par le pacte de « irresponsabilité » dicté par le MEDEF et la commission européenne. Ce pacte est totalement étranger aux valeurs de la gauche et du monde du travail, il est l'expression de la dérive politique du gouvernement qui conduit aux résultats de ce scrutin municipal. Sans changement politique, le remaniement ministériel sera totalement hors sujet pour le peuple et le pays.
D'ores et déjà le PCF et le Front de gauche organisent une riposte à la droite pour un changement de cap à gauche. Ils donnent rendez-vous le 12 avril prochain dans la rue pour un sursaut politique à toutes les forces progressistes et à tous celles et ceux qui ont le cœur à gauche. Le Parti communiste français et le Front de gauche vont engager toute leur énergie et leurs forces dans la campagne européenne à venir, notamment dans le combat contre le grand marché transatlantique pour stopper net l'avancée de la droite et offrir une réelle alternative à gauche.
Parti communiste français
A EVRY LES RESULTATS SONT LES SUIVANTS : Liste PS-VERTS-PCF : 50,6 %, liste Divers Gauche : 18,8 %, liste Droite : 30,7 %. Trois élus communistes : Diaz Diego, Christian Pigaglio, Elise Yagmur
09:08 Publié dans ACTUALITES, Elections Evry, ELUS COMMUNISTES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pcf, municipales 2014 | |
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28/03/2014
QUE VOS VOIX REFLETENT VOS ESPOIRS ET NON VOS PEURS. (Nelson Mandela)
Dimanche, c'est votre conseil municipal, votre maire, notre maire que nous allons élire ! Pas un président, pas non plus un député....
Le maire et son conseil municipal, c'est çà notre quotidien : Nos écoles et nos cantines, nos associations, les repas de nos anciens et j'en oublie.
Et puis n'avons-nous pas plus de chance de rencontrer notre Maire à la boulangerie du coin, de l'interpeller et échanger quelques mots ? C 'est moins simple d'en faire autant avec un Président de la république, non ?
Alors, ne nous trompons pas de colère, ne nous sanctionnons pas, en voulant sanctionner le gouvernement.
Ce temps viendra !
Aujourd'hui ce dont a besoin notre ville, c'est de continuer à exister mais pas dans la rubrique " faits divers" .
Notre commune a besoin d'être attractive, pour attirer des entreprises et créer des emplois. Elle a besoin de continuer à rénover ses quartiers pour préserver et améliorer notre qualité de vie.
Préserver le Vivre ensemble, depuis maintenant 13 ans, c'est à cela que l'équipe en place s'attache, avec dynamisme et compétence et surtout en ayant à coeur une seul ambition et un seul attachement, se mettre au service et à la disposition d'Evry, des Evryennes et des Evryens.
C'est cela qui fait notre différence, notre force
Dimanche 30 mars, posez vous deux questions, dans l'isoloir : est-ce que j'aime ce que ma ville est devenue et est-ce que je veux qu'elle continue dans cette même voie ?
Si comme moi, vous repondez oui à ces questions, alors vous voterez et ferez voter pour la liste que mène Francis CHOUAT :
ENSEMBLE POUR RÉUSSIR A EVRY.
Christian Pigaglio
23:41 Publié dans Elections Evry, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS, Tribune du groupe des élus PCF d'Evry | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élus, maire, evry, chouat | |
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27/03/2014
Mobilisation et rassemblement à gauche !
Le scrutin municipal de dimanche dernier vient de confirmer une règle à l’œuvre depuis trente cinq ans. La majorité en place est comme chaque fois sérieusement sanctionnée.
Plus qu’un revers électoral, c’est une profonde défiance à l’égard du gouvernement qui vient de se manifester à l’occasion de ce premier tour des municipales.
Elle s’est d’abord traduite par une forte abstention d’électrices et d’électeurs de gauche que le mécontentement, le désenchantement, la colère le sentiment d’avoir été trahis ou parfois le rejet du système ont fait rester chez eux. Ils ne veulent pas de la droite et encore moins de l’extrême-droite, mais ils ont voulu donner un sérieux avertissement au pouvoir socialiste.
Cette abstention a automatiquement fait progresser les droites dont les électeurs se sont plus fortement mobilisés et notamment l’extrême-droite de la famille Le Pen.
Ainsi, les droites qui ont manifesté dans la rue depuis des mois contre toute avancée sociale et sociétale se sont retrouvées plus mobilisées que l’électorat progressiste dans les urnes considérant cette fois, leur vote plus utile que d’autres fois pour battre des municipalités de gauche.
La remobilisation de l’électorat de gauche est indispensable dimanche prochain pour défendre le service public communal. Une double fracture naît de ce premier tour. D’un côté l’extrême-droite, qui jusque là avait du mal à réaliser ses scores nationaux dans des scrutins locaux, les obtient désormais en s’ancrant dans le tissu local et communal.
En général, le Front national prend des voix sur sa droite, mais comme l’avaient déjà montré les élections législatives partielles de l’Oise et de Villeneuve-sur-Lot, il va quelques fois au-delà. De l’autre, le p arti socialiste est très affaibli partout, lorsqu’il ne s’effondre pas. Les autres composantes de la gauche, comme Europe-écologie-les Verts s’installent dans le paysage local tout en étant partie prenante du gouvernement et le Front de gauche réalise des scores honorables, même si dans de multiples endroits, la désaffection générale de la gauche dans l’électorat populaire a des conséquences pour le Front de gauche et le Parti communiste.
Mais, en général, les maires issus du Front de gauche et du Parti communiste résistent plutôt bien. Un certain nombre sont déjà élus au premier tour. D’autres sont en position de l’être dimanche prochain à la faveur d’une indispensable mobilisation unitaire et populaire.
L’UMP est placée en position de gagner ou de regagner des villes. Mais, il convient de noter qu’elle ne progresse pas significativement à proportion du recul de la gauche.
Ces élections, qui se sont préparées ces derniers jours, dans le cadre d’un climat nauséabond, marquent aussi une nouvelle fois une déconsidération de la politique en son sens le plus noble. Celui du discrédit de la parole publique et des promesses non tenues, de comportements personnels douteux, des combines et de la corruption. Surtout l’alignement des deux principaux partis sur les normes austéritaires et anti-démocratiques des institutions européennes ne fait que favoriser cette abstention et les poussées extrémistes de droite.
Faire découler les choix nationaux de décisions prises à Bruxelles et s’imposant automatiquement à chacun de nous, sans discussion, ne fait que rabaisser la politique et ouvrir les vannes de la désespérance qui pousse de plus en plus de gens vers l’utilisation du vote d’extrême-droite, croyant qu’il est le plus efficace pour se faire entendre.
Il est temps que l’on redonne sa souveraineté au peuple et qu’on mène avec lui l’action contre les dogmes que veut imposer la haute finance. Sans quoi on ensemence le mauvais terreau sur lequel se développe encore plus l’extrême-droite, qui a d’ailleurs été fortement valorisée par les grands médias dans cette campagne électorale.
Ceux qui jouent ainsi avec le feu pourraient subir un violent retour de flammes dont ils se mordront les doigts. Toutes les forces politiques républicaines sont au pied du mur. Leur démarche politique, leur mode de fonctionnement éloigné des préoccupations populaires, sont plus que jamais questionnés.
Le Président de la République aurait grand tort de conclure à un plus grand alignement sur les thèses libérales à partir du début de revanche de la droite et des progrès de l’extrême-droite. Au contraire, il doit entendre la part du silence des urnes qui ne réclame pas une plus grande inflexion à droite, mais plutôt un changement de cap vers la gauche.
Ce message solennel doit être entendu. Cela signifie qu’il devrait desserrer le garrot financier qui enserre les collectivités locales, renoncer au pacte de responsabilité sans contrepartie qui aggravera encore la situation de l’emploi, proposer une nouvelle politique de relance a partir de l’amélioration du pouvoir d’achat populaire, lancer une grande conférence déclinée dans chaque région pour la sécurisation et la création d’activités et d’emplois.
Dimanche prochain, c’est vers la gauche et l’écologie politique rassemblées qu’il faut tirer pour empêcher partout la droite revancharde de gagner des positions. Elle qui depuis tant d’années milite pour la réduction du service public communal, la baisse des crédits aux collectivités territoriales et la privatisation des services. En même temps il ne faut avoir aucune hésitation à dresser un barrage solide face à la dangereuse extrême-droite et l’empêcher de conquérir des municipalités.
Toutes celles et ceux qui souffrent le plus durement de la crise, celles et ceux qui ont le plus intérêt au changement ne doivent pas se tromper de colère et reconduire des municipalités progressistes et les maires communistes qui ont fait la preuve qu’une fois élus ils sont les élus de toutes et de tous.
Dimanche, aux urnes pour peser à gauche !
Patrick Le Hyaric député au parlement européen, directeur de l'Humanité
21:11 Publié dans ACTUALITES, Elections Evry, ELUS COMMUNISTES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : municipales, élections, vote, pcf | |
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