19/06/2014
Reconstruire l'espoir à gauche et l'espoir pour la France
Pour reconstruire l'espoir à gauche et l'espoir pour la France, le Conseil national du PCF a appelé à un immense effort politique pour rendre possible, d'ici 2017, l'ouverture d'une perspective de gauche.
Face aux risques d'enlisement gravissime de notre pays dans la crise et le chômage, face aux menaces qui pèsent sur l'avenir de la France et ses valeurs de solidarité, face aux dangers de réponses de plus en plus rétrogrades, à la montée des peurs et des racismes, un autre avenir pour la France est possible, autour d'un projet de solidarité, d'une alternative de transformation sociale, d'une ambition de redressement national dans la solidarité avec les autres peuples d'Europe et du monde.
Les communistes lancent un appel à toutes celles et ceux qui refusent l'impasse et l'injustice de la politique actuellement menée, qui ne veulent ni du retour de la droite, encore moins de l'extrême droite et qui veulent sortir de l'austérité et construire le projet de gauche dont la France a besoin. À toutes et tous, nous disons : « ouvrons le dialogue, le chantier commun de la construction de ce projet et agissons ensemble ». Entrons partout en dialogue, en travail, en action, sous toutes les formes possibles, dans tout le pays, à tous les niveaux pour dire : « voilà la politique de gauche, la politique pour la France que nous voulons. Voilà la politique que nous voulons voire traduite en avancées immédiates et faire gagner en 2017 ».
Le Conseil national du PCF propose la construction et la mise en mouvement d'un Front large, d'un Front du peuple, unissant forces populaires, sociales et politiques, autour d'un projet qui doit être celui du bien commun et de l'humain d'abord.
Le Conseil national convoque une conférence nationale du PCF les 8 et 9 novembre 2014 pour faire un point d'étape des campagnes d'actions politiques, poursuivre le travail de projet, de rassemblement et prendre de nouvelles initiatives. Tout ceci en favorisant l'écoute et la participation des adhérents.
Comment construire ce chemin ?
Quatre propositions :
1. Intensifier sans attendre notre activité dans les luttes pour placer les exigences portées par tous les acteurs-trices concerné-e-s au coeur du débat sur le projet que nous voulons porter pour la France : SNCF, intermittents, Alstom, débat budgétaire sur le plan Valls, réforme territoriale dont la bataille pour obtenir un référendum national sur ce projet,...
2. Une campagne politique dans la durée sur cinq axes de transformation sociale, pour reprendre l'offensive politique et idéologique :
- Libérer l'économie et le travail, les services publics, la société des coûts du capital avec de nouveaux financements et de nouveaux pouvoirs.
- Contre l'insécurité sociale et la société de concurrence, donner la priorité à l'humain et au bien commun.
- Reconquérir notre industrie pour la mettre au service de l'emploi, d'un nouveau modèle productif, d'une transition écologique et de progrès social. La convention nationale sur l'Industrie se tiendra les 10 et 11 octobre prochains.
- Construire une nouvelle démocratie, fondée sur le pouvoir des salariés et des citoyen-ne-s.
- Amplifier notre bataille pour la refondation de l'Union européenne.
3. Intensifier notre travail de projet en le mettant au centre de toute notre activité avec la société
- Lors de la matinée du dimanche 9 novembre de la conférence nationale : une dizaine d'ateliers sur le projet ouverts à tous les communistes qui le souhaitent et à tous ceux et celles qui travaillent dans nos réseaux.
- Courant 2015, une série d'initiatives publiques du PCF dans le pays, sur le thème « Quel projet pour la France ? Les communistes à votre rencontre » avec la participation du secrétaire national, pour des débats et des échanges avec la société.
- Poursuite du travail de conventions thématiques.
- La tenue d'une convention nationale du projet à la veille du prochain congrès national.
4. Déployer avec une audace nouvelle le travail de rassemblement et de construction politique
Jusqu'à la conférence nationale de novembre, prendre des initiatives afin de redonner la parole aux citoyen-ne-s pour refonder la politique et la gauche.
- Initier dans tout le pays, sous toutes les formes possibles, un processus de large rassemblement jusqu'à l'été 2015 pour un nouveau projet de gauche pour la France avec de grandes étapes nationales à construire et qui s'enracine dès maintenant dans des initiatives locales démultipliées. Nous voulons remettre en mouvement, au travail, et en action toutes les forces qui veulent reconstruire une autre voie que la fuite en avant dans l'austérité.
- Organisation en France à l'initiative du PGE d'un forum européen des alternatives au printemps 2015.
- Travailler à faire du Front de gauche un animateur crucial de la construction de ce front large. Nous voulons le relancer en procédant aux changements nécessaires. Pour cela, poursuivre le travail d'évaluation engagé pour déboucher sur une relance appropriée du Front de gauche. Nous proposons, début septembre, une grande réunion d'un Conseil national élargi du Front de gauche pour engager une vraie dynamique.
- La Fête de l'Humanité sera la première grande échéance de convergence des luttes, des campagnes politiques, du travail de projet et de rassemblement pour un Front large du peuple et de la gauche.
- Travailler au renforcement du PCF, notamment dans les entreprises et les services, avec un effort particulier sur la formation, l'éducation populaire et l'accueil des nouveaux adhérents ainsi qu'à la valorisation de nos initiatives de solidarité concrète (journée à la mer, vente de fruits et légumes...)
Paris, le 15 juin 201
09:15 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pcf, espoir, déclaration | |
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15/06/2014
QUELLE GAUCHE, ET QUEL FRONT DE GAUCHE A EVRY ?
Aujourd'hui, un débat s'engage au niveau national avec les partis et les personnalités qui le constituent pour permettre au Front de Gauche de retrouver une audience importante et créant ainsi les conditions d'un véritable changement politique avec la mise en place d'une Gauche rassemblée et majoritaire pour une vraie alternance à la politique libérale actuelle.
Nous partageons à ce sujet complétement le point de vue exprimé par André Chassaige, député communiste du Puy de Dôme et président du groupe Front de Gauche à l'Assemblée nationale
"A la lumière de leur défiance vis-à-vis des formations de gauche, ce travail ne pourra se faire que sur la base d’une mise en commun de propositions alternatives concrètes, d’un programme de rupture, susceptible de redonner un débouché politique crédible à la détresse sociale.
Il faut également que cette alternative de gauche, nécessairement collective, s’attèle à une véritable bataille culturelle en profondeur dans tout le pays : en redonnant aux valeurs de solidarité et de progrès social, la primauté dans les échanges et les débats; en rompant avec les poncifs néolibéraux et la compétition du tous contre tous pour substituer une culture de la coopération et de la solidarité. "
Localement, ce débat devra prendre aussi en compte les résultats et chacun se doit de tirer les leçons des deux dernières élections municipales et européennes qui viennent de se dérouler.
Le Front de Gauche sort meurtri de ces deux scrutins, avec en particulier pour les deux principaux partis qui le composent une situation difficile.
Le Parti de Gauche a été décapité après la décision autoritaire de sa direction nationale d'imposer contre l'avis quasi unanime de ses militants une liste autre que celle menée par le conseiller municipal sortant NPA.
Au PCF, profitant de sa faiblesse locale, une poignée de militants a imposé sa stratégie et une liste largement ouverte au communautarisme à l'occasion de la dernière élection municipale.
Sur cette base elle a obtenu 15,07 % des voix au premier tour, et 4 élus au deuxième en profitant de l'élimination de la liste NPA-Parti de Gauche.
La comparaison avec les élections européennes démontre que ce résultat était éphémère et fictif reposant pour plus de la moitié sur un vote communautaire fort que nous avions dénoncé. Le 25 mai dernier et malgré notre soutien, le Front de Gauche s'écroule en voix et pourcentage. Même en tenant compte de l'abstention en hausse son score est divisé par deux. Dans les bureaux de vote où les élus municipaux se réclamant de ce Front de Gauche communautaire militent, la liste Européenne du Front de Gauche est laminée.
Ainsi, dans les quartiers des Aunettes, des Epinettes, du Centre Ville, du Mousseau la chute est vertigineuse.
Le Front de Gauche résiste le mieux dans les bureaux de vote où les élus communistes et républicains sortants réélus vivent et militent comme aux Pyramides, au Village, au Champtier du Coq, au Champs Elysées, au Parc aux Biches, gagnant même en pourcentage le plus souvent.
Ces résultats sont sans appel, démontrant que c'est uniquement sur une base politique et non clientéliste et calculatrice que le Front de Gauche à Evry (comme ailleurs) peut se développer.
Le Front de Gauche à Evry ce sont des militants, des électeurs, des habitants sincères qui veulent un changement politique réel dans notre pays, qui n'acceptent pas l'injustice et la misère,rejettent l'extrême-droite raciste et fascisante, les idées de droite libérales, qui veulent construire un autre monde dans la diversité et le respect de chacun, mais aussi de manière cohérente avec un programme crédible et avec un rassemblement qui serait en capacité d'être majoritaire, comme nous l'avions fait à l'occasion de l'élection municipale à Evry.
Les élus communistes d'Evry localement agissent dans ce sens là patiemment mais également concrètement pour améliorer la vie quotidienne des Evryens, c'est la vocation des communistes que d'être porteurs d'espoir mais également acteurs quotidiens du mieux vivre de tous.
EUROPEENNE, EVRY, LA GAUCHE NON GOUVERNEMENTALE EN TETE
Evry, la ville du premier ministre Manuel Valls, malgrè l'implication personnelle du premier ministre qui est venu apporter son soutien à la liste PS a placé la gauche non gouvernementale en tête, donnant ainsi au delà du score du Front de Gauche une indication de la volonté des Evryens à un vrai changement, et non à un accompagnement des politiques libérales menées actuellement.
L'ensemble des partis et mouvements qui ne s'inscrivent pas dans la majorité gouvernementale actuelle, (Front de Gauche, EELV, NPA, LO, Nouvelle Donne...) a obtenu à Evry, 23,86 % des suffrages exprimés, suivi par l'alliance gouvernementale (PS, Radicaux de Gauche) 21,57 %, suivi par la Droite (UMP-MODEM, UDI) 20,42 %, et le Front National, 16,61 %
18:34 Publié dans Elections Evry, ELUS COMMUNISTES, Idées, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : front de gauche evry, pg, pcg, avenir | |
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12/06/2014
Dette : 1 077 milliards d’euros sont illégitimes
Le collectif pour un « audit citoyen de la dette publique » estime que 59 % de la dette publique est dû à des taux d’intérêt excessifs et aux cadeaux fiscaux aux plus aisés et aux multinationales.
«Au total, 59 % de la dette publique est illégitime. » Telles sont les conclusions d’une étude réalisée par le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique dévoilée hier et à laquelle ont participé Michel Husson (Conseil scientifique d’Attac, coordination), Pascal Franchet (CADTM), Robert Joumard (Attac), Évelyne Ngo (Solidaires finances publiques), Henri Sterdyniak (Économistes atterrés) et Patrick Saurin (SUD BPCE) sur une trentaine d’années.
Une expertise dont s’empareront probablement les citoyens qui débarqueront au Centquatre, à Paris, pour la fête de la dette. Une initiative co-organisée par le Secours populaire et le collectif avec la participation de Christophe Alévêque pour aborder cette question « avec humour et lucidité, pour que plus personne ne se dise qu’on n’y comprend rien », promettent-ils (voir encadré).
En attendant, ce rapport déconstruit la doxa néolibérale, selon laquelle la croissance soi-disant « excessive » des dépenses publiques nécessiterait la mise en place de politiques d’austérité budgétaires. Puisque, en trente ans, les dépenses publiques ont même reculé de 2 points. Pour les économistes du collectif, l’augmentation de la dette publique est en réalité due à deux autres facteurs : « Sur les 1 950 milliards d’euros de dette publique cumulée, (...) près de 600 milliards sont dus à des taux d’intérêt excessifs, et près de 500 milliards proviennent des cadeaux consentis principalement aux riches et aux actionnaires », note Attac dans son communiqué. Sans cela, le taux d’endettement public par rapport au PIB ne serait plus que de 43 %, contre 90 % actuellement, soit 1 077 milliards d’euros de dette en moins. L’impôt sur le revenu a été fortement baissé.
Au fil des réformes, le taux de taxation de la tranche la plus élevée a chuté de 65 % en 1982, à 45 % en 2013. Cette réduction a bénéficié majoritairement aux 10 % des ménages les plus riches et favorisé de nouvelles inégalités. Ainsi, le « ras-le-bol fiscal » observé chez les ménages actuellement s’explique par cette injustice, qui délégitimise aux yeux de ceux-ci le consentement à l’impôt, expliquent les auteurs. Dans le même temps, de nombreuses niches fiscales (c’est-à-dire des dérogations fiscales permettant aux bénéficiaires de payer moins d’impôts) ont vu le jour. Si certaines peuvent être utiles, la plupart sont juste onéreuses et favorisent l’optimisation, voire l’évasion fiscale. Plus de 500 niches sont comptabilisées, ce qui complexifie la fiscalité française, pour un coût annuel de 150 milliards d’euros. Sans cette perte estimée à 488 milliards d’euros, la dette serait inférieure de 24 points de PIB.
Mettre un terme à l'exode fiscal
Les auteurs identifient les taux d’intérêt auxquels se financent l’État français comme l’autre source d’augmentation de l’endettement. Selon les économistes, il existerait un « écart critique » entre le taux d’intérêt annuel réel (diminué de l’inflation) et le taux de croissance de son PIB. Si le premier est supérieur au second, la dette augmente plus que le PIB, et le taux d’endettement progresse. C’est ce que les spécialistes nomment « l’effet boule de neige ».
Il ressort que ces trente dernières années, les taux d’intérêt payés ont été trop élevés compte tenu de l’activité économique. La faute à un changement néolibéral de la politique monétaire en France pris en 1983. Un mouvement qui s’amplifie début 1990, avec la mise en place de la politique de « désinflation compétitive ». En clair, il s’agit de limiter la création monétaire, afin de contenir l’inflation. Ce qui implique automatiquement une hausse du taux d’intérêt pour le plus grand bonheur des détenteurs de capitaux qui voient leur rémunération progresser.
Si l’État, au lieu de se financer sur les marchés financiers, avait recouru à des emprunts directement auprès de la banque centrale à un taux d’intérêt réel de 2 % (niveau du taux de croissance moyen du PIB), son ratio d’endettement aurait été plus faible de 589 milliards d’euros à son niveau actuel. Pour mettre fin à cette dette illégitime, le collectif avance 12 propositions, comme annuler « tout ou partie » des 1 077 milliards d’euros, « mettre un terme à l’exode fiscal, aux paradis fiscaux », ou encore « l’extention du secteur bancaire public ».
Des solutions dont François Hollande devrait s’inspirer, plutôt que d’amplifier « les politiques d’austérité imposées aux populations au nom du remboursement de la dette », alors qu’elles « sont absurdes économiquement, dangereuses politiquement et injustifiables du point de vue de l’intérêt général », concluent les économistes.
Kevin Boucaud - See more at: http://www.humanite.fr/dette-1-077-milliards-deuros-sont-illegitimes-537286#sthash.inq6f9m4.dpuf
12:54 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS, Point de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dette, illigitime, taxer, économie | |
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09/06/2014
SOCIALISTES AFFLIGES : LA POLITIQUE LIBERALE DE HOLLANDE EST DANS L'IMPASSE !
De nouvelles voix s’élèvent au PS contre la politique de Hollande.
Samedi, un débat s'est tenu à Paris, organisé par les Socialistes affligés.
François Hollande au bord de l’asphyxie, c’est toute la gauche qui cherche son oxygène. Au sein même de la majorité, on aspire désormais de tous côtés à fissurer les certitudes granitiques d’un exécutif claquemuré dans l’austérité.
Dernière initiative en date, la création d’un club : les Socialistes affligés. À la manœuvre, Liêm Hoang-Ngoc, économiste, ex-député européen, membre du bureau national du PS, et Philippe Marlière, politologue et ancien membre du PS. « Le tournant de la rigueur de 1983 devait permettre l’avènement d’une Europe progressiste.
Il a accouché d’une Europe ordo-libérale, que la France a renoncé à réorienter en 2012 en adoptant un traité budgétaire qui interdit toute politique progressiste », tranchent-ils dans un manifeste publié le 11 mai dernier.
Particulièrement critiques, les deux professeurs livrent une analyse sans concession du bilan et des orientations du gouvernement : « La percée du Front national appelle autre chose que des cris d’orfraie.
Elle est logique dès lors qu’un gouvernement socialiste applique une politique néolibérale que ne renieraient pas nombre de dirigeants de l’UDI et de l’UMP. » D’aucuns évoqueront la fronde comme un règlement de comptes à l’égard du Parti socialiste : Philippe Marlière l’avait quitté pour faire un passage éclair au NPA en 2009, et Liêm Hoang-Ngoc, alors député sortant, sera évincé de la liste des européennes en mai 2014 pour faire de la place à l’ancien syndicaliste de Florange, Édouard Martin, dans la circonscription du Grand Est.
Plus simplement peut-être, libérés de tout mandat électif, les deux hommes choisissent de donner désormais leur version des faits. Et de tenter d’unifier sans exclusive les opposants, de plus en plus en nombreux, à la politique d’austérité. Ainsi du colloque organisé samedi après-midi à Paris, intitulé : « L’austérité en Europe est une erreur, pour une alternative à la politique de l’offre. »
Un rendez-vous pour la gauche. On comptait parmi les invités Clémentine Autain, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon, pour le Front de gauche ; Julien Bayou, Pascal Durand et Eva Joly, d’Europe Écologie-les Verts, et, outre les animateurs, des socialistes comme Stéphane Delpeyrat et Gérard Filoche.
S’y est affirmé clairement une proposition d’alternative. « Nous n’avons aucun ennemi à gauche, stipule le manifeste, et nous entendons, dans un esprit unitaire, mener collectivement la bataille idéologique et politique que la gauche a perdue au cours de ces trente dernières années. »Des débats pour redonner confiance
Pas une écurie présidentielle de plus, se défendent les fondateurs de ce nouveau club, dans un moment où beaucoup projettent déjà une « tripolarisation » de la vie politique française, réduisant la question de l’avenir à celle-ci : qui sera l’adversaire du Front national au second tour de la présidentielle de 2017 ?
« Le choix de l’exécutif risque de mener inexorablement notre camp, défaite électorale après défaite électorale, à un nouveau 21 avril (2002, qui opposa Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen – NDLR) qui menacera l’existence même de notre parti en 2017 », relèvent les auteurs. « Socialistes affligés ou socialistes affligeants, il m’est difficile de les départager », notait ironique un internaute sur le blog des frondeurs.
Des socialistes « affligés » par l'austérité - Frédéric Durand pour l'Humanité - See more at: http://www.humanite.fr/des-socialistes-affliges-par-lausterite-543776#sthash.DnOwu0TC.dpuf
"la gauche risque de disparaître du 2e tour en... par FranceInfo
10:48 Publié dans ACTUALITES, ACTUes-Vidéos, Front de Gauche, Idées, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liêm hoang-ngoc, socialistes affligés, hollande | |
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08/06/2014
USA-BNP : un acte de guerre économique caractérisé
Après avoir lourdement contribué, comme les autres banques européennes, à la crise financière et aux dégâts politiques et sociaux qui en ont résulté, BNP Paribas est aujourd’hui dans le collimateur des autorités américaines.
La multinationale bancaire française est menacée d’une amende pouvant atteindre 10 milliards de dollars et d’une interdiction, permanente ou temporaire, de gérer des opérations en dollars.
C’est là, de la part des États-Unis, un acte de guerre économique caractérisé. Pour détruire tout ce qui pourrait faire concurrence aux mastodontes financiers de Wall Street, Washington utilise tous les moyens à sa disposition, en commençant par son hégémonie monétaire qui fait du dollar une monnaie commune mondiale de fait. Et qu’importe, aux yeux des dirigeants américains, si la déstabilisation d’un des principaux établissements financiers d’Europe met en péril l’équilibre de tout le système financier du Vieux continent, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour l’ensemble de l’économie mondiale.
Les leçons de la crise financière de 2007-2008, de la « grande récession » qui l’a suivie et de la crise de l’euro ne sont manifestement pas tirées, ni d’un côté de l’Atlantique, ni de l’autre.
Il est urgent que les peuples imposent une alternative à cette logique de guerre économique qui conduit le monde à la catastrophe.
BNP Paribas et les banques européennes doivent cesser d’alimenter le cancer financier. Il est temps qu’elles mettent le crédit au service de la sécurisation de l’emploi, de la formation, du développement des services publics et de la préservation des ressources naturelles. Les mobilisations populaires peuvent les y contraindre en s’appuyant sur de nouveaux moyens d’intervention des travailleurs et des citoyens : une transparence sur l’activité des banques dans les entreprises et les bassins d’emplois, des fonds régionaux et nationaux pour l’emploi et la formation, un pôle financier public, une nouvelle sélectivité de la politique monétaire, au service de l’emploi et de la création de richesses dans les territoires.
Il est temps de mettre fin à l’hégémonie du dollar. La création d’un nouvel instrument de réserve international est à l’ordre du jour du G20, avec le soutien de la Chine et des pays émergents. Comme le proposent le Parti communiste et le Front de gauche, il pourrait prendre la forme d’une monnaie commune mondiale développée à partir des droits de tirage spéciaux du FMI.
Elle servirait à financer de façon sélective, à des taux d’intérêt très bas, les investissements nécessaires au développement de tous les habitants de la planète, au lieu d’entretenir la croissance malsaine des activités financières. La France, l’Union européenne doivent agir dans ce sens au lieu de servir de supplétifs à la domination américaine dans le monde. La refondation de l’Europe au service des peuples passe aussi par là.
Communiqué du Parti communiste français
17:26 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, dollar, bnp, banques | |
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03/06/2014
DES DIZAINES DE MILLIERS DE RETRAITES RASSEMBLEES A PARIS A L'APPEL DE TOUS LES SYNDICATS CONTRE L'AUSTERITE
Alors que le gouvernement Valls entend geler les pensions "retraite" jusqu'en 2015, les retraités se sont rassemblés pour dénoncer l'aggravation de leur pouvoir d'achat. "La retraite n'est pas un privilège, elle est un droit", rappellent les organisations syndicales CGT, FO, CFTC, FSU, Solidaires, USR, UNPA, FRC et CFE-CGC, en colère, contre le gouvernement PS.
Révoltés de devoir se serrer la ceinture en fin de mois, inquiets de tomber malade et de ne pouvoir payer les frais médicaux, las des politiques gouvernementales qui s'attaquent à eux en tentant de faire des milliards d'économies d'euros sur ce qui leur revient de droit, les retraités n'ont pas la belle vie. "Les retraités d’aujourd’hui ont participé au développement de la nation et à la solidarité entre générations. Ils devraient naturellement recevoir leur dû", déplore la CGT.
Après un déjeuner sur l'herbe près de la Tour Eiffel, les organisations de retraités CGT, FO, CFTC, FSU, Solidaires, USR, UNPA, FRC et CFE-CGC ont participé nombreux à une grande marche jusqu'à Montparnasse,"contre le gel des pensions, pour l’amélioration du pouvoir d’achat et le retour à la revalorisation annuelle des pensions ».
La hausse de la TVA, la taxe de 0,3% sur les retraites imposables, le report de la prochaine revalorisation des pensions au 1er octobre 2014, la difficulté de l’accès aux soins pour les retraités, ont poussé les retraités à manifester demain leur colère.
Si Bruno Le Roux, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, précisait il y a quelques semaines « qu’un geste en faveur des retraités les plus modestes, allait être fait », pour le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, c’est loin d’être suffisant : « Ce ne sont pas des gestes, que les salariés retraités, sont en droit d’attendre mais plutôt une politique sociale qui prenne en compte leurs difficultés.
Cela fait des années qu’il y a un problème de financement des retraites dans ce pays. Le gouvernement n’a jamais voulu prendre à bras de corps cette question de financement. Aujourd’hui on va les contraindre à le faire. Et pour ne citer qu’un chiffre, 17% des retraités vivent avec moins de 600 euros par mois ».
Face au pouvoir d'achat des retraités qui a chuté de 15%, principalement en raison des pensions, très peu augmentées par rapport au coût de la vie, la CGT des retraités revendiquent, entre autres, un rattrapage immédiat de 300 euros par mois pour tous les retraités, un minimum de retraite égal au SMIC et la prise en charge de l’autonomie des personnes âgées par l’assurance maladie.
En prônant la retraite comme un dû, parce que « la retraite n'est pas un privilège ou une prestation sociale. Elle est un droit obtenu par le travail et son niveau est directement le résultat des rémunérations perçues pendant la vie professionnelle et le nombre d'années cotisées », l'organisation syndicale demande à ce que les économies françaises soient rechercher ailleurs que dans le prétendu coût du travail et de la protection sociale (retraite, allocation familiale…).
Le Parti communiste français était seul Parti, les élections passées, présent pour soutenir cette marche et les revendications exprimées par les organisations syndicales.
Texte l'Humanité, E-Mosaïque. Photos exclusives E-Mosaïque
17:09 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manifestation, retraités, syndicat, austérité, 03 juin 2014 | |
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L’urgence d’une alternative à gauche
Le résultat des élections européennes de ce 25 mai 2014 marque un bouleversement majeur dans la culture politique et sociale de notre pays. C’est une nouvelle étape du glissement idéologique d’une partie importante des classes populaires vers les valeurs de repli, de renoncement et de stigmatisation.
En rassemblant plus d’un quart des votes, le Front national est, scrutin après scrutin, de plus en plus à même de renforcer l’emprise sur les consciences de ses idées de haine, de rejet de l’autre, de remise en cause des droits sociaux et humains et de ses raccourcis économiques.
Certes, il construit ses fondements sur les brèches ouvertes par 10 années de droite au pouvoir. Mais surtout, ses idées prospèrent sur le nouveau socle d’une majorité socialiste, faisant du renoncement social et de la conversion définitive au néolibéralisme l’orientation principale de sa politique.
Bien entendu, on ne peut analyser sereinement cette déflagration sans faire référence au niveau d’abstention pour cette élection ou, une nouvelle fois, plus de la moitié du corps électoral ne s’est pas déplacé. Cette abstention choisie, en pleine connaissance du risque d’un score historique de l’extrême-droite, redouble l’effet politique de ce scrutin. Une majorité de Françaises et de Français n’en peuvent plus de voir leur situation personnelle, celle de leur pays, se dégrader, tandis que l’alternance politique traditionnelle offre les mêmes recettes libérales.
On ne peut pas non plus analyser sereinement la situation, sans redonner l’historique de ce scrutin européen, marqué par un rejet d’une Europe sans résultats, qui n’offre ni modèle social novateur, ni politiques économiques créatrices d’emploi. Et que dire des choix répétés des présidents Sarkozy et Hollande de bafouer l’aspiration des Français à changer d’Europe. Que cette aspiration se soit exprimée en 2005 avec le refus du Traité Constitutionnel Européen, ou en 2012, avec la promesse abandonnée par le nouveau chef de l’Etat de renégocier le Pacte de stabilité.
Pour notre rassemblement du Front de Gauche, qui maintient les résultats obtenus en 2009, et dont le groupe de la Gauche Unitaire Européenne va sortir renforcée grâce aux progrès remarquables en Grèce, au Portugal, en Espagne, ou en Irlande, au-delà des scores d’une gauche en berne, c’est ce reflux idéologique qui doit nous interpeller et nous faire réagir.
La situation du pays et la conscience des Françaises et des Français nous imposent d’abord de ne pas baisser la tête. Elles nous imposent ensuite de bâtir rapidement une alternative crédible aux politiques d’austérité et de dislocation des valeurs de la gauche française. A la lumière de leur défiance vis-à-vis des formations de gauche, ce travail ne pourra se faire que sur la base d’une mise en commun de propositions alternatives concrètes, d’un programme de rupture, susceptible de redonner un débouché politique crédible à la détresse sociale.
Il faut également que cette alternative de gauche, nécessairement collective, s’attèle à une véritable bataille culturelle en profondeur dans tout le pays : en redonnant aux valeurs de solidarité et de progrès social, la primauté dans les échanges et les débats ; en rompant avec les poncifs néolibéraux et la compétition du tous contre tous pour substituer une culture de la coopération et de la solidarité.
André Chassaigne député communiste du Puy de Dome, président du groupe Front de Gauche à l'assemblée nationale
09:03 Publié dans Elections Européennes, ELUS COMMUNISTES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : andré chassaigne, député pcf, front de gauche, front national | |
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