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24/09/2016

L’autosatisfaction mensongère du gouvernement à propos du "sauvetage" de la Sécurité sociale

médecin.jpgUne potion qui tue le malade -

Par / 23 septembre 2016

Alors que la ministre de la Santé mène une campagne médiatique d’autosatisfaction sur la baisse du déficit de la Sécurité sociale prévue en 2017, nous tenons à rappeler la dégradation de la prise en charge des soins.

Après avoir repoussé l’âge de départ à la retraite en 2014, supprimé l’universalité des prestations sociales en 2015, imposé une cure d’austérité sans précédent de 11 milliards d’euros pour les hôpitaux, le gouvernement se félicite donc d’avoir « sauvé la Sécurité sociale ».

Nous dénonçons avec force ce mensonge de la part d’un gouvernement qui n’a eu de cesse de poursuivre la politique libérale en réduisant les moyens des hôpitaux, en exonérant les entreprises et en mettant à mal les principes fondateurs de la Sécurité sociale.

La baisse du reste à charge des ménages en matière de santé cache mal les renoncements aux soins grandissants des plus précaires. Selon une enquête du Secours Populaire Français, 68 % des Françaises et des Français estiment que les inégalités en matière d’accès à la santé se sont creusées au cours des dernières années.

Les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste républicain et citoyen s’opposeront au projet de financement de la sécurité sociale pour 2017 et défendront des mesures alternatives en supprimant les exonérations de cotisations des entreprises, en mettant à contribution les revenus du capital et en imposant l’égalité salariale entre les femmes et les hommes afin de créer de nouvelles recettes capables de financer une prise en charge des soins à 100 % par la Sécurité sociale.

19:08 Publié dans ELUS COMMUNISTES, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sécurité sociale, déficit, pcf | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

11/06/2015

"L'hôpital est à l'os, on lui demande encore 3 milliards d'euros"

hopitaux.jpg

Entretien avec Frédéric Pierru, sociologue, chercheur au CNRS et à la chaire santé de Sciences-Po, ANNE-LAURE DE LAVA, L'Humanité Dimanche

La « tarification à l’activité », qui a remplacé en 2008 le budget global, oblige les hôpitaux à s’endetter. Chercher la productivité, avec un budget de plus en plus contraint, conduit à une gestion à la petite semaine.

HD. Quelle est la situation financière des hôpitaux ?

Frédéric Pierru. On entend souvent qu’elle s’est améliorée via la tarification à l’activité (T2A). Mais cette dernière n’a fait que doper l’activité de manière artificielle. Car le cadre budgétaire est plus serré que jamais. L’ONDAM (objectif national des dépenses de l’assurance maladie), qui détermine chaque année l’augmentation des budgets hospitaliers, a été fixé à un niveau historiquement bas. La seule évolution des charges fait augmenter les dépenses hospitalières de 3 % chaque année.

Or, l’augmentation de l’ONDAM est de 1,9 % pour 2017. On s’achemine vers un déficit structurel. L’hôpital est à l’os, et on lui demande encore 3 milliards d’économies. C’est irréaliste! Tout ce qui a pu être gratté en termes logistiques, de restauration, de blanchisserie, voire de personnels administratifs, l’a été. Restent les réductions de personnels, qui représentent 70 % des budgets.

HD.comment est-on arrivé à de tels déficits ?

F. P. Le déficit est une construction purement comptable. Il a été créé par la T2A. Les établissements recevaient avant une enveloppe globale. En fonction des dépenses, on consentait une rallonge en fin d’année si nécessaire. La grande révolution de la T2A a été d’obliger les hôpitaux à fixer ces dépenses en fonction des prévisions de recettes.
Le message est: débrouillez-vous pour couvrir vos dépenses, si vous n’y arrivez pas, recourez à l’emprunt et/ou coupez dans les dépenses, donc le personnel. Comme si ça ne suffisait pas, le gouvernement a récemment décidé d’annuler quelque 429 millions d’euros de crédit destinés à la psychiatrie et aux soins de suite. Comment voulez-vous que les hôpitaux soient, dans ces conditions, à l’équilibre malgré leurs efforts en matière de productivité ? C’est un jeu de dupes.

HD.comment peuvent-ils gérer ?

F. P. Ils vivent d’expédients. Ainsi l’accumulation des comptes épargne-temps (CET) qu’ils ne peuvent plus payer. On est dans une course à la productivité, sans jamais voir le bout du tunnel. La gestion n’est que de court terme. Cela se traduit par un absentéisme et un turnover massifs. Plutôt que de chercher à répondre à cette expression de la souffrance au travail, on colmate les brèches via l’intérim, des « pools » de remplaçants, la multiplication des contrats précaires, ou le rappel sur repos des soignants. Sur le coup, cela permet de faire tourner malgré tous les services, mais c’est au prix de la mise à mal des collectifs soignants dont dépendent la qualité des conditions de travail et la performance des équipes.

JEAN-LUC GIBELIN, RESPONSABLE DE LA COMMISSION SANTÉ DU PCF

hôpitaux,santé,économie,pcf« pour commencer, effaçons les intérêts d’emprunts destinés à combler la dette! »
« pour sortir l’hôpital de ses graves difficultés, il faut faire du service public une priorité politique. Développer l’emploi public qualifié, avec un plan de formation soutenu et sur la durée.

Le financement doit être libéré de la t2a et des budgets contraints depuis les ordonnances Juppé de 1996. c’est à l’État de financer les investissements, plus à la sécu.

La dette cumulée des hôpitaux est de 30 milliards. on doit demander l’effacement du montant des intérêts d’emprunts. on ne peut tolérer que les fonds de la sécu aillent consolider les profits de Hsbc, de la société générale ou de bnp paribas. enfin, les regroupements hospitaliers de territoire (rHt) de la loi touraine vont créer une hyperconcentration. nous avons au contraire besoin d’un maillage au plus près de la population, avec une médecine de ville articulée à des centres de santé. »

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06/09/2011

« Taxer les couvertures santé est tout simplement indigne » "

sante.jpgLa Mutualité française, représentant près de 600 mutuelles santé (18 millions d'adhérents, près de 38 millions de personnes protégées) a condamné "une mesure injuste, incohérente et inefficace".

Déclaration de Jean-Paul Panzani président de la Fédération des mutuelles de France.

Le plan d’austérité, de 12 milliards d’économies, annoncé la semaine dernière par le gouvernement, vient ajouter une taxe à hauteur de 3,5 % aux mutuelles santé.

Les contrats « responsables » de complémentaire santé (qui traduisent en actes les efforts de maîtrise des dépenses de santé) voient ainsi leur taxation passer de 3,5 % à 7 %. Un manque de considération à l’implication des mutuelles auquel réagit Jean-Paul Panzani, président de la Fédération des Mutuelles de France.

« Je suis surtout choqué par la brutalité et par l’injustice de cette mesure. Ce gouvernement ne manifeste aucune considération pour la santé de la population. Mais je suis aussi frappé par la légèreté avec laquelle les principaux responsables politiques de notre pays ont réagi à cette mesure. A les écouter, les uns, les unes et les autres, j’ai envie de leur dire que défendre le droit pour chacun de pouvoir se soigner dans de bonnes conditions mérite au moins autant de considération que sauver les parcs d’attraction.

Tout le monde sait, en effet, que personne en France, sauf quelques privilégiés qui peuvent refuser publiquement de bénéficier de notre protection sociale, comme vient de le faire un haut responsable du patronat français, ne peut se soigner correctement sans le soutien d’une mutuelle santé. Toutes les taxes qui frappent la consommation sont socialement injustes, mais oser taxer des couvertures santé est tout simplement indigne.

Cette indignité justifie notre indignation. C’est un sentiment que partage l’ensemble du mouvement mutualiste, comme en témoignent la rapidité et le nombre des réactions des groupements mutualistes. Il y a longtemps que je n’avais pas vu cela.

Si nous avons été choqués, nous ne sommes pas restés sous le choc. Nous avons réagi collectivement comme le montre la lettre que le président de la Mutualité française vient d’adresser, en notre nom à tous, au chef de l’Etat. Ce que nous exigeons est très simple. Nous voulons la suppression de la taxe santé sur les couvertures maladie solidaires et responsables. Nous voulons pouvoir jouer notre rôle dans la régulation du système de santé. Nous voulons être regardés comme un partenaire de la Sécurité sociale. Nous y sommes plus déterminés que jamais car nous avons autre chose à faire que de collecter des taxes pour le compte de l’Etat.

Et je suis convaincu à en juger par les déclarations de grandes associations que nous pouvons avoir un mouvement d’opinion sur cette question. Nous n’allons pas relâcher la pression.

Les Mutuelles de France ont tout de suite proposé à tous les groupements mutualistes de mettre chacun de nos parlementaires, députés, sénateurs devant ses responsabilités. Le plan annoncé par le gouvernement doit, effet, faire l’objet d’une loi de finances rectificative. Nous devons aussi porter le débat dans la société elle-même. Nous devons alerter nos adhérents, mais aussi saisir l’opinion par tous les moyens à notre disposition.

Nous sommes à l’aube d’échéances démocratiques très importantes avec les présidentielles et les législatives. Ce qui vient de se passer montre que nous avons raison de tout faire pour que santé et la protection sociale soient au cœur du débat public. C’est avec cet objectif que la mutualité va rendre publiques toute une série de propositions pour une société plus juste, plus solidaire et plus attentive aux besoins humains essentiels. »

PLAN FILLON : L’ACCES AUX SOINS MENACE

La hausse de la taxe sur les conventions d’assurance (TCA), annoncée le 24 août par le Premier ministre, est une "injustice sociale", s’indigne Etienne Caniard. Elle va pénaliser directement les usagers et entraver l’accès aux soins. Le président de la Mutualité Française dénonce la taxation croissante des mutuelles : en trois ans, elle a augmenté de 10,5 points !

PONCTION DE 2,2 MIILIARDS D’€ PAR AN

Le Premier ministre, François Fillon, a annoncé le 24 août un plan d’économies devant rapporter à l’Etat 1 milliard d'euros en 2011 et 11 milliards en 2012. Il augmente à 7% la taxation des complémentaires santé, pour atteindre 2,2 milliards d'euros par an dès 2012. La Mutualité Française dénonce une mesure "injuste, incohérente et inefficace".


Taxe Fillon : Etienne Caniard dénonce une "taxe... par Mutualite

13:39 Publié dans ACTUALITES, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mutualité, fillon, santé | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

21/06/2011

Assises Régionales de la sante

sante.jpg

Mercredi 29 juin 2011 de 9 h 00 à 17 h 00

Au GENOCENTRE 1, rue de l’Internationale - 91000 Evry

Les Communistes vous invitent à vous saisir des Conférences citoyennes départementales pour construire ensemble un projet santé régional

A l’initiative de l’APPEL de 50 personnalités d’Ile-de-France, relayé par le groupe Front de Gauche-PCF-GU-AC, la majorité du Conseil régional a décidé de mettre en oeuvre des Assises Régionales de la Santé.

Pour ce faire, de mai à Juin, se tiendront dans chaque département, des Conférences citoyennes dont l’objectif est de débattre avec les usagersprofessionnels- syndicalistes-élu-es des besoins de santé sur leur territoire

Cette démarche dans notre esprit, doit se situer dans la continuité du mouvement du 2 avril, réunissant à la Bastille, plus de 5 000 personnes à l’initiative d’une centaine d’organisations politiques, syndicales, associatives ou de coordinations de lutte pour la défense de l’hôpital public ou de centre de santé.

En effet, pas un Hôpital public en Ile-de-France n’échappe à la logique de fermeture, de suppression d’emplois, de restructuration. La Banlieue est méprisée par Claude EVIN, ancien ministre socialiste à la santé reconverti en serviteur zélé du gouvernement Sarkozy.

La toute puissance de l’Agence Régionale de la Santé (ARS) voulue par la Loi HPST dite « Bachelot », que nous avions dénoncée en son temps, montre aujourd’hui son véritable visage, celle de la fin de toute démocratie sanitaire, comme le démontre, le démantèlement du système hospitalier public en Essonne et partout.

Au-delà de ce combat, il nous faut mettre fin à un système qui casse d’une manière systématique nos services publics pour offrir au secteur privé des parts de marchés juteux, faisant de l’Hôpital une banale entreprise et de la santé une marchandise comme une autre. Les centres de santé ne sont pas épargnés, la médecine libérale de proximité et respectant les tarifs conventionnés est en danger, la démographie médicale en chute libre du fait du Numérus clausus, les dépassements d’honoraires se multiplient auxquels s’ajoutent les franchises médicales et autres forfaits hospitaliers qui conduisent de plus en plus au renoncement aux soins pour ceux qui ne peuvent plus payer une mutuelle.

La santé publique manque de moyen, l’Etat ne respectant plus ses devoirs de prévention et de promotion de la santé.Pour les communistes cette politique est inacceptable, car elle remet en cause l’accès aux soins et à la santé pour tous. Elle institutionnalise le principe d’une médecine à plusieurs vitesses, elle-même calquée sur l’instauration d’une couverture sociale à plusieurs vitesses, tournant le dos à la sécu de la Libération.

C’est pourquoi, en préconisant ces Assises régionales de la Santé, les communistes souhaitent que se mettent en place, d’une manière pérenne un contre pouvoir citoyen à cette politique dramatique des ARS.

Il nous faut l’obtenir lors de ces Conférences citoyennes départementales.Nous vous invitons, sans attendre à investir ces Conférences, et par vos propositions, construire ensemble, usagers et professionnels, syndicalistes et élu-es, une nouvelle stratégie de santé et de protection sociale, avec l’appui des élu-es communistes et du Front de gauche.

02/04/2011

UNE BASTILLE POUR LA SANTE

h7.jpgh5.jpgA l’appel de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux qui regroupe une centaine d’associations, de syndicats, de Partis plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans plusieurs dizaines de villes de France.

A Paris, c’est Place de la Bastille qu’a eu lieu ce rassemblement. Plusieurs personnalités sont intervenues à cette occasion, dont le professeur Grimaldi pour dénoncer la situation catastrophique des hôpitaux engendrée par la politique gouvernementale et appliquée par les Agences Régionales de la Santé.

Les usagers sont particulièrement pénalisés, et le personnel hospitalier sous perfusion avec la suppression en 2 ans de plus de 20000 emplois.

h3.jpgLes représentants des hôpitaux de l’Essonne étaient venus en nombre à l’exemple de celui de Dupuytren dont la délégation était nombreuse et remarquée.

Les syndiqués CGT étaient très nombreux et majoritaires. Le Parti communiste français avec ces militants, dont Pierre Laurent était très présent, le PS et les Verts pratiquement absents bien que membres de la coordination.

Ces rassemblements augurent d’un mouvement qui va prendre de l’ampleur prenant en compte l’envergure du démantèlement du système de santé au profits des grands groupes privés et au détriment des malades et du personnel hospitalier.

Photos, vidéo, texte exclusifs E-Mosaïque

NOTE

h4.jpgh8.jpgAlors que de tous les observateurs présents à ce rassemblement le PCF était sans contexte le Parti le plus présent et le plus actif à ce rassemblement, avec également de nombreux militants du Parti de Gauche et du NPA et que la présence du PS était quasi inexistante l’AFP n’a rien vu et a juste remarqué la présence, on ne sait où, du socialiste Jean Paul Huchon et par contre n’a pas constaté la présence de Pierre Laurent secrétaire nationale du PCF.

En matière d’informations cela s’appelle de la partialité et cela semble devenir une règle à l'égard du Parti communiste français, de ses militants, de ses dirigeants, de ses élus au moment même où Marine Le Pen de son côté  constate de son aveu même au contraire une attitude de plus en favorable des médias à son propos et à celui des idées du Front National.

 
BASTILLE : RASSEMBLEMENT POUR LA SANTE par E-Mosaique

18/01/2011

MEDIATOR : LA VERITE !

mediator-medicament_0.jpgCOMMUNIQUE DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS

Dés 2009, un rapport commandité par Jacques Servier confirmait les liens entre le benfluorex – le principe actif du Médiator – et les atteintes aux valves cardiaques des patients. Pourtant le laboratoire n'a pas fait retirer le médicament du marché. Circonstance aggravante, ces jours-ci, l'industriel pharmaceutique cherche à minimiser le nombre de cas mortels.

Si les récents propos outrageux de Jacques Servier certifient que le Mediator n'a fait « que 3 morts », ils sont mensongers et méprisants à l'égard des victimes et de leur famille.

Face à l'attitude insultante du laboratoire à l’origine de ce scandale, le PCF exige la vérité sur les conséquences du Mediator. Les processus de décision en matière de santé publique, doivent être mises hors de la zone d'influence des grandes firmes pharmaceutiques. L'industrie pharmaceutique ne peut plus être laissé sans garde fou réellement indépendant des pouvoirs de l'argent.

Le PCF propose un pôle public du médicament et de la recherche indépendant financièrement des sociétés pharmaceutiques et placé sous le contrôle démocratique des scientifiques, des représentants de salariés et des usagers.

13:26 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : médiator, santé, médicament, pcf | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

11/10/2010

Santé - logement - retraite, la Bourse ou la vie


exoneration.jpgQui peut raisonnablement penser que réduire de 54 à 7  le nombre de blocs opératoires d’urgences de nuit garantirait  la «qualité des soins» ?
 

La calculette ou le cercueil ? Être protégé par le bouclier fiscal ou mourir à la nais­sance ? Il est des jours, comme ça, où le désordre de ce monde comme il ne va pas suggère à l’esprit de singuliers raccourcis. Quel est ce pays dans lequel des techno­crates réunis autour de la carte d’une région capitale, la plus peuplée de France, décident de trancher à la hache dans les services d’urgences ? Les critères de ren­tabilité financière appliqués à la santé étaient déjà absurdes, ils deviennent ici criminels. Qui peut raisonnablement penser que réduire de 54 à 7, soit un seul par département d’Île-de-France, le nom­bre de blocs opératoires d’urgences de nuit est de nature à garantir la « qualité des soins » ? De même pour la fermeture nocturne des services de radiologie dans ces mêmes établissements.

À un autre bout du pays, un secrétaire d’État s’en va porter la bonne parole gou­vernementale auprès des responsables du logement social réunis en congrès. Ces derniers n’apprécient pas qu’on les rackette à leur tour de plusieurs centaines de millions d’euros par an ? Qu’importe ! Imperturbable, le sous-ministre répète en boucle qu’il est contre les ghettos – qui se dirait ouvertement pour ? – mais qu’il faut réserver les HLM aux plus pauvres des plus pauvres. Qu’il faut vendre une partie du parc pour que les offices financent leurs opérations et les occupants leur retraite ! « La France vit au-dessus de ses moyens », a-t-il asséné hier à Strasbourg. Mais de quelle France parlent donc ces gens-là ? Celle qui se lève tôt et qu’ils ne connaîtront jamais ou celle des privilégiés de la rente qui tondent le pays, auxquels ce pouvoir multiplie les cadeaux, jour après jour ?

Et pendant ce temps, un chef de l’État battant un record d’impopularité, avec 72 % de Français qui ne lui font plus confiance, continue de flatter, d’un côté, l’électorat de la droite extrême et de l’ex­trême droite avec un texte de loi scélérat à l’Assemblée et, de l’autre, s’en va vanter à Vézelay « l’héritage chrétien de l’histoire de France ». Bref, le pays s’enfonce et lui continue de creuser son sillon.

Que la conscience de l’injustice qui guide les choix gouvernementaux ait progressé, nul doute. La présentation du projet de budget 2011, après celui de la Sécurité sociale, ne pourra que la nourrir. Ces choix posent avec de plus en plus d’acuité une série de questions : où passent les richesses produites dans la cinquième puissance économique mondiale ? À quoi sert toute la valeur produite par le travail ? Jusqu’où l’écrasement des salaires, du pouvoir d’achat, de l’emploi, des investis­sements productifs et dans la formation, conjugué à une austérité sous tutelle des marchés financiers, va-t-il nous mener ?

Des réponses portées dépend la capacité du mouvement populaire à trouver une issue progressiste à la crise. De la capacité à se saisir de ce débat dépend la possibilité d’envisager une société qui ne présente plus le visage inhumain qui se dessine là, et que redoutent nombre de nos conci­toyens. C’est aussi à cette aune que les forces de gauche seront jugées crédibles ou pas. Lâche soulagement devant le sale boulot fait par la droite UMP ou véritable alternative ? Il n’est pas nécessaire d’at­tendre n


 

13:34 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bourse, vie, santé, logement | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!