20/11/2016
La voie du rassemblement sur des contenus à gauche
Laurent Frajerman, L'Humanité
JLM2017 est une belle façon de transformer un handicap (peu de militants dans l’action, un meeting tous les trois mois) en atout (une campagne 2.0, des dizaines de milliers de soutiens virtuels). Mais le talent d’un seul homme et le soutien des médias ne serviront pas un changement progressiste de politique, du fait de l’impasse de sa stratégie. C’est l’illusion du sorpasso.
Pour les mélenchonistes, si toutes les forces à la gauche du social-libéralisme s’unissent, elles peuvent espérer atteindre 15 à 20 % des suffrages, dépasser leur adversaire à gauche et in fine remporter l’élection. Cette stratégie vise à remplacer une force dominante à gauche (le PS) par une autre (La France insoumise) et se base paradoxalement sur l’un des défauts de la Ve République, la bipolarisation.
Mais elle implique de réunir au second tour les 30-35 % d’électeurs de gauche (ce qui suppose que les électeurs de centre gauche ne soient pas effrayés par la perspective de donner autant de pouvoirs à un candidat si radical) et d’y ajouter au moins 15 % d’électeurs venus de l’abstention ou ne se reconnaissant pas dans le clivage gauche-droite. C’est la raison pour laquelle Jean-Luc Mélenchon se présente comme la première force à gauche tout en récusant ce clivage.
14:47 Publié dans Point de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : laurent frajerman, pcf, mélenchon | |
Imprimer |
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
12/11/2016
LE PROGRAMME DES INSOUMIS ET DE MELENCHON LOIN DE CELUI ADOPTE PAR LE PCF ET LE FRONT DE GAUCHE : IL ENTERINE UN RECUL SOCIAL, ECONOMIQUE ET ENVIRONNEMENTAL GENERAL
Infos en provenance des économistes PCF qui décortiquent les différents programme des candidats aux primaires, celui de FI et travaillent sur les propositions détaillées à formuler dans le cadre de la campagne par une candidature issue du PCF et à promouvoir DNS le cadre de la campagne quelque soit la décision des communistes sur l'option à retenir...Denis Durand un des économistes du PCF donne ce point de vue
"il s'agit du programme de la "France insoumise", officiellement adopté à sa convention de Lille le 16 octobre... mais dont l'accès est réservé aux membres de la "France insoumise".
Sur le site de JL Mélenchon, on ne trouve pas la version définitive. Nous avons néanmoins pu nous la procurer. Elle contient beaucoup de propositions parfois copiées sur L'Humain d'abord mais les dispositions concrètes qui donnaient une cohérence au programme du Front de gauche sont systématiquement gommées.
Par exemple, un "plan A" prétend essayer de "changer l'Europe" mais il ne contient pas la proposition d'un fonds européen pour que l'argent de la BCE finance les services publics. Ou encore, il est question d'"éradiquer la précarité" mais l'objectif d'éradiquer le chômage (en construisant progressivement une sécurisation de l'emploi et de la formation) disparaît, on vise seulement le "plein-emploi", c'est-à-dire le niveau de chômage qui équilibre le marché du travail.
Alors que L'humain d'abord, en 2012, prévoyait un SMIC à 1 700 euros bruts immédiatement, à 1 700 euros nets au cours de la législature, et que la CGT revendique aujourd'hui 1 800 euros bruts (et FO 1 900 euros), JL Mélenchon s'en tient à 1 300 euros nets.
JL Mélenchon a souligné dans son interview à l'Echo du centre en septembre qu'il ne veut pas contester le pouvoir des patrons dans les entreprises pour imposer d'autres critères de gestion et de financement.
Dès qu'on aborde des propositions mettant en cause le pouvoir des marchés financiers, il devient flou, par exemple sur la nationalisation des banques.
Au fond, il s'agit d'un programme social-démocrate peu différent de celui de Montebourg ou de Hamon, avec en plus des dérapages nationalistes."Voila chacun pourra se faire une idée précise et prendre sans doute le soin de ne pas se précipiter sur un soutien au contenu pas forcément en adéquation avec les attentes....attention au réveil amer...
Sur l'énergie et l'environnement la différence est abyssale : Le point de vue de Valerie Goncalves Andral faite à l'occasion de la conférence nationale du PCF du 5 novembre
En tant que dirigeante nationale du Parti en charge de l’énergie et profondément attachée aux questions de l’écologie comme beaucoup d’entre nous, je pense que le ralliement à Jean-Luc Mélenchon, nous discréditerait sur les questions industrielles et environnementales et laisserait le champ libre à la droite pour aller vers plus de privatisation.
En effet, le programme de la « France insoumise », c’est la fermeture de la Centrale de Fessenheim, l’abandon de la prolongation de vie des centrales nucléaires au-delà de 40 ans, de tous les projets d’EPR et du centre d’enfouissement des déchets…
Il a décidé d’en finir avec la 3ème industrie française avec comme conséquence la perte de milliers d’emplois qualifiés et la perte d’un savoir-faire reconnu dans le monde entier. Melenchon décide désormais à la place des citoyens qu’il nous faudrait abandonner l’atout nucléaire.
C’est la parfaite illustration de la posture tribunicienne qu’il a dorénavant adopté : candidat autoproclamé, campagne en dehors des partis, personnalisation outrancière de la démarche ; pour un candidat qui a fait de la sixième république citoyenne un axe central de son parcours, convenons qu’il vient d’endosser assez rapidement et soudainement les costumes et mauvaises habitudes de la monarchie présidentielle de la cinquième.
Qu’ira-ton raconter au million de travailleurs du secteur notamment les 300 000 ouvriers, cadres et ingénieurs de la filière nucléaire, qui par le passé votaient massivement pour le PS et le PCF.
Cette posture programmatique qui joue sur les peurs expédie aux calendes grecques, la difficile équation énergétique, équation qui doit tenir compte des besoins mondiaux de développement, de l'épuisement des ressources, et du grave problème du réchauffement climatique.
C’est aussi, rester sourd aux conclusions des travaux du GIEC. A savoir la nécessité impérieuse de faire reculer rapidement et massivement les énergies fossiles « carbonées » (charbon, pétrole, gaz) et de « décarboner » au maximum une électricité ayant vocation à les remplacer. Le GIEC reconnaît clairement que l’énergie nucléaire sera un des leviers incontournables pour contrer le réchauffement climatique et en même temps répondre à une demande mondiale considérable pour 2050.
En l'absence d'ambitions industrielles énergétiques nouvelles, couplant énergies renouvelables et nucléaire, il sera impossible d'atteindre cet objectif dans les délais souhaités. C’est très grave pour notre planète.
Le programme de Mélenchon c’est le modèle de la transition énergétique allemande qui débouche sur plus de charbon nord-américain, plus de gaz russe, plus de lignite polluante. Et des dizaines de milliers d’emplois industriels supprimés !
Une électricité la plus chère d’Europe et le 1er pays émetteur de gaz à effet de serre de l’Europe.
Au final la démarche Mélenchon, confortera la domination pétrolière.
Qu’on ne s’y trompe pas, opposer les différentes sources et productions d’énergie c’est affaiblir les potentiels nationaux, les savoir-faire des salariés et des entreprises, c’est aussi participer au démembrement du service public.
Quand à faire jouer un autre rôle à la France en Europe et dans le monde, comment y parvenir avec une nation privée de ses meilleurs atouts industriels qui pourraient être d’exceptionnels leviers de coopération, de sécurité et de paix à l’international au moment où des centrales se construisent partout autour de nous ?
Comment faire exister, dans un tel marasme, les propositions du PCF en matière d’énergie notamment à travers notre grande bataille national pour un renouveau de notre politique industrielle ?
Si nous soutenions Mélenchon et son programme malheureusement, cela ne sera pas possible ! Alors si pour exister dans ce débat, il faut une candidature déclarée, alors allons-y ! Mais sans lâcher la volonté que nous avons de rassembler la gauche au bout du compte pour la faire gagner!
18:50 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pcf, mélenchon, programme | |
Imprimer |
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
09/11/2016
PIERRE LAURENT : ELECTION DE TRUMP, UN SERIEUX AVERTISSEMENT
L’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis marque la victoire des logiques de peur et de haine. Cette élection est le symptôme d’une société américaine malade d’elle-même. Ceux qui pensaient voter « anti-système » ont élu un milliardaire qui a su détourner leurs colères des véritables causes et responsables de la dégradation de leurs conditions de vie et de travail, et qui a ouvert les vannes de la division d’un pays déjà gangréné par un racisme structurel.
En flattant un orgueil nationaliste démesuré, Trump a excité les passions les plus vives. Son élection ouvre une période sombre pour les Américains et aggravera les tensions internationales nourries par la politique étrangère américaine et l’OTAN.
La victoire de Donald Trump sonne comme un sérieux avertissement en France et en Europe. La responsabilité des forces de gauche et de transformation sociale est de mettre un coup d’arrêt net à l’avancée des populismes et des extrêmes droites.
Elles doivent unir leurs forces pour mettre fin aux politiques d’austérité et au pouvoir des marchés et institutions financières qui piétinent les souverainetés populaires et nationales, et détournent les richesses produites du développement humain, social et écologique. Ouvrir la voie à de réelles politiques de progrès et justice sociales, d’égalité et de solidarité, conditions de l’édification d’un monde de paix, est la seule alternative viable au capitalisme financier dominant.
19:03 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS, Point de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, trump, pcf, pierre laurent | |
Imprimer |
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
04/11/2016
TURQUIE : ARRESTATION DES DEPUTES ET DIRIGEANTS HDP DE L'OPPOSITION
Gaël De Santis, Humanite.fr
Les deux co-présidents de cette formation qui rassemble des militants kurdes et de gauche, Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdag ont été arrêtés et placés en garde à vue. Le président du groupe parlementaire, Idris Baluken a subi le même sort. Au total, ce sont 11 députés qui ont été placés en garde à vue.
16:33 Publié dans ACTUALITES, ELUS COMMUNISTES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : erdogan, turquie, hdp, pcf | |
Imprimer |
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
30/10/2016
POUR UNE SIXIEME REPUBLIQUE / PROGRAMME DU PCF
Le 06 avril 2006, il y plus de 10 ans, le Parti Communiste Français proposait dans son programme une sixième République montrant le caractère néfaste du système présidentiel actuel et la nécessité d'un élargissement de la démocratie politique et sociale et l'indépendance de la justice.
PROPOSITIONS DU PCF
Les institutions de la 5ème République que nous avons dès l'origine combattues, ont, particulièrement ces dernières années, fait la preuve de leur nature foncièrement antidémocratique.
Le renforcement du présidentialisme avive la crise de la politique. La citoyenneté est étouffée. Dans la mondialisation capitaliste, le pouvoir est confisqué par le capital et les actionnaires. C'est la dictature des marchés financiers. La démocratie sociale reste à inventer pour rendre effectif le droit constitutionnel à l'emploi pour tous, qui doit primer sur l'exigence de rentabilité et le pouvoir des actionnaires.
Pour mettre fin à la concentration et à la privatisation des pouvoirs dans toute la société, pour organiser la diffusion et le partage de ces pouvoirs dans tout le corps social, nous nous plaçons dans la perspective d'une 6ème République fondée sur une démocratie pleinement participative. La 6ème République s'inscrit dans la continuité d'une tradition démocratique née en 1789, mais elle devra être en même temps la première République d'un nouvel âge démocratique, développant en tous domaines une logique d'intervention citoyenne directe et permanente, une véritable démocratie participative.
Sans ce nouvel essor du pouvoir citoyen, qu'il faudra impulser à toutes les échelles de territoire, du local au national, de l'Europe au monde, toute politique de changement sera gravement handicapée, voire vaine.
1. Pour fonder la nouvelle Constitution, des États généraux pour une nouvelle République seront réunis ; une Assemblée constituante sera élue, son projet soumis à ratification par référendum.
2. Une Constitution fondés sur les droits
Le socle de la nouvelle Constitution sera celui des droits. Ils ne seront pas renvoyés au seul préambule. Une Déclaration des droits fondamentaux et des libertés de la personne en constituera le titre premier. Elle énoncera des droits indivisibles : civils, politiques, économiques, sociaux ou culturels, s'appliquant à l'ensemble des résidents. Ces droits imprescriptibles seront contraignants, opposables devant les tribunaux. Le respect des droits fondamentaux relève d'une responsabilité publique et nationale et suppose des services publics hors concurrence et obéissant aux principes d'égalité, de responsabilité et d'efficacité.
3. Une implication citoyenne active
Le moteur de la nouvelle Constitution se trouvera dans une implication citoyenne active. Sous toutes ses formes, l'initiative citoyenne sera élargie, y compris à des propositions législatives, le référendum d'initiative populaire également. Toutes les assemblées élues devront mettre à leur ordre du jour toute proposition émanant d'une partie des citoyens, dont le seuil sera déterminée par la loi. La citoyenneté de résidence sera établie. Le statut de l'élu(e) rendra effective pour tous la possibilité d'exercer un mandat.
4. Un renforcement de la souveraineté populaire
La souveraineté populaire sera renforcée par un rapprochement significatif des élu-(e)s et de la population qu'ils représentent. La proportionnelle sera généralisée à toutes les élections. La parité sera généralisée et rendue obligatoire dans tous les scrutins. La durée des mandats sera réduite et leur cumul et leur renouvellement strictement limité. Des comités ou des conseils territoriaux veilleront à l'information, à l'exercice de la participation citoyenne et au contrôle de l'activité des élus.
5. La logique des institutions sera celle de la prépondérance du législatif sur l'exécutif.
Les dispositions qui rabaissent la représentation nationale telles que l'article 16, le vote bloqué, le recours à l'article 49-3...seront abandonnés. Le rôle de l'Assemblée nationale sera revalorisé et assorti de moyens effectifs de contrôle sur l'exécutif. Elle donne mandat de négociation au gouvernement sur chaque projet d'acte communautaire. Le Sénat, dans sa forme actuelle, sera supprimé. La seconde chambre, élue au suffrage universel direct, assurera le lien entre les initiatives des citoyens et collectivités territoriales et l'Assemblée nationale. Le rôle du Président de la République sera réduit : Il est le garant du fonctionnement démocratique des institutions. Il faudra créer les conditions de son élection pour cinq ans au suffrage indirect La responsabilité de l'exécutif incombera au Premier ministre et au gouvernement.
6. Une décentralisation solidaire
La décentralisation, dont l'état actuel fera l'objet d'un bilan critique, se conduira dans le double esprit de la souveraineté populaire et de la solidarité. Une collectivité pourra prendre en charge toute activité demandée par sa population ; une collectivité plus étendue ne prend en charge les activités d'une moins étendue que si celle-ci ne peut la satisfaire ou le souhaite par accord de partenariat.
L'État est le garant de la solidarité nationale, de la volonté collective nationale et de la cohérence des politiques suivies, il maintient l'égalité de traitement entre les habitant-e et entre les territoires. Les collectivités auront les financements et les moyens pour assumer leurs missions.
Les logiques de rentabilité aujourd'hui en œuvre dans l'exercice des fonctions de l'Etat doivent être abandonnées. Les instances de contrôle du fonctionnement transparent et démocratique des services de l'administration seront développées.
L'accès à la Haute fonction publique sera démocratisé.
7. La démocratie dans toute la société
La démocratie sociale sera tenue pour une part essentielle de la vie démocratique, un moteur du développement économique. Il faut en finir avec la dictature des marchés financiers, avec les pleins pouvoirs du chef d'entreprise. La citoyenneté à l'entreprise sera constitutionnelle, avec des droits d'intervention et de décisions des salariés et de leurs organisations et institutions représentatives, dans la gestion des entreprises. Le principe des négociations collectives sera revalorisé et démocratisé par la loi, avec en particulier le principe généralisé des accords majoritaires en voix. La protection sociale sera confortée et démocratisée.
La loi organisera la reconnaissance formelle et le développement résolu de toutes les formes de participation des syndicats, association et partis au fonctionnement des institutions. Leurs représentants seront dotés de statuts adaptés.
8. Une justice indépendante
L'indépendance de la Justice sera garantie. Le Conseil supérieur de la Justice sera garant de l'indépendance des magistrats. La tutelle du pouvoir exécutif sera supprimée. Le Président de la République et le Garde des Sceaux n'en seront plus membres. Le Conseil nomme et décide de l'avancement des magistrats du siège et du Parquet. L'unité et l'indépendance du corps des magistrats sont garanties par un statut établi par une loi organique. Les juges du siège sont inamovibles. Le ministère public est placé sous l'autorité du Garde des Sceaux pour l'exercice de l'action publique.
Le programme des communistes
13:10 Publié dans PARTI COMMUNISTE FRANCAIS, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pcf, sixième république | |
Imprimer |
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
27/10/2016
Chômage : "L'idée d'une baisse du chômage est une imposture"
L'idée selon laquelle les derniers chiffres de Pôle Emploi prouveraient que François Hollande est en train de vaincre le chômage est une imposture. Certes, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A a baissé en septembre mais le nombre total des demandeurs d'emploi, y compris ceux qui ont travaillé quelques heures au cours du mois, est en augmentation : + 1 % sur un an, le chiffre officiel atteint 5,78 millions. En effet, les "petits boulots" en CDD explosent, de même que le nombre de chômeurs qui n'entrent pas dans ces statistiques parce que, découragés, ils ne s'inscrivent même plus à Pôle emploi, comme le montrent les enquêtes de l'INSEE sur le "halo" du chômage.
Contrairement à ce que prétendent le gouvernement et le MEDEF, les politiques de baisse du coût du travail ne font pas baisser le chômage, elles approfondissent la crise du marché du travail. C'est au coût du capital qu'il faut s'attaquer. Tandis que les PME qui pourraient embaucher n'osent même plus demander un crédit à leur banque de peur de se voir fermer la porte au nez, l'argent des marchés financiers et de la BCE coule à flot pour les multinationales comme Danone à qui les banques ont prêté cet été de quoi racheter, pour 12,5 milliards d'euros, le "roi du bio" sur le marché américain.
18:56 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chômage, société, pcf | |
Imprimer |
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
24/10/2016
Pomme de discorde entre le PCF et Apple
Evasion fiscale, Sébastien Crépel, L'Humanité
Les communistes ont manifesté à Paris, samedi, pour que la firme paie les 13 milliards dus à l’Europe.
Apple est familier des attroupements devant ses magasins à chaque sortie d’un nouvel iPhone. Mais ce samedi après-midi, ce ne sont pas des consommateurs qui avaient rendez-vous près de l’AppleStore de Paris Opéra, mais des citoyens venus demander des comptes à la firme, à l’appel du Parti communiste.
Motif : le champion de l’informatique et du téléphone mobile l’est aussi de la évasion fiscale à très grande échelle. La Commission européenne a ainsi réclamé cet été la somme de 13 milliards d’euros à la société, en réparation du manque à gagner pour les États généré par le rapatriement de ses bénéfices en Irlande, où elle a échappé en grande partie à l’impôt depuis 1991 grâce à un arrangement passé avec Dublin. « Vu le prix de ses produits, Apple a largement de quoi payer ses impôts. Ces entreprises doivent cesser de se penser au-dessus des lois », fulmine César, un lycéen parisien venu protester contre les pratiques de la multinationale.
Pour une fois, la décision des commissaires de Bruxelles fait l’unanimité chez les manifestants. Mais il faut qu’elle soit suivie d’effet. « L’Irlande refuse de récupérer cet argent. Il est pourtant d’abord dû aux citoyens, explique Nicolas Bonnet-Oulaldj, le président du groupe PCF-Front de gauche au Conseil de Paris. Tous les fiscalistes sont d’accord pour reconnaître que l’impôt pèse davantage sur les ménages que sur les entreprises », tandis que les services publics fournis aux usagers, eux, font les frais de l’austérité. « L’Europe pourrait récupérer cet argent au profit des peuples », poursuit l’élu, qui préconise avec son collègue Jean-Noël Aqua la création d’un « fonds européen » abondé notamment par les milliards d’Apple pour aider les États en difficulté et « l’investissement des collectivités ».
« Les entreprises comme Apple bénéficient des infrastructures publiques, elles doivent aussi les financer », appuie Xavier, retraité de la SNCF vivant à Colombes (Hauts-de-Seine) et qui plaide avec ses camarades communistes pour la fin du « verrou de Bercy », cette obligation d’obtenir l’aval du ministère des Finances avant toute poursuite des fraudeurs. « Les frères Bocquet ont montré dans leur livre (1) que l’évasion fiscale coûte chaque année plus de 1 000 milliards d’euros à l’Europe », ajoute Anne Sabourin, représentante du PCF au Parti de la gauche européenne (PGE). Pour elle, cette question doit être aussi « traitée à l’échelle européenne, avec l’implication des gouvernements ».
16:18 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : apple, manifestation, pcf | |
Imprimer |
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |