Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/07/2017

Pour relever les défis du plan climat, on a besoin de toutes les énergies

mix énergétique.jpg

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU PCF

Après avoir présenté ses objectifs du plan climat la semaine dernière, Nicolas Hulot se dit prêt à fermer un certain nombre de réacteurs nucléaires « peut être jusqu’à 17 » afin de respecter les objectifs de la loi de transition énergétique qui vise entre autre à ramener à 50 % la part de l’atome dans la production d’électricité à l’horizon 2025.

Est-il vraiment possible de répondre aux objectifs d'une France décarbonée en 2050, la fin des véhicules diesel et essence en 2040, l'éradication de la précarité énergétique dans les 10 ans, le fort développement de l'économie circulaire et du trafic ferré des passagers et des marchandises, si on se prive, dans les huit prochaines années, d'une énergie disponible et décarbonée ? Qui peut assurer que nous serons en capacité avec les seules énergies renouvelables de compenser, au même coût, dans la même quantité, de façon non aléatoire donc pilotable à tout moment, l'énergie électrique aujourd'hui produite par le nucléaire ? Il faut avant de prendre toute décision irréversible répondre à ces questions au moment où le plan climat envisage un recours plus important à l'électricité.

Les français attendent des actes concrets pour réindustrialiser le pays et faire reculer le chômage. La fermeture de 17 réacteurs serait, sur les plans industriels et sociaux, une catastrophe économique, plombant une filière d’excellence mondialement reconnue, gâchant les investissements actuels pour sa relance, fragilisant sa sûreté. Vingt mille emplois directs et cent mille indirects sont concernés, des territoires entiers et des bassins d’entreprises et d’emplois seraient rayés de la carte. Cela n'est pas envisageable !

Le nucléaire civil constitue, pour le PCF, un atout pour le pays qui doit être conforté et développé pour relever les défis d’une énergie décarbonée. La France riche de sa tradition industrielle doit engager la recherche sur le nucléaire de 4ème génération, et surtout sur l'enjeu du stockage de l'électricité qui est en fait le seul moyen d'effectuer un véritable saut technologique d'importance. Pour le PCF, l'énergie doit être 100 % publique. C'est pourquoi nous proposons la création d’un pôle public national de l’énergie, alliant la maîtrise publique au service du droit à l’énergie pour tous, l’exigence de normes internationales de sécurité et de sûreté et un prix de l’énergie abordable pour tous. C'est à toutes ces exigences que le ministère de M. Hulot est confronté pour les mois à venir.

Parti communiste français

18:57 Publié dans ACTUALITES, Economie, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : énergie, mix, hulot, pcf | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

10/07/2017

APRES LES ELECTIONS, DES VACANCES BIEN MERITEES

ballon.jpgLa période électorale est terminée après l'élection du nouveau Président de la République et des députés qui nous représenterons à l'assemblée nationale.

Le Gouvernement annonce pour l'été une série de mesures inquiétantes comme l'augmentation de la CSG pour les retraités, une nouvelle attaque contre le code du travail, de nouveaux avantages fiscaux pour les plus riches.

Elus communistes et républicains d'Evry nous nous opposons à cette politique libérale qui déjà depuis 5 ans sous Hollande a démontré son inefficacité. Nous pourrons aussi compter sur un groupe de députés communistes à l'assemblée nationale pour s'opposer à tous ces «  mauvais coups de l'été  » et également pour faire des propositions sérieuses et porteuses d'avenir en particulier la loi formation-sécurité-emplois permettant de garantir à tous un revenu, une formation et un travail tout au long de sa vie professionnelle, et c'est une très bonne nouvelle.

A Evry cette période électorale à été ternie par des moments de violences inacceptables dont a été responsable une candidate qui n'a pas accepté sa défaite. Le plus grave est qu'elle a ainsi sali notre ville l'associant à la fraude et mis en cause l’honnêteté des centaines de bénévoles qui depuis des mois ont assuré la bonne tenue des bureaux de vote dans des conditions souvent difficiles sacrifiant leur vie familiale plusieurs dimanches, et de l'ensemble des services administratifs dont la probité a été contestée.

Depuis que notre ville existe jamais notre ville et ces habitants n'ont ainsi mis en cause à l'occasion d'une élection, jamais. Nous pouvons ou pas apprécier le candidat élu, mais salir notre ville en y jetant la suspicion sans apporter la moindre preuve pour ne pas accepter sa défaite est déplorable et consternant.

Pour notre part, élus communistes nous continuerons à rester au service des habitants et de l'intérêt général des habitants.

Nous vous souhaitons à tous de bonnes vacances et pour ceux malheureusement qui ne pourront partir de profiter pleinement des équipements, parcs et services culturels que la Municipalité mettra à disposition de tous cet été.

Les élus communistes d”Evry Elise Yagmur, Christian Pigaglio, Diaz Diego

Tribune publiée dans le bulletin municipal du mois de Juillet

PS - Dessin d'illustration de Saith Bautista artiste peintre, extrait de très belle fresque qu'il a réalisée au Quartier du Champtier du Coq à Evry sur les locaux du Coin du Monde et de l'UL CGT, écouter un entretien où il explique son parcours et cette fresque pour Radio Evry

02/07/2017

DES FINANCEMENTS POUR LES TRANSPORTS PUBLICS, NOUS SAVONS EN TROUVER

pass navigo.jpg

PETITION

Valérie Pécresse agite dans la presse la menace d’augmenter le Pass Navigo de 70 à 85 euros et affirme le besoin de financements, mais fait bien peu de propositions de recettes pour assurer le financement des transports publics en Ile-de-France. Un pass unique à 85 euros serait une catastrophe pour le pouvoir d’achat des Franciliens, en particulier les moins aisés, et constituerait un choix anti-écologique caricatural.

Non, les usagers ne doivent pas payer plus.

Il y a d’autres solutions de financements. Depuis des années les élus Communistes-Front de gauche portent des propositions concrètes de financement des transports publics, et l’expérience prouve qu’en 2010, 2012 et 2014, nous avons su faire adopter par trois gouvernements nos propositions.

Pour l’heure ni Manuel Valls, ni Valérie Pécresse ne font de propositions à la hauteur des besoins.

2 propositions pour financer le Pass Navigo à 70€ et développer l'offre de transports

  • Un retour de la TVA à 5,5% pour les transports publics : depuis 2010, plusieurs gouvernements n’ont cessé de l’augmenter pour la porter à 10%, ce qui est complètement contre-productif en termes de développement durable ;
  • Une augmentation du versement transport de 2,85% à 3,5% dans les zones les plus favorisées en termes de développement économique de l’Ile-de-France, soit l’ouest parisien et les secteurs les plus aisés des Hauts-de-Seine.

Ces deux recettes permettraient d’obtenir plus de 500 millions par an.

L’augmentation du versement transport représente la plus grande partie. Qu’on ne nous dise pas que c’est impossible : nous avons réussi à obtenir trois hausses successives en 2010 (madame Pécresse était ministre à ce moment), 2012 et 2014. Les entreprises des secteurs les plus favorisés peuvent payer : 500 millions pour les transports publics, c’est une goutte d’eau par rapport aux 10 milliards de cadeaux annuels aux entreprises d’Ile-de-France que représente le CICE.

Il faut faire contribuer l’activité économique, mais uniquement dans les secteurs les plus favorisés, qui concentrent les créations d’emplois au détriment de l’est de l’Ile-de-France et de la grande couronne.

#ElleVaVousPrendreBeaucoupPlus

22/06/2017

11 élus PCF et 5 ultra-marins forment le groupe Gauche Démocratique Républicaine l’Assemblée Nationale

groupe gdr,pcf,chassaigne

chassaigneassemblee.jpg16 députés composeront le groupe Gauche Démocratique Républicaine présidé par André Chassaigne : Le groupe Gauche démocrate et républicaine a officialisé, avec deux composantes.
Une composante PCF Front de gauche qui comprend Alain Bruneel, Marie-George Buffet, André Chassaigne, Pierre Dharreville, Jean-Paul Dufrègne, Elsa Faucillon, Sébastien Jumel, Jean-Paul Lecoq, Stéphane Peu, Fabien Roussel et Hubert Wulfranc.
Une composante ultramarine, qui accueille Bruno-Nestor Azerot, Huguette Bello, Moetai Brotherson, Jean-Philippe Nilor et Gabriel Serville.

Jean-Paul Dufrègne (03 - Allier)
Pierre Dharréville (13 - Bouches-du-Rhône)
André Chassaigne (63 - Puy-de-Dôme)
Fabien Roussel (59 - Nord)
Alain Bruneel (59 - Nord)
Jean-Paul Lecoq (76 - Seine-Maritime)
Sébastien Jumel (76 - Seine-Maritime)
Hubert Wulfranc (76 - Seine-Maritime)
Elsa Faucillon (92 - Hauts-de-Seine)
Marie-George Buffet (93 - Seine-Saint-Denis)
Stéphane Peu (93 - Seine-Saint-Denis)
Bruno Nestor Azerot (972 - Martinique)
Jean-Philippe Nilor (972 - Martinique)
Gabriel Serville (973 - Guyanne)
Huguette Bello (974 - Réunion)
Moetai Brotherson (Polynésie)

Déclaration

Les député-e-s de France continentale et d'outre-mer, signataires de la présente déclaration, constituent un groupe technique au sein de l’opposition afin de bénéficier des droits associés à la constitution d'un groupe et garantir les moyens d'action et d'expression de chacun de ses membres.

Le groupe comprend deux composantes :

- des député-e-s du Parti communiste français

- des député-e-s de Martinique, de la Guyane, de La Réunion, de la Polynésie

Les député-e-s du groupe de la Gauche démocrate et républicaine auront à cœur de répondre à l’exigence de renouvellement des pratiques démocratiques exprimée par nos concitoyens lors des scrutins présidentiel et législatif et de faire vivre le débat parlementaire.

L’ampleur des inégalités et des difficultés sociales impose une action résolue au plan national, européen et en outre-mer, en vue de promouvoir la justice et la cohésion sociale, l’éducation, la santé, le droit au logement, l'emploi et les droits des salariés, la pérennité des services publics, ainsi qu’une réorientation des politiques européennes.

L’urgence environnementale nécessite également des mesures fortes pour la protection de la biodiversité et du patrimoine naturel. Notre action s’inscrit dans le respect des territoires, des identités et des peuples.

Fidèles à leurs principes et dans le respect de leur spécificité, les député-e-s du groupe GDR se rassemblent autour des valeurs de la République : Liberté, Égalité, Fraternité. L'expression de leurs sensibilités diverses est un atout et une richesse au service de leurs concitoyen-ne-s et de la réussite de la gauche. Leur liberté de vote est garantie.

12/06/2017

Élections législatives 2nd tour

pcf,evry,législativesDéclaration du Parti communiste français 

Le second tour de l'élection législative de dimanche prochain 18 juin revêt aujourd'hui une importance nouvelle suite au bouleversement politique du 1er tour. L'urgence est à la mobilisation face aux candidats d'Emmanuel Macron, des Républicains qui cherchent à installer une majorité libérale écrasante et ceux du FN, qui continuent à faire prospérer leurs idées de haine, de racisme et d'exclusion. 

Après le premier tour, nous devons faire face à deux risques majeurs.

Le premier concerne la démocratie dans notre pays. En effet, les candidats d'Emmanuel Macron qui, dans le contexte d'une abstention historique, ont obtenu moins de voix qu'au premier tour de l'élection présidentielle, pourraient obtenir 80 % du nombre de sièges à l'Assemblée nationale, 90 % avec les Républicains. 

La diversité politique de notre  pays  serait ainsi effacée et notamment celle de la gauche qui avait réuni 9 millions de voix autour des candidatures de Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon. 

Le deuxième risque est qu'Emmanuel Macron et son premier ministre issu des rangs Républicains s'appuient sur cette anomalie démocratique pour amplifier les politiques libérales et d'austérité et pour emmener notre pays vers une casse sociale généralisée. 

Face à ces deux menaces, l'urgence est d'élire dimanche prochain 18 juin, partout où ils sont présents au second tour, en Métropole et en Outre Mer, des députés communistes et Front de gauche, des députés de la France insoumise et d'autres forces de gauche, qui sont prêts, aux côtés des forces sociales, à combattre la casse du Code du travail par ordonnances, la hausse de la CSG, la diminution drastique du nombre des fonctionnaires, la remise en cause des services publics, comme des moyens des collectivités territoriales, la restriction de nos libertés publiques, l'amplification des politiques de soutien à la finance. 

La victoire de ces candidat-e-s de gauche et de progrès social est possible.

Nous appelons les électrices et les électeurs de gauche, qu'ils aient voté ou qu'ils se soient abstenus au premier tour, à se mobiliser autour de ces candidatures et à permettre ainsi l'élection de femmes et d'hommes de terrain, qui ont toujours combattu les politiques d'austérité,  et les injustices. Des femmes et des hommes qui ont inlassablement été du côté de l'Humain d'abord face aux puissances de l'argent. Des candidat-e-s qui n'ont jamais renoncé à leurs valeurs et à leurs engagements.

Des femmes et des hommes sur lesquels les citoyens continueront de pouvoir s'appuyer.                                                                                                

Paris, le 12 juin 2017

14/05/2017

« Faites entrer le peuple à l’Assemblée »

PLJappy.jpg

Le PCF a lancé sa campagne pour les élections législatives lors d’un meeting au Gymnase Japy à Paris. Pierre Laurent y a appelé au combat et une nouvelle fois au rassemblement.

Faites entrer ces postières, ces artisans, ces employés, ces ouvriers, tous ceux qui construisent cette république sociale et démocratique. Faites entrer le peuple l’Assemblée». En ouvrant le meeting de lancement des élections législatives au gymnase Japy (Paris), Nicolas Bonnet-Ouladj, président du groupe PCF au conseil de Paris et candidat lui même a résumé l’une des ambitions majeures des communistes pour les élections législatives. 

« Ces élection législatives sont une bataille cruciale et rien n’est écrit d’avance, nous pouvons bousculer les scénarios préétablis » a affirmé pour sa part Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. André Chassaigne, président des députés Front de gauche, dans un message vidéo, a rappelé avec « gravité » le besoin pour le gens de « pouvoir compter sur de nombreux députés pour constituer un groupe parlementaire pour être la voix des travailleurs, la voix de ceux qui luttent. » Un engagement des parlementaires communistes salué par Pierre Laurent : « ils ont été l’honneur de la gauche pendant 5 ans ».

« Le courage c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ». (Jean Jaurès)

Au cour de la soirée, plusieurs candidats soutenus par le PCF ont pris la parole à la tribune. Parmi elles, Caroline de Haas, militante féministe et initiatrice de la pétition contre la loi travail, candidate dans le 18e arrondissement de paris. Pour elle, « il faut transformer radicalement les pratiques politiques. » En référence aux élus de gauche qui ont laissé passé la loi travail, elle affirme : « on ne va pas laisser l’assemblée à des gens qui ne sont pas capables de voter selon leurs convictions et d’empêcher que nous ayons la loi travail aujourd’hui ».

malik zidi.jpg Un appel en écho à l’ode au courage de Jaurès dans son discours à la jeunesse lu par le comédien Malik Zidi et notamment le fameux : « le courage c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ». Autre référence a l’actualité à gauche, Patrice Bessac, président des élus communistes et républicains et maire de Montreuil lance, « la grandeur d’un homme politique consiste à s’élever pour défendre un intérêt plus grand que lui-même ». Pour l’élu de banlieue « un grand combat social, politique et moral est engagé dans notre pays, un combat de classe qui est engagé pour savoir si vous voulons vivre libre ». Nicolas Cossange candidat à Béziers, la ville de Robert Menard, veut pour sa part éviter le pire entre l’ultra nationalisme de Marine le Pen et l’ultra libéralisme d’Emmanuel Macron. Tandis que Zara Boudjenaî, candidate à Nanterre dans le Hauts-de-Seine veut « défendre la place des quartiers populaires à l’Assemblée nationale. »

Une gauche « debout, une gauche de combat pour redonner force aux valeurs de la République. »

Après cette mosaïque, Pierre Laurent, a appelé à « barrer la route de l’entrée massive du FN à l’Assemblée nationale, principal obstacle à la conquête d’une nouvelle majorité politique progressiste. » Pour ce faire, le dirigeant communiste veut des candidatures de gauche suffisamment rassembleuses pour contester la victoire au FN » dans les circonscriptions où il menace. Plus largement, le dirigeant communiste, s’adressant notamment à la France insoumise, continue de vouloir le « rassemblement de toute les forces qui ont permis le résultat de Jean-Luc Mélenchon », dans le respect de chacun. Pour lui, « les intérêts populaires ont tout à y gagner » et c’est la meilleure manière « pour se donner la maximum de chances d’élire des députés de combat ». L’adversaire  du PCF dans cette campagne sera bien la politique d’Emmanuel Macron, « promu par les marchés financiers et le patronat » et celle de la droite dont le projet antisocial a « à peine été édulcoré depuis la purge promise par François Fillon ». La réforme du code du travail par ordonnances est dans le viseur des communistes «  seul le parlement peut permettre l’utilisation des ordonnances, il faut donc élire un maximum de députés qui l’empêcherons et proposerons des alternatives. »

Pendant cette campagne, courte, les communistes veulent une gauche « debout, une gauche de combat pour redonner force aux valeurs de la République.  »

Journaliste à l'Humanité dimanche

09/05/2017

Élection présidentielle 2nd tour: Déclaration de Pierre Laurent

pierre laurent,pcf,déclaration

Ce soir, la candidate du Front national n'est pas élue. C'est un soulagement ! Une large majorité d’électrices et d’électeurs n’a pas voulu porter à la tête de l’Etat ses idées de haine et de division, son projet raciste et xénophobe, sa politique violemment discriminatoire, libérale et guerrière.

Nous, communistes, sommes fiers d'avoir oeuvré avec clarté à cette défaite, car nous savons qu'elle continue à menacer la République et son unité.

Nous n'en voulons à aucun prix, ni aujourd'hui, ni demain.

Mais ce soir, notre coeur n'est pas à la fête. Notre pays vit des heures graves. Ce second tour est, à nouveau, une très sérieuse alerte pour toutes celles et ceux qui sont attachés à la démocratie et à l'égalité. Marine Le Pen, avec 35 % , obtient 14% de plus qu'au premier tour. C’est le résultat de la banalisation des idées d’extrême droite que nous sommes plus que jamais décidés à combattre. C'est aussi le résultat de décennies d’alternances politiques défavorables aux intérêts populaires, de trahisons et de renoncements des gouvernements successifs. Nous partageons ce soir la profonde colère des millions de personnes qui se sont senties piégées par ce second tour. Piège orchestré par les mécanismes de la Ve République usée et perverse. A l'avenir, nous ne voulons plus être obligés de voter par défaut pour battre l'extrême droite. Nous ne voulons plus la voir aussi haut. Pour cela, il faut construire la victoire d'un vrai changement de politique qui libère la France de la tutelle des marchés financiers, qui proclame « l'humain d'abord » et s'attaque à la domination de la finance en conquérant de nouveaux pouvoirs à tous les niveaux, qui ouvre le chemin d'une nouvelle société de bonheur, de solidarité, de justice, d'écologie, de paix et d’égalité.

Ces choix politiques de progrès, ce n'est pas Emmanuel Macron, candidat des milieux financiers, élu ce soir Président de la République qui les fera. Il veut tout marchandiser dans la société. Son élection est fragile. Les millions d’électeurs qui ont voté Macron ont d'abord voulu barrer la route de l’Elysée à Marine Le Pen. Déjà au premier tour, ils et elles étaient nombreux à voter pour lui par défaut pour éviter un duel entre Fillon et Le Pen. Son projet, très néo-libéral et porteur de graves régressions sociales et démocratiques, est minoritaire dans le pays. Ce qui reste à l'ordre du jour, c'est la construction d'une alternative de transformation sociale, écologique et démocratique à sa politique, et celle d'une nouvelle majorité de gauche pour la porter. Dès demain, et tout au long du quinquennat, les communistes seront mobilisés pour avancer dans cette voie avec toutes celles et ceux qui seront disponibles.

A la casse du Code du Travail qui affaiblirait les droits des travailleurs, nous opposerons une sécurité de l'emploi et de la formation pour éradiquer le chômage et la précarité, en créant de nouveaux pouvoirs dans les entreprises et sur les banques face aux marchés financiers. Au recul du droit à la retraite et à la privatisation de la Sécurité sociale facilitée par la suppression annoncée de cotisations sociales, nous opposerons un plan de défense et de développement de la Sécurité sociale. A la baisse de 60 milliards d’euros des dépenses publiques et à la suppression de 120 000 fonctionnaires, nous opposerons un plan de relance des services publics de proximité dans tous les domaines. Au recours aux ordonnances pour gouverner autoritairement, nous opposerons le respect de la démocratie. Nous serons de tous les combats contre les projets anti-sociaux de Macron, contre les projets ultra-réactionnaires de la droite et de l'extrême-droite.

C'est dans cet esprit que nous voulons conduire les élections législatives des 11 et 18 juin. Le PCF y engage dès ce soir toutes ses forces. Aucune majorité parlementaire n'est acquise pour personne. Notre peuple a une nouvelle chance pour décider de son présent et de son avenir.

Fort du vote de millions de citoyens pour Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, avec toutes les forces qui ont soutenu sa candidature et toutes celles qui peuvent se joindre à nous, nous pouvons aller très haut ensemble pour élire à l'Assemblée nationale une forte représentation nationale. Unis, nous pouvons gagner dans de très nombreuses circonscriptions. Désunis, les gains seront limités et cela laisserait la place à des députés « En Marche ! », de droite ou d'extrême droite. Nous avons une grande responsabilité commune devant tous les électeurs de gauche et écologistes. Ils et elles nous demandent de nous unir.

Pour cela, un accord national large, équitable et représentatif, sous une bannière commune qui nous rassemble tous, France insoumise, Parti communiste, Ensemble !, citoyens du Front de gauche est nécessaire. Cela correspond à l'attente et à l'espoir de la majorité des électeurs qui ont porté leurs suffrages le 23 avril sur Jean-Luc Mélenchon. Le Parti communiste est prêt à un tel accord.

Dans tous les cas, ensemble nous pouvons agir pour barrer la route au Front national dans de nombreuses circonscriptions où il peut s'ancrer durablement. Nous pouvons choisir dans chaque circonscription le candidat qui nous donnera les chances maximales de gagner. Nous lançons à nouveau ce soir un appel solennel aux dirigeants politiques de la France insoumise : il n'est pas trop tard pour aboutir à un tel accord national. Et nous restons prêts, si cette ambition n'est pas partagée, à un accord même plus limité. Nous en appelons au dialogue sur tout le territoire dans les heures qui viennent.

Notre parti est engagé dans ces élections avec une ambition : « Faire entrer le peuple à l’Assemblée ». Les candidat-e-s communistes - Front de gauche que nous soutenons dessinent le visage de la France du monde du travail, du privé comme du public, travaillant dans tous les métiers, syndicalistes, citoyen-ne-s engagé-e-s dans leurs territoires, aux diverses origines, jeunes candidatures porteuses d’un renouveau politique ainsi que des femmes et des hommes d’expérience, forts de leur responsabilité d'élu-e local-e.

Avec eux, ce jeudi 11 mai à 19h, Pierre Laurent lancera notre campagne nationale lors d’un grand meeting au gymnase Japy, à Paris.

Soyons forts et unis dès demain pour poursuivre le combat contre l'extrême droite et faire reculer les idées de repli, pour engager dès maintenant la résistance et les projets alternatifs à la politique de casse sociale et d'aggravation de la crise et des inégalités que le nouveau Président compte mettre en œuvre.

Concrétisons ainsi la promesse d'une gauche nouvelle, née dans les urnes le 23 avril.

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français

Paris le 7 mai 2017