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04/11/2016

TURQUIE : ARRESTATION DES DEPUTES ET DIRIGEANTS HDP DE L'OPPOSITION

députés HDP arrêtés.jpg

Gaël De Santis, Humanite.fr

Recep Tayyip Erdogan a encore frappé. Dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4, les forces de polices ont procédé à un raid qui s’apparente à une décapitation de la troisième force politique du pays, le Parti démocratique des peuples. 

Les deux co-présidents de cette formation qui rassemble des militants kurdes et de gauche, Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdag ont été arrêtés et placés en garde à vue. Le président du groupe parlementaire, Idris Baluken a subi le même sort. Au total, ce sont 11 députés qui ont été placés en garde à vue.

Le siège du parti a, lui, été perquisitionné, le tout retransmis en direct par la chaîne de télévision NTV.
Depuis le coup d’État manqué perpétré par une faction de l’armée en juillet dernier, Recep Tayyip Erdogan a lancé une répression tous azimuts. Les militants kurdes font les frais de cette vaste « opération anti-terroriste », alors qu’ils n’ont rien à voir avec le putsch manqué, que le HDP avait d’ailleurs, tout comme le reste de l’opposition, condamné. La semaine dernière, ce sont les deux co-maires de Diyarbakir, Gültan Kisanak et Firat Anli, qui avaient été interpellés. Il leur est reproché un « soutien terroriste à une organisation terroriste », à savoir le Parti des travailleurs du Kurdistan.
En mai dernier, le gouvernement avait fait voter par le Parlement la levée de l’immunité parlementaire des députés. Une disposition qui visait particulièrement les représentants du HDP. Cette formation, issue du rassemblement de militants du mouvement de contestation place Taksim en 2003, de partis de gauche et de partis kurdes, avait fait son entrée au Parlement en juin 2015. Son succès  lors des deux derniers scrutins législatifs (13% en juin 2015 et 10,8% en novembre) a empêché Recep Tayyip Erdogan d’obtenir une majorité qualifiée lui permettant de procéder à une révolution constitutionnel qui lui autoriserait à concentrer davantage de pouvoir qu’il n’en a aujourd’hui.
Ce week-end, le gouvernement s’était illustré par ses attaques contre les journalistes. Dimanche, le domicile de Can Dundar, ancien rédacteur en chef de Cumhurriyet a été perquisitionné, alors qu’il vit à l’étranger. Et lundi, c’est le directeur de ce journal, le principal quotidien d’opposition, qui a été interpellés. Plus tôt, quinze médias kurdes avaient été fermés, portant à 168, selon la Fédération internationale des journalistes le nombre de médias ayant fermé depuis le coup d’État. 113 journalistes sont derrière les barreaux.
 
Pierre Laurent Demirtas.jpgUn élu parrainé par Pierre Laurent
Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent a pris l’initiative, le mois dernier de parrainer Selahattin Demirtas. Il « est l’homme de la main tendue, de la paix et de la démocratie dans la dignité, avait alors déclaré dans un message vidéo le dirigeant communiste. Son engagement et sa popularité ont fait de lui un homme incontournable en Turquie et motivent aujourd’hui toute la haine que lui portent Erdogan et tous les nationalistes turcs. »
 
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18/07/2016

Turquie : "La France doit cesser son soutien au régime sanguinaire d'Erdogan" (PCF)

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La tentative de putsch militaire en Turquie, dans la nuit du 15 au 16 juillet, organisée par quelques divisions de l'armée turque insurgées contre le président Erdogan s'est soldée par près de 300 morts à Istanbul et Ankara, plus d’un millier de blessés, et a entraîné en moins de 24 heures 6 000 arrestations.

À l’appel du pouvoir, des lynchages de putschistes ont eu lieu et l’éventualité d’un rétablissement de la peine de mort ressurgit. La politique de polarisation extrême, orchestrée par l’AKP, a attisé des fractures au sein de l’armée.

turquie0301.jpgLe Parti communiste français tient à exprimer sa solidarité avec les peuples de Turquie, les démocrates et progressistes qui sont pris en étau entre la violence d'Etat, la mobilisation de l'extrême droite et des ultra-religieux, et la rébellion militaire. Or, comme le souligne le Parti démocratique des peuples (HDP), il ne peut y avoir d’autres solutions qu’une démocratisation de la Turquie et l’établissement d’une paix durable dans tout le pays, et particulièrement dans les villes kurdes assiégées depuis près d'un an par les forces de l'ordre et armées. Les événements des 15 et 16 juillet montrent que la politique de R.T. Erdogan conduit au chaos.

La France et l’Union européenne doivent la condamner et cesser de la soutenir. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, en affirmant ce matin la volonté de la France de voir "l’Etat de droit fonctionner pleinement en Turquie" et refuser tout "chèque en blanc à Monsieur Erdogan", engage une inflexion du discours de la France qui devra être suivie d'effets. Car, après l’échec de la tentative de coup d’État, le pire est déjà en marche. R.T. Erdogan amplifie la purge de ses opposants dans l’appareil d’État, notamment dans la magistrature et l’armée, en violation totale de l’Etat de droit.

Des milliers de juges ont été destitués et arrêtés dont des membres du Conseil d’État et de la Cour constitutionnelle. Cette purge devrait s’élargir à toute la haute administration. Tout en se présentant désormais comme le "défenseur de la démocratie".

Erdogan poursuit l’établissement de sa dictature après avoir écrasé les libertés, muselé les médias, réduit les pouvoirs de l’opposition, levé l’immunité parlementaire des députés du HDP afin de les jeter en prison, et déclenché une guerre meurtrière contre les populations kurdes du pays. Au moment où les forces conservatrices et nationalistes font bloc autour du pouvoir, il faut certainement s’attendre à l’annonce d’un référendum sur la réforme constitutionnelle afin d’établir le régime ultra-présidentiel sans contre-pouvoir auquel aspire Erdogan.

R.T. Erdogan croit pouvoir capitaliser sur les événements de ces derniers jours pour restaurer son image, et celle de la Turquie jusqu’alors isolée sur le plan diplomatique en raison de son soutien apporté aux différentes organisations djihadistes Daesh et Al Nosra. Si J.-M. Ayrault doute de la fiabilité du régime turc en la matière, le PCF tient à lui rappeler que les preuves de cette duplicité sont connues et qu'elles ont valu à des journalistes, comme Can Dündar, des poursuites judiciaires et une tentative de meurtre.

Aujourd'hui, Erdogan se considère autorisé aux brutalités de masse les plus sanglantes. Il est de la responsabilité de la France et des pays membres de l'UE de cesser leurs soutiens à ce régime qui représente pour la Turquie et sa région un obstacle de plus à la paix et à la sécurité collective.

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29/06/2016

Attentat/Istanbul : « La politique guerrière d'Erdogan alimente le terrorisme »

Istanbulattentat.jpg

Un nouvel attentat suicide à l'aéroport d'Istanbul, et attribué à l'organisation Etat islamique (Daesh), vient d'endeuiller la Turquie. Il fait suite à une longue série d’attaques meurtrières qui, depuis deux ans, frappe des dizaines de civils innocents et défenseurs des droits humains et démocratiques en Turquie.

Le Parti communiste français tient à exprimer sa profonde tristesse et à assurer les familles des victimes, les rescapés, les forces démocratiques et progressistes turques et tous les peuples de Turquie de son entière solidarité et de son soutien.
 
Le peuple turc paie aujourd’hui la complicité qu’a entretenue, pour lutter contre les Kurdes et contre les démocrates turcs, le président Recep Tayyip Erdogan avec les organisations djihadistes.
Des cellules terroristes ont proliféré en toute impunité dans tout le pays ; des troupes l'ont maintes fois traversé pour accéder au front à Kobané et attaquer les forces démocratiques syriennes.
Des individus parfaitement identifiés depuis longtemps ont été laissés en liberté comme ceux qui ont commis l’horrible carnage d’Ankara le 10 octobre 2015 contre la manifestation populaire pour la paix et la démocratie.
 
Après avoir rompu les négociations avec Abdullah Ocalan, en vue d’instaurer un processus de paix avec les Kurdes, Erdogan a mis en œuvre une stratégie totale du chaos en déclenchant une guerre meurtrière dans la région du Kurdistan turc tout en bombardant le Kurdistan d'Irak et de Syrie, détruisant en Turquie des villes entières, faisant un millier de victimes et provoquant l’exode de 200 000 femmes, hommes et enfants.
 
Erdogan s’ingénie depuis des mois à instaurer une dictature en Turquie : il emprisonne et poursuit des journalistes pour délits d'opinion, des intellectuels, des militants politiques et syndicaux, y compris à l'étranger et avec l'assentiment des gouvernements européens ; il active les réseaux ultranationalistes turcs, encourage les pogroms.
 
Il y a quelques semaines, le président turc a réussi tant bien que mal à faire lever l’immunité parlementaire de 51 députés du HDP (Parti démocratique des peuples de Turquie) parmi lesquels son co-président qui encourt une sentence de 480 ans de prison (!) pour s'opposer aux choix du « sultan fou ».
 
Erdogan poursuit son délire d’imposer un régime hyperprésidentiel sans aucun contre-pouvoir. La Turquie est devenue un bateau ivre de plus en plus isolé sur le plan diplomatique, qui ne trouve plus d'appui que dans le régime d'extrême droite israélien dirigé par Benjamin Netanyahou et dans le silence complice et cynique des pays membres de l'UE, Allemagne et France en tête.
 
La politique de Recep Tayyip Erdogan est un des principaux facteurs d’instabilité régionale, un des principaux obstacles à la paix au Proche et Moyen-Orient ; elle alimente le terrorisme et le déplacement de populations entières, la misère et la guerre. L'Union européenne, elle-même en pleine crise de légitimité, ne peut plus décemment cautionner la tyrannie d'Erdogan.
 
La France a le devoir d'appuyer de toutes ses forces les militants et organisations démocratiques, progressistes, les syndicats et associations citoyennes turques, qui cherchent à ouvrir pour les peuples de leur pays et de la région une véritable perspective de paix et de solidarité. Le PCF entend interpeller sans relâche le gouvernement et le président français qui, depuis maintenant plusieurs années, ont fourvoyé la politique française en en faisant un soutien actif du régime turc.
 
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05/05/2016

Violences racistes au Parlement turc : Le PCF appelle à la solidarité avec le HDP

parlement-turc.png

Des scènes d'une violence inouïe et d'une gravité extrême viennent de se produire dans l'enceinte du parlement de Turquie. Les islamo-conservateurs ont montré leur terrible visage en tentant de lyncher des députés kurdes et arméniens dans un déchaînement d'agressivité rappelant les heures les plus sombres de l'histoire de ce pays. Il y avait clairement la volonté de détruire physiquement les élus du HDP qui font l'objet d'une haine furieuse de la part de l'AKP.

Ce nationalisme chauvin, porté aussi par le MHP (extrême droite) et le CHP (sociaux démocrates kémalistes) s'exprime dans la procédure de levée de l'immunité parlementaire, prévue mi-mai, de 41 députés du HDP dont son co-président, Selahattin Demirtas.

Recep Tayyip Erdogan veut jeter en prison son opposition pour poursuivre en silence la guerre civile au Kurdistan et entériner la modification constitutionnelle dans le sens d'une hyper-présidentialisation.

Le Parti communiste français exprime sa solidarité entière avec les députés du HDP et les démocrates de Turquie.

En signant les accords de la honte sur les migrants avec Ankara, l'Union européenne s'est déshonorée.

Elle a légitimé le régime sanguinaire d'Erdogan dans la dictature qui se met progressivement en place, et a jeté à nouveau des centaines de migrants dans les bras des passeurs et de la mort en Méditerranée.

À ceux qui se demandent combien de temps encore, l'UE et la France vont cautionner ces crimes contre l'humanité, la Commission européenne s'apprête ce mercredi 4 mai à apporter, selon toute vraisemblance, une réponse aussi cynique qu'inacceptable en cédant une fois de plus au régime d'Ankara. Il est question au mépris des droits humains bafoués en Turquie d'accorder l'exemption de visas pour l'espace Schengen aux ressortissants turcs, en même temps que la Commission « devrait aussi donner son feu vert aux pays souhaitant prolonger de manière exceptionnelle les contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen ».

Le PCF condamne ce froid calcul dont les peuples de Turquie, en particulier les kurdes, alévis et arméniens, et réfugiés et migrants paient le prix, et pour beaucoup, de leur vie.


Parti communiste français

20:37 Publié dans ACTUALITES, International, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : turquie, edogan, hdp | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

02/11/2015

Législatives en Turquie : Les résultats de la terreur

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Pour parvenir à ses fins et obtenir coûte que coûte une majorité, le président turc Erdogan, usant de tous les moyens de l’Etat à sa disposition, a déployé toute une ingénierie électorale (clientélisme, violence, fraudes) après avoir plongé son pays dans le chaos en relançant notamment la guerre contre le peuple kurde.

Le HDP dont des milliers de militants et responsables ont été arrêtés, menacés et harcelés a été empêché de mener sa campagne électorale librement. Dans ces conditions, l’AKP parvient à son objectif en absorbant une partie des voix de l’extrême droite du MHP.

Ces résultats sont ceux de la terreur.

La tactique d'Erdogan ne réussit pourtant pas à briser le HDP qui dépasse à nouveau la barre des 10% et obtiendrait 59 députés. Ce résultat n’invalide en rien le tournant qu’a représenté le scrutin du 7 juin.

Le HDP demeure la force de l’espoir porteuse d’avenir sur laquelle le peuple turc pourra compter. Pour autant, l’avenir de la Turquie s’annonce sombre. Pour faire face à la tyrannie, les peuples de Turquie et le HDP vont avoir besoin de soutien et de solidarité. Ils peuvent compter sur le Parti communiste français.

Communiqué du Parti Communiste Français

turquie,pcf,terreur

TEMOIGNAGES

Une délégation de membres du Parti communiste français s'est rendue en Turquie pendant les élections législatives. Pour Thibaut Bize, faisant partie du convoi, les résultats obtenus "sont ceux de la terreur" puisque pour parvenir à ses fins, le président Erdogan "use de tous les moyens de l'État à sa disposition et a déployé toute une ingénierie électorale mêlant clientélisme, violence et fraudes". 

Danielle Labail, responsable PCF-Kurdistan, Pascal Torre, universitaire membre du PCFn Raphaëlle Primet, conseillère de Paris membre du PCF et Thibaut Bize étaient Turquie en tant qu'observateur des élections législatives. Leur objectif est de rendre une synthèse – témoignage au PCF "pour alimenter l'analyse politique que nous faisons de la région". Leurs observations seront également transmises à d'autres organismes européens. 

Sans surprise, les élections législatives ont été largement remportées par le AKP, parti du président actuel Erdogan. Selon la synthèse de la délégation, il s'agit du "résultat de la terreur".

Thibaut Bize nous confie que des situations ont été "intimidantes pour les observateurs pour qu'il n'y ait pas d'observations" avec des "menaces directes de répression". Il raconte également que "La police était présente dans tous les bureaux de vote et suivait les observateurs."

Les électeurs étaient également intimidés selon la délégation PCF. "Les militaires, la police intérieure regardaient les gens voter qui avaient l'obligation de voter ouvertement pour AKP sans passer par l'isoloir". 

Les membres du PCF rapportent également que les électeurs votaient "sans pièce d'identité" et que les délégués des autres partis tels que du HDP (principal concurrent) ont été "refoulés ou molestés" et leur voiture "détruite"

"La tactique d'Erdogan ne réussit pourtant pas à briser le HDP qui dépasse à nouveau la barre des 10% et obtiendrait 59 députés. Ce résultat n’invalide en rien le tournant qu’a représenté le scrutin du 7 juin" indique Thibaut Bize. 

Il ajoute que "Le HDP demeure la force de l’espoir porteuse d’avenir sur laquelle le peuple turc pourra compter. Pour autant, l’avenir de la Turquie s’annonce sombre. Pour faire face à la tyrannie, les peuples de Turquie et le HDP vont avoir besoin de soutien et de solidarité. Ils peuvent compter sur le Parti communiste français."

Sources MaCommune.Info

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05/08/2015

TURQUIE, PKK: Pierre Laurent demande à Hollande d'agir

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Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF) Pierre Laurent a écrit lundi à François Hollande pour demander que la France agisse "pour que la Turquie stoppe ses opérations contre le PKK et revienne à la table des négociations", a-t-on appris mardi.

"L'amalgame fait par la Turquie entre le PKK et Daesh est inacceptable et doit être dénoncé. Notre pays ne peut cautionner les bombardements turcs et doit agir pour que la Turquie stoppe ses opérations contre le PKK et revienne à la table des négociations", écrit Pierre Laurent dans une lettre dont l'AFP a eu copie.

"Sous la pression évidente des États-Unis, le président Erdogan a lancé des frappes contre les positions de Daesh (le groupe État islamique, ndlr) en Syrie mais les a accompagnées dans le même temps de frappes contre les positions du PKK en Irak et en Turquie, brisant le cessez-le-feu décrété en 2013 à l'initiative du PKK", dénonce-t-il.

"Ces actions sont inacceptables et doivent être condamnées fermement", juge Pierre Laurent.

"L'action militaire et répressive de la Turquie est de nature à précipiter la région, déjà en guerre, dans un embrasement dont nul ne peut, vous le reconnaîtrez, prévoir l'issue", ajoute-t-il.

"Nombreux reconnaissent aujourd'hui ce que je dénonçais depuis longtemps pour l'avoir constaté lors de ma visite à Suruç en octobre dernier. Les forces de Daesh ont largement bénéficié du soutien de la Turquie, passant aisément la frontière turco-syrienne pour s'approvisionner en armes, matériels et combattants alors que les volontaires kurdes se portant au secours de la population de Kobané étaient empêchés de passer", selon lui.

"La France ne peut donc rester silencieuse et doit activement œuvrer au retour de la paix et de la démocratie, à un cessez-le-feu et à la reprise des négociations avec le PKK que son dirigeant Abdullah Öcalan engageait, en mars dernier, dans l'étape historique du désarmement, étape saluée par le président Erdogan lui-même", écrit Pierre Laurent.

"Il est du devoir de la France de se démarquer nettement des soutiens, en particulier américains", précise-t-il estimant que "cela signifie la suspension de toute coopération militaire, policière ou judiciaire avec le régime d'Ankara qui a fait le choix d'une répression brutale contre quiconque s'oppose à sa politique".

Pierre Laurent "réitère ici (s)a demande solennelle de voir la France prendre l'initiative pour que l'Union européenne sorte le PKK de la liste des organisations terroristes".

Sources : Public Sénat

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08/06/2015

Élections en Turquie : Le résultat du HDP rouvre la voie de l'espoir en Turquie (PCF)

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Communiqué du Parti communiste français.

Le climat délétère et le déchaînement de violence orchestrés par le président Erdogan, son parti l'AKP et l'extrême droite, n'auront pas eu raison du puissant mouvement populaire qui s'est exprimé dimanche 7 juin lors des élections législatives turques.

Reccip Erdogan et l'AKP, même s'ils arrivent premiers, essuient un revers cinglant. Le président, désavoué, perd la majorité sur laquelle il comptait pour infliger une révision constitutionnelle lui assurant les peins pouvoirs. Le peuple turc a sanctionné les difficultés économiques croissantes, l'autoritarisme, les interférences dans la vie privée et la disparition de l’État de droit. Les électeurs ont aussi condamné une politique étrangère agressive qui déstabilise la région.

Si le CHP (social-démocrate) et le MHP (extrême droite) stagnent, la gauche turque avec le Parti démocratique des peuples (HDP) fait, après la présidentielle, une nouvelle percée remarquable. Dans le contexte d'une campagne électorale clivante et violente contre le peuple, le HDP a su quant à lui faire converger autour d'un programme social, écologique et féministe les forces progressistes et toutes les minorités.

Le HDP, avec un score national de 13 %, a relevé le défi de passer largement la barre éliminatoire des 10 % prévue pour bloquer toute alternative démocratique aux islamo-conservateurs. Le HDP envoie 80 député-e-s dans cette nouvelle assemblée et devient une force politique désormais incontournable. En France, le HDP arrive en seconde position avec 20 % des voix parmi les électeurs turcs votant au consulat.

Le PCF salue le résultat du HDP, il salue à travers ce résultat le courage, le sang-froid et la détermination dont ont fait montre les militant-e-s et électrices et électeurs du HDP. Malgré les attaques sanglantes, les menaces, les coups fourrés et les pressions, des millions de femmes et d'hommes de tout le pays, par-delà leurs appartenances culturelles, se sont rassemblés sur les candidatures du HDP pour exprimer la voix de la paix, de la justice et de la démocratie contre celle de la violence, de la haine et de l'injustice.

Ce magnifique résultat rouvre la voie de l'espoir en Turquie mais aussi pour tous les peuples en lutte dans sa région et en Europe. Le soutien exprimé à travers ce vote au projet politique porté par les député-e-s du HDP, un projet démocratique, féministe et écologiste, ouvre une perspective progressiste de paix et de solidarité dans un pays dont les dirigeants, Erdogan en tête, ont joué la carte du soutien militaire à Daesh en Syrie contre les populations de Kobané prises en étau entre le régime syrien et les « djihadistes » ; populations qui n'ont eu de soutien en Turquie que des municipalités et population de Diyarbakir, Surç et Mardîn dirigées par des majorités BDP.

Le PCF souhaite associer à cette victoire des forces de la vie et de la liberté, la mémoire des trois responsables kurdes, Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez, froidement exécutées en plein Paris le 9 janvier 2013 avec l'implication probable des services de renseignements turcs, le MIT.

Le PCF qui participait aux délégations d'observateurs internationaux, ce 7 juin 2015, est heureux d'avoir été, comme il l'est depuis des années, aux côtés du HDP et des forces démocratiques turques et kurdes durant cette journée de vote qui marquera certainement un tournant dans l'histoire de la Turquie.

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