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14/11/2015

Face aux attentats, rassemblons-nous pour la liberté, l'égalité, la fraternité, et la paix

pl1.jpgDECLARATION DE PIERRE LAURENT, SECRETAIRE NATIONAL DU PCF

Notre pays vient de vivre l'un des pires événements de son histoire. Les attaques terroristes simultanées de la nuit dernière à Paris et à Saint-Denis, revendiquées par Daesh, faisant à cette heure 127 morts et 200 blessés, sont effroyables. La France est en deuil. Au lendemain de ce carnage, nos premières pensées se tournent vers les victimes, leurs familles, leurs proches, les témoins et tous ceux dont la vie a été menacée. Pour tous, la douleur est immense. Chacun en France s'en sent profondément meurtri.

Nous saluons l'action des forces de l'ordre, des secours, des urgentistes et personnels de santé et des agents territoriaux dont la mobilisation a été exemplaire ainsi que la solidarité des habitants qui s'est immédiatement manifestée.

Moins d'un an après les attentats de janvier dernier, la République est frappée en son cœur. Alors que l’État d'urgence vient d'être décrété par le gouvernement, le renforcement des moyens de police et de justice est un impératif. L’État doit trouver durablement les moyens adaptés pour garantir la sécurité de toutes et de tous.

J'appelle notre peuple à ne pas céder à la peur, à se rassembler pour la liberté, l'égalité et la fraternité, et pour la paix. Nous devons refuser les amalgames et les stigmatisations. Ensemble, nous devons rejeter fermement la haine et les racismes.

La France est touchée par la guerre et la déstabilisation qui minent le Proche et le Moyen-Orient. La lutte contre le terrorisme appelle une mobilisation redoublée et des solutions internationales.
Elle ne pourra triompher que dans la mobilisation pour un projet de société solidaire qui place au cœur de tous ses choix l'émancipation humaine, les valeurs de la République et la paix.

Le PCF, ses représentants et ses élus, seront de toutes les initiatives qui, dans les prochains jours, permettront à nos concitoyens de se rassembler pour faire face à cette épreuve et ouvrir un chemin d'espoir pour notre peuple.

Dans ce moment tragique, le PCF a interrompu toute activité de campagne électorale.

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12:57 Publié dans ACTUALITES, ELUS COMMUNISTES, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pierre laurent, attentat, pcf | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

07/10/2015

Air France : Pierre Laurent dénonce l’«attitude provocatrice insupportable» de la direction

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Alors que la majorité des politiques dénoncent les violences subies lundi contre le DRH d’Air France, le secrétaire national du PCF, le sénateur Pierre Laurent, souligne que le plan de licenciement de 2.900 postes annoncé « est une énorme violence sociale » pour les salariés.

« Evidemment, on peut condamner » affirme le candidat du Front de gauche aux régionales en Ile-de-France, qui a tenu son premier meeting lundi soir. Mais Pierre Laurent dénonce le « mépris total » de la direction. Il demande à « tout mettre sur la table », de retirer le plan de licenciement et de « rouvrir la négociation ». Entretien.

humaune.jpgLe DRH d’Air France a été brutalisé hier. Manuel Valls s’est dit « scandalisé », François Hollande a dénoncé des faits « inacceptables ». Condamnez-vous aussi ces actes ?
Je crois qu’on ne peut pas sortir ces actes de leur contexte. L’attitude de la direction d’Air France est une attitude provocatrice insupportable alors que les salariés demandent depuis des semaines qu’une véritable négociation s’ouvre. Alors même qu’il y avait une manifestation de plusieurs milliers de salariés du groupe devant le siège du CCE (comité central d’entreprise), la direction a fait preuve d’un mépris total. Ça a donné cette explosion de colère. Evidemment, on peut condamner, regretter les actes commis. Mais il faut mettre tout sur la table dans ce cas et aussi l’attitude scandaleuse et méprisante de la direction. Quant il y a une telle colère dans une entreprise, on ne peut pas ne pas s’interroger sur les causes. Si la direction d’Air France et le gouvernement veulent l’apaisement, qu’ils retirent le plan Air France et qu’ils rouvrent la négociation plutôt que de stigmatiser les salariés, ce qui ne fera que jeter de l’huile sur le feu.

Donc vous comprenez la colère des salariés d’Air France ?
Oui, ce plan de licenciement de 2.900 postes est une énorme violence sociale. On est dans une entreprise où on dit depuis des années qu’il faut faire des sacrifices, travailler davantage, renoncer à ses repos. On leur dit « ça ira mieux demain » et on leur fait toujours payer l’addition des erreurs stratégiques de l’entreprise. Et le gouvernement ne rend pas de compte sur la décision de déréglementation du ciel aérien. On ne peut pas se contenter de montrer du doigt des salariés qui ont laissé éclater leur colère.

Mais les événements d’hier ne sont-ils pas mauvais pour l’image d’Air France ?
Nous ne sommes pas face à un problème d’image ou un problème commercial d’Air France. Nous sommes face à un problème qui concerne la vie de milliers de salariés et leur famille. Il concerne aussi  l’avenir de la compagnie. Les salariés contestent le fait que les plans de licenciements successifs soient la meilleure manière de sauver l’entreprise. Je vois bien que certains cherchent à évacuer le débat de fond à la faveur des incidents d’hier. Il ne faut pas refermer le dossier des choix de fond mais l’ouvrir de manière démocratique.

Que pensez-vous de l’arrivée du directeur adjoint du cabinet de Manuel Valls, Gilles Gateau, au poste de DRH d’Air France en janvier ?
J’ai appris cette nouvelle très récemment. C’est peut-être que chacun comprend qu’il y a un très grave problème de relations humaines dans l’entreprise. C’est peut être un aveu sur le fait qu’il y avait un problème d’absence totale de dialogue à cet endroit. Je ne sais pas si ça changera quelque chose. Je vois dans cette arrivée le fait qu’il y avait un problème de dialogue. Je pense que l’Etat a un rôle à jouer en tant qu’actionnaire dans l’avenir de l’entreprise Air France. Ce n’est pas le fait que l’Etat se mêle des affaires d’Air France qui me choque, mais la manière et avec quel objectif.

François Vigna, LCP

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01/10/2015

Régionales 2015 : Accord des forces du Front de gauche en Île-de-France

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Pierre Laurent sera la tête de liste régionale du Front de gauche en Île-de-France, dans le cadre d'un trio avec Clémentine Autain, tête de liste en Seine-Saint-Denis et Eric Coquerel, tête de liste à Paris.

Les forces du Front de gauche en Île-de-France ont adopté une base commune d'accord pour l'élection régionale. Elle sera présentée ce soir à la première assemblée régionale représentative.
Des forums départementaux, une assemblée représentative régionale et des initiatives citoyennes contribueront en effet tout au long de la campagne à l'enrichir pour construire une liste de large rassemblement citoyen, écologiste et de gauche qui résiste à l’austérité et aux politiques néfastes à l’environnement.
 
Cet accord des forces du Front de gauche repose sur un socle programmatique commun ainsi que sur une démarche citoyenne, basée sur la co-construction entre forces citoyennes et forces politiques. Il prévoit également la construction d'une charte éthique et démocratique. Notre objectif est de faire prévaloir une alternative sociale, écologique et démocratique pour l'Île-de-France en rupture avec la logique d’austérité et de compétitivité portée par le gouvernement et l'orientation majoritaire du Parti Socialiste ce qui est le moyen le plus sûr de battre la droite conduite par Valérie Pécresse et l’extrême-droite.
 
Pierre Laurent sera la tête de liste régionale dans le cadre d'un trio avec Clémentine Autain, tête de liste en Seine-Saint-Denis et Eric Coquerel, tête de liste à Paris. Ils seront présents avec de nombreux candidat-e-s lundi 5 octobre à 19h à la Bellevilloise à Paris pour présenter l'ambition de notre liste.
 
Front de gauche Île-de-France,
Paris, le 1er octobre 2015.
 
Philippe Rio maire communiste de Grigny sera tête de liste Front de Gauche dans l'Essonne
 
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25/09/2015

Les parlementaires Front de gauche veulent rebâtir une gauche "en voie d'implosion"

placea.jpgÉliane Assassi, présidente du groupe CRC au Sénat, Pierre Laurent, sénateur de paris et André Chassaigne président des députés Front de gauche
 
Les parlementaires Front de gauche, réunis jeudi à Oissel (Seine-Maritime), espèrent tirer profit de la recomposition du paysage politique à gauche, avec des partis concurrents "en voie d'implosion" selon Pierre Laurent (PCF), pour créer un "mouvement de reconstruction politique populaire".
 
"On est face à une recomposition extrêmement profonde de la société française" dont "on n'a vu pour le moment que le début", a déclaré Pierre Laurent, pour qui Europe-Ecologie-Les Verts (EELV), mais aussi le Parti socialiste (PS) sont "en voie d'implosion". Face à cette situation "pleine de possibilités, mais très paradoxale", il faut "un mouvement de reconstruction politique populaire", a souligné le sénateur de Paris devant les députés du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR) et les sénateurs du groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC) réunis pour leurs journées parlementaires.
 
"Nous n'avons aucune illusion sur un changement de cap du gouvernement", a noté de son côté le chef de file des députés Front de gauche, André Chassaigne, qui croit lui aussi que l'espoir est "de mise pour voir les forces de gauche construire". Pour lui, le président Hollande, "élu par l'ensemble des forces de gauche, s'est résolument engagé dans une politique libérale digne de la droite" et le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, avec ses "dérapages contrôlés, téléguidés", "incarne à lui seul ce glissement vers un social-libéralisme où le libéralisme prime sur le social".
 
Les élus Front de gauche ont pu se sentir "un peu seuls" au début de la législature, a souligné André Chassaigne mais "des voix se sont élevées au sein même de la majorité", en référence aux "frondeurs" socialistes. "Nous formons l'espoir que ces voix ne verront pas leurs mains trembler quand il s'agira de voter" contre les réformes libérales. Pour autant, André Chassaigne ne voit pas d'urgence à créer un nouveau groupe "rouge-rose-vert" à l'Assemblée, avec les "frondeurs" et écologistes opposés à la politique du gouvernement, comme l'ont proposé quatre députés dont une issue de ses rangs, Jacqueline Fraysse (Ensemble, autre composante du FG). Il met en avant le fait que dès la semaine prochaine, des réunions hebdomadaires auront lieu avec ceux qui le souhaitent pour lancer "un signal qu'on peut travailler ensemble" et "donner à voir cette gauche anti-libérale".
 
Quant au référendum proposé au "peuple de gauche" par le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, sur l'unité aux élections régionales des 6 et 13 décembre, c'est un niet franc et clair du côté des parlementaires Front de gauche. Pour Eliane Assassi, présidente du groupe au Sénat, c'est une "très mauvaise idée", qui évite de "parler du contenu et des choix".
 
Le FG est "en capacité d'être une force politique porteuse d'un projet politique alternatif, y compris aux choix qui sont mis en oeuvre aujourd'hui par le gouvernement", a-t-elle insisté.
 
Pour elle "la question, ce n'est pas d'être anti-socialiste" mais de "montrer qu'il y a une possibilité de mener une vraie politique de gauche", un point sur lequel il y a peut-être "un noeud", une divergence de vue, avec le Parti de gauche (PG, deuxième composante du Front de gauche derrière le PCF). 
 
Pierre Laurent, dont la candidature est contestée par le PG en Ile-de-France au nom du non-cumul des mandats, reconnaît aussi que le Front de gauche est confronté au "défi unitaire". Mais il dit croire à la possibilité d'"une percée politique importante". "Nous portons un projet dans lequel doivent pouvoir se retrouver des gens qui votaient écologiste, des gens qui votaient socialiste, des gens qui ne votaient plus", a déclaré Pierre Laurent. 
 
Partageant le constat d'une "vraie recomposition de la société" avec "des potentialités énormes", Jacqueline Fraysse s'est toutefois interrogée: "que faisons-nous pour faire converger ?". "Il faut quand même donner quelques petits coups de pied au derrière pour que ça avance !", a lancé la députée.
 
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20/09/2015

La victoire de Syriza : « A nous de prendre le relais » (Pierre Laurent)

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Ce soir, avec 34% des voix (35,43 % résultat définitif), Syriza remporte nettement les élections législatives anticipées en Grèce. Malgré l'accord insupportable imposé en juillet et la crise politique dans la gauche, les Grecs viennent d'affirmer pour la 3e fois cette année, leur confiance en Syriza et Alexis Tsipras pour gouverner leur pays.

L'ensemble de la coalition gouvernementale de janvier est confortée. Syriza (144 sièges) (145 députés résultat définitif) et Anel (10 sièges) remportent la majorité parlementaire

La droite de Nouvelle démocratie est battue. Avec elle, l'ensemble des gouvernements européens qui se sont acharnés avec une violence extrême à déstabiliser le premier gouvernement Tsipras et à imposer de nouvelles mesures d'austérité, des privatisations, et des confiscations de souveraineté.

C'est un nouveau message de lutte envoyé par le peuple grec à toutes les sociétés européennes. La victoire de Syriza est un sérieux atout pour toutes les forces progressistes d'Europe.

De dures luttes attendent encore le peuple grec. La Grèce va avoir besoin de toute notre solidarité dans les semaines et mois qui viennent pour renégocier sa dette et déverrouiller le carcan d'austérité.

C'est aujourd'hui à nous de prendre le relais pour des victoires en France qui permettront de libérer tous les peuples européens de l'austérité, changer la table des négociations pour changer l'Europe.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Président du PGE,

Paris, le 20 septembre 2015.

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14/09/2015

DISCOURS DE PIERRE LAURENT A LA FETE DE L'HUMANITE 2015

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Chers amis, chers camarades,
Qu’on est bien ici ! Ensemble ! A cette belle fête de l’Humanité !
Quelle édition 2015 ! Quel succès !
La fête de l’Humanité, on l’attend toute l’année, on compte les jours qui nous en séparent, on fait et refait la programmation avant l’heure, on s’échange les bons plans, et on se rappelle nos meilleurs souvenirs… et quand arrive enfin la fête et qu’on y est, on se dit que si le bonheur avait une adresse, ce serait ici au Parc départemental de la Courneuve.

Ce beau parc de la Courneuve, que des promoteurs veulent défigurer !
Que les élus communistes de la Seine-Saint-Denis ont implanté ici parce que nous voulons le meilleur,
le beau et l'air pur pour les milieux populaires.
Pour nous, l'écologie ce n'est pas réservée aux beaux quartiers.
Alors à 3 mois de la COP 21 qui se tiendra ici même, nous ne les laisserons pas faire !
Cette fête qui est unique. Unique par son ampleur, par la qualité culturelle, par la richesse humaine,
par les gens qu'on y croise, par l’exigence de ses débats, la pluralité de ses invités.
Ici on parle politique… bien sûr… au sens profond du terme, dans une immense agora citoyenne à ciel
ouvert.
Ici on se moque des petites phrases, des querelles de clans. Ici on construit du neuf, on parle culture,
musique, art, sport, littérature, théâtre. On parle d’égalité, de fraternité, de liberté, de justice sociale.
Ici on construit l’espoir sans jamais se décourager.
Ici on parle paix et internationalisme.


Le 6 et le 9 août derniers, j'ai conduit au Japon une délégation du 70e anniversaire d'Hiroshima et de
Nagasaki. C'est chaque année le rendez vous des forces pacifistes du monde entier pour rappeler
l'actualité du combat pour la Paix et le désarmement nucléaire.
Je voudrais ici vous transmettre l’émotion qui fut la mienne quand à 8h15, heure de l’explosion de la
bombe sur Hiroshima, le silence s’est emparé du Parc de la Paix où nous nous trouvions réunis. Un
silence qui n’a jamais fait autant de bruit, un silence fracassant, assourdissant, qui ne cessait de
résonner au son du « Plus jamais ça » !
Ce jour-là, 140 000 femmes, enfants et hommes ont été sacrifiés en un instant. La guerre est la
négation de l'humanité.
Je sais que l’époque est au bellicisme, que de nombreux « observateurs mal-éclairés » mesurent la
grandeur de la France au nombre de ses interventions militaires extérieures.
On parle de François Hollande comme d’un chef de guerre. Les va-t-en guerre louent sa politique
étrangère « interventionniste » quand celle-ci rabaisse la France. La France ne doit plus être le
gendarme de l’Afrique.
Nicolas Sarkozy propose lui, d'inventer un nouveau concept pour trier les réfugiés.
Il n'a pas honte, lui qui a mis le feu à la poudrière en livrant la Libye au chaos et aux réseaux
djihadistes.
Monsieur Sarkozy, taisez vous ! Vous avez fait assez de mal comme ça à la paix du monde.
La grandeur de la France ne se mesure pas aux nombres de ses champs de bataille !
La France est grande quand sa voix porte un message de paix universelle, et quand, en toutes
circonstances, elle engage ses forces pour faire prévaloir la raison, la solution politique, la démocratie,
sur l’absurdité de la guerre.
Que la France serait belle si, s’inspirant du pacifisme de ses grands hommes, d’Hugo à Jaurès, de
Romain Rolland à Henri Barbusse, elle faisait taire les armes pour laisser parler la diplomatie.
Qu'attendez-vous Monsieur Hollande, pour reconnaître au nom de la France la Palestine dans ses
frontières de 1967 et peser ainsi de tout notre poids pour une paix juste et durable entre Palestiniens
et Israéliens ?
Notre Parlement a voté cette reconnaissance il y a maintenant dix mois. Qu'attendez vous pour
déposer devant le Conseil de sécurité une résolution pour reprendre le processus de paix, comme s'y
était engagé le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius ?
Qu'attendez vous, Monsieur Hollande, pour prononcer ces mots simples : le temps est venu de
débarrasser la planète entière de toutes les armes nucléaires.
Allez à l'Assemblée générale de l'ONU dans quelques jours et osez prononcer ces mots. Vous verrez
l'immense prestige qui sera celui ce la France !


Être un dirigeant politique à la hauteur du XXIe siècle c'est prôner la fin des armes nucléaires !Et que d'argent alors économisé soit utilisé pour lutter contre la guerre, les inégalités, la pauvreté, les
grandes pandémies, le réchauffement climatique.
La guerre, c’est le chaos, la mort, la faim et l’exil. La guerre c’est le moyen d’imposer par la force des
intérêts contraires à ceux des peuples. La guerre c’est ce qui permet au capitalisme d'organiser le
pillage des matières premières.
La Paix c’est une autre vision du monde. C'est une nouvelle sécurité collective internationale. La paix
c'est l’unité des peuples, c’est la sécurité humaine par le développement, la coopération et la
solidarité.
J'entends déjà nos opposants. Votre pacifisme n'est rien que de l'angélisme face à la menace
terroriste.
J'affirme le contraire. C'est en répandant la haine dans les coeurs, en construisant des murs et des
barbelés entre les être humains, qu'on nourrit le terrorisme barbare.
Nous partons d’un constat implacable, celui de l’échec éclatant de la stratégie de « guerre contre le
terrorisme » lancée par les États-Unis après le 11 septembre. Depuis 2001, les foyers djihadistes ont
été multipliés par 13. Les attentats ont continué, et DAESH a étendu son emprise sur toute une partie
du Moyen-Orient profitant de la guerre, du chaos des trafics d'armes, de la déstabilisation de pays
entiers comme l'Irak et la Syrie.
Notre pays n’a malheureusement pas été épargné. Et ce qui devrait nous faire réfléchir c'est que tous
les jeunes Français – car oui, c'était des jeunes de notre société – qui ont servi de bras armés à ces
actes terroristes ont séjourné sur ces terrains de guerre.
Je crois que chacun d’entre nous, ici à la fête de l'Humanité, se souviendra toute sa vie de là où il était
à l’instant où il a appris la tuerie de Charlie Hebdo, de cette immense peine qui nous a submergés, de
ces larmes que nous avons contenues avec douleur, de l’effroi que nous avons ressenti quelques jours
plus tard à l’annonce de la prise d’otages de l’Hyper-Casher. Charb, Wolinski, Tignous, Honoré, …tous
ces compagnons de la fête de l’Humanité, leurs rires et leur malice nous ont cruellement manqué ce
week-end. Et nous pensons très fort à eux.
Dans ces moments terribles, le peuple de France a délivré la plus belle des réponses face au
terrorisme, celle de notre amour inconditionnel pour la Liberté.
Dans ces mobilisations citoyennes exceptionnelles, ce sont aussi réveillé les fractures de notre
société. Nous avons senti alors combien la devise républicaine de la France n'avait de sens qu'une et
indivisible : Liberté, Égalité, Fraternité.
Et que la réponse au terrorisme n'avait de force qu'en oeuvrant pour que la République fasse vivre
partout et pour tous ces droits fondamentaux sur l’ensemble de notre territoire en n'oubliant
personne.

Le terrorisme se nourrit du désespoir, de l'ignorance et des horizons obscurcis,. Opposons-lui la force
de l’égalité, celle qui dessine un avenir à chacun et donne confiance en un destin collectif.
On ne combat pas le terrorisme en cédant sur la liberté. Le vote de la loi renseignement est une grave
erreur. On ne combat par les assaillants de la liberté par la privation de liberté ! Mais par plus de
liberté !
On ne combat pas le terrorisme, au contraire on le nourrit, en attisant les flammes de la haine, en
parlant « d’ennemi ou de guerre de l’intérieur ». Ceux qui parlent ainsi sont des faiseurs de monstres,
des VRP de l’extrémisme, ils nourrissent par leurs propos ce qu’ils prétendent combattre.
On ne combat pas le terrorisme en faisant toujours la guerre, sans jamais préparer la paix.
Une fois encore en Syrie, la France fait fausse route. En envisageant des bombardements aériens en
dehors de tout mandat de l’ONU et sans qu’aucune feuille de route politique de sortie de crise ne soit
même esquissée, François Hollande a une nouvelle fois oublié Jaurès : « on ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre ».


En Syrie, plus qu’ailleurs, face au chaos général, il est temps que la France entre en action
prioritairement pour que les acteurs du conflit s’assoient à la table des négociations, sous l'égide des
Nations-Unies, sans que n’en soient exclus la Russie ou l’Iran.
Pour combattre DAESH, l'hypocrisie doit cesser. La France doit mener le bras de fer avec les états
complices, assécher leurs circuits de financement et donner les moyens nécessaires aux acteurs
engagés pour défaire l’État islamique. Une aide d’ampleur directe doit être fournie aux forces
démocratiques qui combattent DAESH sur le terrain. La France pourrait montrer l’exemple en
commençant par renforcer son soutien matériel et politique aux forces démocratiques kurdes et
irakiennes.
Mais que fait la France ces derniers jours ? Elle se tait devant le massacre des Kurdes que vient de
déclencher le pouvoir turc d'Erdogan. Je lance un appel pour la reconstruction de Kobané et je
m'adresse à François Hollande : sortez de votre silence complice !
Je profite de cette tribune pour lancer un salut fraternel à nos camarades kurdes qui combattent
courageusement
Solidarité, solidarité, solidarité avec nos frères et nos soeurs Kurdes !


***
Combattre le terrorisme, ce n'est pas non plus trier parmi les réfugiés qui justement fuient le crime, la
barbarie et la misère.
Le voilà le bilan insupportable de cette crise humanitaire. 29 000 femmes, enfants, hommes morts qui ont payé de leur vie leur exil vers l’Europe.
Leurs cadavres pèsent lourd sur les épaules des dirigeants européens.
Pourquoi on-t-ils laissé faire ça ! Ne savaient-ils pas nos gouvernants que depuis des mois la
Méditerranée était devenu un cimetière dont les vagues charrient chaque jour des corps inanimés.
Ils les ont sciemment abandonnés. Ils n’ont rien fait, trop occupés à bâtir une Europe forteresse, à
ériger des murs comme en Hongrie, à fouler au pied les fondements et l’histoire même de la
construction européenne. Leur responsabilité est immense.
Il aura fallu la mort d’un enfant, l’image d’une humanité naufragée sur une plage turque, pour que la
vague de l’indignation citoyenne oblige nos gouvernants à agir.
Nous avons tous été l’espace d’un instant le père ou la mère de petit Aylan Kurdi.
Il venait de Kobané. Je n'oublierai pas l’indifférence médiatique et politique qui a entouré trop
longtemps les appels de détresse que nous lancions au nom des réfugiés au retour de notre
délégation en octobre 2014.
Pour les militants et les élus communistes, le devoir d'accueil et le respect du droit d'asile a toujours
été une priorité. Nous nous réjouissons du réveil des consciences qui a gagné l’Europe et maintenant
la France.
Nous le savions, notre pays s'est levé pour la liberté après les attentats de Charlie. Il avait la force de se lever pour donner à la fraternité humaine le dernier mot.
Vous l'avez compris, moi je crois en la France. Et je ne confonds pas l'état pitoyable du débat politique
avec l'état réel des consciences de ce pays. Des forces immenses cherchent, je le sais, le chemin de la
fraternité humaine.


Non M.le Maire de Roanne, en France on ne trie pas les réfugiés selon leur religion ! Honte à vous qui
avait proposé de faire la différence entre un enfant catholique, juif ou musulman !
Honte à vous Patrick Devedjian, et vos blagues racistes, quand les villes huppées de votre
département gardent les portes closes aux réfugiés !
Honte à vous Nadine Morano, qui alors que la photo du petit Aylan soulevait le coeur de millions de
Français avait osé vous insurger contre la mise en place de transports pour les réfugiés !
Honte au FN et à tous les médias qui continuent à nous bassiner avec la guéguerre entre le père et la
fille, pour nous expliquer que le nouveau Front national est arrivé.
Car entre l’ancien et le nouveau Front national…le moins qu’on puisse dire c’est que pour rejeter les
réfugiés, c’est bonnet blanc et blanc bonnet…

Entre Nicolas Bay qui demande à Laurent Fabius de s’inspirer de la Hongrie, Steeve Briois qui se vante
que les villes gérées par le FN n’accueillent aucun réfugié et qui les amalgame à des potentiels
terroristes, et Marine Le Pen qui propose de les renvoyer dans leur pays d’origine…
Rien n’a changé, ni la haine, ni la violence !
Un Front national qui sent le rance du racisme et l’aigre de la xénophobie.


La France doit maintenant se montrer digne de son devoir de solidarité. 24 000 réfugiés en deux ans,
ce n'est pas à la hauteur. L’État doit prendre ses responsabilités aux côtés des centaines de
communes, des milliers de citoyens et d'associations volontaires. 1 000 euros par réfugiés, c'est 24
millions d'euros en deux ans ! Mais la vente d'un seul rafale c'est 94 millions d'euros, hors taxes !
C'est ce monde-là qu'il faut changer.
La France, c'est pour nous celle qui s’incarne dans ces mots de Nelson Mandela :
« Qu'il ne soit jamais dit par les générations futures que l'indifférence, le cynisme et l'égoïsme nous ont
empêchés d'être à la hauteur des idéaux humanistes. Que chacune de nos aspirations prouve que Martin Luther King avait raison, quand il disait que l'humanité ne peut plus être tragiquement liée à la nuit sans étoiles, du racisme et de la guerre.»
Je fais une proposition. Le 21 septembre prochain c'est la journée mondiale de la paix. Cette année,
faisons de cette journée une mobilisation extraordinaire à travers tout le pays, pour la solidarité et le
soutien aux réfugiés et migrants ! Et pour la paix du monde.
***
Chers amis, ici même dans à peine trois mois, se tiendra la Conférence mondiale sur le climat, un défi
majeur pour l'Humanité.
En 2013, les réfugiés climatiques étaient 22 millions. Chaque seconde, une personne déménage dans
le monde suite à une intempérie. En 2050, on estime à 200 millions par an les déplacés pour raison
écologique.
La fête de l’Humanité a voulu lancer un appel pressant pour la réussite de la COP 21, pour en faire une
grande affaire populaire. De cette conférence internationale doivent sortir des décisions
véritablement contraignantes et non de bonnes intentions. Cela exige des engagements financiers
conséquents pour le développement humain et la réduction des inégalités générées par la
mondialisation capitaliste.
La réduction des émissions de gaz à effet de serre est une nécessité absolue. Il serait criminel de
continuer à tergiverser et faire primer les intérêts du capital et la course au profit sur le devenir de la
planète. On n’éteindra pas l’incendie avec des pistolets à eau !
Tous les acteurs doivent prendre leurs responsabilités, au premier rang desquels les grands pays
industrialisés qui doivent accepter un accord fondé sur le principe d’équité, de justice et de solidarité
internationale.
Les grandes entreprises multinationales doivent enfin être mises au pied du mur. L’impunité c’est fini !
Faire joujou avec l’avenir de l’Humanité pour se remplir les poches c’est fini ! Exploiter les ressources
autant que les Hommes, c’est fini !
L’accord de Paris devra imposer des normes juridiques drastiques à ces grands groupes.
L'heure n'est pas à bricoler un pseudo capitalisme vert. La tâche du 21e siècle est de réussir un nouveau modèle de développement.


Notre planète est malade et le seul remède valable c’est plus de justice sociale, plus de justice
écologique et plus de paix. Tout le processus de production et d’échange doit être repensé en partant
des besoins des populations, et de la protection durable de la planète. Le droit à l’énergie et à une
alimentation saine pour tous, l’affirmation de biens communs de l’Humanité tels que l’eau doivent
prendre place au rang des principes fondamentaux universels.
Oui, comme le dit dans l’encyclique Laudato si le Pape François : « L’environnement humain et
l’environnement naturel se dégradent ensemble et nous ne pourrons pas affronter adéquatement la
dégradation de l’environnement si nous ne prêtons pas attention aux causes qui sont en rapport avec la
dégradation humaine et sociale. »


Il ne faut pas se mentir, nous sommes loin d’un accord contraignant de haut niveau. Comme pour les
réfugiés, seule une intervention citoyenne large peut faire bouger les États. Il faut penser et voir
grand. Lever une puissante vague citoyenne, faire croître le débat et imposer par la force de la
démocratie un autre avenir pour notre planète.
Je vous donne rendez-vous à tous lors de la marche mondiale pour le climat, le 29 novembre prochain
pour enfin faire entendre notre slogan : CHANGEONS LE SYSTÈME, PAS LE CLIMAT !
Dans cette marche, nous devrions exiger des engagements concrets de la France pour un nouveau
modèle énergétique bas carbone pour un nouveau modèle de développement agricole comme l'ont
exigé les paysans cet été, pour un plan national de rénovation thermique de l'habitat et pour la
promotion du service public ferroviaire.


J'en parlais hier avec les cheminots : une nouvelle bataille du rail est en marche car ils veulent tout
casser. Ils font des discours sur le climat mais ils veulent liquider le mode de transport le moins
polluant de tous. Ne les laissons pas faire. Avec l'éclatement de la SNCF, les bus d'Emmanuel Macron,
– qui continuera, lui, à prendre le TGV quand nous nous entassons dans les bus – la casse du fret
ferroviaire au profit des camions, les fermetures de lignes proposés par le rapport Duron, la casse de la
cohérence nationale avec la réforme territoriale, c'est tout le rail qui est en danger.
Le service public ferroviaire doit devenir une grande cause nationale.
***
Vous le voyez, mes amis, aucun des grands défis du monde, ni la paix et le développement, ni le
réchauffement climatique ne seront relevés en écrasant l'avenir entre les mâchoires de l'austérité et
des profits à outrance.
Les marchés, la finance mondialisée jouent avec le feu.
Toute ambition de lutte contre le chômage, de développement des biens communs, des services
publics, d'une industrie de pointe et soutenable, toute ambition pour les PME, les projets solidaires,
les « commons », est impossible dans le carcan des logiques capitalistes. C'est pourquoi la lutte
contre l'austérité et la déréglementation sociale généralisée es la lutte n°1 de la gauche en
Europe.
Pour la première fois cette année, un peuple, le peuple grec, un gouvernement, celui d'Alexis Tsipras,
un parti, Syriza, ont porté cette lutte jusqu'au conseil européen, jusque dans l'arène de l'Eurogroup.
Ils se sont battus comme des lions, des mois durant, pour faire respecter le choix des Grecs, jusqu'à
organiser un référendum où le peuple grec a dit OXI, avec un courage et un calme fabuleux.
Comme dit le poète Yannis Ritsos « Ils ont offert un raki à la mort ».
C'est cet élan que l’Allemagne de M. Schaüble a voulu briser la nuit du 13 juillet 2015, en imposant à la
Grèce un diktat austéritaire.
Ils ont pu l'imposer parce que nos luttes communes en Europe aux côtés de la Grèce n'étaient pas
encore assez puissantes.
Ils l'ont imposée parce que la France n'a pas joué son rôle.
Mais le peuple grec est un grand résistant, et sa lutte contre l'austérité ne s'est pas arrêtée le 13 juillet.
Soyez-en convaincus.
Nous allons lutter ensemble, Français, Grecs, Espagnols, Italiens, Portugais, Irlandais, Allemands pour
notre droit à la dignité, au développement, à la démocratie, pour faire céder pas à pas toutes les
digues qui protègent les forces de l'argent : le traité budgétaire, le traité de Lisbonne et le projet de
Grand marché transatlantique, jusqu'à redéfinir les fondements de la coopération des peuples
européens.

Notre vision est celle d'une union de peuples et de nations libres, souveraines et associées. Chaque
pays doit pouvoir renégocier son contrat avec l'UE. Et cela vaut pour la zone euro. La sortie de l'euro
vers laquelle Merkel aimerait conduire les plus pauvres n'est pas la solution. La France peut et doit
mener la bataille pour une une zone euro radicalement différente. C'est notre argent. Nous n'allons
pas les laisser gérer la caisse en sortant de l'euro.
Peut-on faire gagner la démocratie contre les marchés ? Peut-on imposer le respect des souverainetés
populaires ? Je suis sûr que oui, si les peuples s'en mêlent et si nous développons des solidarités dans
des proportions inédites.
Il s'agit d'accélérer l'union des forces anti austérité d'Europe. Le combat contre la Troïka et les forces
de la finance exige plus que l’élection d’un gouvernement de gauche dans un seul pays. Il exige des
mobilisations massives, une lutte des citoyens dans tous les pays, à tous les échelons, dans la durée.
Croyez-vous que la finance et les dirigeants européens dormiront à nouveau sur leurs deux oreilles si
les Grecs réélisent Alexis Tsipras, qui en six mois a fait plus bouger l’Europe que tous les sociauxdémocrates
en vingt ans ?
Croyez-vous qu’ils se sentent en confiance quand ils voient que Jérémy Corbyn élu hier, au premier
tour, à 60 % est en passe de révolutionner la gauche anglaise ? J'ai d'ailleurs décidé d'aller le
rencontrer au plus vite.
Croyez-vous qu’ils ne s’inquiètent pas de voir des capitales européennes gouvernées par des forces
alternatives, à Barcelone, à Madrid, à Dublin, comme à la tête du Land de Thuringe en Allemagne ?
Ils le savent bien, que nous relevons la tête !
Et plus nous serons unis, plus nous serons solidaires, plus leur inquiétude grandira. Le temps est venu
de les tourmenter à nouveau !
***
Le temps est venu d'amplifier toutes nos batailles contre l'austérité et la déréglementation sociale.
Le gouvernement Hollande, Valls, Macron n'est pas notre gouvernement. Il a endossé l'agenda du
MEDEF et sa politique n'inversera jamais la courbe du chômage.
Il faut donc le faire reculer.


Le 19 septembre, l'association des maires de France appelle à une journée d'action contre la réduction
des dotations aux collectivités locales. Nous en serons car ce sont toutes les politiques publiques de
nos communes et de nos départements qui sont menacées.
Nous avons une autre lutte immédiate de très grande importance. Celle de la libération du travail
des impératifs patronaux.
Les annonces présidentielles sur le code du travail sont à prendre très au sérieux.
Ils parlent de simplification et il faut comprendre liquidation. Ils parlent de sanctuarisation des grands
principes mais actent la domination des accords de branche sur la loi.
L’attaque contre le code du travail c’est le nouveau cadeau fait au patronat, c’est la dernière preuve
d’amour pour le MEDEF
François Hollande et Pierre Gattaz jugent le code du travail « illisible »… Je crois au contraire que c’est
parce qu’ils arrivent à le lire très bien qu’ils s’y attaquent !
Regardez les actionnaires de Daimler-Benz chez Smart, eux ils ont très bien compris.
39 heures payées 37, pas une seule embauche et les dividendes en hausse : voilà à quoi ils utiliseront
tous les nouveaux pouvoirs qu'ont leur donnera.
Il faut arrêter de prendre les travailleurs pour des idiots ? Ils leur proposent un référendum mais en
leur faisant du chantage à l'emploi. Faisons un autre référendum qui est pour 32 heures payées 35,
beaucoup d'embauches et moins d'agent pour les actionnaires.
Nous ne nous laisserons pas faire ! Nous allons le défendre notre code du travail, dans la rue aux côtés
des syndicats le 8 octobre prochain.


Chers amis, chers camarades, comme je vois que vous êtes chauds bouillants sur ce sujet, je veux
vous proposer de frapper un grand coup. Ici et maintenant. Tous ensemble ! Nous allons envoyer un
petit message à Manuel Valls. Je suis venu avec mon téléphone portable et ma perche à selfie. Je
vous propose une chose simple. Faisons ici et maintenant un grand selfie, un selfie collectif pour
défendre le code du travail…. pour dire « Pas touche à nos droits ! » Un selfie que je me ferai un
plaisir d’envoyer à Manuel Valls et Emmanuel Macron. Comment faire ? Je vous demande de vous
lever, de lever les bras comme ça vers le ciel…
Levez les bras, Levez les bras, je vais me retourner pour prendre la photo ….UN DEUX TROIS ! Et
voilà ! Nous venons de réaliser le plus grand selfie du monde pour nos droits sociaux !
***
Bravo vous avez été supers. Merci beaucoup, merci pour votre participation. J’en connais un qui va
être surpris.
Et maintenant revenons aux choses sérieuses. Je dois encore vous parler un peu. Reprenons notre
calme.
Je veux vous parler des élections régionales des 6 et 13 décembre prochains.
C'est bientôt et c'est très important.
Les pouvoirs des 13 nouvelles régions seront énormes. À qui vont servir ces pouvoirs : au peuple ou à la finance ?


Imaginez – et je vous l'assure le grand chelem de droite et de l’extrême droite est un réel danger –
Valérie Pécresse en Île-de-France, Christian Estrosi ou Marion Maréchal-Le Pen en Paca, Laurent
Vauquiez en Rhône-Alpes - Auvergne, Marine Le Pen dans le Nord-Pas de Calais-Picardie !
Nous ne voulons à aucun prix de ce scenario catastrophe.
Comment l'éviter ? En lançant dans la bataille sans attendre, de belles listes de la gauche anti
austérité et en y mettant toutes nos forces.
Entouré des chefs de file communistes des 13 régions, je vous le demande, entrons tous dès demain
dans la campagne et bouclons nos listes très vite.
D'ici la fin du mois, nous serons partout en ordre de bataille.


Je renouvelle mon appel à toutes les forces du Front de gauche, arrêtons l'éparpillement. Et à celles
d'EELV là où elles sont prêtes à faire liste commune. Faisons peser le respect mutuel sur les
prétentions hégémoniques.
Et je vous en conjure, avançons, avançons vite.
Avec mes camarades communistes, nous avons décidé d'engager toutes nos forces, et j'ai choisi pour
ma part d'y aller en Île-de-France parce que je sais combien cela comptera pour notre peuple,
combien cela comptera pour les échéances politiques futures.


Oui je m’engage personnellement car nous devons tous être là face à droite et à l’extrême droite.
Oui je m'engage parce que le peuple de gauche a besoin d'un nouvel espoir, pas de nouvelle défaite en
décembre.
Oui je m’engage parce que j'aime profondément l'Île-de-France, et nos régions, toutes ces
potentialités énormes qu'il faut mettre au service du bien-vivre et de l'égalité.
Oui je m'engage car je suis convaincu qu'avec nos listes, nous pouvons frapper un grand coup et faire
une percée électorale.
Cette bataille nous mènera à 2017. Des forces immenses dans notre pays cherchent la voie nouvelle
pour éviter le piège dans lequel on veut nous enfermer.
Ou Le Pen, ou Sarkozy, ou en guise d'alternative, le duo Hollande-Valls.
Non la gauche ne peut être éliminée. Il faut la rassembler, l'unir, lui ouvrir une nouvelle voie.

L'heure n'est pas au casting présidentiel. Elle est à l'engagement commun des forces de la gauche anti
austérité. Elles doivent construire un chemin commun vers la victoire.
Je veux être utile à ce processus de convergence.
Oui, pour l'heure le casting doit s'effacer devant l'exigence de rassemblement que nous impose la
situation, devant la construction commune d'un nouveau projet solidaire pour la France qui nous
rassemble tous.
C'est l'engagement que je prends devant vous. Être utile oui, être utile à ce nouveau rassemblement
majoritaire de notre peuple.
***
Chers amis, chers camarades, une fois n’est pas coutume, mais pour conclure ce discours je voudrais
vous parler d’amour et de bonheur. Aujourd’hui les seules fois où l’on entend parler d’amour en
politique c’est à l’université d’été du MEDEF… !
Alors que c’est ici à la fête de l'Humanité, là où le peuple de gauche se réunit, oui c’est ici qu’il convient
de parler d’amour.
Je voudrais vous parler de ce qui nous anime tous au fond de ce qui nous meut,de ce qui nous fait être
heureux quand justice est rendue , de la force de la fraternité qui quelques fois nous arrache une
larme, de ce sentiment au creux du ventre quand nous gagnons une lutte syndicale, de ce frisson qui
nous a saisi quand un soir de mai 2005 nous avons réalisé que Oui …nous l’avions fait !
Je veux vous parler de la force de l’engagement, du sens que nous donnons à nos vies, de pourquoi
nous nous battons.


plselfie2.jpgJe suis fier, que nous les communistes, nous conservions au plus profond de nous, une certaine idée du
bonheur !
Je suis fier d’être à la tête d’un parti qui soufflera bientôt ces 100 ans… 100 années d’une histoire
d’amour ininterrompue avec la France ! Un parti qui compte dans ses rangs des dizaines de milliers d’amoureux…D’amoureux de la vie, d’amoureux de la justice, d’amoureux de l’égalité !
D’ailleurs, peut-être ne le saviez-vous mais selon un sondage que j’ai pris très sérieux en tant que
secrétaire national du PCF, les militants communistes et du Front de gauche sont ceux qui déclarent le
plus de partenaires amoureux dans leur vie ! Le grand poète turc Nazim Hikmet ne disait-il pas : « je
suis communiste, je suis amour des pieds à la tête » ?


Nous les communistes, nous ne sommes pas seulement des utopistes, des rêveurs, des chasseurs
d’étoiles… Nous sommes aussi des réalistes ! Nous savons que cette quête du bonheur, cette
conviction que demain doit être plus beau qu’hier, cette quête de sens universelle nous la devons aux
générations futures.
Le bonheur, qu’est-ce que le bonheur ? C’est partager des choses simples, un bon repas entre amis, un
verre de vin avec un camarade, revoir un bon film, voir son enfant grandir, sentir à plein nez un
bouquet de roses rouges…


Mais être heureux c’est aussi vivre dans une société où personne n’est laissé sur le bord du chemin,
être heureux, c’est penser pour 2, pour 10, pour 1000. Être heureux, c’est voir plus beau, plus grand,
plus loin… Être heureux c’est se dire avec le poète « qu'un jour viendra couleur d'orange ».
Nous cherchons toujours le bonheur. Même dans ces temps de tempête, même quand l’espoir vacille,
quand les traces de la lutte creusent nos visages, quand nos ennemis se gaussent de nous voir
malmenés. Non… nous n’abandonnerons jamais l’idée d’un monde meilleur. Debout nous sommes,
debout nous resterons !
Et en conclusion permettez-moi de reprendre ces mots du grand Paul Éluard :
« La dose d'injustice et la dose de honte
Sont vraiment trop amères
Il ne faut pas de tout pour faire un monde il faut
Du bonheur et rien d'autre
Pour être heureux il faut simplement y voir clair
Et lutter sans défaut
Nos ennemis sont fous débiles maladroits
Il faut en profiter
N'attendons pas un seul instant levons la tête
Prenons d'assaut la terre
Nous le savons elle est à nous submergeons-la
Nous sommes invincibles »
Vive la France, vive la République, vive le Parti communiste français, vive nous !

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08/09/2015

LA GAUCHE UNITAIRE REJOINT LE PCF

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Le III° Congrès de Gauche unitaire, fin juin 2015, a considéré que l’heure n’était plus à l’émiettement et à l’éparpillement des forces travaillant à ouvrir une nouvelle perspective pour la gauche.

Elle a donc décidé de regrouper ses forces avec celles du Parti communiste français au sein de ce dernier.

Déclaration commune PCF-GU :
Le Parti communiste français et Gauche unitaire s’inscrivent l’un et l’autre dans la continuité du combat séculaire des dominés et du mouvement ouvrier pour l’émancipation humaine, pour un monde de justice et d’égalité réelle, pour une société pleinement démocratique et fondée sur l’universalité des droits.
 
Nos deux organisations ont en commun de puiser au meilleur de la pensée humaine, de l’apport des Lumières, des idéaux mis en avant par la Révolution française, de l’action de Jaurès en faveur de la République sociale. Elles se revendiquent, face à un capitalisme dont la cupidité n’a cessé de grandir, de l’apport irremplaçable de Marx, qui avait choisi le mot de communisme pour désigner le mouvement même d’abolition de l’ordre existant.
 
Si l’histoire tourmentée du XX° siècle a profondément meurtri, et même dévoyé, cette belle promesse de « mise en commun » s’opposant à la concurrence de tous contre tous, il s’agit à présent de la réhabiliter afin de rouvrir enfin à l’humanité un horizon d’espérance. Par-delà leurs histoires propres, leurs traditions politiques respectives, la manière dont ils ont pu appréhender le passé, le Parti communiste français et Gauche unitaire ont pu vérifier, à la chaleur du travail réalisé conjointement, qu’ils se retrouvaient dans une commune volonté de reconstruire une perspective crédible et ambitieuse de transformation sociale.
 
Cela fait ainsi de nombreuses années que nos deux formations constatent leur convergence de vues. Elles portent une identique appréciation sur les menaces que font peser les politiques libérales sur l’avenir de la planète et sur la paix, sur les droits sociaux et conquêtes populaires, sur les politiques publiques garantes de la cohésion de notre société, sur les fondements mêmes de la République en France, sur les équilibres écologiques.
 
Elles s’opposent de même aux orientations mises en œuvre par François Hollande et Manuel Valls qui, loin de rompre avec l’orthodoxie austéritaire et le pouvoir de la finance, s’efforcent de satisfaire les désidératas du grand patronat, tournant le dos à la majorité populaire qui avait rendu possible la victoire remportée sur Nicolas Sarkozy en 2012. Elles mesurent également le risque que la situation de très grave crise sociale et politique que connaît notre pays ne profite à une droite dure et revancharde, avide d’en finir avec tout ce qu’il subsiste du programme du Conseil national de la Résistance.
 
Elles s’inquiètent tout particulièrement de constater que le découragement et l’écœurement qui s’emparent de larges secteurs de la population font aujourd’hui le lit du Front national, de ses idées de haine et de son programme de discriminations. Elles réaffirment, dans cette situation de grands périls, la nécessité de faire grandir l’exigence d’une autre politique, pour rassembler de nouveau la gauche sur un nouveau projet social et démocratique et lui permettre de retrouver le chemin du peuple.
 
Elles agissent dans ce cadre pour que le Front de gauche soit un instrument au service d’un tel rassemblement de la gauche sur la base d’un changement complet de cap, qu’il soit à même d’agir efficacement pour une nouvelle majorité de gauche et un gouvernement qui répondent aux attentes de nos concitoyens.
 
Elles se retrouvent, s'agissant des prochaines élections régionales, autour de la nécessité de favoriser les rassemblements les plus larges, aux premiers et seconds tours, à partir de propositions audacieuses récusant la logique de l’austérité nationale, condition pour battre la droite et l’extrême droite, garder à gauche le plus grand nombre de Régions, aboutir à de nouveaux contrats majoritaires à la tête de celles-ci.
 
À partir de ces constats, au vu de l’ampleur des défis qu’il s’agit désormais de relever, et en fonction de l’appréciation portée sur ses six années d’action au sein du Front de gauche dont elle est l’une des trois composantes fondatrices, le III° Congrès de Gauche unitaire, fin juin 2015, a considéré que l’heure n’était plus à l’émiettement et à l’éparpillement des forces travaillant à ouvrir une nouvelle perspective pour la gauche.
 
Elle a donc décidé de regrouper ses forces avec celles du Parti communiste français au sein de ce dernier. À la suite des discussions positives ayant eu lieu tout l’été avec la direction du PCF et des échanges, tout aussi positifs, entre militants des deux formations, cette décision a été définitivement ratifiée les 5 et 6 septembre par les délégués des sections de Gauche unitaire, réunis à Paris.
 
Le regroupement sera effectif après qu’à son tour la réunion du conseil national du PCF qui se tiendra le jeudi 10 septembre en soit saisie.
 
Pierre Laurent et Christian Picquet présenteront le même jour à la presse à 13h le sens de ce regroupement. À la fête de l'Humanité, l'aboutissement de ce processus sera présenté aux participants, à l'occasion d'une rencontre publique qui se tiendra sur le stand du conseil national du PCF, le samedi 12 septembre à 12h.
 
Dès la semaine qui suivra la fête de l’Humanité notre rassemblement sera alors totalement effectif au niveau des sections et fédérations concernées, ainsi qu’au Conseil national et au Comité exécutif national du PCF."
 
Parti communiste français
Gauche unitaire,
Paris, le 8 septembre 2015.

13:07 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : pierre laurent, piquet, pcf, gu | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!