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24/09/2017

SENAT : LE GROUPE COMMUNISTE MAINTENU

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sénat,pcf,groupe communiste,eliane assasiLa liste des sénateurs communistes élus ou réélus : Eliane Assasi, Fabien Gay Seine St Denis ; Pierre Laurent, Paris ; Cécile Cukierman, Loire ; Dominique Watrin, Pas de Calais ; Eric Bocquet, Michelle Gréaume, Nord ; Laurence Cohen, Pascal Solvedelli, Val de Marne ; Pierre Ouzoulias Haut de Seine et 2 sénateurs communistes qui n'étaient pas renouvelables : Thierry Foucaud, Seine Maritime et Christine Prunaud Côte d'Armor.

Dans l'Essonne la Droite rafle pour la première fois dans l'histoire du département la totalité des 5 sièges (2 UDI, 2 Républicains, 1 Macroniste). En voix l'UDI obtient 728, les Républicains 494, Macroniste 272, liste rassemblement de gauche menée par le communiste Bernard Vera 213, liste PS 185, Ecologistes 50

Éliane Assassi : « Soit on renforce Macron, soit on vote pour le seul groupe d’opposition » Entretien réalisé par Aurélien Soucheyre, L'Humanité

La moitié des 348 sièges du Sénat a été renouvelée dimanche. Éliane Assassi, présidente du groupe CRC, estime que les communistes ont été les seuls à s’opposer à Emmanuel Macron et les seuls à défendre les collectivités locales.

Que retenez-vous de la campagne des sénatoriales sur le point de s’achever ?

Éliane AssassiPrésidente du groupe communiste au SénatÉliane Assassi Elle a été rythmée par les coups du gouvernement. Le sort réservé aux collectivités locales inquiète les élus. Emmanuel Macron veut retirer 13 milliards d’euros à des territoires déjà asphyxiées par Hollande. À cela s’ajoutent la coupe par décret de 300 millions d’euros pour 2017, l’attaque sur la taxe d’habitation qui menace l’autonomie fiscale et donc la libre administration des communes, et enfin le jeu de massacre mené contre les contrats aidés. Il y a une vraie colère sur le terrain, une grande préoccupation car tout ce qui touche aux collectivités touche au service public et à la mission même des élus locaux. Mercredi, lors d’une réunion à Saint-Denis, le projet de loi logement de Macron était au centre des débats, car il constitue une violente attaque contre la définition même du logement social, contre les villes populaires, les classes moyennes et les familles modestes.

La réforme du Parlement inquiète-t-elle les élus locaux ?

Éliane Assassi Le sujet qui revient systématiquement, et c’est nouveau, est de ne pas élire des sénateurs qui permettront à Macron d’obtenir les 3/5es des voix lors d’un congrès. Les grands électeurs se rendent compte que le président pourrait alors modifier la Constitution et réduire le nombre de parlementaires et d’élus locaux. Il s’attaque à tous les échelons de la démocratie, de la commune jusqu’au pouvoir législatif. Il veut faire voter la loi en commission, à huis clos entre technocrates. Le Sénat a déjà essayé de le faire. J’ai à chaque fois mis mon droit de veto en tant que présidente de groupe. Il faut à l’évidence réformer nos institutions qui souffrent d’un déficit démocratique, changer le scrutin du Sénat et ouvrir cette chambre aux syndicats et au monde associatif pour être en symbiose avec la société. Mais le but doit être de renforcer le Parlement et les collectivités locales, au lieu de les attaquer.

Comment est perçue l’action des élus PCF ?

Éliane Assassi Tout le monde fait campagne contre l’asphyxie des communes. Mais la très grande majorité de ceux qui poussent des cris d’orfraie chez LR et au PS ont voté toutes les lois d’austérité précédentes, ainsi que les lois de réforme territoriale qui ont éloigné les citoyens des centres de décision. Les seuls qui ont résisté sont les élus communistes. Notre constance dans le combat pour la démocratie locale, les collectivités et les services publics est reconnue sur le terrain. Nous sommes aujourd’hui le seul groupe d’opposition à Macron au Sénat et il en sera de même, demain, en cas de renouvellement du groupe. Je préviens que, sans le PCF, les débats risquent d’être monocordes. Le président du groupe LREM, François Patriat lui-même, a annoncé qu’il pourra compter sur les voix d’En marche ! et du Modem, mais aussi sur celles des constructifs et d’une partie du PS, voire de certains LR. Seul le PCF s’opposera aux mauvais coups qui vont pleuvoir.

Que permet la création d’un groupe ?

Éliane Assassi D’être audible et d’exister. Cela assure une intervention dans l’Hémicycle : explications de vote, motions de rejet et propositions de lois. Nous avons, par exemple, défendu le droit de vote des étrangers aux élections locales, la lutte contre le contrôle au faciès, la renationalisation des autoroutes, la suppression du verrou de Bercy, le retour d’une police de proximité… Nous sommes en tête des sénateurs les plus actifs, selon le site Nossénateurs.fr. Avoir un groupe permet aussi de créer des missions d’information et des commissions d’enquête. Nous l’avons fait sur la fraude fiscale, qui coûte 80 milliards d’euros par an à l’État, et sur l’arnaque du Cice et du CIR. Nos révélations montrent que les richesses ne sont pas utilisées pour répondre à l’intérêt général, mais qu’elles sont accaparées par quelques-uns avec la complicité des derniers gouvernements.

La recomposition politique en cours peut-elle bousculer le Sénat ? 

Éliane Assassi Le vote n’est pas fléché. La situation politique est cette année très différente. Les années Sarkozy et Hollande ont amené à une décomposition de la droite et à une implosion du PS. Au milieu de tout cela, Macron, qui méprise et insulte les Français, s’est aussi mis les maires à dos. Cette élection ne va pas se gagner avec la calculette. Nous menons une grande campagne de proximité et nombre de grands électeurs nous disent ne plus s’y retrouver avec le PS. Ils disent avoir besoin d’une vraie gauche de combat, que nous incarnons. Des maires de droite ont le sentiment d’avoir été abandonnés par les gouvernements successifs et sont sensibles à notre constance pour la survie et le développement des communes et des services publics. Nous allons chercher chaque voix avec les dents. À la fin, le choix est simple : soit on renforce le pouvoir du président de la République, soit on soutient l’action du seul groupe d’opposition à Macron au Sénat.

20/09/2017

Le goujat, la tambouille et la plus grande fête populaire de France

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(La chronique de José FORT)

Le mal élu à la présidence de la République française, 8 Français sur 10 n’ont pas voté pour lui, le déjà défraichi  Macron, peut être assuré au moins d’une chose : il figurera au Guinness des records de la muflerie.

Souvenez-vous de quelques-uns de ses bons mots :

« Si j’étais chômeur, j’essaierai de me battre d’abord » ;

«  Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires » ;

Et encore «  femmes illettrées  », « libéralisme valeur de gauche », «  je n’aime pas ce terme de modèle social », «  la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler » et plus récemment « faignants et  cyniques ». Avec une petite dernière sur les «  grincheux ».

J’en arrive à penser qu’en sortant du ventre de sa mère, la première chose que Macron s’est demandé c’est combien de gens il pourrait emmerder au cours de sa vie. Macron est un expert en matière de goujaterie. Pas seulement.

 Il est aussi le produit de ces « gagneurs », ces «  compétiteurs », bref cette génération accouchée par les banques et la grande bourgeoisie qui lui ont confié trois objectifs : casser les conquêtes sociales au nom de la «  réforme » et du « modernisme », installer durablement l’ultra libéralisme, tenter une opération rassemblant les ventres mous du spectre politique français dans une formation « en Marche » qui bat, déjà, sérieusement de l’aile.

 Il est aussi le produit d’une stratégie du spectacle de la communication contrôlée au millimètre près frisant le ridicule comme récemment sur l’ile ravagée de Saint Martin. Son entourage avait laissé croire que le président avait dormi sur un lit de camp et s’était lavé avec un seau d’eau, alors qu’il avait  été hébergé et avait dormi dans la chambre d’ami d’une gendarmette.

  Il y a aussi les copains et les coquins à recaser. Dernier exemple, la nomination de  Stéphane Bern à la défense du patrimoine national. Un bouffon de la télévision venu du « Figaro », comme s’il n’y avait pas des spécialistes notamment les architectes des bâtiments de France pour assurer une telle fonction. Mais peut être existe-t-il un lien entre le lourd endettement contracté par M. Bern après l’achat d’un château en Eure et Loir et sa nouvelle mission.

Au beau milieu de ce marigot, un moment de fraternité : la fête de « l’Humanité ». Un beau succès cette année, malgré le temps incertain et des mesures d’organisation obligatoires par ces temps troublés. Du monde partout à La Courneuve le week-end dernier. La foule devant la scène centrale, la foule dans les avenues  de la fête, la foule aux dizaines et dizaines de débats. Et retenez bien un fait prometteur : une foule jeune, très jeune.

 Comment expliquer le succès de la fête de l’Huma  que certains veulent inscrire au patrimoine national. Il s’agit en fait d’un cocktail mêlant la lutte contre les injustices, pour le progrès social et la solidarité internationaliste ; un cocktail aux multiples ingrédients allant de l’envie de faire la fête aux besoins de se retrouver, de dialoguer, de confronter, de s’aimer. Bref, une folle envie de communisme, au sens plein du terme.

Avez-vous remarqué que dans ce rassemblement à plusieurs centaines de milliers de personnes aucun incident n’est à déplorer ? Avez-vous noté que le succès de cette fête repose sur le bénévolat de milliers de militants communistes ? Avez-vous observé que les sans-grades deviennent harangueurs de foules tandis que les intellos s’agrippent aux fourneaux des cuisines ? Avez-vous aussi regretté que d’une phrase banale de Pierre Laurent  sur le thème « personne n’a le monopole de la vérité », une vague médiatico-politico-mélenchoniste ait voulu réduire la fête à leur sport préféré : la tambouille politicienne ?

  Le succès de la plus grande fête populaire de France donne des couleurs aux communistes et plus généralement à toute la gauche. Ce qui aurait ravi un de ses fidèles, le regretté Jean Ferrat, dont on ne se lasse pas d’écouter la chanson  « Camarade ». Ecoutons.

 José Fort, sur Radio Arts-Mada tous les lundi en direct à 19h et sur Chansons Rouges Mosaik Radio en différé dans le Top Magazine du lundi de 12h, 18h, 23h et mardi à 8h

18/09/2017

A DROITE TOUTE

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La politique menée aujourd'hui par Macron et son gouvernement s'inscrit dans la logique des politiques libérales mises en œuvre par les majorités qui se sont succédées à la direction du pays, qu'il s'agisse de celle de François Hollande ou de Nicolas Sarkozy.

Les réformes annoncées par ce gouvernement amplifient toutes les injustices, c'est le parti des riches qui gouverne. Ainsi pour la réforme fiscale annoncée les 10% de Français les plus riches capteront 46% des baisses d’impôts selon l'OFCE.

C'est cette politique que nous combattons parce qu'elle ne profite qu'aux plus favorisés, en premier lieu aux actionnaires des entreprises du CAC 40 dont les dividendes ont encore progressé de façon indécente au détriment de l'investissement et de la revalorisation des salaires.

Avec des mesures qui favorisent les nantis, telles la diminution de 3 milliards d'euros de l'Impôt Sur la Fortune, la baisse de 25% de l'impôt sur les sociétés assortie de nouvelles possibilités de dégrèvement, un changement de nom pour le C.I.C.E qui reste tout aussi nocif, tandis que le plus grand nombre de concitoyens sera frappé par l'augmentation de la CSG, la diminution des APL, par la précarisation de l'emploi résultant de la mal nommée "loi travail" ou encore par la suppression des emplois aidés alors qu'ils constituent souvent une passerelle vers l'emploi, sans compter que, sans eux, de nombreuses associations, certains de nos services et ceux d'autres collectivités auront des difficultés à fonctionner, voire même à continuer d'exister.

L'austérité continue aussi pour les communes avec l’annonce de la diminution des dotations aux collectivités de 13 milliards d'€ supplémentaires en cinq ans.

Les élus communistes et républicains d'Evry dénoncent cette dérive ultra libérale dangereuse pour le pays et notre ville et participeront aux actions et manifestations menées contre ces mauvais coups.

 

Les élus communistes et républicains d”Evry

Elise Yagmur, Christian Pigaglio, Diaz Diego

Notre site web : PCF Républicain Evry

Tribune publiée dans le bulletin municipal de Septembre

06/09/2017

La fête des débats et des combats

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Dans quelques jours, les 15, 16 et 17 septembre, nous avons un immense rendez-vous, politique, social et culturel : la Fête de l’Humanité. Un événement aux enjeux considérables pour mettre en lumière les mystifications du macronisme, nouvelle version d’une droite antisociale. La puissance de la Fête sera la vôtre. Faites-en votre affaire !

Vous y êtes souhaités, espérés, désirés avec vos convictions et opinions, doutes et questions. Ici, chacun débat et échange au cœur d’une foule fraternelle, portant la volonté commune de construire un monde de liberté, de justice et de paix.

Au cœur de la mobilisation contre les ordonnances empoisonnées du mauvais docteur Macron visant à éradiquer les droits sociaux, la Fête de l’Humanité se fera puissante caisse de résonance des refus des contre-réformes, et forum pour une nouvelle sécurité sociale du travail et de la formation.

La Fête de la jonction de la jeunesse avec le monde du travail

Lieu d’élaboration collective et de partage d’expériences, la Fête sera l’immense agora qui offre à l’intelligence de chacun débats et échanges avec des intellectuels, philosophes, artistes ou écrivains, avec des syndicalistes, militants associatifs, élus locaux et nationaux, pour changer cette société minée par l’insécurité de vie et les divisions. Où trouver pareille richesse humaine, où trouver lieu plus stimulant pour donner de la force à nos combats ?

Lieu unique de découverte et de mise en partage des émotions musicales et artistiques, elle permettra d’entendre les jeunes pousses du rap français S-Crew ou les artisans consacrés de son âge d’or, la légende du rock Iggy Pop, l’icône de la chanson française Renaud, le groupe de metal Gojira, ou de passer une soirée à vibrer aux sons du DJ Feder ; d’assister à une séance de cinéma, de pousser des éclats de rire avec Pierre-Emmanuel Barré, de déguster des plats de la France entière ou de laisser le regard et l’esprit vagabonder dans les travées d’un grand Village du livre, les expositions ou les espaces dédiés aux expériences innovantes de l’économie sociale et solidaire et du numérique.

C’est la Fête de la jonction de la jeunesse avec le monde du travail et de la création contre un système qui domine, spolie, exploite, méprise.

Employés, chauffeurs-livreurs de Deliveroo, victimes de l’ubérisation, ouvriers de l’industrie menacés par les objectifs de rentabilité, artisans et commerçants asphyxiés par le système bancaire, paysans et citoyens malades du business agro-industriel, cette Fête vous est offerte pour partager les expériences, nouer des contacts, organiser des combats unitaires et réclamer que l’argent aille à la vie, pas à la spéculation.

Retraités touchés de plein fouet par la hausse injuste de la CSG, contraints de survivre avec le minimum vieillesse, vous trouverez ici fraternité et solidarité dans le combat pour que les actifs financiers soient mis à contribution.

Étudiants touchés par la baisse des APL, écœurés par la mise au pain sec des universités, empêchés d’étudier dans des filières surchargées ou obligés de conjuguer études et boulots précaires, cette Fête vous offrira les arguments et l’énergie pour faire entendre vos revendications, notamment pour combattre l’évasion fiscale.

Agents publics maltraités et dénigrés, aux salaires gelés depuis des années, vous trouverez ici les relais efficaces de vos combats pour faire vivre la République.

Agents hospitaliers qui œuvrez dans des conditions exécrables et malgré les sacrifices consentis au bien-être de tous, vous êtes ici chez vous.

Femmes en lutte pour la défense de vos droits, pour l’égalité salariale, venez en nombre manifester vos exigences.

Militants de la paix et du désarmement, citoyens engagés pour la défense de notre environnement, mobilisés pour la défense des migrants qui fuient guerre et misère, investissez la Fête et son Village du monde riche de ses combats universels pour la défense des droits des peuples.

Venez-y avec vos utopies, vos combats, vos rêves et vos colères. De cette ébullition peut naître un formidable sursaut pour que vivent la justice, la liberté et la paix.

Directeur de l'Humanité

04/09/2017

Macron ? Rien.

jose-fort.jpg(La chronique de José Fort du lundi sur Radio Arts-Mada en direct à 19h le lundi que vous pouvez réécouter le lundi dans le Top Magazine de Chansons Rouge Mosaik Radio à midi, 18h, 23h et le mardi à 8h)

Macron n’en loupe pas une. Vous avez certainement en tête ses écarts de langage sur les analphabètes en Bretagne et autres joyeusetés sur comment devenir riche, sa critique des Français depuis l’étranger à propos des réformes. Il en a rajouté une louche l’autre jour devant les ambassadeurs de France en qualifiant le Venezuela de « dictature ».

Bien installé depuis son enfance dans le luxe et le confort, il ne sait pas ce qu’est réellement une « dictature ». Rappelons-lui qu’un pays où ont lieu régulièrement des élections, un pays où les médias appartiennent à 70% à l’opposition oligarchique, où le droit de réunion et de manifestation est autorisé ne peut être difficilement qualifié de « dictature », même en situation de crise aigüe. A moins de qualifier la France de « dictature » lorsque ses gouvernants interdisent des manifestations, mobilisent des forces de police contre les défilés syndicaux, provoquent mort et blessés lors de démonstrations contestataires et laisse les médias sous le contrôle de l’oligarchie.

Macron que les enquêtes d’opinion donnent en chute libre cultive son personnage pédant, imbu de lui-même, jusqu’à la plus fastidieuse arrogance en donnant des leçons à tout le monde.

Et puisqu’il se pique de politique internationale, de « défenseur » de la liberté, rafraîchissons lui la mémoire ou plutôt invitons-le à se pencher sur les véritables dictatures, les terribles répressions, les guerres. Des thèmes qu’il a peu ou pas du tout traité dans son discours aux ambassadeurs.

Tenez, la Turquie. A part, un ou deux coups de fil passés sous pression au massacreur Erdogan pour demander la libération d’un journaliste français, que dit le Président sur les rafles monstres toujours en cours dans ce pays où des dizaines et des dizaines de milliers, de personnes ont été licenciées avant d’être embastillées ? Que dit le Président sur les déplacements forcés des populations kurdes et les bombardements à répétition ? Rien.

Tenez, le Yemen. La guerre dans ce pays a créé une catastrophe humanitaire de plus, détruisant un pays qui était déjà le plus pauvre du monde arabe. Alors que des millions de personnes se trouvent à présent au bord de la famine, la nécessité d’un cessez-le-feu complet et d’un règlement politique du conflit sont plus urgents que jamais. Les Yéménites ont souffert des difficultés immenses en raison de bombardements aériens, d’attaques de roquettes et de blocus économiques. Que dit M. Macron à l’Arabie Saoudite qui lance des bombes made in France sur le Yemen. Rien.

Tenez, les conflits mêlés de la région du Sahel et du bassin du lac Tchad ? Tenez, le Soudan du Sud ? A part des considérations globales quelles propositions et actions nouvelles ? Rien.

Tenez, la Birmanie.
Le nouveau gouvernement civil dirigé par Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel de la paix si adulée en Occident, avait promis que la paix et la réconciliation nationale seraient ses principales priorités. La minorité musulmane rohingya est pourchassée, martyrisée. Que dit Macron? Rien

Tenez, le Mexique avec des centaines d’assassinés, de disparus. Tenez le Honduras, le Paraguay et des atteintes permanentes aux droits de l’homme. Que dit M. Macron ? Rien, il préfère s’intéresser au Venezuela accompagnant ainsi Trump et l’oligarchie locale. C’est tellement plus facile.
Enfin, un souhait. Que Macron ne se mêle surtout pas de la très dangereuse escalade nucléaire dans la péninsule coréenne. Entre le joufflu Kim-Jong-un, élevé très luxueusement en Suisse, à la coiffure recherchée, bien enveloppé à la différence de ses concitoyens et surtout au comportement improbable et le blond-dingue sexagénaire Trump capable du pire, surtout que Macron reste à l’écart. Faudrait pas ajouter le pomadé à 23.000 euros les trois mois de maquillage aux deux autres dingos.

Un conseil à M. Macron. Il devrait écouter une chanson intitulée « Ce n’est pas bon ». Elle est interprétée par Amadou et Myriam.

José Fort

20:47 Publié dans ACTUALITES, La chronique de José Fort | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : josé fort, chronique | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

27/08/2017

Réunis à Angers, les militants du Parti communiste français préparent la rentrée sociale, appellent à l’union

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Le PCF déplore le « manque de respect » de la France insoumise

LE MONDE | | Par Yves Tréca-Durand (Angers, correspondant)

Réunis à Angers (Maine-et-Loire) jusqu’à dimanche pour leur université d’été, les militants du Parti communiste français préparent la rentrée sociale, appellent à l’union et… pourfendent Jean-Luc Mélenchon.

Benoît Hamon a fait faux bon vendredi. David Cormand aussi. Mais ils ont envoyé des représentants du Mouvement du 1er juillet et d’Europe Ecologie-Les Verts. La France insoumise n’a pas pris cette peine. Aucun cadre n’était disponible pour venir faire acte de présence à l’université d’été des cousins du PCF.

« Il y a un manque de respect, c’est clair », relève calmement Pierre Laurent, le secrétaire national du parti, qui préfère ne pas insister sur cette absence. « Cela ne m’intéresse pas beaucoup d’entrer dans cette polémique. La France insoumise estime peut-être pouvoir incarner à elle seule l’ensemble des différentes oppositions, c’est une erreur. Nous, on va continuer de tendre la main à toutes les forces de gauche. » Un mantra qu’il a répété pendant près d’une heure samedi matin devant un amphithéâtre bondé.

Le patron de la fédération PCF du Maine-et-Loire est plus disert. « C’est terrifiant, lâche Alain Pagano. Que Jean-Luc Mélenchon ait une stratégie pour asseoir son hégémonie à gauche, je peux le comprendre. Mais il faudrait qu’il relise Mitterrand, son idole. Lui travaillait à rassembler la gauche. Ceux qui veulent faire cavalier seul contribuent au naufrage collectif. »

« Cette absence, c’est un manque d’intelligence »

Sur le campus universitaire de Belle-Beille, où ils sont rassemblés depuis vendredi, les 1 100 militants sont tous d’accord sur ce point. « Pour l’instant, son truc est neuf, c’est attirant, cingle Adrien, un Nantais de 25 ans coordinateur du Mouvement des jeunes communistes de France. Par contre, tout est construit autour de sa personne et de sa garde rapprochée, je ne suis pas sûr que ce soit sain pour construire une stratégie pérenne. On ne peut pas seulement faire les clowns à l’Assemblée pendant cinq ans en attendant que le fruit soit mûr. Il y a des choses à faire dès maintenant pour que les conditions de vie des gens s’améliorent. »

« Cette absence, c’est un manque d’intelligence », tacle encore Jacky Hénin, l’ancien député européen et maire de Calais venu parler de la délicate question des migrants. « S’il a été candidat à la présidentielle en 2017, c’est aussi parce qu’il a été soutenu par les communistes. On ne peut pas donner des leçons à tout le monde en refusant le rassemblement. Si on reste chacun de notre côté, on sera inutiles. »

Lire aussi :   A Marseille, La France insoumise se veut « la seule alternative » à Emmanuel Macron

Moins frontal, et visiblement lassé de cette opposition interne à la gauche, Pierre Laurent veut avancer. D’ailleurs, en cinquante minutes d’allocution, le nom de Jean-Luc Mélenchon ne sera prononcé qu’une seule fois, presque à la fin.

Le secrétaire national préfère se concentrer sur « la rentrée de combat et de riposte » qui se prépare contre le « président Macron » et ce pouvoir « qui se disait ni de droite ni de gauche mais qui ne frappe que d’une seule main, la droite ». Et d’ajouter, sourire aux lèvres, « 26 000 euros de frais de maquillage n’auront pas suffi à masquer le vrai visage du nouveau pouvoir. »

Il cite la baisse de 5 euros des APL, la suppression de 293 000 contrats aidés, la hausse de la CSG ou encore la mise en place des ordonnances et dénonce « un pouvoir libéral à forte tendance autoritaire au service des mêmes intérêts financiers ».

Le premier rendez-vous est fixé à la manifestation du 12 septembre. « Il faudra une mobilisation XXL. Le PCF est disponible pour construire une riposte nationale avec la ferme volonté d’imposer des reculs à ce gouvernement et de promouvoir le plus vite possible des propositions alternatives efficaces et crédibles chaque fois que ce sera possible », dit-il.

« Voici pourquoi je ne crois pas, personnellement, à la nécessité d’une parenthèse populiste, fut-elle baptisée de gauche. Non, le Parti communiste et notre projet de transformation sociale concrète ne sont pas solubles dans un populisme de gauche », ajoute Pierre Laurent, très applaudi, avant d’assurer qu’il ne dit « pas ça pour créer je ne sais quelle polémique » mais pour « souligner l’atout que représente le Parti communiste et l’originalité de sa démarche ».

L’enjeu des sénatoriales

Un PCF qui veut continuer à exister après une élection présidentielle où il a renoncé à présenter un candidat pour noyer son score dans celui de Jean-Luc Mélenchon le 23 avril (19,58 %) et des élections législatives au bilan très mitigé (2, 72 % des voix au premier tour, le 11 juin, pour 10 sièges de députés obtenus le 18 juin contre 17 pour la France insoumise). Au Sénat, où 16 sièges sur 18 occupés par des communistes sont renouvelables, l’élection du 24 septembre pose là aussi la question du maintien d’un groupe (10 élus minimum). « Les rapports de force se sont dégradés, mais on pense qu’on a la possibilité de maintenir un groupe », espère le secrétaire national et sénateur de Paris, directement concerné.

En attendant le congrès du parti, qui aura lieu en 2018 et où « toutes les questions seront mises entre les mains des militants », le prochain rendez-vous, incontournable pour les 120 000 adhérents revendiqués, reste la Fête de l’humanité qui aura lieu les 15, 16 et 17 septembre à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) et qui doit être, selon les mots de Pierre Laurent, « une immense caisse de résonance à l’effervescence sociale qui s’annonce ».

23/08/2017

Salah Hamouri arrêté sans « aucun motif » par l’armée israélienne

salah hamouri,palestine,prisonnier

Laurence Mauriaucourt, Humanite.fr

Le jeune franco-palestinien a été arrêté dans la nuit par l’armée israélienne. Sa compagne, le député Alain Bruneel, la présidente du groupe des sénateurs communistes, Eliane Assassi, Pierre Laurent secrétaire national du PCF enjoignent au Président de la République d'intervenir très rapidement.

L’information a été diffusée ce mercredi 23 août sur Facebook par sa compagne, Elsa : « Salah Hamouri a été arrêté cette nuit à notre domicile de Jérusalem-Est par l'armée d'occupation venue en grand nombre le cueillir dans son sommeil. Comme souvent, les autorités militaires ne donnent aucun motif à cette arrestation et nous n'avons que peu d'informations au sujet de sa détention, il n'a pu contacter personne. Nous demandons à la France d'agir avec conviction pour protéger et obtenir la libération de notre concitoyen qui subit une fois de plus l'arbitraire israélien ». Les internautes, souvent soutiens de longue date du militant, s'emploient à partager cette information inquiétante.

Salah Hamouri est depuis des années et sans cesse dans le collimateur du pouvoir israélien. Il avait fallu une mobilisation internationale pour qu’il soit libéré de prison en 2011. Le jeune homme, qui a déjà passé sept années dans les geôles israéliennes, avait alors été accueilli dans de nombreuses villes de France et notamment dans le Douaisi. Ainsi, immédiatement après cette annonce de nouvelle arrestation arbitraire, le député PCF du Nord, Alain Bruneel a réagit en sollicitant l’intervention du Président de la République.  « L’acharnement n’a que trop duré. », argumente le député. «  Israël ne peut continuer à confondre le légitime combat politique pour les droits nationaux du peuple palestinien avec la criminalité ou le terrorisme », tempête l’élu nordiste, dans sa lettre adressée à l’Elysée ce mercredi en milieu de journée. Exigeant du Président de la République qu’il « œuvre dès aujourd’hui », au nom de la France pour la libération de Monsieur Salah Hamouri ».

Revoir l'intervention de Salah Hamouri à la Fête de l'Humanité en 2012.