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21/11/2017

Le PCF prévoit de faire sa "révolution" lors d'un congrès en 2018

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Le parti communiste tiendra son congrès extraordinaire du 24 au 26 novembre 2018 pour y faire sa "révolution" dans un contexte social et politique renouvelé, a annoncé samedi le parti. 

La résolution actant le calendrier de ce congrès a été adoptée par 72,8% des voix de l'assemblée nationale du parti, qui a réuni à Paris près de 900 animateurs de sections locales du PCF.

"Nous décidons d'engager toutes nos énergies dans la préparation d'un congrès extraordinaire de notre parti en 2018 pour ouvrir une nouvelle perspective d'espoir dans notre pays et penser, au service de ces objectifs, notre propre révolution, celle qui nous amènera à être le Parti communiste dont la société française d'aujourd'hui a besoin", affirment les représentants communistes dans ce texte. 

Evoquant un nécessaire "bilan lucide" de la situation actuelle du parti, son fonctionnement interne comme ses luttes, ils souhaitent également que soit développée "une analyse en profondeur des enjeux de la nouvelle période politique ouverte en 2017".

La réflexion sur la "transformation du parti" s'organisera autour de quatre grands thèmes: "les luttes et le combat communiste", la "démarche de transformation et de rassemblement dans la société française", les "transformations de notre parti" et "les élections européennes", prochaine échéance électorale, prévue en 2019. 

"Notre congrès, préparé de manière inédite, fait appel à l'intelligence de tou·te·s les communistes et de celles et ceux qui sont disponibles à nos côtés pour travailler à l'avenir de cette belle idée du commun". 

Lors de ce congrès, l'actuel secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a annoncé qu'il serait candidat à sa succession. Mis en difficulté pendant la présidentielle lorsque le parti a longuement tergiversé sur son soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, M. Laurent a expliqué qu'il souhaitait une direction plus "collective", à laquelle il voudrait associer plusieurs personnalités émergentes.

Concrètement, après la consultation de ses militants - 13.500 questionnaires dépouillés - depuis la mi-septembre, le parti se donne jusqu'à la fin mai pour organiser des "chantiers" sur les grandes thématiques définies. A partir de début juin, la phase finale du congrès sera lancée avec la présentation des différentes motions.

Parmi les temps forts, le PCF prévoit des "assises communistes pour l'écologie" en mai et surtout des États généraux du progrès social, avec une première étape nationale le 3 février à Paris.

Il s'agira d'"un carrefour de convergences de toutes ces luttes", qui constituera "une première étape de la construction d'une plate-forme de rassemblement alternative au pouvoir de Macron et à la politique de son gouvernement".

Sources LCP

10:00 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pcf, congrès 2018, révolution | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

11/11/2017

L'EUROPE AUTREMENT

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Entretien avec Pierre Laurent : « Nous devons nous comporter comme des forces solidaires engagées dans une bataille commune »

Secrétaire National du Parti Communiste Français, vice-président du Parti de la Gauche Européenne, et Sénateur de Paris, Pierre Laurent a rencontré L’Europe Autrement lors du Forum Européen de Marseille.

L’Europe Autrement : Lors de ce forum européen de Marseille, deux actions en solidarité avec les migrants sont menées, quel message voulez-vous faire passer avec ces deux actions ?

Pierre Laurent : C’est pour nous très symbolique, dans cette ville de Marseille, qui est au bord de la Méditerranée, que nous tenions à la clôture de nos séances de travail des initiatives de solidarité avec les migrants. L’une de ces initiatives se tient sur le Vieux Port de Marseille, comme un symbole de notre ouverture à la Méditerranée et aux migrants. Nous voulons que la Méditerranée ne soit non pas un cimetière où meurent chaque année des milliers de ces migrants, mais soit un symbole de la paix et de l’ouverture de l’Europe.

Pourquoi avoir choisi Marseille pour lancer ce Forum Européen, qui se veut être la première édition d’un Forum permanent, à l’image du Forum de São Paulo ? 

Quand nous avons discuté avec les forces de gauche européennes de la nécessité de créer ce nouvel espace politique que va devenir le Forum Européen de Marseille, le choix de Marseille, ville tournée vers le Sud de l’Europe, qui a été très traumatisé par la violence des politiques d’austérité ces dernières années, et qui se trouve, Marseille, en France, un pays à la croisée du Nord et du Sud de l’Europe, ce choix a fait consensus. C’est une ville populaire, une ville de brassage, et une ville qui a beaucoup de signification dans l’Europe entière.

L’année prochaine se tiendra le Congrès du PCF, Congrès qui a été avancé d’un an par rapport à sa date initiale. Les questions européennes seront-elles intégrées dans la réflexion lors du Congrès, et quelle place occuperont-elles ?

Je pense que je vais proposer très probablement  à l’Assemblée Nationale des Animateurs de sections que nous allons tenir le 18 novembre prochain, de faire de la question européenne un des principaux  chantier de travail de préparation du Congrès, pas seulement parce qu’il y a les élections européennes, même s’il faut préparer cette échéance, mais il faut la préparer en travaillant sur le fond les réponses que nous apportons, et il faut préparer cette échéance en travaillant la convergence des forces progressistes européennes. Je crois donc que le Forum de Marseille sera utile pour nous, dans notre réflexion, sur la manière de préparer les futures batailles européennes, et j’espère que l’Europe sera un des grands thèmes de travail de préparation du Congrès.

« Mon objectif serait justement de réussir, comme nous le faisons aujourd’hui au Forum Européen de Marseille, à élargir le spectre des forces avec lesquelles nous travaillons »

La question de l’Euro est une question cruciale parmi les questions européennes, mais elle fait l’objet de nombreux débats au sein même des gauches européennes. Quelle est votre position sur ce sujet ?

Je crois que le véritable objectif que nous devrions nous donner n’est pas la sortie de l’Euro, mais la reconquête du pouvoir sur la monnaie en Europe, parce que s’il s’agit de sortir de l’Euro pour laisser à ceux qui gouvernent la zone Euro tout le pouvoir et toute la puissance monétaire, ce serait une illusion de croire que la sortie nous allègerait des problèmes. Il faut disputer le terrain du pouvoir sur la question monétaire aux forces capitalistes les plus puissantes, et  je pense que c’est sur la manière  de reconquérir ce pouvoir, de transformer la zone euro et ses objectifs, qu’il faudrait qu’entre forces européennes on pousse le débat, parce qu’au fond, entre ceux qui sont pour la sortie et moi,  il y a un objectif commun, qui est de se dégager des logiques financières actuelles. C’est le chemin qui doit être entrepris et l’objectif que nous devons nous fixer qui fait débat, mais justement, des espaces comme ceux d’aujourd’hui, ceux du Forum Européen de Marseille, devraient être utiles pour intensifier le débat entre forces européennes, plutôt que de laisser vivre je dirais, nos différences sans les approfondir, parce que cela nous empêche d’être offensifs dans l’action.

Si vous aviez un objectif en tant que vice-président du Parti de la Gauche Européenne, quel serait-il ?

Ce serait justement de réussir, comme nous le faisons aujourd’hui au Forum Européen de Marseille, à élargir le spectre des forces avec lesquelles nous travaillons, pour être capable de passer à la construction de rapports de force véritablement capables d’inverser la situation, parce que si nous marquons des points dans tel ou tel pays, nous sommes encore trop  faibles pour inverser les rapports de forces, et je crois, que c’est à cela que nous devons travailler, et cet espace politique doit aussi servir à être plus solidaire entre nous. Quand dans un pays une force, quelle qu’elle soit, mène une bataille, marque des points ou se trouve en difficulté, elle devrait trouver à ses cotés toutes les autres forces de la gauche européenne. Nous ne pouvons pas nous comporter entre nous comme des spectateurs ou des commentateurs respectifs. Nous devons nous comporter comme des forces solidaires engagées dans une bataille commune, et je pense que nous avons beaucoup de progrès à faire pour en arriver là.

Selon vous, qu’est-ce qu’être communiste aujourd’hui, et quelle place les communistes doivent-ils avoir en Europe ?

Pour moi, être communiste aujourd’hui, c’est faire prévaloir, progressivement, une logique du commun, une logique du partage, une logique de conquête concrète de l’égalité et de la justice sur tous les terrains de lutte possibles. Je crois que le communisme aujourd’hui, c’est d’abord un mouvement qui doit pousser en avant tous les potentiels émancipateurs qui se cherchent dans la société face à la crise du capitalisme, et qui ne trouvent pas le chemin de leur victoire. Je pense que cette idée là, cette idée communiste de la reconquête des pouvoirs face au capital, de la conquête citoyenne permanente, du développement continu des droits humains pour la démocratie, je crois qu’elle a beaucoup d’actualité aujourd’hui et qu’elle est d’ailleurs à mon avis portée par des gens qui continuent comme moi de se revendiquer de l’idéologie communiste, et par d’autres qui peut-être, ne mettent pas le même mot sur la même chose, mais qui au fond, sont engagés dans des combats qui sont très proches de ceux que nous essayons de mener. Je crois donc qu’il y a une place pour un communisme qui sache dire ce qu’il est aujourd’hui au 21ème siècle, une place importante à prendre en Europe, dans un continent où es idées de progrès et les idées révolutionnaires ont été très présentes au 20ème siècle.

Propos recueillis par Antoine Mézy

02/11/2017

HYPOCRISIE

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La chronique de José Fort sur Radio Arts Mada, tous les lundi à 19h repris sur Chansons Rouges Mosaik tous les lundis une semaine après, dans le Top Magazine de 12h, 18h, 23h et le mardi à 8h

Avant l’élection présidentielle, un commentateur écrivait  à propos de M. Macron, je cite : « Il y a chez ce personnage une douceur trop sucrée, qui sent l’hypocrisie ».

Ces derniers jours, le président mal élu a rivalisé en matière de tartufferie, de fausseté, de jésuitisme, de fourberie, de chafouinerie.

Vous choisirez vous mêmes, tous voulant à peu de choses près dire la même chose qu’hypocrisie. Le père Noël des riches, vous vous en souvenez peut-être, avait reçu l’été dernier à l’Elysée une délégation de l’opposition vénézuélienne composée de représentants de la grande bourgeoisie de ce pays et d’un membre notoire d’une formation extrémiste fascisante liée à M. Trump.

A la fin de l’entretien, Macron déclarait, je le cite : «  Nos concitoyens ne comprennent pas comment certains ont pu être complaisants avec le régime qui se met en place au Venezuela. Une dictature qui tente de se survivre au prix d’une détresse humaine. » Depuis cette sortie martiale, des élections qualifiées « d’honnêtes » par les observateurs étrangers ont eu lieu dans ce pays donnant 18 gouverneurs au mouvement chaviste au pouvoir et 5 à l’opposition. Macron n’a rien dit laissant une sombre inconnue porte parole du Ministère des Affaires étrangères s’étonner des résultats.

Il y a une semaine, le pourfendeur des fainéants et autres jaloux recevait en grande pompe le «  président auto proclamé » égyptien, le général Sissi. Et que déclarait l’ancien administrateur de banque ? Je le cite : « Je crois à la souveraineté des Etats et de la même façon que je n’accepte pas qu’un dirigeant donne des leçons sur la manière de gouverner mon pays, je n’en donne pas aux autres. »  

Bref, ce président a une conception de la souveraineté à géométrie très variable.Macron, c’est comme boire du vin avant 11h. Au bistrot, ça fait poivrot. A 12h05,  ça fait bon vivant. Dans tous les cas, il veut faire vite, comme les alcoolos vidant les verres à un rythme express. Tous les mauvais coups sociaux sont adoptés à la vitesse supersonique.

Quant à la prétendue concertation avec « les forces vives de la nation », la tromperie atteint des sommets. En fait, il s’agit pour l’adepte du détournement de majeur de recevoir parfois autour d’un café, d’exposer le projet et bonjour-bonsoir, y a plus rien à voir et encore moins à discuter. Certains s’en contentent, d’autres pas.Macron est hypocrite. Il n’est pas le seul, c’est vrai. Mais chez lui, il y a aussi une bonne dose de perversité et de mépris à l’égard des sans dents, comme dirait son ancien employeur, le retraité Hollande.

Hypocrisie, tel est le titre de la chanson interprétée par Lartiste. Ecoutons.

Clivages Vous n’aurez pas manqué de noter les clivages qui s’amplifient chaque jour d’avantage dans la société française y compris à gauche, particulièrement dans ma famille politique : la Catalogne, Mélenchon, le mouvement social et la manière de mener la lutte, la juste action contre les violences faites aux femmes et «  balance ton porc », y compris même « l’affaire » Sonia Nour …

L’amplification de ces inquiétants clivages mériterait une réflexion sereine et constructive sur les raisons profondes de cette dérive. Est-ce encore possibles ?

Ce vendredi midi 27 octobre sur France Inter, Nicolas Soufflet présentant l’émission «  Le jeux des mille euros » a évoqué «  le soulèvement républicain » en Espagne.

Chacun sait que la République espagnole a été démocratiquement élue au suffrage universel et a dû affronter un « soulèvement » militaire mené par Franco soutenu par Hitler et Mussolini.  De deux choses l’une : mettre la faute sur le compte de l’inculture ou craindre une réécriture de l’Histoire… Je n’ose y croire.

Juan Manuel Nebot, photographe et communiste est mort.

Juan Manuel Nebot, célèbre photographe et militant communiste, « Asturien et Espagnol » soulignait-il, est mort ce lundi à Oviedo.

C’est une figure des Asturies qui disparaît à l’âge de 88 ans. Il était artiste et militant, courageux dans les pires moments du franquisme, soucieux de sa liberté de penser et d’agir. Il était d’une fidélité absolue à ses engagements mais savait hausser le ton au point, à plusieurs reprises, d’avoir été écarté par ses camarades.Sa femme Rosa et ses enfants Ana et Carlos peuvent être fiers de leur mari et père.   « Hors ma vie familiale, deux dates  ont marqué ma vie », disait-il.

En 1942, Nebot comme on l’appelle familièrement à Oviedo et à Gijon s’engage dans la photographie ; en 1965, il rejoint le Parti communiste d’Espagne clandestin.Après la mort de Franco, il a toujours refusé d’être élu alors qu’il aurait été un bon candidat car très populaire.

Il n’a jamais souhaité occupé des fonctions responsables dans le Parti car il voulait conserver sa liberté de «  renâcler, lorsque cela était nécessaire ».Il a pourtant occupé trois postes: celui de président des photographes espagnols, de président des commerçants d’Oviedoanimateur de la première organisation écologiste espagnole les «  Amis de la nature des Asturies ».

Pour lui la vie, la vraie, exigeait d’être  «  honnête, transparent et dire la vérité. »J’ai rencontré Nebot à plusieurs reprises car il était un très proche ami de Horacio Fernandez Inguanzo, le célèbre leader communiste asturien, le deuxième mari de ma mère. 

Nebot appréciait les bonnes tables et, avec Rosa, ils aimaient recevoir. C’est dans ces moments là où sur son bateau au cours d’une sortie de nuit « a pescar hombres », à la pêche ordonnait-il, qu’il se confiait et nous faisait rire à « carcagadas », à gorge déployée.

Son magasin, renommé, aurait suffi à faire cuire la favada, le plat traditionnel asturien. Mais il était si bon photographe que les fins de semaine étaient remplies notamment avec les mariages de la «  haute » société nationale et régionale.

Il avait  immortalisé le mariage du fils de Carrero Blanco, le premier ministre franquiste explosé par  des centaines de kilos de dynamite en 1973 sur une route de Madrid. Le chef de la police politique des Asturies, le sinistre Ramos, avait eu beau faire, Nebot avait pu immortaliser le couple et leurs familles dégénérées avant de s’attabler en compagnie du ministre de la Marine «  pour parler poissons et crustacés ». «  Il fallait bien éviter de trop renvoyer en cuisine les tonnes de viandes, de langoustes et de caviar venues par avion de Madrid », rigolait-il.   

 A la fin de sa vie, lors des dernières élections, des revanchards ont essayé de lui interdire son droit de vote prétextant son état de santé. Il ne parlait plus Nebot mais son regard pétillait de compréhension et d’amour pour ses proches. Grâce à sa femme et à sa fille, grâce à ses camarades, il a pu exprimer pour la dernière fois le combat de sa vie.

Le combat pour la liberté et la démocratie. Il n’y a pas si longtemps, le Venezuela faisait la «  une »  de l’actualité. Le système de propagande médiatique en France, en Europe et bien entendu aux Etats-Unis fonctionnait à plein  régime.

Il fallait faire entrer dans les têtes qu’une dictature régnait à Caracas, que la presse était bâillonnée alors que 80% des médias restent placés sous la coupe de la grande bourgeoisie locale.Ce pays sombrait donc dans l’incurie, la répression et comme le suggérait M. Trump, il fallait vite mettre fin à l’expérience chaviste qu’on annonçait à l’agonie.

On se souvient que M. Macron avait reçu à l’Elysée une délégation de l’opposition et s’était fendu lui aussi de propos relevant de l’ingérence dans les affaires d’une autre nation.Depuis plusieurs semaines, le Venezuela a disparu des radars médiatiques, la campagne électorale des régionales se déroulant trop «  normalement », sans incident notable. Bref, plus rien à vomir.Dimanche, les électeurs vénézuéliens ont voté en plus grand nombre que lors des régionales de 2012 et ont élu 17 gouverneurs affichant les couleurs du parti du président Maduro, 5 revenant à l’opposition.

Comme il fallait s’y attendre, les Etats-Unis et leurs représentants locaux mauvais perdants crient à la fraude alors que les observateurs étrangers soulignent le bon déroulement du scrutin. Scandaleusement, le ministère français des Affaires étrangères a relayé lundi après midi les accusations non fondées de l’opposition. Macron et son équipe ont choisi de se ranger derrière Trump pour tenter de déstabiliser le Venezuela.

Les résultats de ce vote ne gomment évidemment pas les difficultés que connaît le Venezuela, problèmes en partie liés aux sabotages économiques organisés comme au temps d’Allende au Chili et aussi par des insuffisances internes au pouvoir en place. Ils constituent toutefois un sérieux revers pour les forces de droite, pour les gouvernants étatsuniens et européens plus prompts à donner des leçons à Caracas qu’à Madrid.

Luis Silva chante le Venezuela. Ecoutons.

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