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27/11/2025

La défense nationale, ils s’en moquent !

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On nous répète en boucle que l’explosion des dépenses militaires serait indispensable à la défense nationale. Mais un simple regard sur l’état réel du pays suffit à démontrer l’incohérence de ce discours. Comment prétendre défendre la France quand nos ponts, nos routes, nos réseaux et l’ensemble de nos infrastructures vitales vieillissent dangereusement  ?

Les faits, eux, ne trompent pas. Un article récent de Challenges rappelle que 3 607 ponts et murs de soutènement « nécessitent une action immédiate » selon le Cerema. Pour remettre à niveau ce patrimoine stratégique, il faudrait au moins 3,3 milliards d’euros. Décennies de sous-investissement, travaux repoussés, entretien sacrifié : le résultat est là. Nous circulons chaque jour sur des ouvrages d’art fragilisés, dont la dégradation menace directement la sécurité des Français. Et chacun sait que réparer trop tard coûte infiniment plus cher que d’entretenir à temps.

Pendant ce temps, on ouvre grand les vannes du budget militaire pour une course au surarmement tournée vers des interventions extérieures. Mais de quelle défense nationale s’agit-il ? Comment imaginer faire circuler des chars de 50 à 70 tonnes — c’est le poids des modèles modernes — sur des ponts dont certains ne pourraient même pas supporter un convoi exceptionnel ? Si l’objectif était réellement de protéger le pays, la première urgence serait de consolider les infrastructures qui permettent précisément, en cas de crise, de déplacer, soigner, ravitailler et défendre.

L’augmentation programmée des dépenses militaires, de 2 % à 5 % du PIB, n’a donc rien à voir avec un investissement patriotique. Elle répond avant tout à une logique d’affrontements extérieurs et à un modèle économique, le capitalisme impérialiste, où les multinationales de l’armement voient leurs profits s’envoler, quand le territoire, lui, se dégrade. Les actionnaires prospèrent ; les ponts se fissurent.

Il est temps d’inverser les priorités. Rénover nos ponts, nos routes, nos réseaux ; moderniser nos moyens de transport ; relancer l’industrie ; sécuriser nos infrastructures : voilà ce qui ferait réellement avancer la souveraineté nationale. Voilà ce qui créerait des dizaines de milliers d’emplois utiles, soutiendrait l’économie réelle et préparerait l’avenir.

C’est exactement le sens du projet porté par le Parti communiste français : réorienter une partie des dépenses de surarmement vers la reconstruction du pays, mobiliser les recettes là où se concentrent les profits, et engager une planification industrielle capable de garantir, enfin, une sécurité nationale fondée sur la solidité du territoire et non sur la fuite en avant militariste.

Parce que réparer nos ponts, c’est réparer la nation. Et parce que la défense nationale ne se construit pas à coups de milliards engloutis dans des armes destinées à des guerres lointaines, mais en retissant les fondations matérielles et en renforçant les services publics du pays.

La même évidence s’impose lorsqu’on regarde l’état de nos infrastructures de santé. Comment prétendre à la défense nationale avec des hôpitaux publics déjà saturés en temps normal, incapables de faire face à un afflux massif de blessés en cas de crise grave ? Là encore, l’affaiblissement organisé des services publics contredit frontalement les discours martiaux.

Le capitalisme de guerre n’a rien à voir avec la défense du pays : il en est l’exact inverse. Et les appels martiaux du commandement militaire, invitant à préparer nos enfants au sacrifice, deviennent d’autant plus abjects et cyniques que l’État laisse se déliter les infrastructures essentielles à la survie de la population.

Voilà pourquoi la mobilisation des travailleurs, des citoyens, de toutes celles et ceux qui refusent cette orientation périlleuse, est aujourd’hui un impératif national. Faire monter la conscience des enjeux, ouvrir les yeux sur les priorités réelles, reconstruire notre pays plutôt que préparer des guerres étrangères : telle est la seule voie cohérente, responsable et véritablement patriotique.

Source Liberté Actus

01/10/2025

Palestine, une paix juste et durable reste à construire

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Un plan Trump sous pression, une paix juste et durable reste à construire

Ne pouvant plus longtemps accompagner son allié Benyamin Netanyahou dans ses entreprises d’anéantissement du peuple palestinien et de ses droits nationaux, Donald Trump vient de rendre public un plan en 20 points pour Gaza. Il s’agit toutefois, et avant tout, d’une tentative des États-Unis de reprendre la main sur les enjeux du conflit après les récentes initiatives internationales, dont la récente conférence franco-saoudienne à l’ONU qui a débouché sur la reconnaissance de l’État de Palestine par dix nouveaux États. Il ne fait aucun doute que son objectif exclusif est de permettre à l’administration étatsunienne de se dégager du conflit tout en gardant le contrôle sur la région.

Pour atteindre cet objectif, Trump est forcé d’infléchir sa position traditionnelle : pour la première fois, il se voit contraint de reconnaître la nécessité d’un cessez-le-feu, de proposer les libérations réciproques des otages détenus par le Hamas et de prisonniers palestiniens, de reconnaître la nécessité d’une aide humanitaire à la population gazaouie, et même d’évoquer un retrait israélien de Gaza. Il a même fait mine d’enjoindre à l’extrême droite israélienne de renoncer à l’annonce de l‘annexion de la Cisjordanie. Ces éléments traduisent la pression des opinions publiques et l’isolement croissant du gouvernement Netanyahou. On ne peut donc que s’en féliciter.

Mais les points avancés par Washington ne peuvent tenir lieu de solution politique à la situation tragique du peuple palestinien et à l’état de guerre permanente qu’entretient le pouvoir israélien dans toute la région. Surtout si, in fine, cela permettait à Netanyahou de s'appuyer sur un refus du Hamas pour poursuivre le génocide avec l'aval des USA ! C’est ce que l’on peut redouter à lire certaines formulations du plan Trump. Il n'y aura pas de solution politique sans un peuple palestinien souverain.

Les zones d’ombre de ce plan, très en retrait sur les récentes propositions franco-saoudiennes, sont en effet nombreuses : ligne de retrait de l'armée israélienne non définie, silence sur l’occupation et la colonisation de la Cisjordanie, mise en tutelle de Gaza par les États-Unis avec le concours de Tony Blair au détriment de la souveraineté palestinienne, absence de calendrier pour l’établissement de l’ État de Palestine à peine évoqué et dont les frontières ne sont pas pas précisées. Ce flou peut devenir l’alibi d’une prolongation de la guerre, interdisant toute avancée réelle vers la paix. Il est de la responsabilité des mouvements de solidarité avec le peuple palestinien, qui n’ont cessé de gagner en ampleur dans le monde entier, comme des États qui ont reconnu l’État de Palestine, de ne pas le permettre.

Pour le PCF, l’heure est à élargir la brèche ouverte : l’impunité israélienne doit définitivement prendre fin. Une paix juste et durable exige :
- un cessez-le-feu immédiat et permanent ;
- le retrait total de l’armée israélienne de Gaza et déploiement d’une force internationale de protection sous l’égide de l’ONU ;
- la libération des otages israéliens
- la libération des prisonniers politiques palestiniens, dont Marwan Barghouti ;
- la mise en place d’une autorité indépendante pour l'unification des territoires et des institutions palestiniennes à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem Est, sous l'égide de l'OLP représentante légitime du peuple palestinien ;
- l’arrêt immédiat de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ;
- la reconnaissance pleine et entière de l’État de Palestine, sur la base des résolutions des Nations unies, c’est-à-dire dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est pour capitale.

Les mouvements diplomatiques en cours montrent que la solution à deux États est plus urgente que jamais pour arrêter le génocide et garantir aux Palestiniens comme aux Israéliens la paix, la justice et la sécurité.

La France, après avoir reconnu l’État de Palestine, doit maintenant agir en ce sens.

Paris, le 1er octobre 2025

Parti communiste français.

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04/06/2025

Conférence internationale sur la Palestine, le PCF invite l’OLP

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Conférence internationale sur la Palestine
Le PCF invite l’OLP pour la reconnaissance de la Palestine et la solution à deux États.

Palestine reconnaissance2.jpgÀ deux semaines de la conférence internationale de l’ONU (à New York du 17 au 20 juin) qui sera consacrée à la Palestine et qui sera coprésidée par la France et l’Arabie saoudite, le Parti communiste français organise une conférence internationale ce mercredi 4 juin avec une délégation de l’OLP.

La reconnaissance de l’État de Palestine et la solution à deux états, il en sera évidemment question ce mercredi au siège du PCF, place du Colonel Fabien, à Paris. Tout comme le cessez-le-feu et la fin du génocide. Il y a un mois, à l’occasion d’un voyage en Égypte, Emmanuel Macron se disait prêt pour cette reconnaissance. Aujourd’hui, il pose des conditions tout en répétant qu’il s’agit d’une « exigence politique ».

À lire aussi : Fabien Roussel mise sur l’union avec l’OLP contre le génocide à Gaza

Quoi qu’il en soit, l’initiative du Parti communiste est particulièrement importante alors qu’Israël vient de dire, via son ministre de la Défense, que la reconnaissance ne sera qu’un morceau de papier destiné à la poubelle tandis que la colonisation va s’intensifier en Cisjordanie et que la guerre génocidaire contre la Palestine se poursuit.

L’État de Palestine proclamé à Alger en 1988

Le fait d’organiser une conférence avec l’Organisation de libération de la Palestine est fondamental quand on sait que les autorités israéliennes ont favorisé le développement du Hamas (créé en 1987 lors de la première intifada) afin précisément d’affaiblir l’OLP.

Fondée le 28 mai 1964 à Jérusalem, l’OLP englobe le Fatah, le Front populaire de libération de la Palestine et le Front démocratique pour la libération de la Palestine. Pour les membres de la Ligue arabe, elle est alors conçue comme un mouvement nationaliste arabe pour, selon les vœux du président égyptien Gamal Abdel Nasser, être un instrument de l’unité du monde arabe. Yasser Arafat, qui succède à Ahmed Choukairy à partir de 1969 et jusqu’à sa mort le 11 novembre 2004, en fait un projet nationaliste palestinien. Le Fatah en est alors la faction majoritaire.

En 1974, Yasser Arafat précise clairement l’objectif de l’OLP dans un discours qu’il prononce devant l’Assemblée générale des Nations Unies. Il s’agit, explique-t-il, de créer en Palestine un État démocratique où chrétiens, juifs et musulmans pourront vivre dans la justice, l’égalité et la fraternité. C’est cette même année que l’ONU reconnaît le droit du peuple palestinien à la « souveraineté et à l’indépendance nationale ». Il faut aussi préciser que si Yasser Arafat avait pu s’exprimer devant les Nations Unies, c’est que celles-ci avaient admis l’OLP comme membre observateur et l’avait reconnu comme «  seul et légitime représentante du peuple palestinien. »

Un an plus tôt, en 1973, l’OLP avait reconnu l’État d’Israël et, en 1996, elle a modifié sa charte pour inscrire la solution à deux États. Dès 1988, à Alger, elle a proclamé un « État de Palestine » reconnu par 89 États dès février 1989, au grand dam d’Israël. En 1993, l’organisation pour la libération de la Palestine négocie les accords d’Oslo avec le gouvernement de Yitzhak Rabin. C’est de ces accords qu’est née l’Autorité palestinienne.

Le PCF et l’OLP : une longue histoire

En France, le PCF noue des relations avec l’OLP très rapidement. Ces relations n’ont jamais failli et la conférence qui se tient aujourd’hui le confirme. Elle aura lieu en présence de Ahmed Saeed al-Tamimi, président du Conseil palestinien des droits de l’homme et membre du comité exécutif de l’OLP. La situation en Palestine sera analysée par le gouverneur de Jéricho et de la Vallée du Jourdain, Hussein Hamayel, le président du département des affaires des expatriés, lui aussi membre du comité exécutif de l’OLP Faysal Aranki, du président du Forum Palestine Mounib al-Masri, et du secrétaire général du Parti du peuple palestinien Bassam Al-Salhi.

Les responsabilités de la communauté internationale seront également abordées avec la participation de représentants et élus du Parti de la Gauche européenne, de Chypre, de Malte, du groupe GDR, en France, du président du Sinn Fein, du PT brésilien et du parti communiste japonais.

Autres chapitres qui marqueront la journée : l’urgence humanitaire et la défense des droits humains et des travailleurs, les initiatives de la France.

palestine,pcf

Déclaration finale de la conférence "Liberté pour la Palestine" – 4 juin 2025
Le PCF, l’OLP et le Forum Palestine, en présence de forces syndicales, politiques et associatives du monde entier, lancent officiellement l’Alliance pour la défense des droits du peuple palestinien.
✊ Face au génocide en cours, à l’occupation, à l’apartheid et aux crimes de guerre : nous exigeons l’application du droit international, la reconnaissance immédiate de l’État de Palestine, le respect du droit au retour et des sanctions contre l’État d’Israël.

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21/05/2025

Le PCF mise sur l’union avec l’OLP contre le génocide à Gaza

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Le 4 juin prochain, le Parti communiste français recevra une importante délégation de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Le lancement d’une campagne d’envergure européenne est à l’ordre du jour. La reconnaissance de l’État de Palestine et la fin immédiate du génocide sont en jeu.

Cette campagne passera notamment par une « collecte pour implanter un million d’oliviers » dans les territoires palestiniens, a indiqué Fabien Roussel ce mardi. Une bataille en « symbole de la terre que les Palestiniens doivent conserver ».

Des liens historiques avec l’OLP

« Le Parti communiste français recevra une importante délégation de l’OLP le 4 juin prochain, en notre siège » a annoncé le dirigeant communiste au micro de RTL. Fondée en 1964 et actuellement dirigée par Mahmoud Abbas, l’OLP rassemble la majorité des mouvements politiques palestiniens.

Alors que l’armée israélienne intensifie son « offensive » dans la bande de Gaza, les voix se multiplient à travers le monde pour dénoncer l’entreprise génocidaire du gouvernement de Benyamin Nétanyahou, à l’image de Lula, le président brésilien.

Fabien Roussel rappelle, dans cette même logique, que rien ne peut justifier « l’effacement d’un peuple ». «  Les Français ne doivent pas détourner les yeux » devant cette situation où « la famine est utilisée comme une arme de guerre » ajoute-t-il encore.

Il appelle une nouvelle fois le président Emmanuel Macron à « reconnaître l’État de Palestine », se demandant où « il ira planter le drapeau palestinien s’il le fait dans deux mois [?] ». Le dirigeant communiste dénonce l’avalanche de mots qui ne sont pas suivis d’actes concrets, de la même manière qu’il dénonce le deux poids, deux mesures à l’œuvre alors que le monde n’en peut plus de l’impunité dont profite Israël.

L’OLP et le PCF entretiennent une relation historique. Dès les années 1960, le PCF soutient l’Organisation comme représentante légitime de la cause palestinienne. Cette solidarité se traduit par des rencontres officielles entre les dirigeants du PCF et ceux de l’OLP, notamment lors des visites de délégations. Dans les années 1980, alors que l’armée israélienne envahit le Liban, le PCF multiplie les actions publiques, rassemblements et tribunes dénonçant les massacres de Sabra et Chatila et exigeant le retrait des troupes israéliennes.

Source Liberté Actus

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29/11/2024

Déclaration commune de solidarité OLP-PCF

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Le peuple palestinien subit la plus grande catastrophe de son histoire. Le gouvernement israélien d’extrême droite veut détruire tout espoir d’émancipation du peuple palestinien. Les massacres de masse, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre, le génocide, dont il est coupable ont été condamnés par la Cour Internationale de Justice et ont donné lieu à l’émission de mandats d’arrêt de la part de la Cour Pénale Internationale. Nous dénonçons également la politique d’épuration ethnique de l’armée et des colons israéliens en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupées.

Nous réaffirmons le droit inaliénable du peuple palestinien à la réalisation de ses droits légitimes nationaux, en toute indépendance, en application du droit des peuples à l’autodétermination, et à vivre en paix et en sécurité, dans le cadre d’un État souverain et démocratique, aux côtés du peuple israélien. Seule une solution politique et l’application du droit international permettra une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

Nous exigeons donc, en application des résolutions de l’ONU :

  • Un cessez-le-feu immédiat et permanent pour l’ensemble de la région 
  • La mise en jugement des criminels de guerre en application de l’arrêt de la CPI
  • La protection du peuple palestinien contre les attaques de l’armée et des colons israéliens
  • La reconnaissance par la France et l’Union Européenne de l’État de Palestine sur la base des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale
  • La libération des prisonniers politiques palestiniens et des otages israéliens
  • Le démantèlement de toutes les colonies israéliennes et la fin de l’occupation
  • La levée du blocus de Gaza
  • L’exercice du droit au retour des réfugiés.

Telle est la voie pour établir une relation pacifique entre les peuples palestinien et israélien. 

Nous demandons à l’UE et à la France de condamner les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par le gouvernement israélien. Elles doivent faire appliquer les arrêts de la CPI. Nous appelons à la suspension de l’accord de libre-échange UE-Israël tant que l’État d’Israël ne se plie pas au droit international, et à la fin immédiate de toute livraison d’armes, de matériel militaire et de la coopération militaire entre les pays européens et l’État d’Israël.

Alors que l’extrême droite israélienne a annoncé l’annexion unilatérale et illégale d’une partie de la Cisjordanie pour 2025, qui s’ajouterait à l’annexion illégale de Jérusalem-Est, il y a urgence à agir !

En cette Journée internationale de solidarité envers le peuple palestinien, le PCF et l’OLP annoncent donc s’engager dans la construction d’une campagne large de solidarité à l’échelle européenne et française pour la réalisation des droits nationaux du peuple palestinien.

Ramallah et Paris, 29 novembre 2024
Parti Communiste Français
Organisation de Libération de la Palestine

07/11/2024

L’élection de Donald Trump doit nous réveiller ! Fabien Roussel

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L’élection de Donald Trump est une mauvaise nouvelle pour les citoyens et citoyennes américaines, pour leurs droits et notamment ceux des femmes, pour la Paix, pour le climat, pour l’économie mondiale et européenne. Mais les Américains ont voté. L’élection est faite. Nous devons en prendre acte. Et entendre aussi la colère du peuple américain face à la hausse folle des prix, un système de santé en échec, l’absence de protection sociale, la désindustrialisation, des salaires et des retraites extrêmement bas et le coût des guerres américaines. Les démocrates n’ont pas répondu à ces questions essentielles. Des centaines de milliards de dollars ont été versés à l’industrie militaire pour alimenter les guerres en Europe ou au Proche Orient. Ils en payent le prix.
 
Donald Trump, s'appuyant sur ces renoncements, ces abandons, ces trahisons à fait croire au peuple qu’il résoudrait ses problèmes. Il gagne avec ses fausses promesses une grande partie des votes populaires.
L’heure n’est pas à se lamenter.
L’heure est au sursaut des peuples. En France comme en Europe.
 
Nous devons apporter des réponse fortes, crédibles aux colères qui s’expriment dans notre pays et dans les pays d’Europe. A défaut, comme aux Etats-unis, c'est l'extrême-droite sous ses diverses formes qui captera et instrumentalisera les justes colères populaires.
 
Répondre aux urgences sociales et climatiques doit devenir une priorité ! Arrêtons de céder aux sirènes de la finance et des actionnaires !
Il est urgent de mettre la question de l’emploi, des salaires, d’une vie digne pour toutes et tous au cœur des priorités. L’accès à la santé, à l’école, au transport, au logement, à l’alimentation, à la sécurisation des emplois, des salaires avec une retraite garantie, tous ces sujets sont essentiels et pourtant ils sont mis de coté depuis trop d’années. Quand un pays s’appauvrit, la démocratie vacille. Les traités européens nous ont fait trop de mal. Écrivons une nouvelle page de la coopération des peuples européens.
 
Offrons des perspectives de travail et d’épanouissement à la jeunesse, à nos enfants ! Les traités européens comme la concurrence libre et non faussée ne doivent plus détruire notre industrie, nos emplois, notre politique énergétique et nos services publics. Travaillons autrement en Europe pour mobiliser les immenses richesses que nous produisons ! N’ayons pas peur d’investir, de mobiliser les milliers de milliards d’euros des institutions bancaires pour répondre aux immenses besoins des peuples, du climat, de l’industrie, des services publics, en France et dans l’Union européenne !
Avec l’élection de Donald Trump, il est urgent de protéger notre économie et de remettre en cause les traités de libre échange pour reconstruire l’indépendance économique de la France et de l’Europe ! Mettons nos richesses au service des peuples d’abord !
 
Enfin, il est essentiel maintenant d’inscrire la paix et la sécurité collective au cœur de notre agenda diplomatique ! Arrêtons d’alimenter nous mêmes les guerres, les conflits et ne comptons plus sur l’OTAN comme beaucoup des dirigeants passés et actuels le font avec beaucoup de naïveté. Le parapluie américain sur la défense européenne est désormais fermé ! Bâtissons un nouveau traité de sécurité collective en Europe, décrivant les mécanismes de résolutions des conflits, respectant les peuples et les nations. Inscrivons comme priorité l’ouverture des négociations en Ukraine. Nous ne devons plus alimenter cette guerre sans solution politique rapide car la réponse à l’invasion Russe ne sera pas militaire !
Au Proche Orient, envoyons un signal fort en reconnaissant la Palestine et en appelant à un embargo sur les armes en direction d’Israel. Ne soyons pas les complices du génocide du peuple palestinien à Gaza. Résistons à la politique de l’administration américaine en faveur du gouvernement d’extrême droite israélien.
La liberté et l’indépendance des peuples doivent être garanties partout et pour tous. Il ne doit plus y avoir deux poids deux mesures selon les pays, que l’on soit ukrainien, palestinien, kurde, saharouis,…
 
La coopération et l’amitié entre les peuples doivent être au cœur de notre politique, en se mettant d’abord au service du développement humain et du climat. Apportons collectivement des réponses aux dizaines de millions de familles, de femmes, d’enfants qui choisissent l’exil face à la guerre et aux catastrophes naturelles plutôt que de laisser ce sujet sérieux être instrumentalisé par l’extrème droite ! Nous avons besoin d’institutions internationales qui assument et jouent pleinement leur rôle face à ces drames humains.
 
Oui, cette élection américaine doit être l’occasion d’un sursaut des peuples.
Le peuple français ne doit pas être un observateur inquiet de cette élection. Réveillons nous. Ce 6 novembre, nous ne sommes plus alignés, de fait, derrière les États Unis. Alors mobilisons nous pour reprendre en main notre destin, en mettant le respect de nos vies, de notre pouvoir d’achat mais aussi la Paix et le climat au cœur de nos priorités. Plus que jamais: L’Humain d’abord !

07/10/2023

Attaque inacceptable du Hamas sur l’État d’Israël - Fabien Roussel

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Le Hamas a lancé cette nuit une attaque massive de plusieurs milliers de roquettes contre l’Etat d’Israël, qui s’accompagnent d’incursions armées. Nous condamnons fermement ces attaques qui s’en prennent directement à la population civile israélienne. Elles sont inacceptables et injustifiables. Elles doivent cesser le plus rapidement possible. Le danger d’une traînée de poudre régionale est majeur. Les civils en seront toujours les premières victimes.

Nous appelons aussi à se défaire d’une indignation sélective. Ces attaques ont lieu dans le contexte de raids de terreur multiples que l’armée de l’Etat d’Israël et les colons mènent depuis plusieurs mois dans les territoires occupés qui ont fait plus de 200 morts palestiniens depuis le début de l’année.

israel,hamas,palestine,pcfLe gouvernement d’extrême-droite de B. Netanyahou et sa politique violente ont donc aussi lourdement contribué à cet engrenage en bafouant le droit international et en organisant l’annexion de la Cisjordanie occupée. C’est également la conséquence de l’inaction internationale, parmi laquelle figure la France, qui lui a laissé les mains libres et qui est incapable de faire respecter les résolutions de l’ONU.

Le PCF appelle donc à une action résolue de la France et de l’Europe pour une solution politique et pour la paix, en faisant respecter les résolutions de l’ONU. Cela implique en premier lieu la reconnaissance de l’Etat de Palestine et la levée du blocus contre Gaza en place depuis 2007. Les réactions du gouvernement Netanyahou contre l’ensemble de la population palestinienne peuvent être terribles. Les deux peuples israéliens et palestiniens ont droit à la sécurité et à la paix !

Il appartient aux Nations unies de décider l’envoi immédiat, sur le terrain, d’une force de protection des populations.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,