30/08/2019
Ian Brossat : "nous discutons avec toutes les forces de gauche"
Ian Brossat, porte-parole du PCF, adjoint à la maire de Paris chargé du logement, et candidat aux municipales à Paris, a fait savoir que son équipe et lui discutaient avec "toutes les forces de gauche" pour préparer sa campagne électorale.
L’adjoint à la maire de Paris estime qu’au plan national, les foyers de contestation n’ont pas disparu, et que les professeurs mériteraient d’être mieux payés. Ian Brossat était l’invité politique de Patrick Roger le 30 août 2019 sur Sud Radio.
"L’État doit écouter les enseignants"
Interrogé sur l’annonce de Jean-Michel Blanquer d’augmenter les salaires des professeurs de 300 euros sur l’année, Ian Brossat, lui-même ancien professeur, a déclaré : "il y a des enseignants en France qui sont mal payés, et Jean-Michel Blanquer leur propose une augmentation 83 centimes par jour. Il faut savoir que les enseignants français sont moins bien payés que les enseignants espagnols, italiens, allemands, américains, japonais… Ce sont quand même les gens qui éduquent nos enfants. C’est un métier difficile qui mériterait d’être mieux reconnu. On ne peut pas demander à nos enfants de respecter les profs si l’État les traite aussi mal. D’ailleurs, il faudrait que l’État écoute les enseignants, car on ne peut pas mener une réforme de l’Éducation nationale sans y associer les enseignants".
"Emmanuel Macron mène une politique injuste"
Au sujet des Gilets Jaunes qui menacent d’un "septembre noir", Ian Brossat a déclaré : "il y a beaucoup de sujets de mécontentement, beaucoup de luttes. Je pense notamment aux urgences dans les hôpitaux. Il va y avoir le débat autour de la réforme des retraites. Les foyers de contestation sont là. Le sentiment que le président de la République est en train de mener une politique injuste n’a pas disparu".
"Je souhaite faire des alliances"
Interrogé au sujet de la campagne électorale pour les municipales à Paris et les éventuelles alliances qu’il souhaite nouer, Ian Brossat a déclaré : "les communistes ont désigné une équipe pour mener cette campagne, je suis heureux de la conduire, nous présenterons des propositions au mois de septembre, notamment à la Fête de l’Humanité. Nous discutons avec toutes les forces de gauche, et avant tout celles avec lesquelles nous dirigeons Paris, le PS et EELV avant tout".
"Yannick Jadot ne cesse de répéter qu’il peut gagner tout seul. Je ne pense pas que la gauche puisse gagner toute seule. Personnellement, je souhaite faire des alliances. Je pense que la gauche ne peut gagner qu’à la condition d’être unie au premier comme au second tour. Il va bien falloir qu’on se parle. Si la gauche pouvait faire autre chose que de se diviser et perdre, ça serait bien", a-t-il poursuivi.
"La mairie ne peut pas fixer les prix des logements"
Au sujet des prix immobiliers à Paris, qui ont atteint 10.000 €/mètre carré, Ian Brossat a déclaré : "c’est vrai que c’est trop cher. Mais ni l’adjoint au logement, ni la mairie ne peuvent fixer les prix. Nous ne pouvons qu’encadrer les loyers, nous le faisons depuis le 1er juillet 2019. Paris est une ville attractive, il y a peu d’offres et beaucoup de demandes, et ça fait monter les prix. Il y a trop de spéculation, il y a trop d’acheteurs étrangers qui ont acheté des appartements dans lesquels ils passent deux semaines par an. Donc, il y a besoin de prendre des mesures".
"Mais la ville de Paris fait beaucoup. N’oublions pas que plus de 500.000 Parisiens, soit un quart de la population, bénéficient de loyers modérés parce qu’ils vivent dans un logement social. C’est grâce à cela que des infirmières, des policiers, des assistantes maternelles, des caissières peuvent encore vivre à Paris car ils sont en logements sociaux. Heureusement, Paris compte un peu plus de 20% de logements sociaux".
"On a trop longtemps toléré les expressions homophobes"
Ian Brossat s’est également prononcé au sujet des agressions homophobes. "Je pense qu’on ne peut pas tolérer l’expression de propos homophobes. Le problème, c’est que pendant des années on l’a toléré. Il y avait une forme de laxisme. Enfin, il y a une réaction. Entre 2017 et 2018, il y a eu une augmentation de 35% d’actes homophobes. Je pense qu’à un moment donné, il faut dire stop. En tout cas, cela ne vient pas des stades, les stades sont tout simplement le reflet de la société".
"Il faut améliorer les transports en banlieue"
Enfin, interrogé sur le récent sondage de Cadremploi d’après lequel 8 cadres franciliens sur 10 auraient aimé quitter Paris, Ian Brossat a estimé : "cela doit nous inviter à régler un certain nombre de problèmes, je pense notamment aux transports dans la banlieue de l’Île-de-France".
12:34 Publié dans ELUS COMMUNISTES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ian brossat, gauche, municipales | |
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30/07/2019
FABIEN ROUSSEL PCF : CHASSER LE CHOMAGE, NON LES CHOMEURS
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF
"Ce dimanche 28 juillet, en plein cœur de l'été, le gouvernement a publié le décret consacré à l'assurance chômage. A l'abri des regards, il a ainsi officialisé la casse d'un système de protection sociale, issu du Conseil national de la Résistance. Durcissement des conditions d'accès aux indemnités, réduction de leur montant, multiplication des contrôles et des sanctions...
Ces dispositions permettront de réaliser 2,85 milliards d'euros d'économies d'ici 2021 sur le compte des demandeurs d'emploi, dont 50% sont déjà aujourd'hui privés de toute forme d'indemnisation. Cette réforme injuste et rétrograde, adoptée sans débat et en l'absence d'accord des partenaires sociaux, fera de 2019 un « été meurtrier » pour celles et ceux qui perdent leur emploi ou qui subissent les contrats à durée déterminée...
Au lieu de chasser les chômeurs, le gouvernement ferait mieux de chasser le chômage !"
12:41 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chomage, pcf | |
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17/07/2019
Faim : Droits universels à la sécurité alimentaire doivent être garantis
PARTI COMMUNISTE FRANCAIS
Plusieurs agences de l'ONU viennent d'annoncer que plus de 820 millions de personnes à travers le monde, soit 10,8% de la population mondiale, souffrent de sous-alimentation. Un chiffre en constante augmentation depuis 3 ans.
En Afrique, 19,9% de la population est touchée, soit 1 personne sur 5. L'insécurité alimentaire touche au total 2 milliards d'hommes, de femmes et d'enfants qui sont les premières et plus nombreuses victimes de ce fléau.
Plusieurs agences de l'ONU viennent d'annoncer que plus de 820 millions de personnes à travers le monde, soit 10,8% de la population mondiale, souffrent de sous-alimentation. Un chiffre en constante augmentation depuis 3 ans. En Afrique, 19,9% de la population est touchée, soit 1 personne sur 5. L'insécurité alimentaire touche au total 2 milliards d'hommes, de femmes et d'enfants qui sont les premières et plus nombreuses victimes de ce fléau.
Ces chiffres font d'autant froid dans le dos que ce n'est pas le résultat d'une production insuffisante mais celui de politiques de prédation et de domination, de défaillances ou absences de politiques publiques de développement, de l'accroissement des inégalités économiques et sociales générées par les choix austéritaires, et du réchauffement climatique.
Il est urgent que les droits universels à la sécurité alimentaire, à la santé et à l'éducation deviennent des priorités et soient garantis dans tous les pays, par tous les gouvernements, ainsi que le recommande instamment l'ONU et que l'édicte sa Charte. Sans sécurité alimentaire, il ne peut y avoir de paix, de stabilité, pour aucun peuple.
La sécurité alimentaire, le plein respect de tous les droits humains fondamentaux, la lutte contre le réchauffement climatique et pour de nouveaux modes de production constituent les bases de toute sécurité humaine collective, les bases d'un monde de paix.
Lydia Samarbakhsh, Responsable des Relations internationales au PCF.
20:06 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : pcf, faim | |
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10/06/2019
ECOLE DE LA CONFIANCE, FONCTION PUBLIQUE AU SERVICE DE TOUS
Le gouvernement veut réformer au plus vite dans tous les domaines en précarisant la vie publique, en précarisant les individus, en précarisant la vie.
Dans notre ville où la jeunesse joue un rôle si important ces réformes ne sont pas sans conséquences. La suppression toujours envisagée de 100 000 fonctionnaires touchera tous nos services rendus au public dans les domaines de l'enfance, de la santé, de la culture, de l'éducation en particulier.
Pour les communistes, ses parlementaires au contraire le projet gouvernemental par exemple de l'école de la confiance devrait conforter le lien étroit, le lien de confiance, précisément, entre la commune et l’école, ces deux piliers de la République.
Le gouvernement veut au contraire accélérer les regroupements, créer des établissements « XXL », éloignés, avec des chefs d’établissement missionnés plutôt pour gérer des moyens financiers et des ressources humaines que pour enseigner.
Une école de la confiance devrait accompagner les communes dans la mise en œuvre de l’instruction obligatoire dès 3 ans, pour en faire un élément de progrès partagé.
Une école de la confiance se donnerait aussi les moyens pour l’inclusion des enfants handicapés. La mutualisation des accompagnants proposée par le gouvernement est au contraire synonyme de réduction des moyens et constitue l’exact opposé de ces mesures nécessaires et nous éloigne d’une école véritablement inclusive.
La confiance, c’est donner de la réalité à la promesse d’une école qui fait réussir le plus grand nombre et qui – enfin – réduit les inégalités.
Tribune publié dans le bulletin municipal du mois de juin
Le groupe des élus communistes et républicains d'Evry Courcouronnes
15:53 Publié dans ELUS COMMUNISTES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS, Tribune du groupe des élus PCF d'Evry | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fonctionnaire, enseignants, élus pcf | |
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27/05/2019
Elections Européennes : déclaration de Ian Brossat
Déclaration de Ian Brossat :
Mesdames, Messieurs,
Je souhaite ce soir remercier très chaleureusement les centaines de milliers d’électrices et les électeurs qui nous ont fait confiance.
C’est une belle campagne qui s’achève, après 12 ans d’absence à une élection nationale. C’est une campagne que nous avons voulue sincère, combative, fidèle aux combats et aux valeurs de la gauche. En dépit de nos efforts, il arrive que la marche soit parfois trop haute pour être franchie du premier coup. Ce soir, nous n’atteignons pas encore nos objectifs.
Première leçon. L’extrême-droite arrive en tête de ce scrutin. Rappelons-nous, il y a encore 10 ans, la liste du Front National ne dépassait pas les 6%. Le score d’aujourd’hui est le résultat d’un pari perdu, un pari forcément perdant et dramatique pour notre pays. Cette stratégie, c’est celle d’Emmanuel Macron, qui impose aux Français ce face-à-face avec Marine Le Pen pour assurer sa survie politique. Non, ce n’est pas un duel comme on cherche à nous le faire croire, c’est un duo : un duo imposé par les deux camps, un duo mortifère pour notre pays et pour la démocratie. A force de jouer avec le feu, Macron s’est brûlé.
Deuxième leçon. La gauche a également sa part de responsabilités. Je prends ma part de responsabilité, il ne s’agit pas de se dédouaner. Ce soir, la gauche est affaiblie, tout est à reconstruire.
J’ai l’intime conviction que l’avenir passe par l’humilité, le travail collectif, le respect mutuel, le refus de la tentation hégémonique. Ecoutons-nous, respectons-nous, travaillons ensemble.
Cette gauche, cette gauche que nous devons reconstruire, que nous allons reconstruire, doit placer au coeur de son projet la justice sociale et l’urgence écologique.
Et soyons clairs: cette reconquête des coeurs et des esprits ne sera possible que dans la rupture avec le libéralisme.
Reconstruire une gauche digne de ce nom en France, c’est à cet objectif que le Parti Communiste doit consacrer tous ses efforts, dans les semaines et dans les mois à venir.
A tous les communistes, à celles et à ceux venus d’autres horizons et qui nous ont rejoint , je voudrais vous témoigner de ma profonde gratitude.
Être vôtre candidat, vous représenter, fut un honneur et un privilège.
Je voudrais dire à chacune et chacun de nous ce soir : le combat continue — il continue partout, il continue toujours.
Je voudrais remercier chaleureusement Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, pour son aide, pour son engagement, pour son énergie. Je voudrais avoir une pensée à destination de ma chère Marie-Hélène Bourlard, lui dire que nous y étions presque et que demain nous y arriverons.
Nous formons une belle et une formidable famille, mes amis, mes chers camarades.
Camarade, c’est un joli nom.
C’est uni, comme une famille, que je veux vous demander ce soir deux choses. Je vous le demande du fond du cœur.
Ce soir, demain, cette semaine, dans les prochains mois : conservons en nous ce formidable état d’esprit et cette énergie qui fut le nôtre durant cette campagne. Faisons-les vivre ! Conservons-en nous cette joie d’être ensemble, cette envie, ce bonheur de nous être retrouvés.
La deuxième chose que je vous demande et j’en terminerai ainsi : dans cette période politique trouble, n’oublions jamais que nous n’avons aucun adversaire à gauche. Conservons la bienveillance qui fut la nôtre, conservons cette envie sincère de tendre la main, de réussir le rassemblement demain.
Nous avons réalisé une formidable campagne. Ne nous arrêtons pas là !
Je vous remercie.
15:24 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ian brossat, européennes | |
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22/05/2019
Résistance communiste : lettre ouverte d’Odette Niles à Daniel Riolo

11:49 Publié dans ACTUALITES, Histoire, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : odette niles, pcf, résistance | |
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10/05/2019
Quel programme pour l'Europe ? Les réponses de Ian Brossat
Tête de liste du PCF pour les élections européennes, Ian Brossat a répondu au questionnaire de Marianne sur l’Europe. Un tour d'horizon concis de sa vision et de son programme.
• Etes-vous favorable à l’ouverture de négociations commerciales avec les Etats-Unis, avalisée le 15 avril par les Etats membres ?
Non. Les communistes ont la vertu de la constance : nous nous sommes opposés à tous les traités de libre-échange parce que nous avons perçu très tôt leurs effets ravageurs à l’égard de nos emplois, de nos agriculteurs, de notre alimentation et plus largement de notre mode de vie. La France des élites a longtemps cru que l’on pouvait réussir dans la mondialisation sans la France des ouvriers et des agriculteurs. Nous sommes les derniers idiots du village planétaire à ne pas protéger nos marchés et nos emplois. Nous proposons de prendre le contre-pied total de cette religion libérale, avec une clause de proximité pour tous les marchés publics.
• Faut-il réformer le droit européen de la concurrence pour permettre des fusions du type Alstom-Siemens, interdite par la Commission en février ?
Oui car nous ne sommes pas favorables au principe de la concurrence libre et non faussée. Au nom de cette règle, si nous voulons par exemple nationaliser une entreprise pour la préserver, la Commission européenne peut le refuser au motif que cela constituerait une distorsion de concurrence. Cela dit, le projet de « fusion » d'Alstom-Siemens tel qu'il est soutenu par Macron ne nous convient pas. Il ne s'agit pas d'une fusion mais d'une absorption d'Alstom par Siemens qui se traduirait par la suppression de milliers d'emplois.
Nous sommes les derniers idiots du village planétaire à ne pas protéger nos marchés et nos emplois.
• Faut-il respecter les critères de Maastricht, qui interdisent un déficit public supérieur à 3% du PIB ?
Non. Le PCF est le seul parti de gauche à avoir toujours dit non aux traités européens libéraux. Nous avons, nous, fait campagne contre Maastricht. Dans une époque de marketing, la cohérence peut sembler une valeur désuète en politique : nous en faisons une fierté. Cette règle des 3% n'a aucun fondement économique. Elle ne vise qu'à imposer l'austérité et à fermer nos services publics les uns après les autres pour que le privé se gave de profits. Sa place est à la poubelle.
• Faut-il mettre en place un budget de la zone euro ?
Tout dépend de ce dont on parle. S'il s'agit de réaliser des investissements communs à nos pays dans un certain nombre de secteurs clés comme le ferroviaire, j'y suis favorable.
• Faut-il supprimer le règlement de Dublin, qui prévoit l’examen d’une demande d’asile dans le pays d’entrée du migrant ?
Oui. Nous devons organiser l'accueil de ceux qui fuient la guerre et la misère. Nous demandons une clé de répartition des arrivées intégrant l'ensemble des pays de l'Union. La Hongrie est contente d’accueillir les généreuses subventions européennes ; que Budapest respecte donc les règles communes et se montre solidaire des capitales européennes si elle veut continuer à profiter de l’argent des autres pays-membres à l’avenir.
• Faut-il créer un mécanisme européen de droit d’asile ?
Oui.
Ça n’a aucun sens de faire venir des fraises bio du bout du monde, ça nuit à notre agriculture et à l’environnement.
• Voterez-vous la réforme de la politique agricole commune (PAC), qui prévoit une baisse de son budget et une plus grande latitude des Etats ?
Non. Car nous avons besoin de défendre nos agriculteurs et parce que cette baisse de budget se traduirait par des difficultés supplémentaires pour les petits exploitants agricoles.
• Faut-il instaurer une taxe carbone aux frontières de l’Union européenne ?
Oui. Ça n’a aucun sens de faire venir des fraises bio du bout du monde, ça nuit à notre agriculture et à l’environnement. Une taxe aux frontières peut être une solution si et seulement si elle est calculée en fonction de l'impact réel en CO2, et reversée à un fonds d'investissement pour la transition écologique.
• Faut-il instaurer un salaire minimum européen ?
Oui, mais contrairement à ce que proposent M. Macron et Mme Loiseau, celui-ci doit obligatoirement être plus élevé que les salaires minimums en vigueur actuellement dans chaque pays. Les communistes proposent le niveau de 60% du salaire moyen. Cela fait 1.400 euros nets en France soit une augmentation de 200 euros. J’observe que les députés européens, qu’ils soient hongrois, italiens ou français, perçoivent la même indemnité. Donc l’harmonisation sociale par le haut, quand on veut on peut.
Avec une armée européenne, à l’époque de la guerre en Irak, la France aurait été entraînée malgré elle.
• Faut-il sortir de l’Otan ?
Oui. Alors qu'on nous a chanté sur tous les tons que l'Europe nous apportait la paix, on constate aujourd'hui qu'elle nous pousse à une course aux armements et nous inféode à la logique belliciste des Etats-Unis. Il faut sortir de l'Otan et travailler à de nouvelles coopérations pour un monde multipolaire.
• Faut-il créer une armée européenne ?
Non. La France a une voix singulière en Europe et dans le monde. Avec une armée européenne, à l’époque de la guerre en Irak, la France aurait été entraînée malgré elle.
• Concernant le Brexit, faut-il exiger des Britanniques qu’ils sortent de l’Union européenne le plus vite possible, quitte à ne pas trouver d’accord ?
Non. Je n'étais pas favorable au Brexit, mais il est important de respecter la décision démocratique et souveraine du peuple britannique. Certains veulent les punir d'avoir choisi le Brexit en faisant en sorte que ce départ soit le plus brutal possible. Je suis pour ma part favorable à ce que les discussions se poursuivent pour que ce Brexit se passe dans les conditions les moins douloureuses pour eux comme pour nous.
• Faut-il accepter l’adhésion d’autres Etats à l’Union européenne ?
En l'état, non. Dans un contexte de concurrence libre et non faussée, s'élargir à des pays où le SMIC est à 200 ou 300 euros, c'est soumettre nos pays à une concurrence déloyale et donc nous tirer vers le bas.
Les communistes défendent l'idée d’une rupture avec les traités, pour nous affranchir de leurs carcans libéraux.
• Au fait, la France doit-elle rester dans l’Union européenne ?
Oui, je ne suis pas favorable à un Frexit. La France doit peser de toutes ses forces pour transformer l'Union européenne. La réalité, c'est que nos gouvernants n'ont jamais tenté de le faire. L'UE est actuellement foncièrement au service de l'argent et des multinationales. Il faut instaurer une clause de non-régression sociale et changer le statut de la Banque Centrale Européenne pour financer les services publics.
• Faut-il changer les traités européens ?
Oui. Les communistes défendent l'idée d’une rupture avec les traités, pour nous affranchir de leurs carcans libéraux. Cela suppose de construire des coopérations avec tous les peuples qui refusent l'austérité et le démantèlement des services publics.
• Savez-vous dans quel groupe politique vous siégerez au Parlement européen ?
Oui, dans le groupe de la GUE/NGL, que le Parti communiste a contribué à créer il y a plus de trente ans. Nous serons toujours rassembleurs : il est important d’unir nos forces face aux libéraux et à l’extrême-droite.
• Pensez-vous qu’il existe un peuple européen ?
Non, il existe des peuples libres et souverains, et je souhaite qu'ils s'associent le plus possible.
11:28 Publié dans Elections Européennes, ELUS COMMUNISTES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ian brossat, programme, europe des gens | |
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