Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/01/2026

Municipales 2026 : bâtir la France, commune après commune

Evry.jpg

Nous souhaitons une belle et heureuse année à toutes celles et tous ceux qui s’engagent, qui militent, qui font vivre le communisme municipal au quotidien. À celles et ceux qui, souvent loin des projecteurs, tiennent debout les services publics locaux, promeuvent la solidarité concrète et donnent un contenu réel à la promesse républicaine. Aux progressistes, aux internationalistes, aux féministes, aux antiracistes, aux acteurs de notre écologie populaire, sociale et démocratique…

L’année 2026 sera une année décisive. Les élections municipales seront l’occasion de changer le réel au quotidien. Dans une époque trouble, où l’extrême droite gagne des positions, nos communes sont les premiers lieux de résistance et d’offensive, là où se construit la France de demain. Elles permettent de porter des projets de dignité humaine, de solidarité, de transition énergétique et écologique juste, de sécurité humaine au sens large : alimentation, accès à la santé, au logement, à la tranquillité publique, aux droits fondamentaux, à rebours du système dominant…

Ce rendez-vous démocratique local sera aussi celui des enjeux intercommunaux qui sont trop souvent un impensé politique. À travers la gestion des déchets, de l’eau, des espaces verts, des voiries, les politiques de l’emploi, de la formation, du soutien à la vie associative : les territoires sont des lieux de pouvoir et des leviers de transformation sociale à ne pas négliger. Les municipales dessineront, dès septembre prochain, la prochaine composition du Sénat.

Municipales et sénatoriales forment l’architecture du bloc territorial de la nation et de la représentation nationale que nous devons construire pierre après pierre, commune après commune.

Ces élections peuvent ouvrir une séquence nouvelle, rompre avec la petite musique de l’inéluctable basculement réactionnaire et d’extrême droite du pays. Si le pire est toujours possible, il n’est jamais écrit d’avance. L’élection municipale repose sur l’ancrage local, les dynamiques citoyennes, le tissu social territorial. Elle sera aussi la première manche de la présidentielle de 2027 pour que le progrès social et écologique et notre pays retrouvent toute leur place.

Dans les 35 000 communes de France, il nous revient de rendre visibles des acquis sociétaux, de créer des surprises, avec conviction et innovation. Face aux ingénieurs du chaos, qui prospèrent sur la peur, la colère et le ressentiment, les collectivités et les élu.es communistes sont les ingénieurs de la confiance, du progrès, du bonheur, les architectes d’une France « en avance ».

Philippe Rio, Maire communiste de Grigny, Président de la coopérative des élus

Chronique publiée par le journal l'Humanité

04/01/2026

Le PCF dénonce une agression impérialiste au Venezuela

Venezuela, PCF

Dans la nuit du 2 au 3 janvier, les États-Unis ont revendiqué des frappes militaires contre le Venezuela et affirmé avoir capturé puis exfiltré le président Nicolás Maduro. Une opération que le Parti communiste français condamne fermement, en mettant la France face à ses responsabilités.

Dans un communiqué publié ce samedi, le PCF ne s’embarrasse d’aucune ambiguïté. Il condamne « avec la plus grande fermeté l’offensive militaire menée par les États-Unis contre le Venezuela » et l’arrestation annoncée du chef de l’État vénézuélien, y voyant « une violation flagrante de la souveraineté du Venezuela, du droit international et de la Charte des Nations unies ». Pour les communistes, Washington a franchi toutes les lignes rouges.

Cette offensive n’est pas un coup de tonnerre isolé. Le PCF rappelle qu’elle s’inscrit dans une longue séquence d’ingérences méthodiques : sanctions économiques massives, asphyxie financière, pressions diplomatiques, tentatives de coups de force et reconnaissance de dirigeants autoproclamés. La nouveauté, cette fois, tient à la disparition de tout vernis juridique ou diplomatique. L’impérialisme ne se dissimule plus.

Et le Parti communiste en désigne clairement le moteur. Cette opération révèle « le fond réel de cette politique », écrit-il, à savoir « l’accaparement des immenses ressources pétrolières du Venezuela au profit des intérêts économiques et financiers nord-américains ». Derrière les discours moralisateurs sur la démocratie et la lutte contre le narcotrafic, le PCF pointe une logique vieille comme l’impérialisme lui-même : le contrôle des ressources stratégiques par la force.

Sur le terrain, les premières informations font état de frappes touchant plusieurs zones du pays, y compris des secteurs civils. Le PCF met en garde contre les conséquences humaines d’une telle escalade. « Ce sont toujours les peuples qui paient le prix de ces aventures impérialistes », rappelle le communiqué, évoquant morts civiles et destructions d’infrastructures dans un pays déjà étranglé par des années de sanctions.

Face à cette situation, le PCF réclame « l’arrêt immédiat de toute opération militaire », le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Venezuela, ainsi que « des preuves de vie et la libération immédiate des personnes arrêtées, en premier lieu le Président Maduro, et le respect strict de leurs droits fondamentaux ». Il exige également la levée des sanctions économiques, qualifiées de « forme de guerre contre le peuple vénézuélien ».

Mais le communiqué ne se limite pas à une dénonciation de Washington. Il interpelle frontalement Paris et Bruxelles. Le PCF appelle le gouvernement français et l’Union européenne à rompre avec « toute complaisance ou alignement sur la politique des États-Unis ». La France, insiste-t-il, doit « porter une voix indépendante » et « saisir immédiatement le Conseil de sécurité de l’ONU », plutôt que d’accompagner, par son silence ou ses ambiguïtés, une nouvelle violation du droit international.

Au-delà du Venezuela, les communistes posent une question centrale. Si une grande puissance peut aujourd’hui capturer un chef d’État étranger par la force, quel État peut encore se croire à l’abri demain ? Pour le PCF, la paix, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le multilatéralisme ne relèvent pas du discours incantatoire. Ils constituent une ligne de fracture politique, et un combat.

Source Liberté Actus

 

30/12/2025

Le patronat organise le grand déménagement de notre industrie

PCF Industrialisation.jpg

Face aux difficultés du tissu industriel français, symbolisées par la récente liquidation judiciaire de Brandt, le communiste Aymeric Seassau appelle l’État à agir et dénonce le rôle du capital.

Pourquoi appelez-vous à sonner « l’état d’urgence industriel » ?

Aymeric Seassau

Membre du CEN du PCF, responsable à la nouvelle inustrialisation

Cet appel part d’un constat. La France et son appareil productif sont arrivés à un point de non-retour : nous sommes le tout dernier pays d’Europe en part de l’industrie dans le PIB. Peut-on vraiment vivre dans un pays dans lequel 78 % des médicaments, 87 % des vêtements et 92 % des équipements électroniques consommés sont produits à l’étranger ?

D’autant que c’est encore en train de reculer puisque avec la liquidation de Brandt, on perd le dernier producteur de cuisson en France. C’est grave pour la nation tout entière pour notre souveraineté de production, pour la transition écologique, puisqu’en perdant notre industrie, on en vient à importer de l’autre bout du monde ce que l’on pourrait fabriquer ici.

Et c’est grave pour la balance commerciale, l’emploi, et donc la protection de la protection sociale. C’est pour cela que nous lançons un cri d’alerte en appelant à l’état d’urgence industriel. Notre pays ne peut plus laisser cette casse se poursuivre. Il ne s’en remettrait pas.

Que symbolise, selon vous, la récente liquidation de Brandt ?

C’est un cas qui est extrêmement éloquent, mais il y en a d’autres : Mittal, Vencorex… Le premier responsable de cette situation, c’est le patronat, qui organise un grand déménagement industriel depuis plusieurs années. Et qui, comble de l’indécence, s’emploie dans le même temps à capter les politiques publiques en direction des entreprises pour alimenter le capital et reverser des dividendes record.

Disons les choses : en France, nous avons l’un des patronats les moins patriotes du monde puisque nos grands groupes ont 62 % de leurs emplois à l’étranger, contre 38 % en Allemagne et 28 % en Italie. Une situation amplifiée par l’abandon de l’État, symbolisé aujourd’hui par Emmanuel Macron, qui promeut la start-up nation au détriment de la France des usines.

Cette situation crée, dans le pays, un sentiment d’injustice et de colère très fort. Il est urgent d’y apporter des réponses, d’autant que l’extrême droite rôde et surfe sur ce désespoir.

Le PCF a mené une campagne sur le thème de l’industrie ces dernières semaines. Un tour de France a été réalisé pour recueillir doléances et propositions. Que retenez-vous de ce travail de terrain ?

Nous disons une chose : si l’État ne peut pas tout faire, l’État ne peut pas non plus ne rien faire. Il y a des mesures simples qui peuvent être prises dès maintenant. Comme déclarer un moratoire sur les licenciements pour ne plus perdre d’emplois industriels, réformer les tribunaux de commerce pour que les demandes des salariés soient entendues, notamment lorsqu’ils se prononcent en faveur d’une proposition de reprise favorable à l’emploi et à l’écologie.

Mais aussi se doter d’un pôle public bancaire, composé de la Caisse des dépôts, de la BPI (Banque publique d’investissement, NDLR) et de la Banque postale, pour en faire un levier économique nous permettant de nationaliser des groupes stratégiques. Mais aussi travailler sur la formation : il faut savoir qu’il existe beaucoup d’emplois industriels non pourvus en France par manque de compétences.

Cela suffira-t-il à faire vivre cette « nouvelle industrialisation » que vous appelez de vos vœux ?

Lorsque nous disons « nouvelle industrialisation », ça ne veut pas dire revenir à l’état antérieur. Mais en créer une qui répond aux enjeux de notre temps, en particulier la transition écologique. Il faut planifier une nouvelle stratégie industrielle nationale où l’État comme les travailleurs jouent pleinement leur rôle, notamment en sécurisant l’emploi et la formation, en reconstruisant et en défendant des filières industrielles stratégiques, en mobilisant les marchés publics pour favoriser le « produire en France »…

Et cela veut aussi dire relocaliser, conditionner les aides publiques à des objectifs décarbonés, peser sur la concurrence déloyale lorsque des produits interdits de production sur le territoire européen sont importés et mettre en place des barrières pour empêcher les produits nocifs et nuisibles pour le climat sur le continent.

Que répondre à ceux qui vous diront que nationaliser coûte cher ?

Nous proposons un plan de 100 milliards pour nationaliser lorsque c’est nécessaire et ainsi empêcher la casse de notre appareil productif dans nos territoires. On peut penser que c’est une grande somme, mais, en comparaison, nous déboursons aujourd’hui 211 milliards par an en aides aux entreprises, que ce soit des aides directes ou indirectes. Soit le double de ce qui est alloué aux collectivités territoriales. Quel est ce pays qui investit davantage dans le capital que dans la sauvegarde de ses emplois et ses services publics ?

18/12/2025

Contre la xénophobie et l’exploitation, un même combat

pcf travailleurs.jpg

Les personnes migrantes subissent toujours davantage d’attaques contre leurs droits et conditions d’existence, de la part des gouvernements d’Emmanuel Macron comme de l’Union européenne. Les récentes décisions européennes, dont l'ouverture de centres de retour en dehors des frontières de l'UE, vont renforcer les violations des droits humains. La France est quant à elle régulièrement sanctionnée pour non-respect des conventions internationales et du droit d’asile. Ces attaques s'accompagnent, jour après jour, de surenchères xénophobes et racistes de l'extrême droite et de la droite.

Droit d’asile bafoué, conditions d’accueil terriblement dégradées, rejets des titres de séjour en augmentation constante, impossibilité de rendez-vous en préfecture et perte de titre de séjour, refus de la régularisation des travailleurs sans papiers en dépit de leur apport à la richesse nationale, remise en question des APL pour les étudiants étrangers et augmentation de leurs frais d’inscription, OQTF et placements en centres de rétention démultipliés alors que les situations d’un très grand nombre des personnes concernées ne peuvent être traitées : en nombre grandissant des hommes, des femmes et des enfants se retrouvent à présent précarisés, en butte à des dispositifs discriminatoires, contraints de vivre dans une illégalité forcée.

C’est toute une partie des résidents sur notre sol que la loi immigration de 2024, autant que la circulaire Retailleau du 23 janvier de cette année, soumettent à des conditions de vie dramatiques, à une violence systématisée, à une exclusion qui leur interdit de s’intégrer à la collectivité nationale et de travailler dignement.
Tels sont les effets catastrophiques de la dérive d’une droite qui cherche à sortir de sa déshérence en se livrant à des surenchères nauséabondes et dangereuses avec l’extrême droite.

Cette politique, de surcroît sans aucun fondement économique, n’est en aucun cas une réponse aux raisons qui poussent des millions de personnes à s’exiler pour fuir les guerres et les interventions impérialistes, les crises économiques et la misère, les catastrophes climatiques ou des dictatures sanguinaires. Elle entretient un climat xénophobe détestable et favorise la fragmentation du pays alors qu’il faudrait au contraire unir ses forces vives pour les libérer de la domination d’un capital toujours plus prédateur.

C’est la raison pour laquelle le Parti communiste français agit en faveur d’une toute autre politique migratoire, fidèle aux principes de la République, porteuse de solidarité humaine et de coopération entre les peuples à l’échelle de la planète.

Les députés du groupe GDR ont fait le choix d’user de leur droit de tirage pour réclamer une commission d’enquête sur les contrôles des migrations entre la France et le Royaume-Uni où des hommes, femmes et enfants perdent la vie chaque année.

Le PCF propose :

  • Un accueil digne et sécurisé des personnes migrantes en vue de leur pleine intégration, dans le cadre d’une maîtrise démocratique des phénomènes migratoires et d’une mutualisation de ceux-ci à l’échelle de l’Union européenne ;
  • La régularisation des travailleurs et travailleuses, quelle que soit leur origine ;
  • Le respect scrupuleux du droit d’asile et de la convention internationale des droits de l’enfant ;
  • Une lutte déterminée contre toute parole et tout acte xénophobe ou raciste et l'inéligibilité pour leurs auteurs.

Le 18 décembre a été proclamé Journée internationale des migrants par l’Organisation des Nations unies. Cette année encore, elle nous donnera l’occasion de promouvoir la convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles. Le PCF appelle partis progressistes, syndicats et associations à prendre ensemble, sur tout le territoire, les initiatives offrant l’écho maximal à ce rendez-vous mondial essentiel.

Paris, le 11 décembre 2025

Parti communiste français

27/11/2025

La défense nationale, ils s’en moquent !

depenses militaires.jpg

On nous répète en boucle que l’explosion des dépenses militaires serait indispensable à la défense nationale. Mais un simple regard sur l’état réel du pays suffit à démontrer l’incohérence de ce discours. Comment prétendre défendre la France quand nos ponts, nos routes, nos réseaux et l’ensemble de nos infrastructures vitales vieillissent dangereusement  ?

Les faits, eux, ne trompent pas. Un article récent de Challenges rappelle que 3 607 ponts et murs de soutènement « nécessitent une action immédiate » selon le Cerema. Pour remettre à niveau ce patrimoine stratégique, il faudrait au moins 3,3 milliards d’euros. Décennies de sous-investissement, travaux repoussés, entretien sacrifié : le résultat est là. Nous circulons chaque jour sur des ouvrages d’art fragilisés, dont la dégradation menace directement la sécurité des Français. Et chacun sait que réparer trop tard coûte infiniment plus cher que d’entretenir à temps.

Pendant ce temps, on ouvre grand les vannes du budget militaire pour une course au surarmement tournée vers des interventions extérieures. Mais de quelle défense nationale s’agit-il ? Comment imaginer faire circuler des chars de 50 à 70 tonnes — c’est le poids des modèles modernes — sur des ponts dont certains ne pourraient même pas supporter un convoi exceptionnel ? Si l’objectif était réellement de protéger le pays, la première urgence serait de consolider les infrastructures qui permettent précisément, en cas de crise, de déplacer, soigner, ravitailler et défendre.

L’augmentation programmée des dépenses militaires, de 2 % à 5 % du PIB, n’a donc rien à voir avec un investissement patriotique. Elle répond avant tout à une logique d’affrontements extérieurs et à un modèle économique, le capitalisme impérialiste, où les multinationales de l’armement voient leurs profits s’envoler, quand le territoire, lui, se dégrade. Les actionnaires prospèrent ; les ponts se fissurent.

Il est temps d’inverser les priorités. Rénover nos ponts, nos routes, nos réseaux ; moderniser nos moyens de transport ; relancer l’industrie ; sécuriser nos infrastructures : voilà ce qui ferait réellement avancer la souveraineté nationale. Voilà ce qui créerait des dizaines de milliers d’emplois utiles, soutiendrait l’économie réelle et préparerait l’avenir.

C’est exactement le sens du projet porté par le Parti communiste français : réorienter une partie des dépenses de surarmement vers la reconstruction du pays, mobiliser les recettes là où se concentrent les profits, et engager une planification industrielle capable de garantir, enfin, une sécurité nationale fondée sur la solidité du territoire et non sur la fuite en avant militariste.

Parce que réparer nos ponts, c’est réparer la nation. Et parce que la défense nationale ne se construit pas à coups de milliards engloutis dans des armes destinées à des guerres lointaines, mais en retissant les fondations matérielles et en renforçant les services publics du pays.

La même évidence s’impose lorsqu’on regarde l’état de nos infrastructures de santé. Comment prétendre à la défense nationale avec des hôpitaux publics déjà saturés en temps normal, incapables de faire face à un afflux massif de blessés en cas de crise grave ? Là encore, l’affaiblissement organisé des services publics contredit frontalement les discours martiaux.

Le capitalisme de guerre n’a rien à voir avec la défense du pays : il en est l’exact inverse. Et les appels martiaux du commandement militaire, invitant à préparer nos enfants au sacrifice, deviennent d’autant plus abjects et cyniques que l’État laisse se déliter les infrastructures essentielles à la survie de la population.

Voilà pourquoi la mobilisation des travailleurs, des citoyens, de toutes celles et ceux qui refusent cette orientation périlleuse, est aujourd’hui un impératif national. Faire monter la conscience des enjeux, ouvrir les yeux sur les priorités réelles, reconstruire notre pays plutôt que préparer des guerres étrangères : telle est la seule voie cohérente, responsable et véritablement patriotique.

Source Liberté Actus

20/11/2025

Combien de Français le général Mandon veut-il sacrifier ?

jeunes communistes,guere

Au Congrès des maires de France, le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, a prononcé ces mots qui résonnent comme un coup de tonnerre : « Il faut accepter de perdre nos enfants. »

Un message de gravité extrême, adressé non seulement aux élus locaux, mais à tout le pays : se préparer à la guerre, à ses sacrifices humains, à ses coûts économiques. Comme si notre avenir était déjà écrit.

 

Jeunes communistes, guere

Si les militaires préparent la guerre, c’est parce que les capitalistes la veulent ! Il est facile, aujourd’hui, de crier à l’invasion, de dire que nos enfants doivent se préparer à mourir, mais que diront ces gens quand nous aurons 10 000, 20 000, 100 000 morts ? Où seront-ils quand nos universités se videront pour les champs de bataille ? Il sera inutile de pleurer devant les monuments aux morts quand le sang coulera : c’est aujourd’hui qu’il faut se réveiller et dire non à la guerre, tout faire pour construire la paix.

Évidemment que c’est difficile, mais c’est la seule alternative à la boucherie. Il y a encore dix jours, nous commémorions les morts de la Première Guerre mondiale et nous promettions « plus jamais ça ». Ce discours du général Mandon est une insulte à notre mémoire collective.

Ces mots ne relèvent pas d’un simple « réalisme stratégique ». Ils construisent l’idée qu’une guerre serait inévitable, qu’il faudrait s’y résigner, psychologiquement et politiquement. Ils transforment nos vies en variables d’ajustement d’une géopolitique conduite au pas de charge.

Pourtant, pendant que le gouvernement augmente encore le budget militaire de 7 milliards en 2026, ce sont les collectivités — donc les services publics de nos villes et nos quartiers — qui voient leurs moyens amputés du même montant. Le message est clair : plus de moyens pour préparer la guerre, moins pour vivre dignement.

La jeunesse, elle, entend déjà trop souvent qu’elle devrait accepter l’urgence climatique, accepter la précarité, accepter la peur, accepter l’avenir bouché. Aujourd’hui, on lui demande d’accepter la guerre. Nous refusons ce chantage.

Heureusement que ce Fabien Mandon n’est pas candidat aux municipales ! Quelles seraient les promesses de campagne ? Moins de logements sociaux, plus d’abris anti-missile. Agrandissement du monument aux morts. Moins de cars, plus de chars.

Les communistes défendent une autre voie : celle de la paix, de la diplomatie, de la souveraineté populaire. Une voie où la sécurité ne se construit pas contre les peuples, mais avec eux. Une voie où l’on protège la jeunesse, au lieu de la préparer au pire.

Nous ne laisserons personne nous voler l’avenir. Nous choisissons la paix, et nous la construirons.

 

06/11/2025

Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un maire communiste

Zohran.jpg

Victoire de Mamdani à New York : tout le monde n’a pas la chance d’avoir un maire communiste...

Zohran Mamdani va-t-il faire vaciller la Trump Tower ? La victoire de Zohran à la mairie de New York, la ville où le président américain a passé sa jeunesse dorée et construit sa fortune, est un affront pour Trump, pourfendeur du gel des loyers, d’une taxe sur les riches, de la gratuité des crèches et des transports.

À quelques jours de l’élection, il dégainait : « Si le candidat communiste remporte l’élection à New York, il est très peu probable que je débloque les fonds fédéraux. » Ces propos menaçants fleurent bon les heures sombres du maccarthysme des années 1950 et sa paranoïa inquisitoire. Mais cela dit aussi quelque chose sur la force du municipalisme comme alternative progressiste dans le monde.

La ville qui ne dort jamais va pouvoir s’affirmer comme un contre-pouvoir aux tentacules réactionnaires et fascisants du pouvoir trumpiste. Dans le pays au drapeau étoilé, l’affrontement idéologique se joue aussi dans des villes refuges comme Los Angeles ou Chicago refusant de prêter main-forte à la police fédérale de la honte et de la rafle des immigrés. Alors, à quand le drapeau rouge sur la statue de la Liberté ?

Et dans notre vieux pays, la France, d’un vieux continent, l’Europe, les collectivités locales organisent également la résistance et l’innovation politique. Comme dans les villes communistes et progressistes faisant flotter le drapeau palestinien sur leur fronton pour saluer le pas historique de la reconnaissance de l’État de Palestine par la France. Ou avec la maire communiste de Graz (Autriche), meilleure maire du monde en 2023, récompensée pour son action « au service des sans-voix et des plus démunis ».

Au moment de la victoire de Zohran, j’ai une pensée pour ses camarades Tiffany Caban et Alexa Avilés, conseillères municipales de New York du parti Democratic Socialists of America. En mai 2022, en marge du forum sur les migrations à l’ONU, alors que j’étais auréolé du titre de meilleur maire du monde, nous avions bu un café à proximité de l’hôtel de ville de New York.

Nous avions échangé deux heures durant sur la pratique politique locale et la possibilité de changer le réel par le bas. Plus qu’opposantes au système, elles incarnaient déjà l’alternative par leurs combats contre les violences policières, les violences sexistes et sexuelles, pour l’hébergement d’urgence et l’écologie urbaine.

En 1835, Alexis de Tocqueville écrivait : « C’est dans la commune que réside la force des peuples libres. Les institutions communales sont à la liberté ce que les écoles sont à la science ; elles la mettent à la portée du peuple ; elles lui en font goûter l’usage paisible et l’habituent à s’en servir. » Alors Zohran, Tiffany, Alexa, de tout cœur avec vous ! Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un maire communiste…

Philippe Rio, maire communiste de Grigny dans l'Essonne, président de la coopérative des élus communistes et Républicains, tribune publiée par le journal l'Humanité

11:46 Publié dans ELUS COMMUNISTES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!