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22/03/2025

250 personnes ont écouté et interpellé Fabien Roussel à Figeac

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Plus de 250 personnes ont écouté et interpellé Fabien Roussel, le leader du PCF, venu "donner de l’espoir" à Figeac

Dans le cadre d’un tour de France entamé depuis près de deux ans, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti Communiste Français, a fait étape à Figeac lundi soir pour une réunion d’échange ouverte à tous. Plus de 250 personnes ont participé au débat. 

« Il n’y a pas d’industrie sans services publics efficaces et pas de services publics dans des déserts industriels. » En rappelant cette réalité à la presse régionale d’Occitanie la veille de son déplacement à Rodez (Aveyron) et Figeac (Lot), Fabien Roussel donnait le sens de ses nombreux déplacements à travers la France.

Comme de nombreux autres départements, le Lot et l’Aveyron ont connu la désindustrialisation qui s’est accompagnée d’une désertification en services publics. Demeurent cependant encore de beaux restes industriels, notamment dans l’agro-alimentaire ou l’aéronautique qui génèrent plusieurs milliers d’emplois aux alentours de Figeac, dans les deux départements voisins.

Une industrie de pointe actuellement en proie à des vicissitudes par l’attitude de patrons rétrogrades. L’occasion pour le secrétaire national du PCF d’aller y réaffirmer l’importance de l’industrie pour le développement économique et social de la France.

Des industries de pointe en milieu rural

Plantée dans un décor de vacances, Figeac est une petite commune de 9.700 habitants au cœur d’une agglomération de villages de 43.000 personnes.
Ville d’Art et d’Histoire, elle a tout d’un lieu de villégiature et, venant d’ailleurs, on est étonné dès l’entrée de découvrir quelques usines affichant des activités ultra-modernes liées à l’aéronautique.

Fem Aero, une PME de commandes électriques et électrotechniques ; Ratier, vieille entreprise française tombée aux mains de capitaux américains ; Figeac Aero, la grosse entreprise aux 1.300 salariés sur le site, spécialisée dans la production de pièces pour les programmes civils et militaires.

Dans ces deux dernières, le climat n’est pas au beau fixe, leurs directions étant tout autant réactionnaires. Les dernières tentatives de négocier des augmentations de salaires correspondant à l’augmentation de la productivité et des profits se sont heurtées aux refus patronaux. Pire, chez Figeac Aero le patron laisse planer le doute sur une possible reprise par un groupe, histoire de faire planer le spectre d’une restructuration et de faire peur aux salariés.

Pour une économie de paix

La situation sociale et économique fut donc au cœur du débat tenu avec plus de 250 personnes à la salle Balène. Pour l’occasion y participaient les représentants et élus d’autres forces politiques de gauche, du PS, du PRG, des Écologistes et du GRS.

De nombreux sujets furent donc traités dont l’éducation, l’école privée, l’économie de guerre, l’armée, les alliances, l’agriculture, les services publics, les territoires d’Outre-Mer, l’abrogation de la réforme des retraites…

Le secrétaire du PCF rappela notamment les propositions communistes sur l’éducation et particulièrement celle sur le recrutement de 90.000 enseignants.

Il devait également opposer « l’économie de paix » à l’économie de guerre qui vise à imposer des sacrifices supplémentaires aux travailleurs alors que des universités sont au bord du dépôt de bilan, que le service public de santé devient exsangue, que la pauvreté grandit.

Sur le refus de François Bayrou de ramener l’âge de départ à la retraite à 62 ans, « le Premier ministre rompt avec son engagement d’ouvrir des négociations sans tabou y compris sur les mesures d’âge. Il s’expose ainsi au vote du motion de censure », a-t-il prévenu.

L’argent public pour les PME

Par la suite, Fabien Roussel et la direction de la Fédération du Lot du PCF ont rencontré les syndicalistes de chez Ratier.
Outre les problèmes salariaux, les responsables du PCF ont dénoncé les pratiques socialement et écologiquement inacceptables de la direction qui fait appel à des transporteurs roumains ou lituaniens. Fabien Roussel interpellera aussi la ministre du Travail sur la mauvaise application de la convention collective alors que l’entreprise fonctionne bien et reçoit de l’argent public. « Le groupe Ratier n’a pas besoin de l’argent public, de l’argent de nos impôts qui devrait plutôt aller aux PME » a-t-il estimé.

Avec les responsables communistes du Lot, il a ensuite rencontré des élus du secteur, du département et de la région préoccupés par les baisses de dotations de l’État et les politiques antisociales du gouvernement.

La journée s’est conclue par une discussion avec des organisations syndicales d’enseignants et de parents d’élèves de l’Éducation nationale. Au cœur des échanges, les suppressions d’emplois et les fermetures de classe dans le Lot. « Dans notre département rural, fermer une classe entraîne de longs déplacements pour les enfants et la désertification » a commenté Jean-Christophe Vialaret, secrétaire fédéral du PCF.

Sources La Dépêche du Midi, et Liberté Actus

02/02/2025

Handicap, le PCF force de propositions

pcf,handicapésHandicap : pourquoi le PCF veut inscrire l'accessibilité dans la Constitution.

Le Conseil national du PCF met régulièrement à jour son programme. Lors d’une réunion samedi 1er février à Paris, les mesures pour l’accessibilité et l’égalité réelle des personnes handicapées ont été adoptées.

 

Le PCF peaufine son programme, conseil national après conseil national. Samedi 1er février, les dirigeants de la formation de gauche ont planché sur des propositions pour l’égalité réelle des personnes handicapées, qui seront publiées dans un livret et présentées lors d’une soirée, le 11 février prochain.

Avant tout, il s’agit de réellement appliquer la loi pour l’égalité des droits et des chances des personnes handicapées. Celle-ci fête ses 20 ans, le 11 février, mais n’a été mise en œuvre que de manière parcellaire. « On n’est qu’au milieu du guet, estime Fatima Khallouk, responsable de la commission Droits des personnes handicapées du PCF. Depuis l’adoption de la loi, nous avons vu avant tout la question médicale du handicap. Mais n’a pas été prise en compte la conception sociale du handicap, par un travail sur la question de l’environnement ».

En conséquence, « l’accessibilité est vue comme une obligation légale ou réglementaire de plus par les décisionnaires et les maîtres d’ouvrage, qui ne se posent donc pas la question de la qualité d’usage du bâti. L’accessibilité est perçue comme une obligation et non comme un droit pour les personnes. Ça change beaucoup les choses ».

Pis, à cela s’ajoutent des reculs législatifs et normatifs. En 2018, la loi Elan a réduit de 100 à 20 % la part des logements neufs accessibles aux personnes handicapées. Et depuis 2011, « sur tout ce qui est accessibilité, il y a un recul majeur », avec des délais de mise au norme reportés de plusieurs années, déplore la dirigeante communiste. « On a fait assez de sensibilisation depuis cinquante ans. (La première loi date de 1975, N.D.L.R.) Il faut passer aux sanctions », indique-t-elle.

Des moyens nécessaires

Pour faire changer les esprits, le PCF propose donc d’« inscrire l’accessibilité dans la Constitution », précise le programme. Cela appellera des moyens conséquents, sans lesquels cet objectif restera lettre morte. Outre l’accessibilité, le projet du PCF met l’accent sur la question du travail, le taux de chômage des personnes handicapées demeurant le double du reste de la population, et leur recrutement ayant reculé de 6 % l’an passé.

Le programme suggère donc entre autres de « durcir les obligations des employeurs en matière d’emploi de personnes handicapées », par un accompagnement renforcé des petites entreprises, mais aussi par une augmentation des « sanctions financières ». Les aides aux employeurs devront être conditionnées « au recrutement des personnes en situation de handicap ». Pour les personnes ne pouvant pas ou peu travailler, il est proposé de remplacer l’allocation adulte handicapé « par un revenu au niveau du Smic revalorisé ».

Autre chantier prioritaire : l’éducation. Plusieurs points de programme visent à rendre effectif l’accueil inconditionnel de tous les enfants à l’école, avec des moyens dédiés.

Source l'Humanité

19:58 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pcf, handicapés | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

25/01/2025

Circulaire Retailleau ! Communiqué du PCF

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Circulaire Retailleau : le PCF demande l’abrogation et l’ouverture d’un débat au parlement !

Le Parti communiste français condamne la nouvelle circulaire Retailleau qui, en abrogeant la circulaire Valls de 2012, constitue un recul majeur en matière de droit du travail et de droits des étrangers en France, qui nous concerne tous et toutes.

Défendre la régularisation des travailleurs sans-papier, c’est d’abord défendre le monde du travail dans son ensemble.

Cette nouvelle circulaire risque d’accentuer en réalité le recours au travail illégal dans notre pays, de tirer vers le bas les droits des travailleurs français mis en concurrence avec des travailleurs hyper précarisés, sans droits, sans protection sociale. C’était déjà le cas avec la circulaire Valls qui laissait de nombreux travailleurs et travailleuses sans-papiers se faire exploiter dans de nombreux secteurs professionnels où les salaires sont bas et les conditions de travail difficiles. Le PCF est aux côtés de tous les travailleurs, français et étrangers, dans la défense de leurs intérêts communs.

Le ministre de l’Intérieur sait que la traite des êtres humains dans le travail, dans des secteurs comme le bâtiment, la sécurité ou la restauration, permet aussi de blanchir l’argent du trafic de drogue qu’il est censé combattre. Où est la cohérence, si ce n’est de se soumettre aux injonctions de l’extrême droite ?

Cette circulaire dégrade l’organisation de l’accueil et affaiblit notre démocratie en rompant avec la gestion des demandes exceptionnelles d’admission en lien avec les organisations syndicales et les associations. Elle s'attaque aux piliers fondamentaux de notre pacte républicain que sont la liberté, l’égalité et la fraternité. Avec l'augmentation de 5 à 7 ans de la durée de présence minimale sur le territoire, elle ne fera qu’aggraver les inégalités. Elle jette sur la France le voile sombre des gouvernements d’extrême droite qui arrivent au pouvoir un peu partout en Europe et Outre Atlantique.

Nous demandons, comme une grande majorité de nos concitoyens, comme les organisations syndicales et de nombreux chefs d’entreprises, la régularisation des travailleurs sans papiers et le respect des droits humains.

En matière de vie privée et familiale, il est en outre inacceptable qu’à la différence de la circulaire Valls, nombre de demandes légitimes ne soient plus considérées comme des demandes favorisant l’admission au séjour.

Pour toutes ces raisons, cette nouvelle circulaire doit être abrogée et un débat doit s’ouvrir au Parlement rapidement.

Paris, le 24 janvier 2025
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

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14/01/2025

2025, VOEUX DU PCF PRESENTES PAR FABIEN ROUSSEL

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Comme tous les ans, le secrétaire national du PCF a présenté ses vœux. Une occasion de revenir sur l’année passée et les combats à poursuivre en 2025.

Margot Bonnéry , l'Humanité

Fabien Roussel a présenté ses vœux ce lundi 13 janvier au siège du Parti communiste français, place du Colonel-Fabien, à Paris. Bien qu’elle s’annonce chahutée politiquement et socialement, le secrétaire national du PCF espère que 2025 sera « chaleureuse et combative » et souhaite la construction des “jours heureux”.

À cette occasion, il a commencé son discours par son soutien aux Mahorais, terrassés par le passage d’un cyclone et d’une tempête. Les coupures d’eau sont quotidiennes et l’électricité n’est pas acheminée partout, contrairement à ce qu’annonce le gouvernement. « Une commission d’enquête parlementaire s’impose », assène-t-il avant de saluer le travail des associations et des collectivités locales, dont de nombreuses villes communistes.

Le secrétaire national a également évoqué la situation à Gaza, où « le peuple palestinien vit un véritable martyre – pourchassé, enfermé et meurtri sous un déluge de bombes israéliennes ». Il déplore de voir la France abandonner ce peuple, qui « subit un génocide sous les yeux du monde entier ».

Selon le communiste, elle devrait plutôt reconnaître l’État de Palestine aux côtés de l’État d’Israël sur la base des résolutions de l’ONU. « C’est la condition d’une paix juste et durable entre les deux peuples. C’est aussi le chemin pour obtenir un cessez-le-feu et la libération des otages, dont nos compatriotes, encore détenus après les attaques terroristes du 7 octobre », poursuit-il.

Comment parler de 2025 sans revenir sur l’année politique tourmentée qui vient de s’écouler ? « Face au mépris du président de la République, qui refuse de tenir compte du résultat des dernières élections législatives, nous serons une force d’opposition, affirme Fabien Roussel. Nous arracherons les victoires dans le dialogue et la négociation, avec les autres forces de gauche mais aussi dans les luttes, avec nos concitoyens, avec les salariés, avec les syndicats. »

« Augmenter les salaires »

C’est pour cela que le PCF est pleinement engagé auprès des salariés des Fonderies de Bretagne, de Vencorex, d’Arcelor, mais aussi des enseignants, des soignants, des énergéticiens ou encore des cheminots pour le fret. « L’industrie et les services sont au cœur de nos combats. »

Devant les présidents des groupes GDR à l’Assemblée et CRCE-K au Sénat, André Chassaigne et Cécile Cukierman, sous la coupole de l’espace Niemeyer, Fabien Roussel l’assure : ensemble, ils se battront pour améliorer la vie des Français. En direction du gouvernement, « nous avons formulé plusieurs propositions pour augmenter les salaires, pour l’énergie, l’industrie, les services publics avec, à chaque fois, les recettes budgétaires en face ».

Selon eux, l’abrogation des retraites est une nécessité. Les communistes veulent permettre aux 70 000 salariés qui auraient pu partir à la retraite en septembre 2023 de pouvoir le faire, dès maintenant et sans décote. Fabien Roussel appelle ainsi les Écologistes et le Parti socialiste à rester unis et fermes sur ce message. « Car ensemble nous sommes une force qui compte et qui montre qu’une gauche sait s’unir pour arracher des victoires, sans être jusqu’au-boutiste, sans être extrémiste », conclut-il.

11:29 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pcf, voeux 2025 | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

04/01/2025

Nous avons besoin d'une société débarrassée des addictions

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Lena Raud.jpgEn réponse aux députés de la France Insoumise qui proposent la libération de la vente du cannabis et proposent que cette vente soit assurée par les dealers Léna Raud secrétaire nationale de l'Union des Étudiants Communistes a régi longuement et avec pertinence sur X au nom de la Jeunesse Communiste.

Chez les communistes, on veut une société débarrassée des addictions. On ne va pas s'excuser pour ça. La consommation régulière de cannabis augmente les risques de troubles cognitifs et de schizophrénie. Qui peut croire que cela rime avec émancipation ?

La drogue coûte 7,7 milliards d'euros à la société française. L’alcool, c'est 41 000 décès/an. La cigarette,75 000 décès/an. Sans même parler des violences et du coût sanitaire des maladies causées par ces consommations. Cela pèse lourd.

Au MJCF (car c'est la position du MJCF, pas juste mon opinion perso), on ne pense pas que la légalisation du cannabis soit la solution pour lutter contre ses méfaits. D'abord parce que ceux qui prétendent que légalisation = baisse de la consommation ou du trafic mentent.

Si la légalisation est un levier utilisé dans certains pays, on ne peut pas affirmer que ça règle le problème dans l’absolu. Légalisation ou non, il reste à s'en prendre aux causes de la consommation, qui pose des soucis de santé publique.

Les légalisations n’ont pas donné les effets escomptés. La criminalité ne baisse pas forcément, les trafics sont toujours là et on observe même un report vers des drogues “dures”. Cette distinction entre dure/douce n’est d’ailleurs pas scientifique, mais médiatique.

Lien : Revue de littérature sur l'impact de la légalisation du cannabis ...Bundesamt für Gesundheit BAG https://www.bag.admin.ch› forschungsberichte

1735986021789.jpgJe critique la position simpliste de certains à gauche, qui brandissent la légalisation comme la solution miracle, en font un argument électoral (aujourd'hui LFI, hier les Jeunes socialistes). Ils esthétisent la consommation de cannabis.

Au MJCF, on s'oppose à la politique du tout répressif : Lorsqu'elle vise les consommateurs, elle n'est pas efficace pour faire baisser la consommation.  Lorsqu'elle ne vise que les petits revendeurs, elle ne parvient pas à faire baisser les trafics.

Si on considère que la consommation est un problème de santé publique, il faut la traiter par des politiques de santé publique : soin, prévention, accompagnement social.

Dans les deux cas, ce qu'il faut, c'est des investissements massifs dans les services publics, ce que les libéraux refusent. La légalisation ou non n'enlèvera rien à cela.

1735986461623.jpgD'ailleurs, laisser penser que la légalisation peut mettre fin aux trafics est faux. Au Canada, après la légalisation, une grande partie des ventes venaient encore du marché illégal. Les trafics ne baissent pas et ceux qui les dirigent continuent de s’enrichir.

Pour lutter efficacement contre les trafics, il faut aussi endiguer les flux financiers illicites. Ils sont la raison d’être de ces trafics. Cela demande des moyens, mais aussi des coopérations internationales.

J'ajoute que l'argument visant à dire que "si l'alcool est légal, alors le cannabis doit l'être aussi" est problématique. Si un produit est problématique pour la santé, il faudrait donc rendre tous les autres légaux aussi par souci d' "égalité" ?

L'alcool, comme le cannabis ou d'autres drogues, posent des problèmes énormes de santé, notamment dans la jeunesse. Dire cela, ce n'est pas faire de la culpabilisation. C'est regarder en face une situation.

Je ne pense pas que le rôle de la gauche soit de proposer des solutions toutes faites et médiatiques pour lutter contre les drogues. Nous avons besoin d'une société débarrassée des addictions. Elles sont aliénantes et couteuses pour les victimes et la société.

Si certains sont prêts à en discuter calmement, avec plaisir. Si d'autres veulent en profiter pour insulter les communistes une fois de plus, alors tant pis.

15/12/2024

Les communistes se donnent une feuille de route nationale

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500 délégués du PCF se sont retrouvés place du Colonel Fabien ce samedi pour une conférence nationale qui a débouché sur l'adoption d'un plan d'action à 79 %. L'occasion de débattre de la crise sociale, politique et institutionnelle que traverse la France.

l n’y aura pas de jours heureux dans une France à +4°C, il n’y aura pas de jours heureux dans une France sans usines ni services publics, il n’y aura pas de jours heureux sans un grand Parti communiste français ! », lance Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, en conclusion de la journée d’échanges qui s’est tenue samedi, place du colonel Fabien, rassemblant 500 délégués des fédérations de toute la France.

Convoquée par le conseil national, cette conférence avait pour but d’analyser les résultats électoraux décevants du PCF aux européennes et aux législatives, d’examiner les moyens de lutter contre l’influence de l’extrême droite et de reconquérir l’électorat populaire.

La crise sociale, politique et institutionnelle que traverse la France s’est très largement invitée dans les débats. De nombreuses interventions ont rendu compte des batailles menées contre les plans de licenciements dans l’industrie, d’autres se sont concentrées sur l’actualité politique marquée par la nomination de François Bayrou à Matignon. « Nous ne sommes pas aller discuter d’un gouvernement d’union nationale, nous avons été fidèles aux intérêts du peuple », rappelle André Chassaigne, le président communiste du groupe GDR.

Cécile Cukierman, la présidente du groupe communiste au Sénat, lance : « on entend souvent que personne n’a gagné les législatives, mais une chose est certaine : dans le camp des perdants, il y a celui d’Emmanuel Macron, c’est pourtant dans ce camp que le nouveau Premier ministre a été choisi ».

Nathalie Simonnet, ex-secrétaire départementale de la Seine-Saint-Denis, reproche quant à elle « l’interview donnée par Fabien Roussel au Parisien » dans laquelle il prenait ses distances avec la France insoumise.

Au contraire, Nicolas Cossange, secrétaire départemental de l’Hérault déplore, la « lettre ouverte » publiée par le magazine Politis dans laquelle les signataires, communistes ou non, demandent au secrétaire national de « passer le relais ». Une initiative « irrespectueuse pour les communistes » selon ses mots, car prise à la veille de leur conférence nationale.

Léon Deffontaines, porte parole du PCF, exhorte à « s’atteler à déconstruire le mythe selon lequel le RN serait le parti des travailleurs », ajoutant que « le Nouveau Front populaire a certes été un rempart mais n’a pas permis d’aller chercher ces électeurs ».

Lever les obstacles rencontrés par le Nouveau front populaire

« Un Nouveau Front populaire sous tension et mis en question, c’est ce que cherche Macron et ce qu’espère l’extrême droite. Quelles sont nos propositions pour le transformer en mouvement victorieux ? », s’interroge Pierre Dharréville, ex-député communiste des Bouches-du-Rhône.

Amar Bellal, responsable de la commission nationale écologie, insiste pour sa part sur le plan climat du PCF « Empreinte 2050 », « nous voulons une réindustrialisation sociale et écologique ».

Parmi les dizaines d’interventions, la question du socialisme comme « chemin vers le communisme » et celle de la solidarité avec le peuple palestinien ont aussi régulièrement été évoquées.

Jérémy Bacchi, sénateur et secrétaire départemental des Bouches-du-Rhône salue « une feuille de route nationale ambitieuse car nous ne sommes pas simplement un lieu de débat et de réflexion, pas un club de pensée mais un parti révolutionnaire qui met en œuvre des décisions ».

Après un débat d’amendements, le plan d’action est adopté par 79% des délégués. Parmi les 10 axes qui structurent le texte, le point concernant les élections souligne l’importance de réussir les municipales dans un cadre de larges rassemblements, mais aussi de lever les obstacles rencontrés par le Nouveau Front populaire pour permettre de dégager une majorité de gauche nationalement. Il prévoit également la désignation de chefs de file paritaire par circonscription au premier semestre 2025.

Tout en réaffirmant « la légitimité du PCF à porter une candidature de rassemblement » à la présidentielle, le texte rappelle que « ce sera aux communistes de prendre souverainement leur décision sur la candidature présentée par le PCF ».

Source La Marseillaise

13/12/2024

François Bayrou Premier ministre : réaction du Parti communiste

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En nommant un Premier ministre de son camp, Emmanuel Macron ne respecte pas, une nouvelle fois, le choix des urnes qui aurait dû le conduire à nommer un Premier ministre de gauche issu de la coalition arrivée en tête.

Cette nomination est un très mauvais signal envoyé au pays.
François Bayrou va-t-il s’obstiner à vouloir imposer une politique qui a échoué et qui a été sanctionnée aux dernières élections législatives ?

Le PCF exige un changement profond de cap politique !

Lors de la dernière rencontre à l’Elysée, les forces de gauche présentes se sont engagées en cas de nomination d’un Premier ministre issu de nos rangs à ne pas utiliser l’article 49-3 de la Constitution lors de l’examen du projet de loi de finances 2025.

Cet engagement vaut obligation pour le gouvernement, pour chaque texte de loi, à trouver une majorité, garantie permettant de redonner au travail parlementaire toute sa place.

Ainsi, nous posons la question au Premier ministre : François Bayrou est-il prêt à ne pas utiliser l’article 49-3 ?

Pour notre part, nous continuerons à porter avec détermination les exigences des Français et des Françaises en proposant l’abrogation de la réforme injuste des retraites, l’indexation des salaires et des pensions, des mesures pour mettre fin à l’hémorragie industrielle en cours dans notre pays, des moyens pour les services publics, pour les Outre mer, les collectivités, pour baisser le coût de l’énergie et une action diplomatique plus forte en faveur de la Paix.

Nous appelons les travailleurs et travailleuses, les étudiant·es, la jeunesse, les retraité·es, les élu·es locaux·ales engagé·es pour le service public, à agir ensemble, à refuser la dictature des marchés financiers et à construire des rassemblements populaires et majoritaires pour gagner un changement de politique.

Parti communiste français,

Le 13 décembre 2024.

18:44 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bayrou, pcf | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!