30/10/2011
SALAH HAMOURI DOIT ETRE LIBERE !
Lettre à l'Ambassadeur d'Israël en France
Paris, le 27 octobre 2011
Monsieur l’Ambassadeur,
Notre compatriote Salah Hamouri, 26 ans, qui est emprisonné depuis le 13 mars 2005 en Israël a été condamné à une peine de 6 ans, 8 mois et 15 jours de prison – ainsi qu’en atteste formellement un document officiel du CICR remis à sa famille (document joint). Salah Hamouri est donc libérable le 28 novembre prochain.
Le 25 octobre dernier, vous avez rencontré le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères, M. Alain Juppé qui, selon ses dires, est de nouveau intervenu auprès de vous pour que Salah Hamouri sorte de prison le « plus vite possible ».
Or, le lendemain de cette rencontre, la porte-parole de l’administration pénitentiaire israélienne, Madame Sivan Weizman, indiquait que Salah Hamouri ne sortirait pas avant le 12 mars 2012.
La « raison » invoquée est proprement incroyable : les prisons israéliennes ne seraient plus, du fait de la libération de 1.027 prisonniers palestiniens, en situation de surpopulation carcérale ! Et donc Salah Hamouri pourrait faire 7 ans de prison et non pas 6 ans, 8 mois et 15 jours comme strictement indiqué.
Cette annonce, totalement injuste et arbitraire, soulève une profonde indignation en France.
Israël déclare hautement être un « Etat de droit ». Il ne peut laisser bafouer ce même droit de manière aussi éclatante. Dans un Etat de droit l’administration pénitentiaire ne peut dicter le droit mais doit l’appliquer.
Au nom du « Comité national de soutien à Salah Hamouri » qui regroupe au plan politique toutes les sensibilités qui existent en France, je vous demande donc instamment d’intervenir auprès de vos autorités afin que le droit soit respecté et que notre compatriote sorte à la date qui est formellement prévue, c'est-à-dire le 28 novembre prochain afin qu’il regagne enfin ses foyers à Jérusalem.
Pour terminer, je me permets de souligner une évidence qui n’est pas seconde : l’image de votre pays, en France et dans le monde où le cas de Salah Hamouri est connu, sera affectée et aura à souffrir sérieusement si les responsables israéliens ne font pas appliquer le droit.
Dans l’attente, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de mes salutations distinguées.
M. Jean-Claude Lefort, Député honoraire, Coordinateur du Comité de soutien
SALAH, PRISONNIER POLITIQUE DEPUIS PLUS DE CINQ ANS
Gilad Shalit, ce soldat de nationalité franco-israélienne libéré après 5 ans de détention. À la différence de Shalit, enlevé par le Hamas, Salah Hamouri a été condamné par la justice israélienne. Il est détenu dans ce pays depuis.
Né en 1985 à Jérusalem d'un père palestinien et d'une mère française, originaire de Bourg-en-Bresse, Salah a passé son adolescence dans la ville sainte. Parfaitement francophone, il a été scolarisé au collège des «Frères de Lasalle», une école privée catholique de garçons située à Jérusalem-Est. Ses premiers démêlés avec la justice ont lieu en 2001 quand, à l'âge de 16 ans, il est arrêté alors qu'il distribue des tracts contre la colonisation israélienne. Condamné à cinq mois de prison pour «propagande anti-israélienne», il réintègre son lycée après sa détention et obtient son baccalauréat en juin 2003.
«Salah a toujours été actif au point de vue politique»
Il décide alors de poursuivre des études de sociologie à l'université de Bethléem. Mais en 2004, il est arrêté une seconde fois au cours de sa scolarité au motif d'avoir fréquenté un activiste. Thèse réfutée par ses proches selon lesquels le Franco-palestinien se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment : une soirée où l'armée israélienne a fait une descente pour arrêter un homme recherché et où Salah se trouvait également.
Il va passer de nouveau quatre mois sous les verrous. «Salah a toujours été actif au point de vue politique à l'université», reconnaît sa mère dans un documentaire d'Eric Biesseintitulé «Salah, mon fils, mon frère». «Il voulait simplement finir ses études et travailler en Palestine afin d'aider la cause palestinienne», précise, quant à lui, son père qui décrit son fils comme quelqu'un de «simple» et de très «sociable».
La vie de Salah bascule le 13 mars 2005, quand le jeune homme de 19 ans est arrêté sur la route de Ramallah par les forces de sécurité israéliennes après une dénonciation anonyme. Le jeune homme, qui a été vu passant dans la rue où vit le rabbin Obadia Yossef, un chef du Shass, parti religieux d'extrême droite israélien, est accusé d'avoir fomenté un complot pour l'assassiner. On le soupçonne également d'être membre d'une association proche du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).
Salah plaide coupable de «complot»
Des faits contestés par Salah, qui se définit comme un simple sympathisant de l'organisation palestinienne. Il va pourtant rester trois ans en détention administrative sans avoir été jugé. En avril 2008, il est finalement condamné par un tribunal militaire israélien à sept années de prison pour «complot et appartenance aux jeunesses du FPLP» après avoir plaidé coupable. Un compromis, décidé sur les conseils de son avocate, qui lui permet de voir sa peine réduite aux quatorze ans de détention dont il est menacé.
Depuis, les proches de Salah n'ont cessé d'appeler à sa libération. En 2008, un comité national de soutien à Salah Hamouri, dont font notamment partie des personnalités aussi diverses que Stéphane Hessel, Marie-George Buffet ou encore Jack Lang, a été créé pour faire connaître son cas et obtenir sa libération. Le 16 mai 2009, Salah Hamouri a été fait citoyen d'honneur de la ville de Grigny. Et au mois de juin de la même année, sa mère avait été reçue à l'Elysée par un conseiller du chef de l'État sans toutefois rencontrer Nicolas Sarkozy en personne.
La France a pourtant demandé la libération de Salah à plusieurs reprises.
Demande notamment rejetée en août 2009 par le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, dont la coalition gouvernementale comprend le parti Shass.
Le 11 octobre, la mère du jeune détenu a annoncé à l'Humanité.fr que son fils était à l'isolement et interdit de visite jusqu'au 5 novembre. Dans le même temps, il a été transféré dans une autre prison. Cette mesure aurait été prise après une grève de la faim entamée par des prisonniers palestiniens pour dénoncer l'isolement carcéral. Avant cet épisode, la famille de Salah pouvait lui rendre visite deux fois par mois en détention. «Il lit et écrit beaucoup en prison. Il s'est adapté à cohabiter avec les prisonniers et a déployé beaucoup d‘énergie pour s'adapter», déclarait alors son père
Article publié par le Figaro
PRISON A REPETITION
Le Franco-Palestinien Salah Hamouri, qui purge une peine de prison en Israël, n'est libérable que le 12 mars 2012, vient d’indiquer la porte-parole de l'administration pénitentiaire israélienne. La famille de Salah Hamouri avait cité à plusieurs reprises le 28 novembre comme "date de sortie légale" du jeune homme.
La dernière période de chaque peine de prison, baptisée "période de libération administrative", d'une durée variable, vise à permettre à l'administration pénitentiaire de libérer des condamnés avant le terme de leur peine en cas de surpopulation carcérale, a expliqué la porte-parole, Sivan Weizman. Or, après la libération de 1.027 prisonniers palestiniens en échange du soldat Gilad Shalit, ni Salah Hamouri ni aucun détenu ne bénéficiera de cet allègement, a-t-elle précisé.
"Par le passé, les libérations administratives étaient la norme en raison de la pression sur le système. Mais en raison de la récente vague de libérations, aucune libération administrative n'est prévue", a-t-elle ajouté.
19:30 Publié dans ACTUALITES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : salah hamouri, israel |
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20/08/2011
Israël: le PCF condamne le triple attentat d'Eilat et met en garde sur le risque d'escalade
Le Parti communiste français condamne le triple attentat commis en Israël, près d'Eilat. Ces actes de terreur qui ont fait 8 victimes, essentiellement des civils, ne servent en rien la cause de la paix et de la justice pour le peuple palestinien.
Les autorités israéliennes ont ordonné une riposte militaire immédiate particulièrement meurtrière et annoncé des représailles de grande ampleur. Dans le contexte d'un vaste mouvement social, auquel B. Netanyahou ne sait pas comment répondre, une escalade de la violence offrirait une issue inespérée aux dirigeants israéliens. Elle les conforterait aussi dans leurs manœuvres pour s' opposer à la reconnaissance de l’État de Palestine à l'ONU.
Il y a pourtant urgence à sortir de l'impasse dramatique qui domine au Proche-Orient. La France et l'Union européenne sont devant leur responsabilité.
Communiqué du PCF
10:52 Publié dans ACTUALITES, International, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël, attentats, palestine |
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12/08/2011
Israël: le PCF condamne l'accélération de la colonisation à Jérusalem-Est
Les autorités israéliennes viennent d'autoriser définitivement la construction de 1600 logements dans le quartier de colonisation Ramat Schlomo à Jérusalem-Est. A cette décision s'ajoute le projet de 2600 autres logements dans deux autres quartiers de Jérusalem-Est.
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande énergie ce processus de spoliation et de guerre contre le peuple palestinien.
C'est la perspective même de l'édification d'un État palestinien souverain qui est visée et directement mise en cause par le gouvernement de B. Netanyahou. Cette grave accélération de la colonisation est présentée de façon consternante et scandaleuse comme une réponse à la crise économique, à la contestation sociale et aux grandes manifestations populaires notamment contre la cherté du logement en Israël.
L'instrumentalisation du mouvement social israélien par le gouvernement le plus réactionnaire qu’ Israël ait connu dans son histoire suscite une indignation légitime.
Le Parti communiste rappelle la nécessité pour l'ensemble des gouvernements de l'Union européenne de faire respecter la légalité internationale.
Il faut en finir avec l'impunité. La France - qui a condamné ces annonces provocatrices et dangereuses de B. Netanyahou - se doit de prendre des initiatives d'urgence pour obtenir les sanctions qui s'imposent et notamment la suspension de l'accord UE/Israël tant que les autorités de ce pays se permettront de bafouer le droit international et d'accentuer ainsi la crise et les risques de confrontation au Proche-Orient.
19:10 Publié dans ACTUALITES, International, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jerusalem, israel, pcf |
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19/07/2011
L'INDIGNITE D'ISRAEL
Une fois de plus, le gouvernement israélien a commis un acte de piraterie en arraisonnant le bateau « Dignité-Al Karama» sur lequel se trouvait 16 passagers de 6 nationalités différentes, non violents, représentants la Flotille internationale 2.
Parti à l’origine d’un port en Corse fin juin, et battant pavillon français, le Dignité Al Karama est le seul bateau qui a pu se défaire de l’interdiction de naviguer décrétée par les autorités grecques à la demande du gouvernement israélien. La campagne "Un bateau français pour Gaza" a alors décidé d’en faire le porte-parole de l’ensemble de la flottille, pour dénoncer le siège de Gaza, exiger sa levée, et porter aux Palestiniens un message de solidarité.
A son bord : Stéphane Corriveau (coordinateur du « Tahrir », bateau canadien pour Gaza), Ayyache Derraji (Journaliste-Al Jazeera), Dror Feiler (Campagne Ship to Gaza-Sweden et président des Juifs européens pour la Paix, musicien), Hilaire Folacci (Marin), Jérôme Gleizes (Membre du bureau exécutif d’Europe Ecologie Les Verts, professeur), Stéphane Guida (Cameraman-Al Jazeera), Amira Hass (Journaliste israélienne-Haaretz), Jacqueline Le Corre (Collectif 14 de soutien au peuple palestinien et Parti communiste français, médecin), Jean Claude Lefort (Député honoraire), Jo Leguen (Navigateur), Claude Léostic (Porte parole de la campagne Un bateau français pour Gaza et vice présidente de l’Association France Palestine Solidarité), Yamin Makri (Collectif 69 de soutien au peuple palestinien, éditeur), Oumayya Naoufel Seddik (Fédération des tunisiens pour une citoyenneté des deux rives, politologue), Vangelis Pissias (Campagne Ship to Gaza-Greece, professeur), Thomas Sommer –Houdeville (Porte parole de la campagne Un bateau français pour Gaza et membre de la Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien, chercheur associé à l’Institut français du Proche-Orient), et Yannick Voisin (Marin).
Leur seul tort était de se diriger vers Gaza pour apporter la solidarité internationale contre le blocus. Le déploiement de commandos militaires israéliens pour arraisonner ce petit bateau, véritable petit Poucet citoyen, montre clairement la logique militaire de la politique israélienne qui ne parle que le langage de la force ! Sans aucune nouvélus pour qu’ils interviennent auprès des pouvoirs publics et à protester auprès de l’Ambassade d’Israël.elle des passagers, nous sommes extrêmement inquiets sur leur devenir.
Le gouvernement français doit prendre ses responsabilités pour assurer la sécurité des passagers et leur intégrité physique.
Face à ce coup de force, la Campagne française « Un bateau pour Gaza » a appelé à se mobiliser partout dans tout le pays, à interpeller tous les élus.
16:29 Publié dans ACTUALITES, International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israel, palestine, dignité |
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18/04/2011
J'ai rencontré Salah Hamouri, ce détenu français que la France a lâché
Lorsque le Consulat de France m’a annoncé que j’avais reçu l’autorisation de rendre visite à Salah Hamouri, l’émotion l’a disputé à l’excitation. Salah Hamouri ? Ce jeune Français est incarcéré arbitrairement par Israël depuis près de 7 ans au seul motif qu’il aurait eul’intention de commettre un crime, chose que la justice israélienne n’a jamais pu démontrer.
La nouvelle tombée, je me suis empressé de la partager avec les autres Observacteurs. Ma joie était quelque peu assombrie parle fait qu’eux, ne pouvaient le rencontrer car non membres de la famille, et conscient que mon statut d’élu m’avait permis de passer les nombreux obstacles qui séparent Salah de ses nombreux soutiens.
J’ai compté les jours qui me séparaient de ce moment très spécial. Malgré tous mes efforts la fatigue accumulée tout au long de la semaine a eu raison des impondérables horaires, je suis arrivé en retard. La veille au soir, l’angoisse de me lever en retard m’avait gagné, comme un signe.
La prison dans laquelle est enfermée Salah est située à Gilboa, au Nord du pays. Autant dire que faire Ramallah-Gilboarelève d’un challenge étant donné qu’à la distance s’ajoute le passage ducheckpoint pour aller à Jérusalem, le checkpoint de Qalandia.
Je voulais passer le checkpoint en minibus, histoire de gagner du temps, mais c’est sans compter sur l’arbitraire des soldats israéliens.
Si tu n’as pas plus de 65 ans, tu dois passer par la fouille en passant par le scanner à rayons X. ils m’ont donc fait descendre pour passer le contrôle, et m’ont fait perdre un temps précieux. Pendant tout le trajet je me demandais où était le reste de l’équipe qui devait me rejoindre à Haifa.
Arrivé à Jérusalem à 10h alors que je devais être à Haifa à la même heure, le stress me gagnait.
J’attrape le premier taxi pour me rendre à lagare routière de Jérusalem. Là encore, des contrôles poussés sont effectués etune fois entré je constate que le nombre de soldats qui sont venus prendre lecar sont plus nombreux que les civils.
Le car pour Haïfa est direct mais mettra toutde même deux heures. Autant dire que j’ai eu le Consul plusieurs fois afin de lui signifier mon retard et m’excuser.
J’ai voyagé accompagné de la crainte de voirma rencontre avec Salah annulée.
Le Consul, afin de gagner du temps est venu me récupérer à la gare routière. La route vers Gilboa est très longue, nousavons beaucoup échangé dans la voiture. Gilboa se trouve en face de Jenine.
A ce moment précis je comprends qu’Israël fait tout pour séparer Salah de ses parents, et surtout de sa mère qui se bâtsans relâche pour lui.
La preuve : pourquoi ai-je eu le droit d’embrasser Salah quand sa mère ne le peut pas puisqu’elle doit dire à son filsqu’elle l’aime à travers un hygiaphone ? Pourquoi contraindre deux foispar mois ses parents à parcourir de telles distances ?
Arrivés à la prison, le gardien qui contrôle les allers et venues nous dit en anglais qu’il ne faut pas oublier Gilad SHALIT…
Nous avons attendu longtemps. Comme souvent, j’ai relativisé l’attente, cette fois dans la prison, en attendant que les gardes daignent prévenir Salah de mon arrivée, accompagné du Consul.
Quand Salah est entré dans la pièce, ce fut comme si nous nous connaissions déjà. J’ai salué chaleureusement ce jeune homme, aux cheveux courts, aux épaulés larges et au regard clair et sincère, avant de l’embrasser tout en pensant à sa mère.
Plus d’une heure après le début de notre conversation, je suis sorti complètement bluffé par ce jeune homme de 26 ans. Je lui ai parlé des Observacteurs en Palestine.
A aucun moment, Salah ne parle de lui. Il a rendu hommage à toutes celles et ceux qui souffrent de la politique israélienne. Le tout avec une émouvante déclaration d’amour à ses parents.
Salah a beaucoup parlé de la situation des prisonniers palestiniens en Israël,au nombre de 6000 à 7000, et qui appellent ce 17 avril à une grève générale, le17 avril étant le jour des prisonniers.
Les enfants palestiniens prisonniers en Israel constituent aussi un sujet majeur de préoccupation pour Salah. Ils sont au nombre de 400 dont une partie est malade.
Il rappelle avec force que l’enfance de ces enfants enfermés est broyée et donc, leur avenir compromis. Que rien n’est fai pour les accompagner notamment dans le domaine scolaire. L’enfermement est une catastrophe pour des enfants de cet âge.
Je me dis que les Observacteurs auraient adoré être là et dire à quel point Salah force le respect.
Un autre des sujets de préoccupation de Salah concerne les conditions de transfert des prisonniers. Salah explique que cela dure des heures, avec plusieurs fouilles durant le trajet, que ce soit pour rejoindre une autre prison ou plus simplement pour aller se faire soigner.
Les Palestiniens atteints de maladie graves détenus en Israël sont aussi une réalité. Il ne leur reste que quelques moi à vivre et Salah s’indigne que ces derniers ne soient pas autorisés à sortir afin de profiter de leurs familles pendant les derniers jours qu’ils leur restent.
Pendant un moment, nous avons abordé la question politique. Quand on connait Salah on sait que c’est incontournable. Ce qui m’a frappé est la grande détermination de Salah à contribuer une fois sorti à la Libération de son peuple. Ce dernier est convaincu de la nécessite d’unir les différentes familles palestiniennes. C’est incontestablement un fin analyste de la société palestinienne et de la situation politique.
Il ne se satisfait pas de la situation politique actuelle avec la « «confrontation » Hamas-Fatah. Il n’est pas le seul, nous avons assisté à Ramallah à une manifestation. Il pense que la situation est explosive, et qu’une nouvelle guerre des pierres est à venir
Il est en effet convaincu qu’une guerre des pierres un peu particulière, dans le sens où elle intégrerait la révolte des arabes israéliens qui subissent des discriminations notoires de la part d’Israël, verra le jour prochainement.
Finalement, je me dis que tous les Palestiniens sont des Salah Hamouri en puissance. Cette jeunesse est par essence politisée puisque soumise à l’injustice et à l’arbitraire dès leur spremiers jours. Ils sont donc de grands résistants qui comme Salah, ce jeune français, nne renoncera jamais à la lutte contre l’occupation et l’humiliation qu’Israël fait subir au peuple de Palestine..
Article publié par MEDIAPART
12:16 Publié dans ACTUALITES, Point de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hamouri, palestine, israël |
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04/03/2010
Paris joue avec le feu au Moyen-Orient
Dans un commentaire au vitriol, le quotidien panarabe met en cause les autorités françaises et leur propension à créer la confusion autour d’un sujet aussi sensible que le conflit israélo-palestinien.
Comme chaque année, l’ensemble de la classe politique française, de la majorité aussi bien que de l’opposition, s’est rendue le 3 février au dîner annuel du Conseil représentatif des juifs de France (CRIF). Sauf le Parti communiste (PCF) [et les Verts], dont aucun représentant n’avait été invité.
Le PCF a été “sanctionné” pour la deuxième année d’affilée pour ses positions “anti-israéliennes”. Ainsi, tout le monde aura compris que ce conseil communautaire – qui prétend à tort représenter les juifs de France, alors qu’en réalité seule une minorité d’entre eux y adhère – joue un rôle directement politique. Normalement, les règles strictes de la laïcité française devraient interdire un tel mélange entre la politique et la religion.
Qu’à cela ne tienne, le Premier ministre François Fillon s’est montré fort jovial lors de ce dîner, lui qui est généralement d’une excessive sobriété. Et il a été très applaudi pour son discours, dans lequel il a donné à entendre qu’il y aurait, en France, des groupes qui appelleraient à boycotter les produits casher*, c’est-à-dire conformes à des règles religieuses qui en font l’équivalent des produits halal. C’est tout simplement un mensonge. Car la campagne de boycott qui existe effectivement en France ne vise pas les produits casher, mais les produits importés d’Israël. [Elle a été relancée en décembre 2008, à l’initiative de mouvements propalestiniens, pour dénoncer l’intervention militaire israélienne à Gaza.]
François Fillon a ainsi délibérément créé la confusion, comme s’il voulait accréditer la thèse selon laquelle les Juifs et Israël étaient la même chose. Il fait cet amalgame alors même que de nombreuses organisations et personnalités juives participent à la campagne de boycott. Par ailleurs, cette campagne a également été lancée en Grande-Bretagne et même aux Etats-Unis, et elle se développe partout dans le monde.
Le Premier ministre n’est pas le seul à être monté au front. Il a été rejoint par sa ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie. Le 18 février, invitée au dîner de l’antenne bordelaise du CRIF, elle a même dépassé son maître, en déclarant que l’appel au boycott tombait sous le coup de la loi contre les discriminations. Elle a donc promis des poursuites judiciaires contre ses initiateurs, invité la police à la vigilance et ordonné la traduction des auteurs devant la justice. Et, en effet, un certain nombre de personnes ont été convoquées pour avoir appelé oralement ou sur Internet à boycotter les produits israéliens. Tout cela, Madame la Ministre l’a expliqué lors de ce dîner, comblant d’aise son public.
Qu’Israël viole toutes les résolutions internationales et commette des assassinats à grande échelle (le rapport Goldstone estime qu’il s’agit de crimes de guerre, voire peut-être de crimes contre l’humanité), tout en demandant qu’on lui délivre un certificat de bonne conduite, cela relève de la folie ou de la bêtise. Mais que la France se joigne à ces forfaits et s’associe à ces crimes, pire, qu’elle en fasse l’annonce devant une organisation juive française, cela dépasse l’entendement. Cela consacre un organisme français dans le rôle d’instance représentative d’un pays étranger. C’est comme si la France considérait que la Russie n’était pas représentée par son ambassade à Paris, mais par la communauté orthodoxe.
Plus récemment, un autre événement s’est produit qui va dans le même sens. Une élève de 3e d’un collège de Villefranche-sur-Saône, près de Lyon, a été sanctionnée de trois jours d’exclusion pour avoir porté un tee-shirt avec l’inscription “Palestine libre” [la sanction a pris effet le 2 mars].
La jeune fille a déclaré à la presse qu’elle ne savait pas qu’un appel à la liberté relevait du prosélytisme. Plus grave est la déclaration donnée par son professeur d’histoire, selon laquelle “quelqu’un qui affiche ses idées n’est pas à même, selon moi, de recevoir un enseignement”. Oui, une phrase aussi stupide a été prononcée dans le pays des Lumières. Sans susciter de tempête. La partialité pro-israélienne de ce professeur – qui explique que “les Arabes ont profité du jour du Pardon [Kippour], jour sacré des Juifs, pour coloniser Israël” [selon ce qu’en a compris et rapporté l’élève exclue] – n’est pas le plus grave de l’affaire. Car cet incident montre également que le métier de professeur a changé aux yeux des Français. Pour eux, il s’agit désormais simplement de dicter une leçon et non plus de former des citoyens égaux, rationnels et dotés d’esprit critique.
* Précisément, François Fillon a dénoncé les “scandaleux mouvements de boycott des produits casher ou israéliens” et s’est “étonné du silence – voire de la connivence – de certains responsables politiques vis-à-vis de ces démarches révoltantes”.
Nahla Chahal | Al Hayat
Dessins réalisés par des enfants d'écoles Palestiniennes
09:50 Publié dans ACTUALITES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël, palestine, crif, pcf |
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15/02/2010
L’illégalité est dans la politique d’Israël
Dans une interview au Parisien, le Président du CRIF, M. Richard Prasquier, affirme que le PCF et d’autres organisations proposent « une mesure de boycott d’Israël totalement illégale au regard de la loi française ».
Le Président du CRIF se garde bien de rappeler que les mesures de sanctions et de boycott demandées en France par des dizaines d’organisations politiques, syndicales, associatives, pacifistes...sont entièrement tournées contre la colonisation des territoires palestiniens. Colonisation qui se poursuit en contradiction totale avec le droit international et les résolutions de l’ONU. L’illégalité est dans la politique d’Israël que M. Prasquier défend aveuglément.
Le PCF, avec d’autres organisations, demande la libération des 11 000 prisonniers palestiniens détenus par Israël et souhaite qu’un accord intervienne pour la libération du soldat israélien Guilat Shalit mais aussi du franco-palestinien Salah Hammouri et de Marwan Barghouti que le Président du CRIF se permet à tort de désigner comme "coupable d’assassinat terroristes".
Si M. Richard Prasquier veut condamner les violences illégitimes, il ne doit pas oublier les 1400 victimes palestiniennes - dont une majorité de civils - du fait des bombardements israéliens à Gaza.
C’est au regard de cette agression inqualifiable que le Rapport Goldstone, a été adopté récemment par l’Assemblée générale de l’ONU. Sans épargner le Hamas, ce rapport fustige en particulier Israël comme coupable de crimes de guerre, voire de crimes contre l’Humanité.
De cela M. Richard Prasquier ne dit pas un mot, préférant jeter l’anathème au prix d’une intrumentalisation inacceptable et choquante de la réalité.
Le Parti communiste français
08:49 Publié dans PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël, palestine, crif |
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