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21/08/2026

Le nouvel exécutif national du Parti Communiste Français

CN PCF Toulouse.jpg

Le conseil national élu lors du congrès de Lille s'est réuni ce vendredi pour choisir 36 de ses membres afin de composer l'exécutif national.

Suite logique du 40e congrès qui s’est tenu début juillet à Lille, la direction communiste nouvellement élue s’est doté, lors de sa première réunion en marge de l’université d’été du PCF, d’un exécutif remanié. La liste proposée a été élue avec 108 voix pour (89%), 13 contre et 10 abstentions. Composé à parité, il compte 36 membres. Sa moyenne d’âge se situe à 48 ans. 16 membres sortants n’ont pas été reconduits et 16 autres changent de responsabilité.

Fabien Roussel (59) Secrétaire national Reconduit au CEN

Jérémy Bacchi (13) Projet communiste ; suivi Provence-Alpes-Côte d’Azur Reconduit au CEN

Charlotte Balavoine (93) International, déploiement des campagnes auprès des fédérations Entrée au CEN

Amar Bellal (35) Écologie Reconduite au CEN

Hélène Bidard (75) Relations avec le Parti de la gauche européenne (PGE) Reconduite au CEN

Stéphane Bonnéry (94) Coordination du CEN, lien au CN, suivi des commissions nationales et coordination des revues Reconduit au CEN

Vincent Boulet (75) Politique de paix, de défense et relations avec les partenaires internationaux Reconduit au CEN

Ian Brossat (75) Porte-parolat, suivi Île-de-France Reconduit au CEN

Fanny Chartier (75) Développement des pratiques militantes Entrée au CEN

Taylan Coskun (93) Coordinateur des moyens institutionnels et juridiques Reconduit au CEN

Cécile Cukierman (42) Élections, institutions et collectivités Reconduite au CEN

Léon Deffontaines (80) Communication et suivi des Hauts-de-France Reconduit au CEN

Sophie Delfino (05) Suivi des nouvelles adhésions Entrée au CEN

Bénédicte Dupont (59) Discussion à finaliser Entrée au CEN

Fabien Gay (93) Directeur de L’Humanité Reconduit au CEN

Clara Gimenez (34) Développement des cellules Reconduite au CEN

Marie-Jeanne Gobert (14) Médiation et règlement des conflits Reconduite au CEN

Christophe Grassullo (94) Trésorier national Reconduit au CEN

Gladys Grelaud (29) Ruralités et suivi Bretagne Reconduite au CEN

Fatima Khallouk (94) Handicap Entrée au CEN

Pierre Lacaze (31) Relations extérieures ; relations avec les groupes parlementaires et les partis ; suivi Occitanie et relations avec l’Outre-mer Reconduit au CEN

Céline Lecat (62) Campagnes de solidarité concrète Entrée au CEN

Véronique Mahé (44) Lien avec les fédérations Reconduite au CEN

Frédéric Mellier (33) Entreprises et lieux de travail Entrée au CEN

Yannick Monnet (03) Affaires sociales Reconduit au CEN

Özer Öztorun (94) Politique des cadres et quartiers populaires Entrée au CEN

Nadège Plaineau (50) Discussion à finaliser Entrée au CEN

Léna Raud (93) Jeunesse Entrée au CEN

Guillaume Roubaud-Quashie (92) Mouvement des idées ; Président de la Fondation Gabriel Péri Reconduit au CEN

Aymeric Seassau (44) Relations avec les syndicats Reconduit au CEN

Patricia Tejas (84) Économie, Finances publiques Reconduite au CEN

Muriel Ternant (90) Éducation et suivi Bourgogne-Franche-Comté Reconduite au CEN

Sylvie Vinceneux (83) Logement Entrée au CEN

Shirley Wirden (75) Droits des femmes et féminisme Reconduite au CEN

Bora Yilmaz (54) Lutte contre le racisme et l’antisémitisme et suivi Grand-Est Entrée au CEN

Igor Zamichiei (75) Vie du Parti Reconduit au CEN

Membres invités

Bastien Bonnargent (75) Secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF)

Stéphane Peu (93) Président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale

Philippe Rio (91) Président de la Coopérative des élu·es communistes, républicain·es et citoyen·nes

Camille Mongin (29) Secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes (UEC)

Source La Marseillaise

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Le nouvel exécutif national du Parti Communiste Français

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Le conseil national élu lors du congrès de Lille s'est réuni ce vendredi pour choisir 36 de ses membres afin de composer l'exécutif national.

Suite logique du 40e congrès qui s’est tenu début juillet à Lille, la direction communiste nouvellement élue s’est doté, lors de sa première réunion en marge de l’université d’été du PCF, d’un exécutif remanié. La liste proposée a été élue avec 108 voix pour (89%), 13 contre et 10 abstentions. Composé à parité, il compte 36 membres. Sa moyenne d’âge se situe à 48 ans. 16 membres sortants n’ont pas été reconduits et 16 autres changent de responsabilité.

Fabien Roussel (59) Secrétaire national Reconduit au CEN

Jérémy Bacchi (13) Projet communiste ; suivi Provence-Alpes-Côte d’Azur Reconduit au CEN

Charlotte Balavoine (93) International, déploiement des campagnes auprès des fédérations Entrée au CEN

Amar Bellal (35) Écologie Reconduite au CEN

Hélène Bidard (75) Relations avec le Parti de la gauche européenne (PGE) Reconduite au CEN

Stéphane Bonnéry (94) Coordination du CEN, lien au CN, suivi des commissions nationales et coordination des revues Reconduit au CEN

Vincent Boulet (75) Politique de paix, de défense et relations avec les partenaires internationaux Reconduit au CEN

Ian Brossat (75) Porte-parolat, suivi Île-de-France Reconduit au CEN

Fanny Chartier (75) Développement des pratiques militantes Entrée au CEN

Taylan Coskun (93) Coordinateur des moyens institutionnels et juridiques Reconduit au CEN

Cécile Cukierman (42) Élections, institutions et collectivités Reconduite au CEN

Léon Deffontaines (80) Communication et suivi des Hauts-de-France Reconduit au CEN

Sophie Delfino (05) Suivi des nouvelles adhésions Entrée au CEN

Bénédicte Dupont (59) Discussion à finaliser Entrée au CEN

Fabien Gay (93) Directeur de L’Humanité Reconduit au CEN

Clara Gimenez (34) Développement des cellules Reconduite au CEN

Marie-Jeanne Gobert (14) Médiation et règlement des conflits Reconduite au CEN

Christophe Grassullo (94) Trésorier national Reconduit au CEN

Gladys Grelaud (29) Ruralités et suivi Bretagne Reconduite au CEN

Fatima Khallouk (94) Handicap Entrée au CEN

Pierre Lacaze (31) Relations extérieures ; relations avec les groupes parlementaires et les partis ; suivi Occitanie et relations avec l’Outre-mer Reconduit au CEN

Céline Lecat (62) Campagnes de solidarité concrète Entrée au CEN

Véronique Mahé (44) Lien avec les fédérations Reconduite au CEN

Frédéric Mellier (33) Entreprises et lieux de travail Entrée au CEN

Yannick Monnet (03) Affaires sociales Reconduit au CEN

Özer Öztorun (94) Politique des cadres et quartiers populaires Entrée au CEN

Nadège Plaineau (50) Discussion à finaliser Entrée au CEN

Léna Raud (93) Jeunesse Entrée au CEN

Guillaume Roubaud-Quashie (92) Mouvement des idées ; Président de la Fondation Gabriel Péri Reconduit au CEN

Aymeric Seassau (44) Relations avec les syndicats Reconduit au CEN

Patricia Tejas (84) Économie, Finances publiques Reconduite au CEN

Muriel Ternant (90) Éducation et suivi Bourgogne-Franche-Comté Reconduite au CEN

Sylvie Vinceneux (83) Logement Entrée au CEN

Shirley Wirden (75) Droits des femmes et féminisme Reconduite au CEN

Bora Yilmaz (54) Lutte contre le racisme et l’antisémitisme et suivi Grand-Est Entrée au CEN

Igor Zamichiei (75) Vie du Parti Reconduit au CEN

Membres invités

Bastien Bonnargent (75) Secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF)

Stéphane Peu (93) Président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale

Philippe Rio (91) Président de la Coopérative des élu·es communistes, républicain·es et citoyen·nes

Camille Mongin (29) Secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes (UEC)

Source La Marseillaise

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L’Université d’été du PCF, pour aborder cette année avec ambition

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Guillaume Roubaud-Quashie, directeur de l'Université d'été du PCF et membre du Conseil national présente l'évènement qui débute ce vendredi à Toulouse

La Marseillaise : Quels seront les temps forts de cette université d’été du PCF à Toulouse ?

Guillaume Roubaud-Quashie : C’est une université un peu particulière parce qu’elle arrive juste après le 40e Congrès du Parti Communiste. C’est, pour nous, le premier événement public majeur, important, national, depuis. Il s’inscrit dans un contexte bien connu, qui est celui, du macronisme finissant mais qui n’est pas encore parti puisqu’ils sont dans la préparation d’un prochain budget et envoient des signaux assez inquiétants. Parmi les temps forts de cette année, on a voulu donner une place importante aux enjeux climatiques et environnementaux. Cela se traduira notamment par la présence dès l’ouverture d’un responsable syndical des Sdis. On a aussi voulu apporter un éclairage particulier sur la question des enjeux de l’intelligence artificielle. On aura toute une série de rendez-vous autour des questions internationales, avec le retour de la délégation du PCF qui s’est rendue au Proche-Orient, un temps fort aussi autour de Cuba face au danger trumpiste qui ne cesse de grandir, et une séquence consacrée à l’évolution de la domination états-unienne dans la période. Dans les temps forts politiques, Fabien Roussel donnera son allocution de rentrée ce samedi soir, un débat est organisé dimanche entre Léon Deffontaines et le Haut-Commissaire à la Stratégie et au Plan Clément Beaune sur la question de la planification démocratique. Nous avons également organisé une rencontre entre les différentes formations politiques de gauche, avec socialistes, écologistes, insoumis et communistes bien sûr, ainsi qu’une rencontre avec le monde du travail, en présence de Caroline Chevé secrétaire générale de la FSU et Fabienne Rouchy, secrétaire confédérale de la CGT.

Vous prendrez partà une conférence intitulée « Antifascisme et politiquede masse », pouvez-vousla présenter ?

G.R.-Q. : C’est une thématique qui est importante pour nous parce qu’il y a la question de la nature de la menace d’extrême droite qui est devant nous et beaucoup d’ateliers seront consacrés à cette question, avec, notamment, Bernard Pudal qui a sorti un livre très important sur le sujet. On a voulu construire avec la jeunesse communiste un projet d’échange qui marie leurs réflexions en cours d’un côté, et de l’autre, un ancrage historique. C’est à ce titre-là que je vais intervenir dans cet atelier, parce que cette question de l’extrême droite, il faut évidemment la regarder à la lumière précise du présent, mais elle n’est pas neuve. On a déjà été confrontés à cette question et à des moments d’affirmation de l’extrême droite, et il y a eu des réponses des communistes dont on peut juger qu’elles sont adaptées pour le présent, qu’elles ne le sont plus, qu’elles l’ont été, qu’elles n’ont pas été, peu importe. En tout cas l’idée est de proposer aux communistes de ne pas réfléchir comme si rien n’avait jamais été pensé et tenté par le passé, si je puis dire. Le propos qui sera le mien sera surtout centré sur les réflexions et les expériences des communistes dans les années 1930, au moment où justement l’extrême droite en France était aux portes du pouvoir. Et, finalement, il faudra la victoire de Hitler pour que l’extrême droite, qui a cessé de progresser et n’avait pas réussi à obtenir le pouvoir, l’obtienne dans le bagage de l’armée nazie par ce rapport de force là. Donc l’idée c’est de voir un petit peu des éléments de réflexion et de parallèles avec aujourd’hui.

Pourquoi ce moment est-il important pour le parti, les militants, les cadres et les élus ?

G.R.-Q. : C’est-à-dire qu’on sait tous qu’on va aborder une année importante et qu’on l’aborde avec esprit d’ambition absolument, mais tout en sachant qu’elle n’est pas facile d’avance. C’est-à-dire que le pire n’est pas du tout certain mais le meilleur n’arrivera pas par hasard. Donc, si on veut que le meilleur advienne et que le pire n’advienne pas, alors, il est impératif de prendre le temps de la réflexion au-delà des postures et des pensées courtes. Il faut creuser un certain nombre de sujets sur lesquels l’université va justement travailler à la veille de cette rentrée 2026-2027.

L’allocution de Fabien Roussel est prévue ce samedi soir. Est-ce un lancement de campagne présidentielle, tout en sachant que le vote des militants pour déterminer si oui ou non il sera candidat, est attendu le 6 septembre prochain ?

G.R.-Q. : évidemment, au Parti communiste, ce sont les adhérents qui décident de leur orientation. En même temps il est certain que le 40e Congrès, au terme d’un processus démocratique, a déjà donné une certaine orientation. Le discours de Fabien Roussel ne pourra pas être celui du candidat, puisque ça, c’est aux communistes de le décider souverainement début septembre. Néanmoins, il s’inscrira dans la perspective qui a été tracée démocratiquement par le 40e congrès. Il aura une tonalité offensive pour attaquer l’année dans le contexte présent.

Source La Marseillaise

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19/07/2026

Après le RN, LFI lance un interdit contre la chanteuse Barbara Butch

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Hier soir, au Cabaret Frappé à Grenoble, le concert de Barbara Butch a été interrompu après l’action menée par une centaine de militant.es ayant répondu à l’appel d’Allan Brunon, élu d’opposition de LFI à Grenoble.
Depuis plusieurs semaines, celui-ci appelait publiquement au boycott de l’artiste et avait même annoncé être prêt à mobiliser « des moyens humains » pour empêcher sa venue.
 
Il a malheureusement mis sa menace à exécution.
Je vais être très claire : soutenir le peuple palestinien,dénoncer les massacres à Gaza,exiger la solution à deux états, be free Palestine, sont des combats légitimes que je partage, et depuis très longtemps.
Avec une politique de paix comme boussole.
Mais empêcher une artiste de se produire n’est pas un acte de solidarité.
C’est une méthode d’intimidation.
 
L’adjoint à la culture, Alexis Monge, membre du PCF, est monté sur scène pour rappeler deux éléments essentiels : la ville de Grenoble ne minimise en rien le drame vécu à Gaza mais elle a également le devoir de garantir la liberté artistique.
Barbara Butch, loin d’être ma « tasse de thé » est une femme, queer,LGBT et qui jusqu’à présent n’a été condamnée par aucun tribunal.
Celles et ceux qui étaient toutes et tous Charlie, jettent aujourd’hui des projectiles sur une femme.
 
Défendre la cause palestinienne, ce n’est pas renoncer aux libertés fondamentales.
Cette triste soirée est aussi l’occasion de rappeler une vérité historique.
Le Parti communiste français n’a pas attendu les réseaux sociaux pour soutenir la cause palestinienne.
Il est engagé depuis des décennies aux côtés du peuple palestinien.
Il a accueilli les représentants de l’OLP dès les années 70.
Et le 4 juin 2025,le PCF participait encore au lancement d’une coalition internationale pour la défense des droits du peuple palestinien, la reconnaissance de l’Etat de Palestine et la protection du droit au retour, aux côtés des organisations palestiniennes.
 
Lors de notre 40 eme Congrès, à Lille, une délégation palestinienne et israélienne étaient présentes et saluées comme il se doit.
Le 14 juillet, Vincent Boulet, responsable du secteur international du Parti communiste était avec une délégation du parti et la sénatrice Silvana Silvani et cette délégation assistait aux cérémonies au Consulat général de France à Jérusalem.
Voilà notre méthode : construire des solidarités internationales, faire vivre le droit international,créer des rapports de force politiques.
Pas intimider des artistes ni empêcher l’expression artistique.
 
Agir en responsabilité, c’est mesurer les conséquences politiques de ses actes.
Ils ne font pas avancer d’un millimètre la cause palestinienne.
En revanche, ils offrent au RN des images qui confortent son discours caricatural sur une gauche prétendument incapable de respecter les libertés publiques, une gauche dangereuse, une gauche qui ne protège pas ses habitant.es.
Et c’est toute la contradiction.
 
Celles et ceux qui nous expliquent la nécessité du rassemblement de la gauche derrière celui qui a le plus de chance d’être au second tour pour battre le RN, devraient s’interroger sur ce type de méthode.
Le rassemblement ne peut signifier l’acceptation de l’intimidation.
Il suppose le respect des libertés, du pluralisme et de la démocratie.
C’est comme si l’on m’obligeait à « un mariage de raison » avec la possibilité de prendre des projectiles sur le visage, parce que mon partenaire n’est pas d’accord avec mon avis.
 
Dans un monde normal, cela s’appelle un rapport de domination.
Et dans un monde normal, les forces de gauche sont contre toute forme de domination….
La cause palestinienne est trop importante, c’est après notre combat pour la libération de Nelson Mandela, notre combat d’aujourd’hui, pour la libération de Marwan Barghouti, pour être réduite à des actions qui fracturent, divisent, menacent, intimident, et au final, desservent le combat qu’elles prétendent mener.
 
Véronique Sanchez membre de la Direction Nationale du PCF
 

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14:50 Publié dans ACTUALITES, Idées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : barbara butch, grenoble | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

05/07/2026

Congrès du PCF : Fabien Roussel réélu

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Les communistes ont reconduit Fabien Roussel à la tête de leur parti, à l’issue du 40e congrès national, à Lille. Le secrétaire national, dont la candidature devrait être officialisée le 6 septembre, veut désormais jeter « toutes ses forces » dans la campagne présidentielle.

Lille (Nord), envoyés spéciaux.

Les communistes ont fait leur choix pour les trois prochaines années. Au 40e congrès national du PCF, ce week-end à Lille, dans ses terres du Nord, le secrétaire national, Fabien Roussel, a été réélu à la tête du parti, qu’il dirige depuis 2018. La liste unique de 162 membres qu’il conduisait pour le conseil national du PCF a obtenu 70,1 % des voix des 660 congressistes.

« Nous venons de franchir un moment important, démocratique, dans l’histoire de notre parti et dans l’histoire de notre pays, dans laquelle nous voulons jouer tout notre rôle », a déclaré Fabien Roussel en clôture de l’événement, dimanche, sous les applaudissements et devant une forêt de drapeaux rouges. Et de formuler un souhait : « J’espère que les orientations fixées ce week-end et depuis le 38e congrès s’inscriront dans la durée, pour les 15 à 20 ans qui viennent. Si nous n’avons pas de stratégie à géométrie variable, alors cela paiera. »

Durant les trois jours du congrès national, les débats ont parfois été vifs entre militants, dans l’enceinte du Grand Palais de Lille, qui accueillait l’événement. Avec pour principal sujet de crispation, comme en amont lors des congrès de section et dans les fédérations départementales, le scrutin de 2027. Les communistes s’accordent sur le constat : la présidentielle présente un risque historique de victoire de l’extrême droite en France.

Mais c’est sur la méthode que les militants divergent. D’un côté, les tenants de la stratégie défendue par Fabien Roussel – majoritaires au sein du parti – assurent que présenter une candidature communiste permettra d’affaiblir le Rassemblement national en élargissant le score total gauche. « Pour battre le RN, il faut être majoritaire dans le pays, or la gauche plafonne à 30 %. Nous allons chercher à convaincre les abstentionnistes, les indécis, les déçus. Je ne désespère pas qu’ils nous fassent à nouveau confiance », assure Fabien Roussel.

« Il va falloir reprendre le pouvoir à tous ces parasites »

Pour cela, le maire de Saint-Amand-les-Eaux veut que les communistes fassent campagne sur l’augmentation des salaires, la nationalisation de secteurs stratégiques (dont l’acier avec ArcelorMittal et l’énergie avec Total), l’extension des services publics, la paix, mais aussi le plan climat 2050 du PCF, très ambitieux mais resté jusqu’ici peu audible dans le débat public. Et, bien sûr, contre le capital : « Il va falloir reprendre le pouvoir à tous ces parasites, ces oligarques, qui nous empêchent de vivre dignement. Que les riches passent enfin à la caisse, qu’ils assument les efforts, qu’ils polluent moins », déclare Fabien Roussel.

« Nous sommes les seuls à pouvoir nous adresser aux électeurs du RN et leur proposer une réelle alternative pour changer leur quotidien, avance Léon Deffontaines, porte-parole du PCF. Notre enjeu n’est pas de diviser la gauche, mais au contraire d’augmenter son total de voix. »

Les défenseurs d’une ligne plus unitaire à gauche s’inquiètent qu’une candidature ne parvienne pas à faire recette (2,28 % en 2022) et, pire, réduise les chances de la gauche d’accéder au second tour. « On ne fait pas naître une conscience de classe en neuf mois. La société qui attend l’union de la gauche ne va pas se laisser faire, alerte Saliha Boussedra, déléguée du Gard. Toute la question est de savoir où nous serons quand la base populaire voudra l’union. »

Une situation qui pourrait affaiblir, selon eux, le PCF dans la perspective des négociations pour les législatives. « Le plus grand danger qui guette notre parti, c’est son effacement de l’Assemblée nationale », a averti le coprésident des députés GDR Stéphane Peu.

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« Je voulais être utile tout de suite » : à la rencontre des jeunes adhérents du PCF

Un nouveau vote prévu le 6 septembre

Le 7 juin, le vote du texte de la base commune, qui avait placé en tête avec 61 % des voix le projet défendu par la direction nationale du PCF, avait marqué une étape importante vers la candidature : oui, il y aura bien un communiste à l’élection présidentielle. S’étant d’ores et déjà dit « disponible » et « en campagne », Fabien Roussel, dont la candidature a été validée à 65 % par la conférence nationale ce dimanche, est le plus désigné pour concourir au scrutin – les militants seront appelés à valider cette option le 6 septembre lors d’un nouveau vote.

Malgré tout, la question de la candidature à la présidentielle s’est réinvitée dans le débat lors du congrès national autour d’un amendement bien précis : la « clause de revoyure ». Soit l’idée de tenir une conférence nationale en janvier prochain, afin d’examiner si le maintien de la candidature PCF est opportun ou non, au regard de la dynamique de campagne des communistes et de celles des autres forces de gauche.

Une clause de revoyure dont Fabien Roussel ne voulait absolument pas, estimant que laisser ouverte l’hypothèse d’un retrait handicaperait la campagne : « La présidentielle, c’est l’Everest. Je ne vais pas faire l’ascension en tongs et avec deux boulets aux pieds. »

Un avis suivi par la majorité des congressistes communistes, qui ont rejeté à 66 % l’option, samedi. « La clause de revoyure, c’est affaiblir la candidature avant même qu’elle ait lieu, a défendu à la tribune Adrien Tiberti, de la fédération de Paris. Nous sommes le seul parti à nous être effacés à plusieurs présidentielles. Alors nous n’avons pas de leçon de rassemblement à recevoir. »

« Nous devons nous donner les moyens de regarder tous ensemble quelle sera la situation en janvier. Il en va de notre responsabilité politique, a argumenté, en vain, l’ancien secrétaire national du PCF Pierre Laurent. Personne n’a proposé de ne pas engager la campagne présidentielle maintenant. En janvier, nous pourrions discuter d’un accord programmatique et législatif de toutes les forces de gauche. Sinon, nous nous mettons nous-mêmes dans un étau qui nous passe à la trappe au Parlement. »

Fermement opposé à la clause de revoyure, et à l’absence d’une candidature qui revient selon lui à « creuser la fosse pour enterrer le parti », l’ancien président du groupe communiste à l’Assemblée André Chassaigne a également attiré l’attention sur le risque de division, sur fond d’anathèmes entre militants : « Nous sommes tous communistes, il n’y a ni identitaires ni liquidateurs ! »

Jean-Luc Mélenchon, l’éléphant dans la pièce du congrès

Et maintenant ? Les communistes, qui ont planché durant le congrès sur la question du socialisme comme société de transition avant le communisme, sont invités à se mettre en marche autour du triptyque marxiste « nationalisation, planification, socialisation ». Devant la presse, Fabien Roussel assure, lui, ne « pas vouloir faire la même campagne qu’en 2022. Il y a cinq ans, il y avait un besoin de se démarquer. En 2027, il faudra consacrer 100 % de notre énergie à convaincre sur notre projet et non à parler de ceux des autres ».

Non sans égratigner au passage Jean-Luc Mélenchon, le candidat LFI dont le nom était l’éléphant dans la pièce de ce congrès, renvoyé par le secrétaire national à ses « excès » et à ses « sorties à caractère antisémite ». Dans son discours de clôture, Fabien Roussel a toutefois réservé ses piques à l’extrême droite et aux candidats de la droite, Édouard Philippe et Gabriel Attal, et à leur bilan sur la désindustrialisation et les retraites.

pcf,congrès

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17:05 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pcf, congrès | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!

03/07/2026

« Si nous sommes candidats, nous devons aller jusqu’au bout »

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PCF Alors que se tient ce week-end, à Lille, le congrès du Parti communiste, son secrétaire national, Fabien Roussel, a répondu à nos questions sur sa vision du projet communiste, l’intérêt d’une candidature présidentielle, et les défis de l’organisation.

Aurélien Soucheyre Cyprien Caddeo l'Humanité

C’est l’heure des choix décisifs pour le PCF. Les communistes ont rendez-vous à Lille (Nord), du 3 au 5 juillet, pour le 40e congrès national du Parti, où seront fixées les grandes orientations stratégiques et idéologiques pour les trois prochaines années. Le secrétaire national, Fabien Roussel, reçoit l’Humanité en amont du congrès, pour répondre aux questions brûlantes qui agitent la gauche et ont animé les débats dans les sections et les fédérations départementales du PCF.

La France a connu et va connaître de graves épisodes caniculaires. La planète brûle, le capitalisme la mène à l’abîme. Comment le PCF peut-il être à la hauteur de ce moment crucial ?

Il y a urgence à changer immédiatement de politique à court et long terme. Les communistes ont travaillé à un plan climat pour la France, qui fixe une trajectoire et un objectif de neutralité carbone d’ici à 2050. Il apporte des réponses pour atténuer le réchauffement climatique, et pour s’adapter, et limiter les effets des grandes chaleurs l’été et des grands froids l’hiver. Nous sommes la seule force politique à avoir fait ce travail et je mets au défi d’autres forces de planifier aussi précisément les moyens à mettre en œuvre dans l’agriculture, les transports, le logement, l’industrie, les services publics.

Quels sont les grands axes de ce plan ?

C’est d’abord une réforme en profondeur de nos modes de production, de consommation et de déplacement. 50 % de nos émissions de gaz à effet de serre proviennent des importations. Il faut s’attaquer à cela, avoir une production relocalisée, socialement et écologiquement utile. Cela suppose une nouvelle industrialisation, qui s’appuie sur le mix énergétique, le renouvelable et le nucléaire, dans le cadre d’un pôle public de l’énergie. Enfin, nous portons des mesures d’urgence : rénovation des logements et des bâtiments publics, achat de clims, installation de volets, baisse du prix de l’électricité et du train. Le gouvernement prétend que le pays n’en a pas les moyens. C’est faux.

On entend souvent la droite dire que la transition écologique se fera sur le dos des pauvres. Qui financera ce plan du PCF ?

Nous voulons sauver le climat et nous voulons les Jours heureux pour tout le monde. Notre plan propose de vivre mieux avec de meilleurs salaires, des véhicules automobiles électriques accessibles, des factures d’électricité beaucoup moins chères et des logements rénovés.

Ce sont tous ces leviers-là qu’il faut utiliser. Où trouver l’argent ? On touche là le cœur du système capitaliste. Il faut en finir avec les dividendes et le coût du capital. Nous voulons produire plus de richesses socialement et écologiquement utiles pour pouvoir les réorienter et répondre aux besoins. Lutter pour le climat, c’est un combat de classe.

Que suppose le concept de « socialisme aux couleurs de la France », que vous défendez dans le congrès du PCF ?

Quel nom donne-t-on à la société que nous voulons construire pour sortir du capitalisme ? Dans ce socialisme du XXIe siècle que nous voulons bâtir, la question de la paix est centrale, face à l’impérialisme. La production et l’appropriation publique et sociale des moyens de production sont aussi fondamentales, comme le pouvoir des salariés sur les choix de leur entreprise.

Enfin, nous mettons au cœur de notre projet de société le rôle des services publics et l’émancipation culturelle. Voilà pourquoi nous voulons revisiter ce concept de socialisme, pour le mettre aux couleurs de notre époque et d’une France qui manifeste son attachement à l’égalité.

Dans les enquêtes d’opinion, les Français plébiscitent les services publics mais pas la gauche qui les défend…

Plus nous serons de voix à défendre l’utilité de nos services publics, leur financement, le rôle essentiel qu’ils jouent, plus les Français seront convaincus que la gauche porte une alternative d’espoir et de changement. Notre originalité en tant que communistes, c’est que nous mettons aussi l’accent sur la création de nouveaux services publics. On parle de l’énergie, des transports qui sont en train d’être démantelés, du logement, de la petite enfance, du médicament…

La question du consentement à l’impôt, très abîmé par dix ans de discours macronistes anti-fiscalité, est-elle un chantier que le PCF compte investir ?

Bien sûr. Mais avant de parler d’impôts, parlons salaires. Le salaire implique le pouvoir de vivre dignement et aussi le financement de la protection sociale avec le salaire brut et les cotisations. Je préfère qu’il y ait beaucoup plus de Français qui payent des impôts parce qu’ils ont un bon salaire. Ensuite nous appelons à davantage de tranches d’imposition pour un impôt plus juste. Que les classes moyennes paient moins et que les riches payent plus.

La gauche peut-elle gagner en 2027 ?

Je veux contribuer à ce que la gauche soit suffisamment forte pour l’emporter. La vraie question est celle du rapport de force entre la gauche, la droite et l’extrême droite. L’enjeu est d’aller conquérir ou reconquérir l’électorat qui nous manque aujourd’hui pour pouvoir l’emporter : les déçus, la France qui bosse ou est privée d’emploi. Et qu’on arrive à regagner pour la gauche celui ou celle qui a pu voter pour d’autres forces politiques, parfois à l’extrême droite. C’est ça qui m’obsède continuellement.

À court terme, quel électorat le PCF priorise-t-il ?

Majoritairement, ce sont aujourd’hui les abstentionnistes qui manquent à la gauche, pour qu’elle passe de 30 à 50 %. Nous n’allons pas nous battre contre les autres forces de la gauche pour aller chercher ses électeurs. Notre priorité, c’est le monde du travail, les salariés.

C’est pour cela que je veux autant parler de progrès social, de salaire et de paix car la guerre pénalise les travailleurs. Ensuite, il faut que nous soyons beaucoup plus percutants pour défendre une République féministe, le principe d’égalité, combattre le racisme, l’antisémitisme, protéger la jeunesse.

Jordan Bardella assume une ligne pro-patronat. Est-ce une aubaine pour convaincre les électeurs du RN qui, jusqu’ici, croyaient au vernis social de l’extrême droite ?

Dans beaucoup de villes où le RN avait fait 50 % aux élections législatives de 2024, il a fortement baissé aux municipales. Nous l’avons vécu à Saint-Amand-les-Eaux. Vincent Bouget a réussi à le faire reculer à Nîmes. On sait faire, on a des expériences concrètes. Je fais totalement la différence entre le militant du RN et son électeur. L’électorat est de plus en plus volatil. Beaucoup sont perdus, y compris dans le monde du travail et ouvrier. Il faut aller leur parler. Montrer l’arnaque sociale du RN fera partie de la campagne. Mais plutôt que de parler du RN, je préfère que l’on consacre notre énergie à parler de notre projet et à convaincre.

Comment le PCF compte-t-il lutter contre le racisme qui nourrit le vote RN ?

Partout sont fabriqués des ennemis, des boucs émissaires pour diviser les peuples. Les citoyennes et citoyens de religion ou de culture musulmane subissent des discours et des actes racistes intolérables, l’antisémitisme progresse également. Nous avons des propositions fortes pour une condamnation plus ferme des actes racistes. Il faut mettre à jour la loi Gayssot. Mais il faut aussi mettre le doigt là où ça fait mal par des sanctions, une peine d’inéligibilité et en même temps renforcer l’éducation à l’égalité.

Il y a, dans l’électorat de gauche, une forte aspiration à l’unité et une peur que la gauche rate à nouveau la marche du second tour. Ne craignez-vous pas que, dans un contexte de multiplication des candidats, une dynamique de vote utile profite à un seul au détriment des autres, dont celui du PCF ?

D’abord, je ne laisserai pas dire que, si la gauche est divisée, c’est de la faute des communistes. Entre LFI et le PS, ce sont des bordées d’insultes quotidiennes. Moi-même j’ai été insulté. On devrait pouvoir travailler chacun à son projet sans injures, c’est la condition du rassemblement. On peut toujours appeler à l’union, il n’y aura pas de candidature unique. C’est un fait. L’essentiel n’est pas là.

Pour gagner, la gauche doit être plus forte dans son projet et son adresse au monde du travail et c’est à cela que nous voulons travailler. Par ailleurs, j’aimerais bien qu’on vote pour ses idées à l’élection présidentielle. Entre la tactique du vote utile du premier tour et le vote barrage du second, quand est-ce qu’on choisit un candidat pour son programme ?

On en vient à la question de la structure même du scrutin présidentiel…

L’élection présidentielle doit être contestée. Le PCF la dénonce, depuis toujours. Le mode de scrutin est anachronique, dépassé, mortel pour la démocratie. Maintenant, nous ne pratiquons pas la chaise vide. Je préfère être présent dans la campagne pour porter une nouvelle République, de nouvelles institutions, que d’être absent et de déléguer à d’autres le soin de parler pour nous.

Le risque d’une victoire de l’extrême droite reste néanmoins réel…

Si l’extrême droite augmente, ce n’est quand même pas de la faute du PCF, qui la combat depuis toujours. Au contraire, l’absence du PCF à la présidentielle renforcerait l’abstention, priverait le débat public d’idées essentielles pour combattre l’extrême droite et gagner des avancées.

Cela ne créerait aucune dynamique. Ce qui m’inquiète, moi, c’est ceux qui pensent que l’union sans ambition pour le pays est la solution à tous les problèmes. Quand des gens m’interpellent sur l’union de la gauche, je leur demande ce qu’ils veulent. « Derrière Jean-Luc Mélenchon ? » On me répond : « Ah non, surtout pas lui ! » Et si je dis : « Glucksmann, alors ? », j’entends : « Ah non ! » Travaillons à renforcer la gauche et à la rendre majoritaire dans le pays.

Concernant le congrès, que retenez-vous du travail d’amendements accompli dans les sections et les fédérations départementales ?

Il y a eu plus de 5 000 amendements déposés. Je suis content que nous ne nous soyons pas focalisés sur la présidentielle, mais que nous ayons travaillé à la reconstruction d’une organisation communiste, à notre projet de société, la question du socialisme… Cela représente six mois de débats très riches. On va voter trois fois. Nous sommes une vraie force démocratique, par rapport à d’autres.

Parmi les amendements votés dans plusieurs fédérations et qui seront débattus au congrès, il y a l’option d’une clause de revoyure concernant la candidature à la présidentielle. Le PCF pourrait choisir de se retirer en cours de campagne, en fonction des dynamiques à gauche. Qu’en pensez-vous ?

Je respecte ceux qui proposent cela. Mais si les communistes décident que présenter un candidat est important pour mener la bataille politique et idéologique, alors nous devons aller jusqu’au bout, et sans tarder. On ne peut pas avoir la main qui tremble.

Ni avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête. En tout cas, pour ma part, je ne me vois pas être candidat à la présidentielle et remettre en cause ma candidature en cours de campagne. Si un autre candidat au sein du PCF veut présenter sa candidature en disant qu’il est prêt à la retirer, il est libre de le faire.

Les débats en amont du congrès ont montré des inquiétudes sur la baisse des adhésions au PCF – 5 000 adhérents en moins depuis 2023, 12 000 en moins depuis 2018. Comment enrayer cette perte de militants ?

Si je regarde la courbe de pertes des adhérents, je constate qu’elle ralentit. J’ai fixé au dernier congrès l’objectif de réaliser 10 000 adhésions. Nous avons atteint cet objectif à 78 %, en enregistrant de nombreuses adhésions pendant le mouvement pour les retraites, la campagne sur les services publics et l’industrie et pendant la présidentielle 2022. Il y a aujourd’hui 15 fédérations qui ont progressé ou ont maintenu leur nombre d’adhérents. J

Je préfère me concentrer sur ceux qui réussissent que de parler, comme d’autres me le proposent, de ce qui n’a pas marché. Oui, c’est un combat, mais c’est possible d’inverser la courbe, et je travaillerai avec ceux qui ont réussi à le faire, pour se fixer l’objectif dans trois ans de ne pas avoir perdu un adhérent.

Sur la question de l’implantation, l’un des objectifs fixés au dernier congrès était la création de cellules dans les entreprises. Quel bilan en tirez-vous ?

Il y a eu des créations de cellules qui n’auraient pas existé si nous n’avions pas fixé cet objectif mais beaucoup de chemin reste à parcourir. Je le redis : nous ne sommes pas un super syndicat. Partout où les communistes s’organisent, c’est pour porter une alternative au capitalisme. Donc trois communistes dans une entreprise, c’est déjà une organisation.

C’est déjà trois communistes qui peuvent s’organiser, tracter et réfléchir sur l’outil de production. Pareil dans un village. Et c’est essentiel : la mise en mouvement des travailleurs et travailleuses autour d’objectifs élevés de transformation sociale est indispensable à de nouvelles conquêtes.

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22/06/2026

CONGRES DEPARTEMENTAL DES COMMUNISTES DE L'ESSONNE

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Les 19 et 20 juin, les congrès fédéraux du Parti étaient appelés à amender le texte de la base commune, avec plusieurs sujets qui font débat, dont la présidentielle de 2027.

 

C’est à Grigny, au bord du lac de l’Essonne et à l’abri du soleil de plomb de cette fin de printemps caniculaire, que les communistes du département se sont réunis, les 19 et 20 juin, à l’occasion du Congrès départemental du PCF. Après les conférences de section, le week-end précédent, il s’agit de la dernière étape avant le Congrès national, du 3 au 5 juillet à Lille.

Au programme, l’examen d’environ 300 amendements adoptés dans les sections de l’Essonne, dont la rédaction témoigne d’une fédération assez partagée sur l’orientation à choisir pour les trois prochaines années. Lors du vote du texte de la base commune, le 7 juin, 44,86 % des militants ont choisi le projet soutenu par le secrétaire national, Fabien Roussel, qui inclut notamment une candidature à la présidentielle. Le maire de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) s’est dit « disponible » pour se présenter à l’élection – une conférence nationale, le 5 juillet à l’issue du Congrès, doit enregistrer les différents candidats, avant un vote au début de l’automne.

36,63 % des communistes de l’Essonne ont préféré, eux, le texte alternatif « Communistes à l’offensive », qui défend une ligne d’union de la gauche et refuse l’automaticité d’une candidature PCF. « Il y a du débat dans la fédération, c’est normal, confirme le secrétaire départemental, Amadou Deme. Il faut que les discussions puissent avoir lieu sereinement, qu’on ne tombe pas dans des logiques de clans. »

La menace de l’extrême droite dans toutes les têtes

Alors que les 72 délégués des sections réunis à Grigny votent les amendements à un rythme soutenu, pour respecter les délais impartis, il est décidé de prendre un temps dédié à la présidentielle. Avec, notamment, une question à trancher : faut-il amender le texte de la direction nationale pour y ajouter une « clause de revoyure » ?

Concrètement, celle-ci, proposée dans un des textes alternatifs (« Stratégie communiste »), pose le principe d’une conférence nationale dans plusieurs mois, qui aura à charge d’acter ou de retirer la candidature PCF, en fonction de l’état du paysage à gauche et du risque de victoire du Rassemblement national.

Pour Laurent Santoire, délégué de Massy, le vote du 7 juin a tranché le sujet : « C’est ce que veut la majorité des communistes. La campagne commence maintenant, on ne va pas inventer une candidature conditionnelle qui pourrait se retirer si les conditions sont réunies ! On ne sera pas crédibles dans les médias et je ne me reconnais pas dans le populisme de Mélenchon. »

« Le fait de ne pas soutenir une candidature automatique, cela ne vaut pas ralliement à Mélenchon », rétorque Sarra Sebaoui, de Morsang-sur-Orge. « La gauche n’est jamais aussi faible que quand elle est divisée, et le risque de bascule vers l’extrême droite n’a jamais été aussi grand », appuie en écho Anne Brochot, de Grigny.

« C’est bien pour cela que nous devons avoir un candidat et nous mettre en rangs, camarades. Nous sommes ceux avec les meilleurs arguments pour dissuader les gens de voter RN », réplique un autre. « Je refuse de réfléchir sous la pression du RN », fulmine une militante âgée, qui dénonce le « piège des institutions de la Ve République ».

Les échanges montent en intensité, mais restent cordiaux. Le vote tranche : 35 voix contre 33, les communistes de l’Essonne adoptent le principe de clause de revoyure. Ils s’opposent, en revanche, à renouer avec le format du Nouveau Front populaire (NFP) pour les législatives : « Le NFP est anachronique. Place publique était dedans, veut-on s’allier avec eux vu l’orientation de la campagne de Glucksmann ? Par ailleurs, LFI et PS ne souhaitent de toute façon plus s’allier. Ce serait un cadre contre-productif », justifie Iban Dard-Merle, de Juvisy.

Un autre amendement, adopté de manière plus consensuelle, propose d’inclure le bilan des forces militantes dans le texte de base commune. « L’affaiblissement du PCF devrait nous interroger, défend un délégué de la section de Montgeron. Il nous faut une vision réaliste de l’état des forces avant de nous décider sur une candidature. » Le texte adopté ce samedi évalue à 5 000 le nombre de militants perdus depuis 2023 et 12 000 depuis 2018.

L’occasion de réfléchir aussi aux modalités de la future campagne. À Grigny, on croise Antonin Hérault, qui détient peut-être une partie de la réponse. À 23 ans, l’étudiant, conseiller d’opposition à Massy, multiplie les vidéos contre la mairie de droite (sur la Palestine, les classes qui étouffent pendant la canicule…), avec un certain succès sur TikTok.

« J’ai gagné la bataille culturelle dans ma section pour qu’on utilise plus les réseaux… Mais tout le monde ne maîtrise pas les outils, ça demande aussi de former des gens, pour que tout ne repose pas sur les plus jeunes », avance, souriant, le militant, favorable à une candidature communiste. Tout ne se jouera pas sur Internet, bien sûr. Mais c’est un des fronts de la bataille qui s’annonce.

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17:53 Publié dans ACTUALITES, PARTI COMMUNISTE FRANCAIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pcf, essonne | |  Imprimer |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it!